Daniel : une lumière à Babylone

Cacophonie européenne

23 Juin 2011 , Rédigé par daniel-lumiere-a-babylone.over-blog.com Publié dans #Prophéties

Face aux difficultés budgétaires de la Grèce et à la crainte de l'effet domino, les dirigeants européens ne savent où donner de la tête. Du coup le «gendarme» du Nouvel ordre mondial, en la personne du secrétaire au Trésor américain, Timothy Geithner, dénonce la cacophonie européenne et réclame «une seule voix, une voix claire, sur une stratégie» contre la crise (source : L'Express et Direct Matin).

Cet exemple parmi tant d'autres du manque d'unité (d'uniformité ?) au niveau européen fait une fois de plus écho au livre de Daniel. Quand, en effet, le roi de Babylone Nabuchodonosor II (v. 630 av. J.-C. – 562 av. J.-C.) fait un rêve prophétique décrivant l'avenir du monde, depuis le sixième siècle avant Jésus-Christ jusqu'aux suites européennes de l'Empire romain, Daniel, son haut fonctionnaire préféré (originaire de Judée), interprète cette dernière partie du rêve en ces termes :

«Et comme tu as vu les pieds et les orteils [de la statue] en partie d’argile de potier et en partie de fer, ce royaume sera divisé ; mais il y aura en lui quelque chose de la force du fer, parce que tu as vu le fer mêlé à l’argile. Comme les doigts des pieds étaient en partie de fer et en partie d’argile, ce royaume sera en partie solide et en partie fragile. Tu as vu le fer mêlé à la céramique : c’est au moyen de la semence humaine qu’ils seront mêlés, et ils n’adhéreront pas l’un à l’autre, de même que le fer ne se mêle pas à la céramique. » (Daniel 2.41-43) Voir notre commentaire provisoire de Daniel 2 ici.

Bien sûr, dans la symbolique biblique, le fer et l'argile évoquent, respectivement, le pouvoir politique et le pouvoir religieux. Il n'empêche, les orteils européens, nés de la division de l'Empire romain, conservent une fragilité et une hétérogénéité qui accomplit toujours la prophétie avec une fidélité étonnante. D'autant que, 1500 ans après le début de sa formation, cette Europe reste animée par l'esprit de la petite corne sortie du quatrième monstre de Daniel 7, cette puissance au discours éminemment religieux quoique portée par le pouvoir politique et militaire de Rome. Voir notre commentaire provisoire de la vision prophétique de Daniel 7 ici.

Du reste, l'Apocalypse de Jean nous apprend, au chapitre 13, que l'unité-uniformité du dernier pouvoir totalitaire qui sévira sur cette planète ne proviendra pas de l'Europe seule mais d'une puissance supérieure et plus récente, également d'inspiration satanique, qui «monte de la terre» et non «de la mer» (des peuples) comme le faisait la première bête, plus européenne (Apocalypse 13.1-10). Cette deuxième bête, qui monte de la terre, correspond à l'apparition d'une nouvelle puissance, aux temps modernes, soit à la fin des 1260 jours-années de l'Apocalypse. C'est vraiment la Naissance d'une nation, si magnifiquement dépeinte par le cinéaste David W. Griffith en 1915. Ce n'est pas d'ailleurs une coïncidence si la révolution française et la révolution américaine sont quasiment concommitantes et appuyées par des forces armées voisines. Cette double révolution marque le début de l'ère contemporaine et des temps de la fin dont a parlé Daniel.

Rien d'étonnant alors que ce soit le secrétaire au Trésor américain qui appelle l'Europe à parler d'une seule voix. Le pouvoir capable de réduire au silence les discordances humaines, donc capable de menacer la liberté de parole, est là. C'est aussi pour cela que les États-Unis d'Amérique ont soutenu et soutiennent toujours l'État hébreu, suite logique de la shoah. C'est déjà en effet le pouvoir de l'argent d'Outre-Atlantique qui avait ruiné l'Allemagne de l'entre-deux guerres, par l'imposition du dollar comme étalon des échanges internationaux à la place de l'or. Cette mesure avait achevé l'Allemagne, déjà ruinée par la Première Guerre mondiale. Cette mesure économique brutale, véritablement terroriste, avait précipité la chute de la devise d'outre Rhin, provoquant ainsi une crise économique sans précédent et permettant l'accession au pouvoir de l'extrême-droite. La shoah justifierait ensuite pleinement l'annexion de la Palestine en 1948 et en 1967. Bien manigancé. Une question demeure cependant : d'où viennent les fonds qui ont permis à Hitler de relancer aussi vite la machine économique allemande, notamment par la création d'industries automobile Volkswagen ? D'où vient cet argent, apparu miraculeusement dans un pays exsangue ?? Des caves du Vatican ?

Ainsi, derrière la cacophonie européenne, longue et douloureuse, qui s'est amplifiée au XXe siècle, une voix impérieuse, une voix de dragon, selon Saint Jean, résonne depuis le monstre qui prend le déguisement de l'agneau, symbole du christianisme, religion dominante aux USA :

«Alors je vis monter de la terre une autre bête. Elle avait deux cornes semblables à celles d'un agneau, et elle parlait comme un dragon.» (Apocalypse 13.11) Le dragon est le diable lui-même, le serpent ancien de l'Eden (Apocalypse 12.9) qui anime ces deux bêtes. Cette deuxième bête du chapitre 13 réussira donc à faire taire la cacophonie européenne et même mondiale, mais à quel prix pour la liberté :

«Il lui fut donné d'animer l'image de la bête, pour que l'image de la bête parle et fasse tuer tous ceux qui ne se prosterneraient pas devant l'image de la bête. Elle fait qu'on impose à tous, petits et grands, riches et pauvres, hommes libres et esclaves, une marque sur la main droite ou sur le front, et que personne ne puisse acheter ni vendre sans avoir la marque, le nom de la bête ou le chiffre de son nom (Apocalypse 13.15-17) Rien à faire, tout le monde est obligé d'adhérer à ce système mondial, à un niveau ou à un autre. Remarquez que les opposants sont menacés de mort, mais pas directement. Le système ne tue pas lui-même : il utilise une mystérieuse «image» de la première bête, devant laquelle le monde est en admiration (Apocalypse 13.3). Milice «religieuse» ou système d'auto-surveillance généralisé sur le modèle de celui expérimenté déjà dans les camps de concentration ? Une sorte de réplique moderne de l'inquisition en quelque sorte !

Enfin cette dernière monstruosité mondiale, résultant de l'alliance entre Satan et des êtres humains pervertis, est non seulement économique mais aussi spirituelle et religieuse parce qu'elle récupère tout le prestige et le pouvoir occulte de la première bête : «Elle exerce tout le pouvoir de la première bête devant elle, et elle fait que la terre et ses habitants se prosternent devant la première bête, dont la blessure mortelle a été guérie. Elle produit de grands signes, jusqu'à faire descendre le feu du ciel sur la terre, à la vue des humains. Elle égare les habitants de la terre par les signes qu'il lui a été donné de produire devant la bête, en disant aux habitants de la terre de faire une image de la bête qui a été blessée par l'épée et qui a repris vie.» (Apocalypse 13.12-14)

Ces deux monstres totalisent un pouvoir à la fois politique, économique et spirituel. Les pouvoirs d'aujourd'hui voudraient faire oublier leurs crimes contre l'humain en catégorisant certains êtres humains de «monstres», de «prédateurs» ou plus platement de «racailles», brefs de sous-humains indignes d'avoir leur part du gâteau, ce gâteau dont la fabrication épuise jusqu'aux dernières ressources imaginables de la planète. «Il est temps de détruire ceux qui détruisent la terre.» (Apocalypse 11.18) Les puissants de la terre essaient de fabriquer des monstres, jusque dans notre esprit,  jusque dans l'opinion publique. Ce sont eux les monstres, ceux qui qualifient les autres de monstres. C'est notre comportement qui est parfois monstrueux, pas notre être.

Notre comportement est devenu l'objet d'une attention démesuré, obsessionnelle, afin de mieux oublier l'émotion, l'inconscient… Notre être intérieur peut être certes dégradé, avili, mais nous restons des humains pour autant : la mort du Messie sur la croix nous confère une valeur infinie au yeux de Dieu.  Dans notre esprit sommeille encore un reste de l'image divine inscrite à la création, même dans le pire des criminels. Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir, donc du respect.

C'est vrai, les hommes, hypnotisés par ces deux bêtes politico-religieuses, parleront bientôt d'une seule voix, comme le Trésor américain le souhaite. Mais, comme l'a prédit saint Paul, «Quand les gens diront : «Quelle paix, quelle sécurité !», c'est alors que soudain la ruine fondra sur eux comme les douleurs sur la femme enceinte, et ils ne pourront y échapper.» (1 Thessaloniciens 5.3)

Décidément l'Apocalypse (comme le reste de la Bible) est très cohérente. Car ce double phénomène monstrueux décrit dans Apocalypse 13 justifie pleinement l'intervention de Dieu et du gouvernement céleste pour mettre fin aux activités humaines et sataniques, monstrueuses, sur cette planète. Dieu fera cesser du même coup les manigances angéliques, paralysées faute de combattants humains, et ce pendant mille ans. Pendant mille ans la terre désolée, jonchée de cadavres, sera en repos total (voir Jérémie 4 et Ellen WHITE, L'histoire de la Rédemption, p. 428). Ceux qui, sur terre, survivront au retour en gloire du Messie avec tous ses anges sur les nuées du ciel s'entretueront de rage et de désespoir. Seuls échapperont, enlevés au ciel ou ressucités, ceux qui auront tout misé sur le Messie.

Mais, pour lancer cette vaste opération de sauvetage et d'arrêt du mal, pour faire taire la cacophonie humaine masquée sous le manteau de l'uniformité et de l'intolérance, pour arrêter le désastre psychique qui en découle, Dieu a besoin de personnes prêtes à accepter la bouée de sauvetage qu'il leur tend. De vrais humanistes de Dieu qui restent fidèles au droit et à la justice et qui en témoignent par leur comportement. Des fidèles de la liberté de conscience et du respect de la singularité de l'humain. Tout un peuple qui garde précieusement, et avec persévérance, les commandements de Dieu et la foi de Jésus (Apocalypse 14.12) Ceux-là n'ont rien à craindre du désastre qui vient ni des persécutions sataniques et humaines. Dieu sera fier d'eux. Les anges et les autres habitants de l'univers les accueilleront avec joie dans les parvis éternels pour la deuxième phase du jugement céleste (les mille ans d'Apocalyse 20).
Après quoi, enfin, la troisième et dernière phase du jugement, la reconnaissance par TOUS, sans exception, de la justice de Dieu permettra la destruction définitive de Satan et de ses fidèles, puis la création de nouveaux cieux et d'une nouvelle terre (Apocalypse 21) où la justice habitera (2 Pierre 3.13).

 

NB : Cette compréhension de l'Apocalypse, bien que devenue fort rare dans les Églises, n'est pas nouvelle. D'éminents suivants du mouvement adventiste, au XIXe siècle la défendaient déjà, non sans raison. Voir leur conclusions ici. Voir aussi les écrits inspirés de l'épouse de James White, Ellen, consultables dans diverses langues ici : https://egwwritings.org/

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