Daniel : une lumière à Babylone

Ilopango et Tambora : quand les volcans suivent le calendrier prophétique

25 Mars 2016 , Rédigé par Misha Publié dans #Prophéties

Ilopango, Amérique centrale, vers 536 de notre ère. Suite à cette catastrophe volcanique majeure, la planète connaît une année glaciaire. La civilisation de Teotihuacán, la capitale d’Outre-Atlantique, va régresser. L’Empire Romain et l’Europe de l’Ouest seront frappés par une terrible épidémie de peste, à partir des années 540. Le pouvoir de l’empereur Justinien est ébranlé, malgré son soutien à la chrétienté et notamment à l’évêque de Rome, en 533. L’Europe et le bassin méditerranéen s’enfoncent inexorablement dans les ténèbres du moyen-âge : douze siècles de régression marqués par le catholicisme romain et le djihad islamique, conformément aux prophéties hébraïques de Daniel et à celles de l’Apocalypse de Jean.

Tambora, Indonésie, 1815. Plus de douze siècles de domination, sous la crosse du pouvoir blasphémateur et persécuteur de Rome, se sont achevés. La double révolution franco-américaine a secoué le joug des tyrans, politiques comme religieux. L’empire Ottoman également s’approche doucement de sa fin. Dès 1839-1840, il se dirige vers plus de démocratie et recherche le soutien des pouvoirs occidentaux, face à la Russie. Le « mini-empereur romain » Napoléon Bonaparte, malgré sa réconciliation avec la papauté en 1800, connaît, en 1815, l’année de sa défaite et de son exil. En Indonésie, 92 000 personnes disparaissent dans la catastrophe du Tambora. Suite à cette éruption volcanique cataclysmique, le monde connaît une année glaciaire.

Ilopango. Derrière ce nom exotique se cache un volcan, en Amérique centrale, à proximité de San Salvador. Ce volcan a connu une éruption colossale, au début du VIe siècle de notre ère, entraînant des changements climatiques et socio-politiques importants dans une bonne moitié du globe.

Des analyses récentes, plus précises, des carottes glaciaires par une équipe scientifique allemande ont permis de dater cette éruption vers 535-536. En effet les matières volcaniques, projetées dans l’atmosphère, à quelque 30 km d’altitude dans ce cas, n’ont pas retombé entièrement au sol dans la région du volcan. Elles ont voyagé ensuite dans l’atmosphère sous forment de poussières fines, jusqu’aux pôles, obscurcissant les rayons solaires et modifiant ainsi durablement le climat de nombreuses régions.

Cette datation plus précise de l’éruption de l’Ilopango est importante parce qu’elle coïncide exactement avec le début d’un changement climatique durable qui a affecté tout l’hémisphère nord, déjà connu précédemment. De façon troublante, pour les étudiants des prophéties hébraïques, cette catastrophe coïncide aussi avec la montée en puissance de l’évêché de Rome, le déclin inéluctable de l’Empire romain d’Orient et le début du Moyen Age, régression économique, sociale, politique, religieuse, scientifique et même artistique.

Selon les scientifiques, le refroidissement brutal, survenu dans les années 535-536, est le plus grave et le plus long des deux derniers millénaires. Ses effets vont se faire sentir bien au-delà de cette époque. L’analyse des documents archéologiques de l’époque ainsi que les données scientifiques les plus récentes permettent aujourd’hui d’affirmer que ce bouleversement climatique a bien été provoqué par une éruption volcanique de grande ampleur. Or l’éruption de l’Ilopango, survenue précisément à cette époque, réunit tous les ingrédients nécessaires pour provoquer cette perturbation.

Les scientifiques peuvent aujourd’hui classer l’éruption de l’Ilopango parmi le type plinien, avec un indice d’explosivité de 6 sur une échelle allant de 0 à 8. Suite à l’explosion de la chambre magmatique sous-jacente au volcan, le volume de matières éjectées dans l’atmosphère aurait dépassé les 20 km3. Ce volume serait vingt fois supérieur à celui de l’éruption du Mont Saint Helens, aux Etats-Unis en 1980, qui a pourtant surpris les scientifiques par son ampleur et sa violence. Ces derniers avaient sans doute l’esprit encore trop conditionné par le gradualisme, cette systématisation de la théorie de l’évolution qui a empêché les scientifiques pendant des années de reconnaître l’existence, pourtant évidente, de catastrophes de très grande ampleur dans le passé de la Terre. Du coup, ils ont sous-estimé un peu la puissance potentielle de l’éruption. Il faut les comprendre : quand on a l’habitude de penser la formation d’une montagne en milliers, voire en millions d’années selon les cas, on en s’attend pas à en voir la moitié disparaître en quelques secondes !

Bref, dans le cas de l’Ilopango, comme pour d’autres éruptions du même type, l’explosion a laissé place à un immense « chaudron », appelé caldeira, devenu ensuite un lac de 72 km² pour une profondeur de 230 mètres.

Lac Ilopango, région de San Salvador - Photo de Lee Siebert (Smithsonian Institution)

L’hiver volcanique engendré par ce type d’éruption a des effets désastreux sur le climat, sur les récoltes et sur l’économie, et donc sur les civilisations. En 536 et dans les années suivantes, ces effets se sont faits sentir non seulement en Amérique mais en Europe, au Moyen-Orient et jusqu’en Chine, où il aurait neigé au mois d’août.

A Constantinople, alors lieu de référence de la civilisation, ces conséquences n’ont pas tardé à se manifester. L’empereur Justinien, en tant que vicaire de Dieu sur la terre, avait pourtant fait tous ses efforts pour se concilier les bonnes grâces du Ciel. Il s’était posé en défenseur de l’orthodoxie chrétienne. En 533, par un édit, il déclare même l'évêque de Rome (Jean II) supérieur sur l'Eglise d'Orient et d'Occident, posant ainsi les bases du pouvoir hégémonique papal. Il combat activement les hérésies (arienne, monophysite, nestorienne) et son général Bélisaire se bat sur le terrain contre les tribus barbares, insoumises à la foi orthodoxe défendue, croit-on, par Rome.

Ces efforts de Justinien n’ont pas suffit à éviter le désastre. La protection divine sur son empire, notamment contre les catastrophes naturelles, ne lui a pas été accordée pour prix de ses efforts religieux. Au contraire, on dirait que le malheur s’abat sur lui dès qu’il s’allie au pouvoir religieux. Le froid qui frappe son empire et les mauvaises récoltes minent son empire. La sédition de Nika, sur fond de querelles christologiques, a déjà fait vaciller son pouvoir en 532. Il l’a réprimée dans le sang. A présent, sa crédibilité en tant que représentant de Dieu est menacée. Quel peuple veut croire en un empereur dont le Dieu ne lui assure pas faveur et prospérité ?

Ni l’agrandissement à grands frais de la Basilique Sainte Sophie, décidée en février 532, et inaugurée en 537, en pleine tourmente climatologique, ni les baptêmes supplémentaires ordonnés (!) par Justinien ne regagneront la faveur de la Providence. L’empire Romain, tout « chrétien » qu’il est, va s’enfoncer désormais inéluctablement dans la désagrégation. Justinien n’a décidément rien gagné à avoir donné son appui à l’évêque de Rome. C’est ce dernier qui va rester, seul crédible, comme intermédiaire entre Dieu et les hommes, pour le plus grand malheur de la civilisation. L’Occident va s’enfoncer dans la période la plus sombre de son histoire. Au siècle suivant, déjà, pour couronner le tout, le djihad musulman conquérant passe à l’offensive…

Mais, pour Justinien, les ennuis commencent tout de suite ! Dès 541, la population de l’Empire, affaiblie par le refroidissement climatique et les famines, est frappée par une terrible épidémie de Yersinia pestis : une calamité qui fera jusqu’à 10 000 morts par jour. Dès que les pouvoirs humains veulent prendre la place du Créateur, l’Apocalypse est en marche ! En effet, l’Esprit de Dieu doit retirer partiellement sa protection, puisque qu’il est repoussé par les hommes.

La bactérie responsable de ce fléau sera retrouvée par les archéologues dans toute l’Europe, jusque dans les dents de restes humains d’une nécropole du VIe siècle, en Bavière. La mort fera son œuvre jusqu’en 767 dans tout le Bassin Méditerranéen, avec un pic de mortalité en 592, semble-t-il. Terrible sixième siècle, infernal portail du Moyen-âge, plus justement dénommé Dark Ages par les historiens anglo-saxons (en majorité de culture protestante, à l’origine…).

La « sainte » Rome n’est pas épargnée par la peste : le « pape » (qui ne l’est sans doute pas encore tout à fait), Pélage II, y passe et y trépasse aussi en février 590. Quant à Justinien, il y avait déjà succombé en 565, trente ans à peine après la catastrophe volcanique d’Ilopango.

Pauvre Justinien, lui qui comptait, en s’appuyant aussi sur l’évêque de Rome, reconquérir la ville « éternelle », réunifier l’empire romain christianisé, réaliser le royaume de Dieu sur terre ! Un royaume de Dieu sans Dieu, une œuvre purement satanique, que la peste vient « miséricordieusement », si l’on ose dire, interrompre. Mais Justinien, n’écoutant que la voix du pouvoir, comme ses prélats dévoyés, ne l’a pas reconnu.

Et voilà comment un « simple » volcan peut faire basculer l’histoire, quand YAHVEH ne « garde pas la maison ». Désormais la voie va être plus libre pour le pouvoir politico religieux de Rome, oppresseur, totalitaire, intolérant, persécuteur, mille fois criminel. Les croisades et opérations assimilées sont déjà en préparation, presque en marche : persécutions acharnées contre les Vaudois, vrais gardiens des Saintes Ecritures pendant presqu’un millénaire, persécutions contre les juifs et contre les musulmans.

Ainsi le monde chrétien, dans sa folle course au pouvoir pour conquérir le Ciel et tenter de s’auto-diviniser par l’alliance avec des religions corrompues par Lucifer, est entravé par un volcan. Mais il n’est pas le seul, en ce début du VIe siècle, à être interrompu dans ses activités lucifériennes. En Amérique centrale aussi, suite aux bouleversements climatiques et agricoles induits par l’éruption de l’Ilopango, survenue vers 535-536, les pouvoirs politico-religieux vacillent à leur tour également. Dans la vallée de Mexico, la belle Teotihuacán, véritable Constantinople (ou Rome) d’Outre Atlantique, avec ses quelque 200 000 habitants, d’origine très diverses, va régresser également.

Téotihuacan : vue sur la chaussée des Morts depuis la pyramide de la Lune (par Jackhynes)

Teotihuacán, dont le nom pourrait signifier « là où les hommes deviennent Dieu », est pourtant à son apogée dès l’an 450, 85 ans avant le cataclysme de l’Ilopango. Elle s’étend sur plus de 30 km². Assise en reine, connaissant un succès métropolitain croissant, elle n’a même pas jugé bon de construire des murs ou des fortifications*. Sa religion lui donne toute sa force et son autorité. Sa richesse lui vient de son sol volcanique. Ses dignitaires religieux peuvent sans crainte se prétendre capables d’assurer la prospérité et la sécurité des lieux.

* Un peu comme l’Europe actuelle, qui jusqu’alors n’avait pas jugé indispensable de mieux surveiller ses frontières !

N’offrent-ils pas des sacrifices humains ? Ne sont-ils pas protégés par le serpent de vie, le fameux serpent à plumes déjà connus des Mayas, Quetzalcóatl, le serpent multicolore et ailé qui avait servi de médium à un habile ventriloque luciférien dans le jardin d’Eden, avant même le début de l’histoire des civilisations ?

Les amérindiens ont dû être coupés très tôt des familles restées en contact avec le Dieu Créateur et dont la Genèse rapporte les généalogies. En effet, après le déluge universel, suite aux mouvements importants des plaques tectoniques et de la dérive des continents, ces familles ont dû se retrouver assez vite isolées du futur monde européen et méditerranéen, alors en formation ou en cours de stabilisation. Elles ont donc pu garder une image plus fidèle et plus précise du serpent des origines, d’autant que le « satan » ne devait pas être un sujet tabou chez eux, contrairement à ce que l’on observe chez les peuples sémitiques. En effet, les amérindiens semblent avoir repoussé toute connaissance de YAHVEH, le Créateur et seul vrai Dieu, qu’ils considéraient sans doute comme coupable de la catastrophe diluvienne.

Le déluge était pourtant le résultat de la violence et de la folie des humains de cette époque. Le déluge avait donc mis fin miséricordieusement à une civilisation unique, que le monde cherche à recréer aujourd’hui : unique mais ultra-violente et ultra-corrompue. Les antédiluviens étaient peut-être capables (avec l’aide des « dieux » ?) de produire des monstruosités dangereuses pour l’environnement, comme les dinosaures qui ont été engloutis en même temps qu’eux. Après le déluge, une tentative pour recréer cette civilisation unique et centralisée se manifeste, lors de l’épisode de la tour de Babel. YAHVEH doit intervenir, de façon pacifique et positive cette fois, afin de permettre la diversité dans les sociétés humaines.

On comprend en tous cas pourquoi, pour les populations amérindiennes, vivant dans la peur d’une nouvelle inondation cataclysmique, le dieu de la pluie soit aussi important : c’était pour eux une force panthéiste à apprivoiser, censée sans doute protéger les populations du «méchant Créateur». Ainsi les prêtres de la région de Mexico se croyaient bien protégés des débordements des forces de la nature.

Pourtant suite à la catastrophe de l’Ilopango, à quelque 1 000 km plus au sud, le pouvoir des dirigeants de la capitale Teotihuacán va s’effriter. Les désordres climatiques et la famine qui vont s’abattre sur les populations, suite à la violente éruption volcanique de 535-536, vont miner leur crédibilité. Des révoltes vont éclater, des temples mêmes seront incendiés. La civilisation du serpent à plumes va se désagréger progressivement au cours des deux siècles suivants.

La « Rome » américaine ne subsistera pas. Les Aztèques tenteront, plus tard, de reprendre le flambeau hégémonique, mais ils seront interrompus, brutalement, par l’arrivée des sanglants et meurtriers missionnaires de la Rome papale, en 1519…

 

 

Alors, quelles leçons tirer de l’éruption de l’Ilopango pour nous, étudiants des prophéties hébraïques ? Ces prophéties brillent comme une lampe dans le lieu obscur de ce monde, constamment vacillant, incertain et dont les grondements telluriques souterrains ne sont souvent que des échos lointains des grandes catastrophes du passé.

La Bible hébraïque et les prophéties nous apprennent que, chaque fois que l’histoire des civilisations prend un tournant important, dangereux ou crucial, le Créateur permet aux forces de la nature d’agir de manière spectaculaire, dangereuse ou non, afin de servir de signe aux êtres humains et d’éveiller leur attention par rapport aux choix qu’ils font ou pourraient faire. Ces signes attirent particulièrement l’attention de ceux qui restent en éveil, ceux qui attendent les nouveaux cieux et la nouvelle terre que Dieu va créer, plus tard. Dieu se sert même des catastrophes naturelles pour réveiller notre conscience et notre espoir. L’éruption plinienne, explosive, colossale, voire méga-colossale, de l’Ilopango a servi de signe à un moment crucial dans le calendrier prophétique hébraïque.

A ce moment, dans les années 530, plusieurs grandes civilisations, dont l’Empire romain, semblaient sur le point de réussir à établir un ordre « universel », fondé sur l’alliance malsaine entre le religieux et le politique. Ces pouvoirs tentaient de se faire passer pour les dignes représentants de Dieu, tout en dominant les populations et en restreignant la liberté, notamment religieuse. Or pour YAHVEH, la libre adhésion est indispensable à la dignité humaine. Seule la libre adhésion peut l’honorer et le reconnaître en tant que Souverain ET bon. En 536, Dieu a permis que le projet hégémonique, babélique, des hommes soit durablement entravé, de nouveau, mais il n’a pas empêché totalement les religieux corrompus de mener leur projet dominateur satanique, à Rome. Car Dieu respecte la liberté, même celle de ses ennemis. Il est « bon pour les ingrats et les méchants », comme le disait le Messie Jésus, dans son célèbre « Sermon sur la montagne ».

Cependant il y a des limites et il y a un temps pour tout. Dieu garde la main sur l’histoire, comme le montre le livre de Daniel avec ses prophéties chronologiques. De grands malheurs frappent l’Europe en ce début de Moyen-âge, entre 533 et 538, mais ce ne sont que des signes avant-coureurs de la fin ultime. Selon les prophéties de Daniel et de l’Apocalypse, ce « moyen-âge » religieux devait prendre fin 1260 ans plus tard, soit entre 1793 et 1798.

Or la période entourant la fin accordée à la domination religieuse de Rome va être également marquée par des signes spectaculaires ou terrifiants. Douze siècles après ce funeste VIe siècle, à partir de la deuxième moitié du XVIIIe, signes étranges et bouleversements vont se succéder, afin d’attirer de nouveau l’attention des croyants sur le but ultime : sur la fin des civilisations meurtrières et intolérantes et la reprise en main de la planète par son Créateur.

On peut citer par exemple le séisme du 1er novembre 1755, qui a secoué toute l’Europe. Suivi d’un tsunami de 5 à 15 mètres de haut, il a presque entièrement anéanti Lisbonne. Ni les églises, ni les «bons chrétiens», catholiques, fidèles au pape, ne furent épargnés en ce funeste matin de Toussaint 1755. L’incendie qui a ravagé ensuite Lisbonne désolée a achevé de détruire ce que les forces telluriques et hydrauliques avaient épargné. L’encyclopédie libre Wikipédia note, c’est intéressant, que la catastrophe a perturbé « profondément les ambitions coloniales du pays [le Portugal] au XVIIIe siècle »… Sans blague.

Le jour obscur du 19 mai 1780, phénomène unique et resté inexpliqué, reste encore inscrit dans les archives nord-américaines. Bien qu’il semble peu intéresser les historiens, il accomplit de façon frappante une prophétie de Jésus annonçant son retour (Matthieu 24.29). Voir une description de ce phénomène dans Ellen WHITE (1827-1915), La Grande Controverse, chapitre 17.

Au début de l’ère contemporaine, à la charnière du XVIIIe et du XIXe siècle, l’intérêt continue de croître pour les prophéties bibliques et apocalyptiques. Déjà les recherches sur le sujet faites par le savant d’origine puritaine Isaac Newton (1643-1727) avait éveillé les consciences. A présent, l’attention des chercheurs bibliques s’intensifie, notamment à cause de la Révolution française et du phénomène Napoléon. De nombreux croyants, dans le monde protestant, commencent à s’intéresser sérieusement aux prophéties de Jésus (et de ses apôtres) concernant son retour et la fin du monde.

La Bible a pourtant été frappée d’interdiction par l’Assemblée constituante en 1793, une première dans l’histoire des démocraties. Cette censure intervient 1260 ans exactement après que Justinien ait nommé l’évêque de Rome à la tête du christianisme, en 533. La même assemblée législative autorise de nouveau la circulation de la Bible, trois ans et demi plus tard exactement (soit 1260 jours !), en application frappante de la prophétie d’Apocalypse 11. La Bible, toujours là malgré l’hostilité de Rome ou d’autres pouvoirs inspirés par Satan, continue de connaître une diffusion croissante.

Dans la première moitié du XIXe siècle, des signes cosmiques et catastrophiques accompagnent et renforcent cette attente eschatologique. La fameuse chute de météores de 1833, feux d’artifice d’une ampleur et d’une durée inégalée, est un autre accomplissement spectaculaire de la prophétie de Jésus concernant les signes annonçant son retour et la fin du monde. Voir à ce sujet la description qu’en fait Ellen White (1827-1915) dans La Grande Controverse, chapitre 18.

Mais ce qui va particulièrement nous intéresser ici, moins connu, c’est l’éruption du volcan Tambora en Indonésie, le 10 avril 1815. Comme l’Ilopango, le Tambora a explosé pour laisser place à une caldeira, de près de 6 km de diamètre et de plus de 1000 mètres de profondeur. L’encyclopédie libre Wikipédia note que « l'éruption du Tambora en 1815 est à l'origine d'une année sans été, elle tua environ 92 000 personnes. Elle est considérée comme l'une des éruptions les plus violentes des temps historiques, aux côtés de celle du volcan Taupo, situé en Nouvelle-Zélande, en 230, et celle du Santorin, situé en Grèce, en 1610 avant Jésus-Christ. »

Vue aérienne de la caldeira qui a remplacé le mont Tambora en 1815 : diamètre 6 km, profondeur 1000 m (Ile de Sumbawa, Indonésie - Photo de la NASA). Plus d’images sur : Wikipedia, article Mount Tambora et Éruption du Tambora en 1815.

Au début de l’ère du pouvoir papal, vers 536, Dieu a laissé la nature s’exprimer pour mettre un frein au projet babélique des hommes. En 1815, lors de l’éruption du Tambora, la longue tyrannie papale sur les croyants (et sur les sciences !) s’était achevée depuis presque vingt ans. Le pape, Pie VI, avait été fait prisonnier par les armées de Bonaparte en 1798. En 538, les armées de Justinien avaient chassé de Rome (provisoirement) les barbares insoumis au christianisme officiel. 1260 ans plus tard, en 1798, la situation est inversée : c’est le pape lui-même qui est contraint d’abandonner le siège pontifical par les armées révolutionnaires françaises. Il mourra en captivité, en France, en 1799. Désormais, l’attention des croyants doit se porter sur le retour de Jésus et la fin du monde.

D’autant que le pouvoir papal n’a été que blessé par la Révolution française. Le même Bonaparte qui l’avait destitué en 1798, décide de reconnaître les États pontificaux et Pie VII dès 1800. Faiblesse fatale du pouvoir politique qui cherche à se légitimer par la religion ! D’ailleurs, comme Justinien, Napoléon n’a rien gagné à chercher à fonder sa légitimité sur Rome : en juin 1815, il perd sa dernière bataille et, en août 1815, il est exilé à Sainte Hélène, ou il mourra, malade et affaibli en 1821.

Pendant ce temps, la papauté continue à reprendre du poil de la bête. Sous le « dévôt » et mondain Charles X (1824-1830), en France, les jésuites reprennent même la main sur l’enseignement. Ils seront heureusement bannis ensuite par Louis-Philippe. La bête de l’Apocalypse monte en prétention jusqu’à produire, à Rome, les blasphèmes suprêmes de Pie IX : en 1854 le dogme de l’immaculée conception et en 1870 le dogme de l’infaillibilité pontificale. Ces deux dogmes sont fondés sur le même pilier central du satanisme : la divinisation d’une créature, qui est l’essence du péché et qui sépare tragiquement le Créateur de ses créatures. C’est au cœur même du christianisme officiel que cela se manifeste !

 

Résumons :

En 533, Justinien fait monter en grade l’évêque de Rome. En 536, il subit les conséquences climatiques et sociales d’une éruption volcanique majeure, l’Ilopango. Il mourra de la peste, en 565.

En 1801, Napoléon signe un concordat avec les états pontificaux. En 1815, il subit les conséquences climatiques d’une éruption majeure, le Tambora. Il subit une défaite militaire irréparable à Waterloo et il mourra malade et exilé en 1821.

Pauvre Justinien, pauvre Napoléon, vaincus par leur fol appétit du pouvoir, trompés par l’ange qui proposait déjà à Jésus, en l’an 27 de notre ère, « tous les royaumes du monde avec leur gloire » !

 

Au cours de l’éruption du Mont Saint Helens, en 1980, plusieurs scientifiques, venu observer le phénomène, ont perdu la vie. Aujourd’hui, les scientifiques considèrent comme tout à fait possible la survenue d’une éruption apocalyptique, 100 fois supérieure à celle du Mont Saint Helens, dix fois supérieure à celle de l’Ilopango en 536 ou du Tambora en 1815. Que nous arrivera-t-il si cette «ruine soudaine» nous surprend ? Aurons-nous mis notre confiance dans le pape (ou dans d’autres religieux), ou en notre Seigneur Jésus-Christ qui va venir, en gloire avec tous ses anges, nous arracher in extremis aux griffes de nos ennemis ?

Au VIe siècle, alors que les hommes s’apprêtaient à sombrer dans le totalitarisme politico religieux et dans le moyen-âge, le Créateur a permis aux forces de la nature de parler fort. Au début du XIXe siècle, alors que de nouveaux ordres mondiaux, totalitaires ou « républicains », étaient en marche, le Créateur a permis de nouveau à la nature de donner un signal d’alarme fort et aux conséquences écologiques sensibles. A ce moment, le Créateur, représenté par son Messie-prêtre-Roi, Jésus, s’apprêtait alors, enfin, à entamer la première phase du jugement dernier, le fameux « rétablissement » ou « justification » (נצדק) du sanctuaire céleste, annoncé en Daniel 8.14 (voir une étude complète sur le sujet ici). Cette phase d’instruction préliminaire du jugement doit précéder son retour en gloire sur les nuées du Ciel.

Le Créateur ne laissera pas bafouer son autorité, bienveillante et salvatrice, éternellement. Déjà en l’an 70 de notre ère, après la destruction de la rebelle Jérusalem par les Romains, il a laissé la nature manifester elle aussi son pouvoir destructeur. Car la destruction de Jérusalem, c’était la destruction de SON temple, symbole de sa présence et symbole de sa rédemption, de la fin du péché, de la mort et de la souffrance. Ce temple symbolisait l’intercession de son Messie, la collaboration de ses anges, brodés en fils d’or sur les rideaux du temple, pour protéger les humains et les arracher au mal qui les détruit. C’est le symbole de tout cela qui a été détruit par les armées de Titus en l’an 70 !

Malgré la longue rébellion de son peuple contre lui, YAHVEH ne pouvait pas rester silencieux devant une telle catastrophe, même si le temple de Jérusalem était de toute façon vide de la présence divine, comme l’indique le déchirement surnaturel du voile séparant les deux pièces du sanctuaire à l’expiration du messie Jésus sur la croix. Alors YAHVEH, une fois de plus, va laisser la nature s’exprimer, violemment. En 79 de notre ère, 9 ans à peine après la destruction de Jérusalem, en Italie, Pompéi, un lieu phare de la civilisation romaine, est anéanti par un volcan : le Vésuve. Comme pour annoncer que Rome, l’agent destructeur du temple de YAHVEH, doit disparaître un jour à son tour !

AMEN !

Maranatha !

Merci à Wikipedia, l’encyclopédie encore libre et gratuite, pour les sources et les images.

Merci à Arte pour l’émission très éclairante sur l’Ilopango, du samedi 19 mars 2016.

Commenter cet article