Daniel 7.1La première année de Belshatsar, roi de Babylone, Daniel eut un rêve, des visions de son esprit, pendant qu’il était sur son lit. Ensuite il écrivit le rêve. Début du récit.

Nous voilà au cœur de cet ouvrage fascinant. Les rêves et les visions nocturnes constituent un moyen courant pour Yahveh de s’adresser à ses prophètes. C’est souvent ainsi qu’il communique à l’ensemble de ses fidèles des informations importantes. « S’il y a parmi vous un prophète du Seigneur », déclarait Dieu aux Hébreux, « c’est dans une vision que je me ferai connaître à lui, c’est dans un rêve que je lui parlerai. » (Nombres 12.6) Daniel remplit ces conditions.

Daniel 7.2-3Daniel dit : Dans ma vision nocturne, je vis les quatre vents du ciel agiter la grande mer. 3Quatre bêtes énormes montèrent de la mer, différentes l’une de l’autre.

De même que le chapitre 2, le chapitre 7 du livre de Daniel a une portée universelle. Mais il présente l’histoire du monde sous un angle différent. Les images du chapitre 2 s’adressaient au roi de Babylone, celles du chapitre 7 s’adressent au prophète lui-même ainsi qu’aux fidèles de Yahveh de toutes les époques postérieures : elles sont donc plus complexes et plus riches de sens. Le chapitre 7 emploie aussi des images courantes dans la culture hébraïque et présentes dans toute la Bible : par exemple la mer pour représenter les populations du globe (voir Ésaïe 17.12 ; Apocalypse 17.15).

D’autre part, si le chapitre 2 se contente de montrer quatre superpuissances sous leur jour purement politique, le chapitre 7 nous en révèle les ressorts spirituels. Il nous apprend comment ces quatre puissances se situent par rapport à l’œuvre du Dieu créateur et comment elles traitent ses fidèles. Ce chapitre s’adresse particulièrement à nous, les hommes et les femmes du XXIe siècle.

Aux versets 17 et 23, l’ange venu aider Daniel à comprendre sa vision confirme l’identité de ces quatre bêtes : ce sont des puissances politiques. Dans sa sagesse, Yahveh a choisi de représenter la gloire des civilisations humaines par des animaux, des êtres qui ne se préoccupent aucunement des réalités célestes. On ne pouvait utiliser un symbole plus vivant et plus terrestre à la fois. Il y a là un enseignement : la Bible existe pour élever et ouvrir l’esprit des humains, afin qu’il cessent de penser uniquement aux choses temporelles et temporaires. La Bible est un don céleste et le livre de Daniel est excellent pour toute personne qui débute dans son étude. Ce n’est pas par hasard si Jésus insiste sur l’importance de ses prophéties pour notre compréhension du monde (voir Matthieu 24.15).

Près de deux siècles avant Daniel, le prophète Osée décrivait les oppresseurs des Hébreux comme des animaux féroces. Car les Hébreux s’étaient rebellés contre Yahveh et avaient négligé les informations importantes qu’il leur avait confiées (voir Osée 13.5-8). En fait, s’ils étaient restés fidèles au Créateur, les quatre cruels « royaumes » vus par Daniel n’auraient peut-être pas pris une telle ampleur. La fidélité des croyants a plus de poids qu’on ne l’imagine. Selon Jésus, le Messie annoncé par les prophètes, les croyants sont « la lumière du monde ». Si donc, dit-il, cette lumière cesse de briller, l’obscurité sera très grande (Matthieu 5.14 ; 6.23). Dans l’Apocalypse de Jean, Dieu promet de contenir les « quatre vents » des conflits[1] tant que son peuple proclame fidèlement son dernier appel au salut (Apocalypse 7.1­4). En effet les catastrophes politiques et sociales pourraient entraver sa diffusion à un moment crucial de l’histoire. Sous cet éclairage, on peut raisonnablement supposer que les deux Guerres mondiales, et d’autres conflits, ont affligé l’humanité sans nécessité : Dieu les aurait empêchés si les croyants avaient été alors disponibles pour accomplir leur devoir.

Daniel 7.4La première (bête) était comme un lion et avait des ailes d’aigle ; tandis que je regardais, ses ailes furent arrachées ; elle fut soulevée de terre et mise debout sur ses jambes, comme un homme, et un cœur d’homme lui fut donné.

Ce lion ailé, qui orne les bas-reliefs mésopotamiens, correspond parfaitement à la tête d’or de la statue du chapitre 2. Le prophète Jérémie (640-598) qui a annoncé et vécu la déportation à Babylone compare l’armée de Nabuchodonosor à ce féroce animal (Jérémie 4.7 ; 21.7). Les ailes d’aigle évoquent la rapidité de ses conquêtes. Le prophète Habakuk décrit les chevaux des Chaldéens, « plus rapides que des léopards » ; leur chars « volent comme l’aigle qui fond sur sa proie » (Habakuk 1.6-8). Cependant la puissance de Babylone allait décroître. La folie de Nabuchodonosor marqua le début de cette décadence et, lors de la prise de la ville, les vaillants soldats babyloniens furent impuissants. « Ils sont devenus des femmes ! » ironise le prophète Jérémie (51.30). Cette faiblesse est annoncée dans la vision de Daniel. Le lion au cœur intrépide et indomptable reçoit un simple cœur humain, sujet à la peur. Le fauve se dresse sur les pattes de derrière, mais c’est parce qu’on l’a dompté !

Daniel 7.5Puis il y eut une deuxième bête, semblable à un ours ; elle se dressait sur un côté ; elle avait trois côtes dans la gueule, entre les dents, et on lui disait : Lève-toi, mange beaucoup de chair.

L’ours correspond à la poitrine d’argent de la statue : la puissance médo-persane. Les Mèdes furent d’abord les plus forts ; mais les Perses prirent le dessus, notamment grâce à Cyrus (au trône vers 555 av. J.-C., maître du double Empire vers 550), c’est pourquoi l’ours se dresse sur un côté. Les trois côtes dans la gueule de l’ours représentent probablement la Lydie, Babylone et l’Égypte[2], les trois provinces les plus cruellement traitées par les nouveaux conquérants.

Peu d’animaux sont aussi cruels qu’un ours sanguinaire. La cruauté est bien la caractéristique dominante de l’Empire Perse. Au chapitre précédent (verset 6), nous avons vu les femmes et les enfants innocents des condamnés partager leur horrible suplice. Cette forme de cruauté est inconnue de nos gouvernements occidentaux actuels.

Daniel 7.6Après cela, j’en vis une autre, comme un léopard, qui avait sur le dos quatre ailes d’oiseau ; cette bête avait quatre têtes, et la domination lui fut donnée.

A l’instar des cuisses de bronze de la statue, ce nouvel animal représente l’Empire grec formé par les conquêtes éclairs d’Alexandre le Grand (336-323 av. J.-C.). Ces conquêtes sont impressionnantes. On rapporte qu’il suffit de 47 000 hommes d’Alexandre pour battre l’imposante armée perse : près d’un million de soldats. Effectivement, à côté de l’ours, le léopard est un animal relativement petit, mais rapide. Les quatre ailes soulignent avec quelle vitesse pour l’époque les Grecs se mouvaient, afin de prendre l’ennemi par surprise. La capacité d’organisation et la prompitude d’Alexandre sont bien connues. Quand aux quatre têtes, elles annoncent que l’Empire sera divisé en quatre royaumes à la mort d’Alexandre, ce qui est confirmé par l’histoire.

Daniel 7.7Après cela, dans mes visions nocturnes, je vis une quatrième bête, terrible, effrayante et extraordinairement forte ; elle avait de grandes dents de fer ; elle dévorait, elle pulvérisait et foulait aux pieds ce qui restait ; elle était différente de toutes les bêtes précédentes, et elle avait dix cornes.

Cette fois, aucun animal de la création n’est assez effrayant pour servir de comparaison. Au chapitre 2, Rome était représentée par les jambes de fer, ici ce sont des dents. Les dix orteils de la statue deviennent dix cornes, ce qui est plus propre à la symbolique biblique. Dix royaumes surgiront en effet des ruines de l’Empire romain.

La tyrannie atteignit son apogée aux jours de la « pax romana ». Jamais le monde n’avait subi une hégémonie aussi totale, un gouvernement aussi impitoyable. Rome mit le comble à son iniquité en participant à la crucifixion du Fils de Dieu et en assassinant nombre de fidèles de Jésus. En juste juge, Dieu ne peut que lui en faire porter la responsabilité.

Daniel 7.8Je considérais les cornes, quand une autre corne, petite, sortit d’entre elles, et trois des premières cornes furent arrachées devant elle ; et sur cette corne, il y avait des yeux comme des yeux d’homme et une bouche qui parlait avec arrogance.

Cette petite corne, dans la suite de la vision, devient le sujet principal. Il est sûr que Dieu veut nous révéler son identité. Tous les éléments précédents ne sont que la racine soutenant l’arbre malfaisant qui retient l’attention du prophète jusqu’à la fin du chapitre 7. Cette puissance est d’ailleurs le sujet d’autres prophéties bibliques, preuve que Dieu souhaite nous voir l’identifier. Cette « corne » joue en effet un rôle de premier plan dans l’histoire du monde comme dans notre histoire aujourd’hui. Soit nous nous engageons totalement au côté du Messie, soit notre allégeance ira du côté de cette puissance particulière. Nous vivons au « temps de la fin » que Daniel a entrevu il y a 2 500 ans. Son livre n’est donc plus scellé : Yahveh lui-même l’a ouvert (Daniel 12.4). Au fur et à mesure de notre étude, nous verrons que la compréhension de ses prophéties devient aujourd’hui aisée.

Daniel 7.9-10Tandis que je regardais, on installa des trônes, et un vieillard* s’assit. Son vêtement était blanc comme la neige, et les cheveux de sa tête purs comme de la laine ; son trône était comme un feu flamboyant, et ses roues comme un feu ardent. 10Un fleuve de feu coulait et sortait de devant lui. Mille milliers le servaient, dix mille fois dix mille se tenaient debout devant lui. Les juges s’assirent, et des livres furent ouverts. * ou « l’Ancien des jours »

Les livres célestes contiennent les archives de tout ce qui s’est fait sur la Terre. Même vos larmes y sont fidèlement consignées (Psaume 56.8). Vos tristesses, vos joies, votre repentir… toute votre vie est là (Psaume 139.16 ; Malachie 3.16). Certains livres ressemblent à des registres ; on y inscrit par exemple les noms de ceux qui se laissent toucher par la bonté de Dieu (Psaume 69.28 ; Exode 32.32-33).

Dans l’Apocalypse de Jean, on annonce au monde entier que l’heure du jugement a déjà sonné (Apocalypse 14.6-7). Cela s’applique à notre époque. L’imposant conseil céleste est en effet réuni, en ce moment même. Pour Daniel, c’était le futur, pour nous, c’est l’actualité (voir chapitres 8 et 9). Quel homme sensé ne tremblerait pas devant l’auguste Juge de l’univers ? Nous vivons à cette époque palpitante où les êtres célestes se sont réunis autour de lui et où les livres de nos vies sont examinés avec une attention infinie. C’est cela que Jésus a à l’esprit quand il nous avertit : « Prenez garde à vous-mêmes, de peur que votre cœur ne s’alourdisse dans les excès, les ivresses et les inquiétudes de la vie, et que ce jour n’arrive sur vous à l’improviste, comme un filet, car il viendra sur tous ceux qui habitent la surface de toute la terre. Restez donc éveillés et priez en tout temps, afin que vous ayez la force d’échapper à tout ce qui va arriver et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme. » (Luc 21.34-36) Seulement sachez qu’il existe deux sortes de jugements dans l’Assemblée générale de l’univers : l’un en vue de la condamnation, l’autre en vue de la justification. C’est par ce dernier que les fidèles de Yahveh doivent passer : l’audience a pour but de défendre leur cause. En effet, celui qui représente l’humanité devant l’univers, c’est le Messie, le Fils de Dieu, celui qui a porté et subi leur condamnation à la mort éternelle ! Il y a donc de l’espoir pour tous ceux qui veulent croire en lui. N’ayez pas peur du jugement : le Sauveur du monde est mort pour vous éviter la mort. Il n’est pas soucieux de faire un tri pour laisser seuls les meilleurs entrer dans son royaume. Au contraire, il travaille à vous préparer à y entrer la tête haute, triomphants, heureux d’être là avec lui. C’est lui qui vous pousse à lire ces lignes. Dans le jugement céleste, il veut honorer et défendre ceux qui répondent aux appels de son Esprit. Confiez-lui votre cas (lire 1 Jean 2.1-2). Le Fils de Dieu est catégorique : « Celui qui vient à moi, je ne le chasserai jamais dehors. » (Jean 6.37) Accrochez-vous à cette promesse, votre vie en dépend. Si vous vous battez pour que cette bonne nouvelle vive en vous et autour de vous, votre nom est à coup sûr inscrit dans le livre de vie ! (Philippiens 4.3)

Daniel 7.11-14Je regardais alors, à cause des paroles arrogantes que prononçait la corne ; et, tandis que je regardais, la bête fut tuée ; son corps périt et fut livré au feu pour y être brûlé. 12Les autres bêtes furent dépouillées de leur puissance, mais une prolongation de vie leur fut accordée pour un temps déterminé. 13Dans mes visions nocturnes, je vis alors arriver, avec les nuées du ciel, quelqu’un qui ressemblait à un être humain ; il s’avança vers le vieillard, et on le fit approcher de lui. 14On lui donna la domination, l’honneur et la royauté ; tous les peuples, les nations et les langues se mirent à le servir. Sa domination durera toujours, elle ne passera pas, et son royaume ne sera jamais détruit.

La petite corne se distingue par un discours orgueilleux. Cette indication dépasse le cadre strictement politique. D’ailleurs ses paroles retiennent l’attention du tribunal céleste. Or c’est la seule instance habilitée à juger le domaine spirituel. Nous devons en conclure que cette petite corne représente un pouvoir religieux. Elle apparaît comme une branche sortant du tronc de l’Empire romain, mais elle accède au pouvoir mondial. Une sorte de super-Église donc, repérable dans le monde actuel et qui exerce à un moment donné un pouvoir temporel, comme nous l’a indiqué le verset huit.

Daniel remarque que les trois bêtes précédentes, qui ont perdu leur pouvoir, voient pourtant leur « vie » prolongée jusqu’à l’époque du jugement céleste. En effet, la richesse et le prestige de Babylone, la cruauté des Perses et la subtilité de la pensée grecque fusionnent dans le grand et redoutable Empire romain. Or la petite corne est nourrie de la spiritualité de cet empire dont elle émerge. En elle, on retrouve donc la sagesse et les pouvoirs surnaturels des quatre bêtes.

Celui qui ressemble « à un être humain[3] » ne peut être que le Fils de Dieu, son représentant visible, qui aime à se nommer « le Fils de l’homme » dans les Évangiles. Il a fait corps avec l’humanité, il la porte et la représente devant l’auguste assemblée de l’univers. Il est à la fois notre frère et notre Père. On trouve sa trace dans toute la Bible hébraïque : il est celui dont l’origine remonte « aux jours éternels[4] » (Michée 5.2, Ostervald). Aujourd’hui ses pas nous conduisent dans le lieu le plus sacré du sanctuaire céleste, décrit dans l’épître aux Hébreux et où a lieu le jugement. Là, notre seul véritable prêtre et notre Dieu achève son travail salutaire : il va régler définitivement le problème du mal, pour tout l’univers. Quand ce jugement, décrit aux versets 9 et 10 de notre chapitre, sera terminé, le Messie aura gagné le droit d’ouvrir une nouvelle « session » dans l’univers, caractérisée par une justice parfaite. Cette période durera toujours.

Les « peuples, nations et langues » mentionnés ici ne sont pas ceux du monde actuels, car tous ne se soumettront pas au Fils de Dieu et beaucoup périront. Ils s’agit de l’assemblée de ceux qui auront laissé le Messie les arracher au mal. Rassemblés sur la « nouvelle Terre », il proviendront effectivement de toutes les nations, peuples et langues (voir Apocalypse 21.24).

Daniel 7.15-16Moi, Daniel, je fus troublé au plus profond de moi ; les visions de mon esprit m’épouvantaient. 16Je m’approchai de l’un de ceux qui étaient là et lui demandai ce qu’il y avait de certain dans tout cela. Il me le dit et m’en fit connaître l’interprétation.

Si Daniel était soucieux de comprendre la prophétie, à combien plus forte raison devrions-nous l’être aussi, nous qui vivons à l’époque annoncée par ce livre ! « Que celui qui le lit comprenne ! » s’exclame Jésus à son propos (Matthieu 24.15, Ostervald). Un ange en personne a pris la peine d’expliquer la vision à Daniel. Cette faveur surnaturelle nous évite l’écueil d’en déformer le sens.

Daniel 7.17-22Ces quatre bêtes énormes, ce sont quatre rois qui se lèveront sur la terre ; 18mais les saints des « lieux très hauts » (Darby)[5] recevront la royauté, ils posséderont la royauté pour toujours, à tout jamais. 19Ensuite je désirai avoir une certitude sur la quatrième bête, qui était différente de toutes les autres, particulièrement terrible, avec des dents de fer et des griffes de bronze, qui mangeait, pulvérisait et foulait aux pieds ce qui restait ; 20et sur les dix cornes qu’elle avait sur la tête, et sur l’autre qui était sortie et devant laquelle trois étaient tombées, cette corne qui avait des yeux et une bouche parlant avec arrogance, et qui paraissait plus forte que les autres. 21Je regardai cette corne faire la guerre aux saints et l’emporter sur eux, 22jusqu’à ce que le vieillard vienne rendre justice aux saints du Très-Haut, et que le temps arrive où les saints soient en possession de la royauté.

Daniel conçoit aisément la succession des trois premières puissances. Mais la quatrième, si étrange et si cruelle, le trouble. L’évolution du pouvoir au sein des dix cornes retient particulièrement son attention. Quelle est cette onzième corne, si différente, qui surgit au sein des dix autres et en élimine trois ? Daniel reconnaît dans cette puissance l’ennemi par excellence des « saints » car elle les persécute sans ménagement. Remarquons au passage que les « saints » semblent ici considérés comme déjà réintégrés aux « lieux très hauts ».

Finalement « l’Ancien des jours » (Segond Colombe) convoque le tribunal et décide de mettre fin à ses activités. Mais aucune des souffrances endurées jusque-là par les fidèles de Yahveh n’aura été inutile. Car, devant l’assemblée, Yahveh leur rend hommage : tous ceux qui sont restés loyaux à son Messie sont justifiés. Dans leurs vies de souffrances, ils ont néanmoins partagé la vie du Fils de Dieu. Pour eux c’est un privilège, car ils croient en lui. Compagnons du Messie dans l’affliction, ils le seront tout autant dans la joie (lire Philippiens 3.10, Matthieu 25.21). Aujourd’hui, nous avons la possibilité d’honorer le Seigneur de l’univers, au lieu de lui faire honte. Ainsi, nous pouvons voir nos souffrances sous un autre jour, extrêmement encourageant, grâce au livre de Daniel !