Daniel : une lumière à Babylone

Touche pas à mon sexe !

30 Juin 2011 , Rédigé par daniel-lumiere-a-babylone.over-blog.com Publié dans #Sexualité

Jean Rouxel, rédacteur en chef des 4 Vérités lance un appel pour le retrait de la théorie du gender dans les manuels scolaires. Même si nous ne soutenons pas forcément les idées ni l’orientation politico-spirituelle de cette revue, il nous semble que cet appel mérite d’être au moins écouté. En refusant l’altérité sexuelle, tout en prétendant défendre l’égalité des «droits», les sociétés humaines actuelles glissent sur une pente dangereuse. Les dégâts causés sur le psychisme humain par la confusion entre les genres, dégâts niés a priori par plusieurs, sont en réalité impossibles à prévoir et à évaluer. Le fameux principe de précaution voudrait que l’on maintienne une séparation bien claire entre la famille — lieu de la transmission de la vie et de la parole — et l’orientation dite homosexuelle qui est un choix de vie personnel et non une norme sur laquelle peut s’appuyer la société.

Tout d’abord en quoi consiste cette fameuse théorie du gender, imposée sans préavis ni discussion dans l’éducation de nos enfants, probablement sous la pression des lobbies homosexuels ? Pour le savoir, nous vous renvoyons à l’exposé complet, documenté et objectif d’Élisabeth Montfort, ancien député au Parlement européen et conseillère régionale d’Auvergne.

Ce premier point éclairci, grâce à Élisabeth Montfort, permettons-nous quelques commentaires, avant d’aborder la lecture de la pétition de Jean Rouxel (en fin de page).

 

Suis-je un homme, suis-je une femme ? Voilà où nous en sommes aujourd’hui, constate Mme Montfort. Pourtant, aussi loin que l’on se souvienne, les pères et les mères ont eu eux aussi un père et une mère, même symboliques, et ainsi de suite. C’est la loi de l’ascendance et de la descendance. Une loi immuable. La parole se transmet, elle ne se fabrique pas, surtout pas en éprouvettes. Selon la Torah, la parole nous a été donnée, à l’origine, et nous la transmettons, en tant qu’humains (homme ET femme), pas en tant que clones programmables à volonté. On EST homme ou femme, quoiqu’on en pense (avec une infinité de nuances bien sûr).

L’être humain est-il un corps et un esprit dissociés ? Écoutez l’angoisse que cette erreur anthropologique génère chez Suzanne, 16 ans : « Je ne comprends plus qui je suis ! J’ai un corps de femme et pourtant on me dit que je ne suis pas une femme ! » (Témoignage tiré du site de l’Association pour la protection de l’enfance). Ce genre de confusion mentale, particulièrement odieuse quand dirigée vers une adolescente, une femme en pleine mutation, peut conduire à l’automutilation généralisée baptisée prétentieusement transsexualité. Une opération irréversible. Ce drame serait évité si l’on se débarrassait enfin de la CROYANCE mensongère en l’immortalité de l’âme, croyance qui a la fâcheuse manie de dissocier le corps de l’esprit. Cette croyance quasi universelle, égyptienne, babylonienne, néo-platonicienne, puis relayée par le «christianisme» pendant des siècles, est pourtant clairement dénoncée dès le troisième chapitre de la Torah comme un mensonge d’origine extra-humaine et à l’origine du mal et de la souffrance sur terre.

On ne s’est donc toujours pas débarrassé du poison de la religion perverse, quoiqu’on en dise. Un certain féminisme voudrait mettre fin à la société «patriarcale» soit disant héritée de la culture judéo-chrétienne. Il serait bien d’abord de reconnaître tout ce que l’on doit de positif à la Bible hébraïque, qui a inspiré jusqu’à la déclaration des Droits de l’Homme, avant de se croire persécuté(e) par des modèles sociaux antiques aujourd’hui révolus. Il serait bien d’étudier la Bible avec objectivité pour se rendre compte que ces sociétés, pourtant JAMAIS idéalisées dans la Bible, ont parfois, grâce à Dieu, défendu et protégé la féminité d’une façon très avancée pour l’époque. Les exemples ne manquent pas dans la Torah. Il faudrait donc au préalable à tout militantisme excessif mieux définir le mot «patriarcal» qui peut recouvrir des réalités assez différentes. Et, surtout, on ne sortira pas d’un système dit patriarcal en échafaudant des théories, mais en réfléchissant en profondeur sur les ressorts de nos désirs et de nos actes.

Car le vrai problème est celui de la violence et de la violence sexuelle. L’homosexualité n’est d’ailleurs pas plus à l’abri de cette violence que la sexualité « normale ». Voyez le comportement de certains hommes mûrs vis-à-vis des jeunes hommes roumains à la Gare du Nord, aux frontières de la pédophilie, ou encore le comportement de certaines femmes dominatrices qui abusent de leur position dans certaines administrations publiques pour séduire plus facilement, avec plus ou moins de discrétion, leurs jeunes et toujours très belles «proies». L’homosexualité, c’est cela aussi. Et d’ailleurs qu’est-ce qui fait que, 18 ans sonnés, on quitte le statut de mineur à protéger de la pédophilie pour passer sous le statut de partenaire sexuel avec lequel on peut faire tout et n’importe quoi ? Dans quelle mesure une jeune fille de 20 ans est consentante, face à une «mère» symbolique plus âgée qu’elle ? Pas si simple. Oui je sais, la violence sexuelle existe dans une proportion au moins aussi importante dans le domaine hétérosexuel. C’est un fait. Il faut donc nous interroger prioritairement sur l’origine de cette violence plutôt que de se chercher anxieusement des droits à défendre. La Torah nous livre certaines réponses sur l’origine de la violence en général et de la violence sexuelle en particulier qu’il convient d’écouter.

 

Quid de la «parentalité» ?

La notion vide de «parentalité» est un mirage sur le plan psychique. Ce néologisme, artifice qui peut avoir une certaine utilité dans le domaine juridique, ne remplacera jamais les PLACES (au sens psychanalytique du terme) de PÈRE et de MÈRE dans notre cerveau. Père et mère occupent dans notre inconscient un place à jamais distincte et irremplaçable. Une «sexualité» qui ne transmets pas la vie et la parole n’est pas de la sexualité et doit avoir le courage, et la cohérence, de se tenir à distance de la famille. C’est plus sain.

Contrairement aux animaux, nous ne nous reproduisons pas, nous transmettons une parole. La parole nous distingue ESSENTIELLEMENT des animaux. La parole, dans sa dimension symbolique, ne peut se transmettre que dans le cadre d’un couple (et non d’une paire). Et justement à cause de cette différence essentielle d’avec les animaux, notre sexualité, qui EST «bipolaire» est d’autant plus importante. D’autant plus importante qu’elle contient une dimension symbolique, inconsciente.

Même les escargots, qui sont pourtant hermaphrodites, donc a priori polyvalents et interchangeables (ce que père et mère ne sauraient être) changeraient de sexe pour pouvoir se reproduire (paraît-il) : même pour eux, le sexe que l’on possède au moment de la reproduction ne serait pas insignifiant. A plus forte raison, la sexualité humaine, bipolarisée, homme ou femme, femme ou homme, a-t-elle une valeur irremplaçable. Surtout que nous, contrairement aux escargots, nous ne pouvons PAS changer de sexe. Le refus d’accepter cette limitation conduit aujourd’hui la société à tenter, vainement, de détruire cette altérité irréductible de l’être humain. Folie autodivinisatoire.

Alors voulons-nous vivre une vie sexuelle d’escargots baveux, à l’image de l’emprise morbide exercée par certains adultes sur des jeunes de même sexe dans une relation d’esprit incestueux ? Ou voulons-nous, plus banalement, nous enfermer dans une impasse psychique, à tourner en rond sur nous-mêmes avec un autre nous-mêmes (sur le plan sexuel), nous fermant pour toujours à l’autre, à l’altérité ? Pourquoi pas, c’est un choix individuel qu’il faut respecter. Mais alors assumons-le : ne revendiquons pas notre choix de vie individuel comme une norme pour la société, au mépris des enfants. Car à quelle sexualité aspirent vraiment nos enfants ? Laissons leur la parole au lieu de vouloir justifier nos désirs malsains par des dictats juridiques égalitaristes. En voici quelques exemples parlants, voire poignants, tirés du site de l’Association pour la protection de l’enfance, site plutôt neutre et en tous cas considérant les deux points de vue :

— En cas d’homoparentalité, que devient la généalogie? La généalogie, est-ce important ? Réponse de Sébastien, CE2 : «Pourquoi je pleure ? Avec la maîtresse, on a expliqué l’arbre généalogique. Moi, j’en ai pas. Avec 2 papas, c’est pas possible.»

— Lorsqu’il y a homoparentalité, il n’y a plus de différence physique. La différence physique est-elle importante ? Le sentiment de Kévin, 10 ans : «J’ai pas de papa, j’ai pas de maman ! Deux papas, en fait ça veut dire pas de maman.»

— L’homoparentalité du point de vue de l’enfant : les couples homosexuels peuvent-ils être des parents comme les autres ? Écoutons bien la question de Mickaël : «C’était comment, avant, quand je suis né ? Dis, maman, explique-moi comment je suis né L’existence de cette question à elle seule PROUVE que l’humain n’est pas le fruit d’une évolution naturelle. C’est pourtant criant ! Seul le message contenu dans la Torah peut répondre, profondément, aux questions de cet enfant.

— Le père, la mère ? aucune différence ? La réaction de Paul – CM1 : «J’ai trop bien réussi mon contrôle de math. C’est trop cool, maman en a pleuré de joie. Et papa était trop fier de moi !»

— Comment devient-on un homme ? comment devient-on une femme ? Le témoignage de Julia, 22 ans : «Je suis au seuil de mon mariage, et je vais bientôt fermer le tome 1 du livre de ma vie. Papa et maman, je voudrais vous dire merci, merci pour toutes ces années que vous avez passées à me façonner pour m’aider à me construire.»

Homme, femme, nous ne serons jamais interchangeables. Nous ne réagirons jamais pareil. Nous ne transmettrons jamais la parole de la même façon. Mêmes nos neurones ne seraient pas configurés de façon identique. On remarque d’ailleurs dans les exemples ci-dessus que le désarroi psychique engendré par «l’homoparentalité» est exprimé uniquement par des garçons. Le psychisme féminin est en effet plus résistant : mais quelle dureté, quelle perversité, quelles obsessions manipulatrices cette résistance pourrait engendrer par compensation plus tard ?

 

Que penser de l’homoparentalité ?

« C’est une notion paradoxale car la parenté procède de deux personnes de sexe différent engagées dans une relation amoureuse pour concevoir un enfant [c’est un prêtre catholique qui écrit]. C’est pourquoi je distingue le cas de l’adulte qui a eu un bébé dans le cadre d’une union hétéro- sexuelle avant de vivre son homosexualité : qu’il s’agisse du père ou de la mère, il doit pouvoir continuer à exercer sa responsabilité parentale.

«En revanche, que des gays et des lesbiennes, dont les couples sont par nature inféconds, aient recours à la solution du bricolage biologique (insémination artisanale, mères porteuses...) me semble très grave. Cela revient à instrumentaliser l’enfant, utilisé comme faire-valoir par des homos qui manifestent là un grand besoin de reconnaissance sociale.

«Les risques de l’homoparentalité [pour l’enfant] ne pourront être évalués qu’à long terme sur vingt ou trente ans. Bien sûr, l’enfant qui a besoin d’un père et d’une mère pour se construire ne développera pas de pathologie mentale et ne deviendra pas homosexuel pour autant. En revanche, en évoluant dans un univers familial unisexe, il aura plus de difficultés à se construire psychologiquement et à mûrir affectivement. Grandir entouré de deux personnes du même sexe qui vont jouer une mascarade parentale risque de provoquer des troubles de la filiation et une grande confusion dans l’esprit de l’enfant. C’est pourquoi les pouvoirs publics ne doivent pas ouvrir le droit à l’adoption aux homosexuels Tony Anatrella, dans Le Parisien du 20/04/2001.

Tony Anatrella, prêtre et psychanalyste, a été accusé d’abus sexuels en 2006 puis l’affaire a été classée sans suite. Quoi qu’il en soit, son niveau de réflexion mérite l’attention et appelle, ici, nous semble-t-il, un certain respect, même si sa parole n’a pas a priori le même poids que celle d’un vrai médecin. L’homoparentalité paraît en tous cas au minimum un handicap sérieux pour élever un enfant. Il serait plus raisonnable de s’abstenir.

A propos des «troubles de la filiation» évoqués par M. Anatrella, et dans un autre ordre de réflexion, on lira avec grand intérêt l’ouvrage de Jean Daniel CAUSSE, Figures de la Filiation, Cerf, 2008. Jean Daniel Causse dirige le département de psychanalyse de l’université de Montpellier. Il est aussi un orateur de talent. On y retrouvera plus précisément l’ancrage biblique de la filiation ainsi que le point de vue de Freud dans une approche à la fois psychanalytique, philosophique et biblique. La filiation est plus qu’une notion théorique : c’est une réalité psychique qui nous anime tous.

«Je suis défavorable à l’homoparentalité, écrit Aldo Naouri, pédopsychiatre. A partir de mon expérience, je constate que la souffrance des enfants ayant eu des ascendants homosexuels ressemble étrangement à celles d’enfants ayant soufferts d’inceste. Dans les deux cas, il y a altération de la notion de différence.» Aldo Naouri dans Psychologies, septembre 2004.

Altération de la notion de différence : voilà bien un cancer qui ronge toute la société humaine et à tous les niveaux. Et le Dr Naouri, qui n’est pas un simple sociologue rebaptisé psychanalyste, n’est pas le seul professionnel à penser ainsi. Le problème est que les psy refuseront toujours de jouer le rôle de censeurs de la société : ce serait sortir de leur domaine et perdre leur crédibilité, voire dériver sous le joug du pouvoir politique ou religieux. Donc peu jugent judicieux de protester et on le comprend.

La psychanalyste Geneviève Delaisi affirme, face à un public engagé dans la défense des droits des couples homosexuels, que l’homo«parentalité» ne pose pas problème pour la formation de l’œdipe (voir compte rendu (orienté) ici). Je comprends que de son point de vue, en l’état actuel des connaissances sur le psychisme humain, elle puisse maintenir cette affirmation, surtout si cela est politiquement correct. A noter cependant qu’elle ne prend pas position en faveur de l’homoparentalité, elle conserve seulement une neutralité bienveillante, comme son titre de psychanalyste l’exige. Le titre de son intervention était néanmoins «De l’art d’accommoder les enfants», attirant par là avec tact l’attention sur le danger qu’il y a à considérer les enfants comme des objets.

L’être humain est une personne, pas un spécimen à programmer, à concevoir in vitro, à utiliser comme projection de nos désirs fantasmatiques ou comme une vitrine d’une homosexualité prétendue bienveillante et progressiste. L’être humain ne se consomme pas. Cependant l’Apocalypse de Jean semble indiquer qu’aux temps de la fin le pouvoir dominant trafiquera même des «corps et des âmes d’êtres humains» (chapitre 18, verset 13). Revenons au moins à Françoise Dolto qui considérait le bébé comme une personne (il faut dire qu’elle possède une culture biblique, elle). De plus Mme DELAISI, malgré ses nombreux diplômes en sciences humaines n’est pas médecin, seulement psychanalyste (voir son site ici). Il faut donc rester prudent et ne pas prendre son point de vue personnel comme une autorisation pour avaliser nos propres désirs égoïstes. Car vouloir un enfant est un désir, plus ou moins réalisable selon les circonstances de la vie, pas un droit.

Il est intéressant par ailleurs de constater que Mme DELAISI voit un danger pour l’enfant dans la tendance actuelle à favoriser la multiplication des familles monoparentales. Mais cela ne suffit pas à justifier l’adoption par deux personnes du même sexe. L’œdipe c’est important, mais on ne peut réduire la psychanalyse à cela. L’être humain comportera toujours une part de mystère qui nous restera inaccessible (voilà qui contrarie fortement d’ailleurs ceux qui entendent exercer le pouvoir sur notre planète). Admettons alors que l’homo«sexualité» (on devrait plutôt parler d’homophilie, même si cela ne sonne pas aussi bien) relève seulement, et c’est déjà beaucoup, du sentiment, de l’émotion et de l’érotisme, mais pas de la sexualité en tant que lieu de transmission de la vie. Certes l’homophilie n’est pas sans lien avec le conflit incestueux inconscient (qui nous anime tous). C’est humain. Mais elle ne saurait prendre le même sens ni la même valeur symbolique que la sexualité proprement dite. Donc elle reste fondamentalement inapte à l’éducation d’un enfant, libre et respecté, donc un futur être humain respectueux de l’autre, de la différence. Que les aspirants à la parentalité veuillent bien se souvenir qu’un enfant n’a jamais demandé à venir à l’existence. Alors qu’il réfléchissent avant de procréer ou d’adopter.

 

Si Freud a eu le mérite d’affranchir la psychothérapie de la religion, les fondements de son intervention clinique, la parole, la filiation, la sexualité bipolaire, lui viennent directement de la Bible. Même si, dans le mythe des fils, il prend le problème à l’envers, il a au moins le mérite de poser le problème. Freud fait du père mythique/symbolique un monstre tout puissant qu’il faut tuer pour pouvoir accéder à la sexualité, alors que le problème est bien que nous voulons inconsciemment tuer Celui qui nous a confié la sexualité, qui partage avec nous l’engendrement. Cette question du père est cruciale, et le mot est bien à propos car, pour mieux être notre père, Dieu a lui aussi dû devenir un fils, donc porter notre malédiction, d’où la croix. La question du père est si cruciale que le seul fait d’avoir remis cette problématique au goût du jour a suffit à engendrer toute l’évolution psychothérapeutique dont nous bénéficions aujourd’hui. Alors ne faisons pas maintenant n’importe quoi de cet héritage juste pour justifier nos désirs personnels, surtout dans une société subtilement délétère pour la liberté de pensée. Les Hébreux connaissaient l’existence de l’inconscient plus de trois mille ans avant Freud, comme en témoignent les prophètes et les Psaumes (et même les évangiles).

La psychanalyse évolue, c’est vrai, mais elle peut évoluer dans différentes directions, pas forcément indépendantes vis-à-vis de la pensée dominante. Des dérives sont constatables aujourd’hui, notamment vis-à-vis du pouvoir et aux États-Unis (surtout dans le domaine neuro-psychiatrique, il est vrai, le seul qui intéresse vraiment le pouvoir).

Oui, comme le remarque Mme DELAISI, le psychisme humain est souple et il possède de remarquables capacité d’adaptation — grâce à Dieu. Mais ce n’est pas une raison pour lui faire subir tout et n’importe quoi simplement pour justifier nos propres désirs amoureux personnels, qui n’ont souvent rien à voir avec les besoins affectifs profonds de l’enfant (cela vaut bien sûr également en milieu hétérosexuel).

 

Selon la Torah, transmettre la vie est une mission qui nous est confiée par le Créateur. Il partage avec nous son travail en quelque sorte. Nous n’avons pas le pouvoir, ni l’autorité, ni le droit de faire venir à l’existence une nouvelle personne, pas plus que de la tuer d’ailleurs. Nous transmettons la vie, un point c’est tout. Cela ne nous confère ni droit ni pouvoir sur qui ou quoi que ce soit, seulement des responsabilités. Alors faisons aussi attention dans quelles conditions nous le faisons. Il est aussi permis de s’abstenir. Et il est conseillé de réfléchir sur la nature profonde de notre désir d’enfant avant de revendiquer quoi que ce soit.

La vie est un privilège, un don, pas un droit. Il n’y a pas d’égalité de droit sans respect de la différence. La différence essentielle qui existe entre un couple hétérosexué et homosexué doit être respectée. L’un transmets la vie, l’autre non. L’un accepte la mission confiée par Dieu, l’autre veut l’accomplir seul et à sa façon, ce qui est particulièrement odieux aux yeux du Ciel. Au niveau humain, en tous les cas, chacun des deux mondes, homo et hétéro doit respecter l’autre et ne pas empiéter sur son terrain. Respectons les frontières établies par le Créateur, elles sont là pour nous protéger, par pour nous asservir.

La marchandisation de l’enfance et de la vie, surtout comprise comme un «droit», est ignoble. Le féminisme est tombé sous emprise homophile, asexuée, c’est dire à quel point il défend peu les droits des femmes et donc les Droits de l’Homme. Le féminisme partait pourtant d’une juste revendication, mais il a échoué parce qu’il n’a pas réussi à améliorer d’un iota les relations entre les hommes et les femmes (ce n’était pas son but, d’accord, mais quand même). Il a seulement réussi à faire que l’on parle un peu plus de la violence masculine, et encore mal et pas assez. Je dis mal et pas assez parce que l’on s’est fatalement focalisé sur la victime et que l’on s’est désintéressé de l’agresseur, aujourd’hui vite catégorisé de monstre ou de «prédateur» (Claude Guéant), bref de vulgaire bête à abattre comme un vil «Ben Laden» ou à castrer chimiquement. Il faut, néanmoins, tirer notre chapeau au féminisme, car les hommes (les mâles) n’auraient probablement jamais attiré l’attention de la société sur leur propre violence ! Cependant aujourd’hui le féminisme est la proie de déviances d’inspiration spiritualistes, sataniques. Voir à ce sujet notre billet intitulé Sacrée sexualité !, commentaire sur un article du magazine Psychologies.

 

Le féminisme ne peut pas réussir s’il reste seul. L’homme et la femme doivent agir de concert pour affronter les problèmes de la vie. Dixit la Torah, encore elle. Bien sûr agir de concert s’entend au niveau public, collectif. Au niveau individuel rien ne nous oblige aujourd’hui, sauf exceptions malheureuses, à vivre en couple. On peut vivre seul, heureusement ! Rien ne devrait être imposé dans le domaine de la sexualité, ni relation, ni célibat des prêtres, ni «parentalité». La sexualité ne devrait jamais être une obligation. On ne devrait pas la légiférer autrement que pour protéger les plus faibles.

La sexualité fonde l’humanité : on ne devient pas un individu sexué on l’EST par nature ! Nier la sexualité c’est nier l’humanité, c’est participer à la transformation progressive de notre planète en une sorte de vaste camp de concentration. Luttons contre la déshumanisation de la société. Refusons d’être des singes évolués : soyons des êtres de parole, à l’image du Créateur ! Protestons contre la désexualisation de l’être humain, fruit de la contre-culture rock.

 

La pétition en question

Nous attirons maintenant votre attention sur la pétition de Jean Rouxel qui mérite au moins d’être lue. Pour cela cliquez sur un des deux liens ci-dessous. Vous pouvez aussi la signer, si vous souhaitez vous exprimer politiquement. Mais sachez que le «royaume de Dieu sur terre» est une invention de l’Église catholique pour nous asservir. Le royaume de Dieu ne se fera pas tant que Dieu n’aura pas mis un terme à l’histoire humaine.

Voici donc, enfin, l’appel de Jean Rouxel, rédacteur en chef des 4 Vérités, dont, encore une fois, nous ne soutenons pas forcément les idées ni l’orientation politico-religieuse. Mais la pétition qu’il nous appelle à signer nous dévoile un peu comment le droit à la libre éducation est actuellement dévié par un courant pervers et manipulateur de nos enfants.

 

«Chers lecteurs et amis,

«vous avez sans doute entendu parler de la théorie du gender que des idéologues de l’Education nationale veulent enseigner en cours de sciences de la vie et de la terre à nos enfants. La théorie du gender devrait d’ailleurs s’appeler "idéologie" du gender car elle n’a rien à voir avec la science. Lundi après-midi, j’ai rencontré lundi Katia Lévy et Matthias Dourdessoule, deux professeurs d’un lycée des Vosges, qui ont lancé une pétition contre cette intrusion idéologique dans les programmes. Convaincus comme vous et moi par les idéaux de liberté et de responsabilité, ces deux enseignants ont besoin de notre soutien. 

«Plus de 14 000 personnes ont déjà signé leur pétition : comme moi, signez-là et faîtes-là signer !

«L’année dernière, nous avons fait reculer le Baiser de la Lune dans les écoles. Tous ensemble, nous pouvons bouter la théorie du gender hors des programmes scolaires !

«Jean Rouxel, rédacteur en chef des 4 Vérités»

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