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Daniel : une lumière à Babylone

Manger pour avoir des forces : pour quoi, pour qui ?

10 Août 2026 , Rédigé par Misha Publié dans #Jésus, Reviens !

Quand il s’agit de savoir comment être en bonne santé, les avis ne manquent pas. Chacun y va de sa petite recette, dans laquelle une « bonne alimentation » (les définitions varient !) occupe souvent la première place. L’Église adventiste cherche à rééquilibrer les choses en listant 8 principes sur lesquels fonder notre santé : l’air pur, la lumière du soleil, la tempérance, le repos, l’exercice, la nutrition, l’eau, la confiance en Dieu. Nous avons abordé la question de l’air pur dans le numéro précédent.

Entretenir sa forme paraît légitime et même utile, non seulement à soi mais aux autres. Cependant, lorsqu’on réfléchit aux motivations qui nous poussent à conserver et augmenter nos forces, on découvre qu’elles se résument souvent à la peur de perdre quelque chose ou au désir de posséder plus. Dans notre pensée, notre intérêt personnel précède souvent celui des autres, même quand les autres sont pris en considération. L’évangile a besoin d’affiner voire de changer notre vision de la santé. Car Jésus-Christ a prôné le renoncement à soi et l’a vécu jusqu’à l’extrême.

Nous pensons instinctivement que la source de nos forces se trouve d’abord dans ce que nous mangeons. Serait- ce une réminiscence des propositions séduisantes du serpent dans le jardin d’Eden ? Cependant manger du fruit défendu s’est révélé source de mort et non de forces !

Depuis la sortie du jardin d’Eden, et plus encore depuis la sortie de l’arche de Noé, nous sommes dans une logique de survie. Dans plusieurs parties du monde, c’est même une réalité quotidienne, hélas. Cependant, dans les pays riches, où la nourriture ne manque pas, une bonne part de nos énergies est aussi absorbée par la recherche de ce que nous allons mettre dans notre assiette. Que nous soyons plutôt stricts ou plutôt complaisants avec notre goût, le manger et le boire semblent nous prendre autant de forces qu’ils nous en communiquent ! Alors pour quelles raisons y attachons- nous autant d’importance ?

Soyons honnêtes, manger plus ou manger mieux, c’est pour avoir plus ou pour avoir mieux. C’est d’abord pour augmenter notre valeur, notre longévité, notre capacité à jouir des bonnes choses de la vie. C’est pour accéder à une sphère d’existence plus élevée. Toutes ces motivations, égocentriques, sont incompatibles avec la vie au Ciel. Le règne de Dieu, dont il a donné lui-même l’exemple absolu, c’est s’abaisser, renoncer à avoir plus, accepter d’avoir moins pour que l’autre ait plus de vie, de valeur, d’existence…

Nous sommes donc des gens très heureux si nous composons notre assiette en fonction du service que nous voulons rendre à Dieu et à notre entourage et non en fonction de la jouissance ou de l’avantage personnel que nous espérons en retirer. Ce service à rendre, c’est le rôle du Saint-Esprit de nous le révéler tous les jours. Prenons-nous plus de temps à parler avec Lui qu’à compter nos vitamines ?

La jouissance du goût, nous l’avons déjà. Car Dieu, être de plaisir, a fait que les aliments qu’il a prévus pour nous — fruits et noix en première intention — sont effectivement d’un goût délicieux et infiniment varié à notre palais, y compris au sein d’une même espèce botanique !

Mais le mensonge du serpent de l’Eden a la vie dure. Aussi nous croyons encore que nous sommes capables de fabriquer mieux et meilleur que ce que le Créateur nous a fourni. Et nous sommes davantage fiers de nos plats mitonnés que de ces savoureuses merveilles biologiques que nous avalons souvent sans même y penser.

Parfois nous nous préoccupons tellement de notre repas que nous ne parvenons plus à en jouir. Pourtant, comme le rappelle l’Ecclésiaste, manger et boire sans se prendre la tête, c’est ce que Dieu a prévu pour nous, pendant le temps de notre vie dans une chair pécheresse.

Certaines personnes semblent même ne plus pouvoir manger quoi que ce soit sans arrière-pensée. Puisque la vie ne leur a guère fourni la capacité de jouir des bonnes choses qu’elle comporte, elles cherchent à se construire une image d’elle-même moins défavorable au moyen de la nourriture. Faisant une fixation sur la question du régime, elles ne s’épargnent aucune privation, aucun ascétisme pour accéder à plus de spiritualité (toujours le serpent de l’Eden ?) ou plus simplement pour avoir de plus beaux cheveux. Ces personnes ont besoin de relire Ecclésiaste 2.24, 5.18 et 8.15 tous les jours !

Certes une nutrition artificielle, déséquilibrée, donnant la priorité à une alimentation carnée ou d’origine animale même quand d’autres ressources sont disponibles, est un obstacle, parmi d’autres, à un cerveau bien irrigué et oxygéné. C’est donc un obstacle au travail du Saint-Esprit sur l’humanité, pour les incroyants, et dans l’humanité, pour les croyants. La dégradation et la pollution des produits alimentaires est un des fléaux des temps modernes. Dès 1863, Ellen White a commencé à en avoir la révélation.

Pour autant, vouloir résoudre le problème de notre dégénérescence par nos propres forces tirées de nos choix alimentaires, c’est penser à nous mêmes d’abord et oublier le travail titanesque accompli par le Père, le Fils et le Saint- Esprit dans l’incarnation. C’est très attristant pour eux, non seulement parce qu’ils ont l’impression d’avoir fait ce sacrifice inoui pour rien, mais aussi et surtout parce qu’ils nous aiment, plus qu’eux-mêmes, plus que leur « santé », plus que leur vie !

Même quand je jeûne, est-ce parce que je ne parviens plus à gérer la fixation que je fais sur la nourriture ? Est-ce une façon de me débarrasser de mon problème, ou est-ce tout simplement parce que j’ai oublié de manger, tant j’étais absorbé par ma discussion ou ma plaidoierie avec Dieu ?

Bien manger et avoir des forces, oui mais pas pour moi, mais pour l’Amant de mon âme : pour l’Esprit qui fait de mon corps déchu et impur son temple. Quelle audace est la sienne ! Mon Créateur est mon époux : il se nomme Dieu de toute la Terre. Ésaïe 54.5. C’est l’Éternel, ma vraie force. Exode 15.2 ; Psaume 18.2. Alors, que je mange ou que je ne mange pas, que ce soit seulement pour le bien de l’autre, qui me regarde et en tirera les conclusions qui s’imposent, pas celles que je voudrais lui imposer. Romains 14.1-4. Que ce soit seulement pour le bien de mon fascinant fiancé céleste qui vient.  — GS

 

Publié initialement dans la rubrique « Ce sera la santé pour tes os » de Jésus, Reviens ! revue bimestrielle de l'association Sentinelle des temps. Reproduit avec autorisation. 
Retrouvez tous les sommaires de Jésus, Reviens ! dans la Trousse de secours pour les temps de la fin, ou en contactant directement l'association (voir coordonnées ci-dessous).

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