Comme un enfant… sans péché !
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Quiconque ne recevra pas le royaume de Dieu comme un petit enfant n’y entrera point », avertit Jésus. Luc 18.17. Il y a là un chemin à suivre. Jésus lui-même, la Parole devenue chair, a dû suivre ce chemin pour entrer le premier dans ce royaume qu’il était venu fonder. Le règne de Dieu sur la chair a commencé de son vivant. Luc 10.9. Mais comment est-il entré personnellement dans ce royaume ? En commençant par devenir lui aussi un enfant. La loi est valable aussi pour le législateur.
Or Jésus-homme n’a jamais péché, ni en tant que nourrisson, ni en tant qu’enfant, ni en tant qu’adolescent. Satan, qui prétendait que « la chair » (l’espèce humaine déchue) lui appartenait pour toujours a donc eu le bec cloué. Bien fait.
Jésus est notre modèle, celui sur lequel nous devons fixer les regards, afin de vivre par la foi comme lui. Hébreux 12.2. Or vivre par la foi, c’est vivre sans pécher. Car tout ce qui ne résulte pas de la foi est péché. Romains 14.23.
Attendez ! ne partez pas tout de suite ! Il ne s’agit pas là d’un idéal perfectionniste irréaliste mais d’une bonne nouvelle, réalisée et réalisable. Il s’agit du projet de « Jéhovah » (alias l’Éternel, alias Jésus- Christ) pour vous. Le Dieu saint vous a précédé sur ce chemin improbable, il vous a préparé surnaturellement le terrain : il n’y a plus qu’à suivre !
Certes vivre sans péché dans une chair de péché est un mystère. C’est le mystère de la piété. 1 Timothée 3.16 ; Hébreux 5.7. À ne pas confondre avec le mystère de l’iniquité, savoir, devenir pécheur dans une nature sainte et en l’absence de toute tentation extérieure, comme l’a fait Lucifer. Le mystère de la piété, lui, fait partie de la bonne nouvelle du règne de Dieu. Il s’agit de contraindre la nature humaine déchue à vivre ce qu’elle déteste : aimer les autres en renonçant à soi-même et à ses intérêts. Cela doit se réaliser en tout croyant qui s’abandonne avec joie au Saint-Esprit. Car celui qui est né de Dieu ne pèche pas. 1 Jean 5.18.
Jésus n’était pas seul pour réaliser le premier cette prouesse. Le Père et surtout le Saint-Esprit veillaient de près sur le déroulement des opérations. Voyons un peu.
D’abord Jésus est né du Saint-Esprit. Pour être réduit à un embryon humain, le divin Fils a reçu l’aide puissante de la troisième personne du trio divin. Le Saint-Esprit est si mal connu de nous que nous avons du mal à concevoir cela. Pourtant Jésus a été rempli du Saint-Esprit dès sa conception. Ce n’est peut-être pas le cas de nos enfants. Mais nos enfants peuvent être eux aussi remplis de l’Esprit dans le sein maternel. La Bible rapporte au moins un exemple de fœtus, purement humain, qui a vécu cette expérience : le futur Jean-Baptiste. Lire Luc 1.15, 44.
Qu’est-ce qui vous empêche de demander au Saint-Esprit de remplir aussi votre enfant à naître, afin de le protéger du mal dans sa période d’inconscience ? Absolument rien. Qu’est-ce qui empêche Dieu de vous exaucer ? Absolument rien non plus, puisque Jésus a porté exactement la même nature humaine que celle de votre enfant. Vous aurez même intérêt à répéter cette demande, car votre enfant ne sera guère conscient de son existence avant l’âge de 3 ans.
Ensuite le Père a choisi pour son Fils les meilleurs parents qu’il puisse trouver. Le cantique de Marie témoigne de sa foi et de sa culture biblique exceptionnelles. La soumission de Joseph, qui accepte d’épouser une femme déjà enceinte, témoigne de sa confiance exceptionnelle envers le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob.
Dès lors il est certain que Joseph et Marie ont veillé sur le développement de cet enfant avec un soin jaloux. Il n’a pas grandi « en stature et en grâce, devant Dieu et devant les hommes » par hasard. Luc 2.52. Ni par le truchement d’une nature humaine immaculée. Non, mais Joseph et Marie ont prié pour lui et lui ont transmis, par la parole et par l’exemple, le meilleur de leur foi, de leur piété, de leur culture biblique et de leurs valeurs. Ils ont certainement essayé d’écarter de lui tout objet, toute activité et tout camarade que leur Père céleste n’aurait pas approuvé.
Qu’est-ce qui vous empêche de demander à votre Grand- Prêtre de recevoir les mêmes qualités et d’être guidé de la même façon par le Saint-Esprit que vous avez reçu de Dieu ? Hébreux 4.14-16. Absolument rien. Qu’est-ce qui empêche le Saint-Esprit de vous exaucer dans cette demande ? Absolument rien non plus car, par le fait même de l’incarnation, Satan n’a plus aucun droit sur vous.
Enfin Jésus lui-même a choisi d’aimer le bien et de détester le mal que sa chair aimait, dès qu’il a pu exercer sa volonté. Il était en danger de pécher à tout moment, même enfant : nous aussi. Il a vaincu à tout moment : nous aussi nous pouvons vaincre. Pour cela, restons armés de l’évangile : l’histoire de Jésus-Christ est la nôtre. Comme Jésus, prions, soyons armés du Saint-Esprit, de la Parole et d’une ferme volonté de dire « non » à la chair et au monde. Jésus n’a rien employé de plus pour résister au diable.
Quand Dieu vient régner dans notre monde, il enlève, un par un, tous les obstacles que nous avons placés entre lui et nous. Laissons-le faire et coopérons avec lui ! — GS
Publié initialement dans la rubrique « La bonne nouvelle du règne de Dieu » de Jésus, Reviens ! revue bimestrielle de l'association Sentinelle des temps. Reproduit avec autorisation.
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