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Daniel : une lumière à Babylone

Aggée 2.7 : les trésors des nations viendront

12 Juin 2026 , Rédigé par Misha Publié dans #Jésus, Reviens !, #Textes commentés, #Le Messie

 

Car ainsi parle l’Éternel des armées : Encore un peu de temps, et j’ébranlerai les cieux et la terre, la mer et le sec. J’ébranlerai toutes les nations. Les trésors de toutes les nations viendront, et je remplirai de gloire cette maison, dit l’Éternel des armées. » Aggée 2.6-7, Segond NEG. La maison dont il est question ici est le temple de Jérusalem, reconstruit au retour de la déportation à Babylone. Achevé vers 516 av. J.-C., il a été agrandi et embelli, par le roi Hérode notamment, juste avant la venue du Messie.

Les trésors de toutes les nations à Jérusalem ! Voilà de quoi alimenter bien des phantasmes sionistes. Cependant, d’un point de vue messianique, cette prophétie d’Aggée a trouvé un bel accomplissement dans la venue de Jésus-Christ, « Dieu manifesté en chair ». 1 Timothée 3.16. Car voilà bien le Trésor que nous, les nations, attendions !

Présenté au temple pour sa circoncision, Jésus « entre dans son temple » (Habacuc 2.20) en tant que nouveau-né. Peu de gloire visible, mais une belle annonce de notre nouvelle naissance, lorsque nous sommes conquis par l’Agneau immolé (Apocalypse 5.6). Car alors le Saint-Esprit nous rattache aussi au temple céleste en entrant en nous.

C’est au temple encore que le Messie trouve sa vocation d’Agneau du Père et de l’humanité, à l’âge de 12 ans. C’est dans le temple céleste, en admirant Jésus, le Grand-Prêtre de l’humanité, que nous trouvons notre vocation de serviteurs de l’humanité. Car alors nous devenons membres d’un royaume de prêtres : un vrai trésor pour Dieu !

C’est à l’âge mûr enfin que le Christ a montré son autorité divine sur les lieux saints dont il avait ordonné la construction quatorze siècles plus tôt. En chassant les marchands du temple, Jésus affirme la vocation première de ce lieu : être « une maison de prière pour toutes les nations ». Marc 11.17. De même, la maturité spirituelle des fidèles de Jésus leur permettra bientôt, espérons-le, de purifier l’Église afin d’en faire un foyer pour le Saint-Esprit et pour toute nation, toute langue et tout peuple. Car alors le divin Grand-Prêtre pourra enfin sortir des lieux saints célestes et revenir chercher une épouse qui l’attendra vraiment.

L’Éternel entrant « dans son saint temple », voilà le Trésor des trésors que les nations attendaient et attendent, depuis le départ du jardin d’Éden. « Que toute la terre fasse silence devant lui ! » béate d’admiration. Habacuc 2.20.

Le Créateur des univers a épousé l’humanité perdue, défendant sa cause pour l’adopter dans sa famille divine. Il fallait bien cela pour remplir « de gloire » notre « maison » maudite, en face de l’univers. Mais, pour redonner à notre maison humaine de la beauté et de la pureté, il fallait aussi que l’Éternel ébranle « toutes les nations », qu’il rassemble en lui notre race déchue et qu’il en assume le châtiment éternel. La venue du Trésor des Cieux dans son temple de chair ne visait rien de moins !

Le prophète Jérémie l’annonçait ainsi : « Israël, si tu reviens, si tu reviens à moi, dit l’Éternel, si tu ôtes tes abominations de devant moi, tu ne seras plus errant. 2Si tu jures : L’Éternel est vivant ! avec vérité, avec droiture et avec justice, alors les nations seront bénies en lui et se glorifieront en lui [le Messie]. » Jérémie 4.1-2.

Le Délice de l’humanité

Dans le texte hébreu d’Aggée 2.7, le prophète évoque le caractère unique du Messie en déclinant le mot « trésor » (hremed) au singulier (et au féminin !). Pourtant le verbe « venir » qui suit est bien conjugué au pluriel, d’où la traduction courante : « les trésors… viendront ». Mais le texte hébreu se lit : « le trésor [hremed]… viendront ».

Si le Trésor, le délice, le désir des nations, « viendront », comme l’écrit Aggée, alors le Messie viendra comme un être pluriel : le nouvel Adam qui nous fait tous renaître à la meilleure version de nous-mêmes. Nous devenons le bijou précieux du Père, qu’il fait valoir devant le tribunal céleste !

Dans Cantique 5.16, le même mot hremed (délice, désiré) est décliné au masculin pluriel : « toute sa personne est pleine de charmes », devrait-on traduire. Car Jésus a plus d’un charme dans sa délicieuse panoplie : affection, douceur, humilité, patience : beauté de la sainteté !

Toutes les nations glorifiées « en lui », rassemblées à l’intérieur de l’Éternel, dans le Temple des temples ! Voilà le plus grand trésor d’amour et d’unité jamais désiré. D’ailleurs la racine hébraïque hremed, traduite par « trésors » en Aggée 2.7, signifie en même temps délice et désir. Elle qualifie particulièrement bien le Messie Jésus, dont toute la personne « est pleine de charme », ou « désirable ». Cantique 5.16 (où la même racine hébraïque hremed est employée).

Dieu voulait qu’en son Fils nous redevenions son trésor et son délice. Car « d’un pays de délices [hremed] », nous avons « fait un désert ». Zacharie 7.14. Cette lamentation s’applique à la fois à notre planète détériorée et à notre nature dégradée par Satan. Notre race a été désertée par le Saint-Esprit et est devenue une habitation de démons ! C’est pourquoi l’Éternel annonce : « Tous tes trésors je les donne comme butin à cause de ton péché. » Jérémie 17.3 (où un autre mot hébreu est employé pour « trésors »). Tout ce que l’humanité pense posséder de beau et de riche est abandonné à l’ennemi, voué à disparaître, maudit. C’est ce que l’Éternel lui-même va vivre sur la croix : être l’humanité soumise au poids écrasant du mal, à l’intérieur, et livrée à la violence des démons, à l’extérieur. Mais tel est pris qui croyait prendre : toute la cruauté de Satan n’a pas réussi à faire descendre le divin Messie de la croix. Alors que Satan voulait anéantir ainsi le travail laborieux du Messie incarné, c’est la chair, l’humanité pécheresse, qui a été anéantie et non le labeur messianique. Les « trésors » de la chair, c’est-à-dire nous, le domaine de Lucifer sur lequel il espérait régner pour toujours, ont été pillés. Le butin de Jésus-Christ est immense ! La chair et le sang ne pouvaient pas hériter du royaume céleste. Mais l’humanité, justifiée dans la mort du Messie et glorifiée dans sa résurrection, devient cohéritière avec lui. Le divin Fils a déployé des trésors de passion et de douceur pour hériter la Terre. Incroyable victoire du « Dieu héroïque » (Ésaïe 9.5, hébreu), plus fort que Satan et digne d’être le coffre de tous les trésors vivants de la Terre et de l’univers ! — GS

Publié initialement dans la rubrique « L'évangile dans l'Ancien Testament » de Jésus, Reviens ! revue bimestrielle de l'association Sentinelle des temps. Reproduit avec autorisation. 
Retrouvez tous les sommaires de Jésus, Reviens ! dans la Trousse de secours pour les temps de la fin, ou en contactant directement l'association (voir coordonnées ci-dessous).

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