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Daniel : une lumière à Babylone

Jésus de Nazareth, le premier-né de l’humanité

5 Mai 2026 , Rédigé par Misha Publié dans #Jésus, Reviens !, #Textes commentés

« Joseph s’étant réveillé fit ce que l’ange du Seigneur lui avait ordonné, et il prit sa femme avec lui. Mais il ne la connut point jusqu’à ce qu’elle eût enfanté un fils, auquel il donna le nom de Jésus. » Mathieu 1.24-25, Segond. Ce petit texte n’a l’air de rien. Il ne contient pas de grandes déclarations théologiques. Pourtant il rapporte une des sept étapes clés de la vie de Jésus-Christ, notre Sauveur et notre Dieu. Aussi, très tôt dans l’histoire du christianisme, Satan et ses démons ont poussés des hommes à remettre en question cette réalité de l’évangile et à altérer les écrits originaux par lesquels cette bonne nouvelle nous est parvenue.

Dans les meilleurs manuscrits du NT, le texte grec du v. 25 est différent du texte choisi par les traductions Segond. Il porte : « Mais il ne la connut point jusqu’à ce qu’elle eût enfanté son fils premier-né. » Ostervald. Le texte grec dit plus précisément : « jusqu’à ce qu’elle eût enfanté son fils, le premier né ». Pourtant cette version du texte original est reléguée en note de bas de page par les éditeurs du NT en grec. Elle est donc moins souvent choisie par les traducteurs, d’où la version fréquente : « jusqu’à ce qu’elle eût enfanté un fils ». « Un fils » au lieu de « son fils, le premier-né », il y a là au minimum une perte d’information.

Un examen des sources manuscrites révèle que la variante « un fils » se trouve dans une minorité de manuscrits considérés à tort comme plus fiables parce que plus anciens. Cependant ces manuscrits proviennent de la région d’Alexandrie, en Égypte. Ils ont été copiés dans des milieux chrétiens pollués doctrinalement par les hérésies opposées à la pleine divinité ou à la pleine humanité de Jésus-Christ. Comme par hasard, dès que l’on parle de la personne de Jésus, ces manuscrits divergent d’avec les manuscrits provenant des autres régions du bassin méditerranéen, comme l’Asie Mineure (actuelle Turquie). Plus humide que l’Égypte, l’Asie Mineure est moins propice à la longue conservation des manuscrits. Ses manuscrits sont donc moins anciens. Mais cette région a l’avantage incomparable d’avoir été imprégnée par l’enseignement de l’apôtre Paul pendant ses voyages infatigables dans le Nord du Bassin méditerranéen.

Le texte le plus fiable de Mathieu 1.25, celui de la majorité des manuscrits, nous livre deux informations clés pour recevoir correctement le message de l’incarnation :

— Jésus est le fils de Marie (« son fils », et non « un fils ») ; Jésus est donc exactement de la même chair qu’elle et de la même chair que nous.

— Jésus est en même temps « le premier né », et non le premier né de Marie seulement, comme pourraient le laisser penser les versions Ostervald, Darby, Martin et d’autres.

Or le premier-né est, bibliquement parlant, le prêtre de la famille, son chef social et militaire, l’héritier de la famille actuelle et l’ancêtre désigné de la famille future1. En s’incarnant, le Fils éternel de Dieu est donc devenu le prêtre, le chef, l’héritier et l’ancêtre de l’humanité. Il est le nouvel Adam, l’Homme qui contient tous les hommes. Face à une information aussi étonnante, beaucoup de croyants sont tentés comme certains disciples de renier ce fondement de l’histoire évangélique. Aussi Jésus nous adresse, comme à eux, cette question, anxieuse car pleine de tendre passion pour l’humanité qu’il est devenu : « Et vous, ne voulez-vous pas aussi vous en aller ? Simon Pierre lui répondit : Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Et nous avons cru et nous avons connu que tu es [le Christ,] le Saint de Dieu. » Jean 6.67-69, Segond NEG 1979.

« Le Christ » est mis ici entre crochets par les traducteurs. Pourtant ces mots font partie des manuscrits les plus nombreux et les plus fiables ! Jésus de Nazareth est bien l’Oint, le Messie, le Christ de l’Éternel. Impossible pour Jésus de récapituler l’humanité en lui, s’il n’est pas aussi le Créateur. Impossible pour lui de devenir le nouveau chef de famille de l’humanité s’il n’est pas aussi membre à part entière de la famille éternelle d’Élohim. Les passages mis entre crochets dans nos versions de la Bible ne sont pas plus douteux que le reste, comme on pourrait le croire : au contraire, ils font partie des passages les plus essentiels !

Cependant ce texte de Jean a été aussi attaqué par rapport à l’humanité du Fils de Dieu. En effet, l’expression « le saint de Dieu », provient de manuscrits corrompus, influencés par l’idée que Dieu ne pourrait pas vraiment habiter dans une chair corrompue par le péché. Mais les meilleurs manuscrits portent : « Nous avons connu que tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. » Jean 6.69, Ostervald.

C’est autre chose ! Jésus était bien de notre chair et de nos os, mais il était aussi le Fils, celui qui provient directement « du Dieu vivant ». Il est rattaché par nature au Dieu vivant. Si le Dieu saint ne pouvait pas demeurer dans notre chair, comme le croyaient les Babyloniens (Daniel 2.11), comment ferait le Saint-Esprit pour habiter en nous ? Face à l’altération du texte du NT, ne vous découragez pas, mais gardez votre stylo sous la main pour annoter votre Bible ! Dieu voulant, nous verrons d’autres modifications du texte original dans les prochains numéros.  — GS

 

Publié initialement dans la rubrique « A la lumière des textes bibliques originaux » de Jésus, Reviens ! revue bimestrielle de l'association Sentinelle des temps. Reproduit avec autorisation. 
Retrouvez tous les sommaires de Jésus, Reviens ! dans la Trousse de secours pour les temps de la fin, ou en contactant directement l'association (voir coordonnées ci-dessous).

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