Le plus grand miracle du Christ
Pour le Fils éternel, être « Dieu avec nous » a constitué une performance unique et prodigieuse. Analyse d’un passage éclairant du livre Jésus-Christ, au sujet de la vraie divinité du Messie bien aimé.
/image%2F1604043%2F20260408%2Fob_e9844e_les-miracles-de-christ-nous-transforme.png)
Le livre Jésus-Christ est une mine d’émerveillements devant la bonté que la Divinité a manifestée dans son plan de sauvetage de l’humanité. Dans son édition originale anglaise, l’ouvrage porte le titre de The Desire of Ages, peut-être une allusion au « désir de toutes les nations » de Aggée 2.7 (version King James). Au chapitre 44, intitulé « Le véritable signe », Ellen White dévoile un aspect de la divinité de Jésus-Christ souvent passé trop rapidement en revue. Vers le milieu du chapitre, elle écrit :
« Tout miracle accompli par le Christ était un signe de sa divinité. » Rien de bien surprenant, me direz-vous. Mais lisez bien : Ellen parle d’un signe de sa divinité : il y en a donc d’autres. Alors quel est le signe par excellence, celui qui reprend tous les autres signes ? Ellen poursuit :
« Il faisait exactement l’œuvre qui avait été prédite comme étant celle du Messie1 ; pourtant les pharisiens considéraient les œuvres miséricordieuses du Christ comme des délits. Les chefs de la nation juive voyaient la souffrance humaine avec une parfaite indifférence ; dans bien des cas, leur égoïsme et leur oppression étaient la cause des souffrances que le Christ soulageait. Ses miracles étaient, par conséquent, un blâme à leur adresse. »
D’accord, me direz-vous, voilà une description du contexte historique et l’explication du rejet de la messianité de Jésus par les religieux de son époque. Mais le fameux signe, où est-il ? Il arrive ensuite :
« Les Juifs furent amenés à rejeter l’œuvre du Sauveur par les preuves les plus évidentes de son caractère2 divin. Le fait que ses miracles avaient pour but le bien de l’humanité en fait ressortir la vraie signification. » Ah ! Si vous êtes attentif, vous devez percevoir ici quelque chose d’autre. À côté des preuves « les plus évidentes » de sa nature divine, les miracles, il y a une autre preuve, moins apparente mais plus pertinente. La signature de Dieu serait non dans le miracle lui-même mais dans le but visé : « le bien de l’humanité ». Dieu voulant nous faire du bien : voilà à quoi on reconnaît salutairement que Jésus est Dieu ! La « vraie signification » du miracle est donc plus importante que le miracle lui-même. Aussi Ellen poursuit :
« La preuve la plus évidente de son origine divine, c’est que le caractère de Dieu était révélé dans sa vie. Il accomplissait les œuvres et il prononçait les paroles de Dieu. Une telle vie est le plus grand des miracles. »
Au passage, jamais Ellen n’écrirait ainsi si elle croyait que Jésus avait une nature humaine non déchue (spirituelle ou physique), comme celle d’Adam avant le péché. Car pour que la révélation du caractère de Dieu dans la vie de Jésus soit une « preuve » de « son origine divine », il a fallu que cette révélation soit vraiment unique, inimaginable. Or, si le Fils de Dieu avait porté une nature humaine sans péché, sa vie sans péché n’aurait rien eu de miraculeux. Au contraire, dans une nature humaine identique à la nôtre et en ayant renoncé à utiliser sa puissance divine, il lui fallait toute l’aide et la force extraordinaires du Saint-Esprit pour parvenir à repousser le mal et lui résister avec succès.
Cependant gardons bien à l’esprit que le propos d’Ellen ici n’est pas de discuter de la nature humaine ou divine de Jésus mais de montrer comment il a été divin et humain en même temps, par quelles œuvres, par quel état d’esprit personnel et par quel style de vie. C’est là une démarche authentiquement évangélique, plutôt que théologique.
Accomplir « les œuvres » de Dieu, prononcer « les paroles de Dieu », partout et toujours, y compris à Gethsémané et à la croix, tout en portant la nature humaine déchue et même, finalement, la culpabilité du monde, est en effet « le plus grand des miracles », comme s’en extasie Ellen. Il faut être Dieu pour réaliser une telle performance sans fautes. Mais il faut être Dieu avec nous pour réaliser une telle performance sans tricher. C’est là le miracle de l’Amour.
« Beaucoup, comme les Juifs, disent aussi aujourd’hui, quand on leur présente le message de la vérité : Montrez-nous un signe. Faites-nous un miracle. Le Christ n’accorda aucun miracle aux pharisiens. Il n’en avait pas non plus accordé à Satan au désert de la tentation. Ce n’est pas pour nous faire valoir nous-mêmes ou pour satisfaire les exigences de l’incrédulité ou de l’orgueil qu’il nous communique sa puissance. Néanmoins l’Évangile n’est pas privé du signe de son origine divine. N’est-ce pas un miracle que nous puissions briser l’esclavage de Satan ? L’inimitié contre Satan ne naît pas naturellement dans le cœur humain ; c’est la grâce de Dieu qui la produit. Un miracle s’accomplit chaque fois que quelqu’un, d’abord dominé par une volonté opiniâtre et capricieuse, se soumet ensuite de bon cœur à l’attirance divine ; chaque fois qu’un homme, dupe de l’erreur, arrive à comprendre la vérité morale. »
C’est là que le bouleversement commence. C’est là que, nous aussi, si nous nous laissons émerveiller, nous commençons à vivre une telle vie, imparfaitement mais sûrement. Tout ce que l’homme peut rêver de désirer est là. Tout ce que Dieu désirait depuis toujours, une communion d’amour avec ses créatures, s’exprime dans l’incarnation.
« Le changement du cœur humain, conclut Ellen, la transformation du caractère, est un miracle par lequel se révèle un Sauveur toujours vivant, déployant son activité pour délivrer les âmes. Une vie conséquente, en Christ, est un grand miracle. Voici le signe qui devrait, aujourd’hui et toujours, accompagner la prédication de la Parole divine : la présence du Saint-Esprit, donnant de l’efficacité à la Parole pour la régénération de ceux qui l’écoutent. C’est ainsi que Dieu atteste au monde la divine mission de son Fils. » Notre conversion : voilà le signe ultime de la divinité de Jésus qui doit être montré au monde ! — GS
1. Ici l’édition française remplace le sujet de la phrase — le Christ — par « les Juifs », ce qui donne : « Les Juifs comprenaient l’œuvre annoncée comme devant être celle du Messie.»
2. Ici l’édition française, peut-être pour éviter la répétition du mot « caractère » employé ensuite, a remplacé ce mot par le mot « nature ». Cependant Ellen ne discute pas ici de la nature divine elle-même mais des actes d’amour de la Divinité.
Publié initialement dans la rubrique « Ellen White et le don de prophétie » de Jésus, Reviens ! revue bimestrielle de l'association Sentinelle des temps. Reproduit avec autorisation.
Retrouvez tous les sommaires de Jésus, Reviens ! dans la Trousse de secours pour les temps de la fin, ou en contactant directement l'association (voir coordonnées ci-dessous).
Depuis janvier 2025, Jésus, Reviens ! est en couleurs :
/image%2F1604043%2F20251202%2Fob_9357e8_jesus-reviens-7-6-logo.jpg)
/image%2F1604043%2F20251202%2Fob_a2fcfd_huit-pages-et-sept-rubriques-regulie.png)
/image%2F1604043%2F20260824%2Fob_49feef_coordonnees-sentinelle-des-temps-r.png)
/image%2F1604043%2F20161105%2Fob_1f1d0c_bible3.gif)