Les bienfaits spirituels du LSD… ou de la croix de Jésus-Christ ?
Selon plusieurs études scientifiques, les « produits » expérimentés avec plus ou moins de bonheur par les hippies dans les années 1960 et 1970 feraient des merveilles pour la santé psychique. LSD, psilocybine et autres champignons hallucinogènes seraient beaucoup plus efficaces que les médicaments utilisés actuellement contre la dépression. Le très sérieux Journal of Psychopharmacology note que le LSD pourrait guérir l’alcoolisme et aurait un impact positif sur les troubles anxieux en général. Même l’ectasy, plus récente, a fait l’objet d’essais cliniques prometteurs sur le stress post-traumatique.
« Se pourrait-il, demande le journaliste scientifique Xavier Bazin, que ces substances puissent pousser à ralentir sa vie, à profiter de chaque instant et à stopper l’accumulation à tout prix* ? » Le chimiste Albert Hoffman qui a découvert le LSD en 1938 le croyait : cette molécule offre « non seulement un potentiel thérapeutique, mais un baume spirituel face à une société matérialiste, industrialisée et appauvrie spirituellement, qui a perdu sa connexion à la nature ».
L’effet thérapeutique des substances hallucinogènes a été révélé dès les années 1950. Cependant le mode de vie et la pensée antimatérialistes des hippies a pu inquiéter ceux qui se souciaient avant tout de contrôler la société de consommation dont ils tiraient des profits colossaux. En conséquence, les gouvernements ont rapidement interdit les travaux sur ce sujet, États-Unis en tête… Interrompue dès les années 1970, la recherche a repris seulement dans les années 2000. Résultat, aujourd’hui, les psychiatres n’ont guère autre chose à prescrire que des médicaments peu efficaces et porteurs d’effets indésirables, parfois dangereux. Car ces médicaments sont nettement plus rentables pour ceux qui les fabriquent que d’autres molécules moins artificielles.
L’égoïsme ! voilà bien la source de tous nos maux. En accord avec les recherches médicales les plus récentes, la Bible nous confirme que toutes nos maladies prennent leurs racines dans notre esprit. Si des substances hallucinogènes, sur prescription et à des doses adaptées, peuvent se révéler efficaces sur notre mal profond, c’est qu’elles produisent un effet sur notre esprit. L’acteur américain Cary Grant en a fait l’expérience. Après plus de soixante sessions de psychothérapie facilitée par la prise de LSD, il a déclaré être devenu « un homme heureux ». Il a donc arrêté sa carrière au cinéma pour mener une vie plus normale, en 1962.
L’expérience de la « dissolution du moi »
/image%2F1604043%2F20260316%2Fob_4c2f4f_l-etre-cosmique-et-l-observateur-soli.png)
Examinons alors, d’un point de vue biblique, le témoignage de ceux qui ont essayé le LSD ou des substances analogues. Xavier Bazin rapporte que ces personnes ont eu le sentiment d’accéder à la « réalité ultime ». Or le Créateur n’est-il pas précisément cette réalité ? Pour la Bible, tout le reste, au moins sur Terre, n’est qu’un simple brume matinale passagère, « « vapeur des vapeurs » comme l’exprime le texte hébreu d’Ecclésiaste 1.2.
« Prendre des champignons contre ma dépression m’a guéri de mon athéisme », témoigne l’écrivain Raphael Petersen, « j’ai eu du mal à mettre des mots sur une rencontre qui semblait plus réelle que la réalité de tous les jours ». Une rencontre ? Il explique : « Au pic de mon expérience, mon sentiment de “soi ”s’est dissout et je me suis unifié avec une force permanente qui pénètre toute l’existence – quelque chose qui semblait conscient, vaste, bienveillant, éternel, en paix et incroyablement important. » Conscient, bienveillant, en paix, incroyablement important… voilà les caractéristiques d’une Personne plutôt que d’une « chose » !
Xavier Bazin observe que le sentiment de dissolution du moi revient souvent dans les témoignages. Or, la perte du moi, n’est-ce pas là la définition de l’expérience de la croix ? Être « crucifié avec Christ » (Galates 2.20), n’est-ce pas être libéré de soi, porté par Christ jusque dans le néant ? Car Christ est le représentant de l’humanité. Il est l’Homme-Dieu, l’Homme qui contient tous les êtres humains, un peu comme Adam dans le jardin d’Éden. Lire Romains 5.12-21 ; 1 Corinthiens 15. Par suite, dans la pensée inclusive hébraïque, tout ce qui arrive à Christ arrive à l’humanité : vie parfaite, mort infernale, résurrection glorieuse : c’est notre nouvelle histoire ! Comme le vivait l'apôtre Paul, « nous sommes devenus une même plante avec lui. » Lire Romains 6.
Être libéré, par la croix, de toute préoccupation pour soi, c’est se voir inclus dans cet Être divin, parfaitement sécure pour toujours. Adieu la dépression, à Dieu sur la croix les angoisses mortelles ! À nous la vie de l’Esprit, dans l’amour, la joie et la paix ! Galates 5.22. Dommage que les chrétiens aient trop rarement vécu cette expérience. Faute de témoins crédibles, Dieu a dû recourir à d’autres moyens pour se rappeler, un peu, au bon souvenir des hommes. Les substances hallucinogènes en feraient-elles partie ?
/image%2F1604043%2F20260316%2Fob_66ecc3_lumiere-divine-autour-du-christ-en-cr.png)
Voici le témoignage de John Hayes, un volontaire de la première étude réalisée sur la psilocybine par l’université John Hopkins aux États-Unis : « J’ai eu l’impression, écrit-il, que des mystères étaient dévoilés, et pourtant le sentiment que tout était familier, comme si on me rappelait des choses que je savais déjà. » Serait-ce une réminiscence de la relation bienfaisante que l’humanité entretenait avec son Créateur aux origines du monde ? Possible !
« J’ai eu la sensation, continue John Hayes, d’une initiation dans des dimensions de l’existence auxquelles la plupart des gens n’accèdent jamais, notamment le sentiment précis que la mort est illusoire, en ce sens qu’il s’agit d’attendre un autre aspect de notre existence, que nous sommes issus d’une éternité que nous allons rejoindre. » Sur la mort, la Bible va dans le même sens, mais elle le fait dans le cadre d’une approche plus holistique de l’être humain.
La Bible révèle que notre origine réside en Celui qui est la Parole, car, pour elle, la parole a précédé la matière. Genèse 1 ; Jean 1. Nous sommes donc bien « issus d’une éternité » mais plus précisément de « l’Éternel », YOHEVAH, celui des trois éternels qui deviendra Jésus-Christ. Car, contrairement au bouddhisme, la Bible reconnaît, avec la science, que nous ne sommes pas éternels en nous-mêmes. La Bible rejette le dualisme. Pourtant elle nous assure que nous ne sommes pas effacés de la mémoire de l’univers à notre décès. Lorsque nous expirons, le souffle vital donné par le Créateur retourne à lui. Ecclésiaste 12.9. La famille divine le conserve précieusement en vue de la résurrection.
Résurrection plutôt que réincarnation ? Oui, car un juste jugement doit être rendu concernant le sort final de chacun. Ésaïe 26.19-21. Il y a un jugement, il y a donc un procès : c’est l’apport unique de la pensée hébraïque. La Divinité est en procès car un conflit cosmique a troublé la paix universelle et Dieu y est accusé à tort d’en être responsable. Job 1 ; Daniel 7 ; Apocalypse 12. Ce conflit doit être résolu, définitivement, avant toute entrée durable dans une paix cosmique.
Vers un Dieu pacifique et universel
La contre-culture hippie des années 1960 était pacifique, antimatérialiste et spiritualiste. Or ces trois traits de caractère ne sont pas sans évoquer le Dieu de la Bible : « La sagesse d’en haut est premièrement pure, ensuite pacifique. » Jacques 3.17. Les auteurs de la Bible veulent élever nos esprits vers le monde spirituel. 1 Corinthiens 2.14. Ils ramènent sans cesse notre attention sur les choses durables. 2 Corinthiens 4.17-18. « Dieu est esprit. » Jean 4.23-24. Si l’Esprit de Dieu habite dans un homme, il ne vivra plus « selon la chair », mais selon l’Esprit. Romains 8.8-9. Il ne pourra donc pas rester matérialiste. À l’inverse, sans l’Esprit, il est impossible d’entrer dans le « royaume de Dieu ». Jean 3.5.
Le mouvement hippie des années 1960, privé de l’éclairage des Écritures, aura seulement goûté aux prémices de cette expérience spirituelle. L’égoïsme, attaché héréditairement à la nature humaine, l’aura empêché de connaître tous les bienfaits du don de soi, cette caractéristique divine dont la croix témoigne avec force. Cependant, par le biais de substances hallucinogènes, des êtres humains, de prime abord non croyants, ont pu percevoir quelque chose de la paix profonde qui habite le Créateur des mondes. Ils ont entrevu la beauté de son amour infini, libre de tout égocentrisme. Ils ont rencontré l’Être cosmique, sans le connaître nommément. Sous l’effet de substances, qui devaient être utilisées uniquement dans un cadre médical, quelque chose s’est débloqué dans leur cerveau, au moins temporairement. Ils ont vu alors quelque chose qu’ils ne parvenaient pas à voir autrement, parce qu’ils ne regardaient pas au bon endroit : à la croix.
/image%2F1604043%2F20260316%2Fob_2f1dd2_arbre-lumineux-dans-un-jardin-celeste.png)
L’amour de Dieu pour l’être humain ne se laisse pas arrêter par les barrières que les religions ont dressées entre lui et nous. Par le don de son Fils, le Père a environné notre globe d’une atmosphère de grâce tout aussi réelle que l’air qui circule autour du globe. De sorte que tout le monde y a accès, croyant ou non, connaisseur de l’évangile ou non. Il suffit de s’arrêter et de prendre une bonne inspiration, euh… sans fumée de préférence, pour votre santé !
Quel est alors l’avantage du croyant ? Il est grand de toute manière, car la bonne nouvelle lui a été confiée… pourvu qu’il la partage ! Elle produira sur les auditeurs des effets au minimum comparables à ceux du LSD. Elle libérera celui qui croit. Elle libérera le croyant de lui-même, de son égo et du souci pour soi, pour le rattacher au Créateur pour toujours. Car le Dieu tripartite de la Bible est amour, donc relations. Il ignore le souci pour soi : il est libre d’aimer, même ceux qui le détestent, même ceux qui ignorent l’essentiel sur lui ! —
* Source des informations utilisées dans cet article : Xavier BAZIN, Anxiété, dépression, trauma, addictions : un remède « spirituel », sur https://www.xavier-bazin.fr/anxiete-depression-trauma-addictions-un-remede-spirituel/.
/image%2F1604043%2F20161105%2Fob_1f1d0c_bible3.gif)