Daniel : une lumière à Babylone

Les musiques actuelles amplifiées

23 Septembre 2011 Publié dans #Musique et spiritualité

Définition

On appelle musiques actuelles amplifiées (M.A.A.) toutes les musiques populaires produites après 1950, soit en gros après la Seconde Guerre mondiale. La première et la plus célèbre forme de M.A.A. est le rock ’n roll, qui donne son esprit et ses moyens musicaux à toutes les formes postérieures : rocks divers et variés, musiques pop, dance music, musique électronique et autres, avec des colorations orchestrales et rythmiques différentes selon les époques et/ou les milieux culturels touchés par le phénomène (reggae, zouk) et, récemment, des emprunts à la musique folklorique (world music, musique celtique, etc.). Actuellement toutes les formes de musique populaire ou de variétés se sont refondues dans ce nouveau moule culturel et empruntent au moins certaines des caractéristiques du rock.

 

Caractéristiques musicales

Phénomène d’une ampleur et d’une puissance sans précédent dans l’histoire des civilisations, le rock ’n roll a imprimé sa marque à toutes les cultures du monde, au point que l’on reconnaît parfois son empreinte rythmique jusque dans la façon de jouer les chansons populaires d’autrefois, lorsque l’on écoute nos accordéonistes du métro. La principale caractéristique rythmique du rock est le grossissement exagéré de la pulsation au détriment du rythme. Ce déséquilibre culmine dans la « musique » dite « techno » mais il a contaminé tous les autres styles, à des degrés divers. La chanson et les variétés n’y ont pas échappé.

Rappelons que la pulsation est l’élément moteur sous-jacent de la musique, l’unité commune qui l’anime. La pulsation permet au rythme de s’épanouir, dans toute sa diversité. Le meilleur exemple en est celui du style classique, ou l’équilibre entre la diversité rythmique et l’unité de la composition atteint des sommets inégalés de beauté expressive (il y a plus de rythmes différents dans une simple phrase de Mozart que dans dix chansons pop). Au contraire, dans les musiques rocks et dérivés, l’importance excessive de la pulsation détruit purement et simplement l’expression rythmique et pousse le musicien à multiplier les rythmes décalés pour compenser cette monotonie. Cela ne fait qu’accroître le déséquilibre sans parvenir à rétablir une saine diversité rythmique. D’autres styles tentent de pallier à ce problème par un monnayage rythmique plus important et systématique, rendu facile par l’usage des générateurs de rythmes électroniques. Mais cela produit seulement une surenchère de batteries et de décibels sans restaurer le paramètre artistique défaillant. Ainsi la deuxième caractéristique des musiques actuelles amplifiées (M.A.A.) est l’aspect répétitif et mécaniste du rythme.

La quasi-totalité des M.A.A. se présente en effet comme un montage sonore, mécanique, d’éléments eux-mêmes mécaniques, de façon à produire un bruit quasi-hypnotique, plus ou moins coloré par quelques gadgets « d’orchestration » (percussions particulières, sons synthétiques, bruitages ou effets vocaux). L’unité est devenue uniformité et l’œuvre d’art a été rabaissée au rang de machine. L’uniformité des M.A.A. se retrouve aussi dans la dictature quasi totale du rythme binaire et de la mesure à quatre temps, nivellement produit par le rock ’n roll de nos grands parents (le vieux slow des années 1960, ternaire mais bien à quatre temps, fait figure d’exception partielle). On trouve, il est vrai, une expression musicale plus authentique dans la chanson, même si la musique y est souvent rabaissée au rang de simple outil destiné à mettre en valeur un texte (et un artiste…). Il est pourtant frappant de constater que même dans une très classique chanson de Barbara, par exemple, on peut rencontrer une percussion typiquement rock et le même décalage des accents sur les 2e et 4e temps de la mesure, décalage contre-nature et hypnotique quand il est systématique. L’esprit rock a réellement contaminé toutes les formes d’expression musicale.

On ne trouve aucun développement musical ni thématique et peu d’architecture musicale réelle ou de rhétorique musicale dans les M.A.A. C’est un assemblage de sons utilisés pour eux-mêmes. Cela est typique de la musique occidentale après 1950 : les M.A.A. sont des musiques authentiquement « contemporaines » car elle sont conçues à partir de sons et non plus de notes, contrairement peut-être aux apparences. Or, dans les M.A.A., les sons sont utilisés pour leurs effets immédiats produits sur le corps et l’esprit humain, d’où l’aspect manipulateur de ces « musiques ». Nous touchons là la troisième caractéristique des musiques rocks et dérivées, et sans doute la plus importante. Précédemment, au moins dans la musique occidentale, les sons n’étaient que le résultat d’un langage musical, le moyen d’exprimer un discours, évocateur de multiples sentiments possibles. Selon l’effort mental produit par l’auditeur, celui-ci pouvait accéder à toute une gamme d’émotions, plus ou moins profondes en fonction de son histoire et de son arrière-plan culturel propre. Dans les musiques rocks et dérivés, l’émotion, et c’est nouveau, découle directement des sons eux-mêmes, et l’auditeur exerce très peu de contrôle sur ce phénomène, qu’on en juge :

    Les accents de la voix communiquent plus d’émotions que le sens des paroles (encore que le texte soit rarement innocent). On utilise volontiers des registres contre-nature (très aigu pour les hommes, très grave pour les femmes). Parfois le son véhicule un message différent ou opposé à celui des paroles. L’exemple le plus caricatural est celui du rock « chrétien » (sic) ou, par exemple, les paroles veulent dire « Jésus, je t’aime, je veux te servir », tandis que la musique et les inflexions de la voix, héritées du rythm’n blues, du gospel ou des variétés anglo-saxonnes, « disent » clairement : « Jésus, baise-moi ! » (sic). Or l’influence du Jésus hippie et superstar a pénétré quasiment toutes les musiques chrétiennes.

     Le déluge métallique des percussions, mises en premier plan, tentant de combler le vide rythmique, soumettent l’esprit humain à une pression émotionnelle intense, proportionnelle à la pression acoustique exercée par ces instruments sur l’oreille humaine. La surdité n’en est pas la conséquence la plus grave : les dommages sur le système nerveux, donc sur le cerveau, et donc sur la pensée, sont incalculables. Utilisées de la sorte, les percussions sont un véritable anesthésiant mental, qui permet d’échapper aux soucis du quotidien ou incite les fidèles à donner plus d’argent (les sectes l’ont bien compris).

     Le volume sonore, toujours élevé au dessus des normes médicalement acceptable, devient le paramètre musical déterminant pour obtenir une réponse du public, au détriment de la nuance, quasi-inexistante. La musique, « jouissance » nouvelle, est perçue de plus en plus direc­tement par le corps sans que l’esprit ait l’occasion d’exercer un jugement critique au préalable. D’où l’aspect hypnotique des M.A.A.

    L’usage d’instruments électriquement amplifiés (guitare et guitare basse surtout) soumet le cerveau humain à un stress intense, perçu à tort comme un plaisir. Par ses effets secondaires sur le système cérébro-spinal, et donc indirectement sur le système hormonal, ces sons véritablement infernaux (quel que soit le style musical) agissent comme une drogue. Ces bruits intenses, distordus par l’amplification, n’ont en effet plus de rapport acoustique commun avec les sons naturels, avec les sons produits par la voix humaine (non amplifiée) en particulier.

Ainsi l’usage systématique des sons amplifiés et du volume sonore élevé, à eux seuls, expliquent déjà comment cette musique, dans sa nature sonore même, n’est pas humaine. Elle nous impose directement ses émotions, de façon hypnotique, sans possibilité d’évaluation personnelle. Le musicien, grisé de pouvoir, est une sorte de médium entre le public et ce bruit venu d’ailleurs. L’enrichissement extrême du son, en harmonique aiguës notamment, expose l’esprit humain à un véritable envoûtement sonore, abaisse les barrières morales et sexuelles (c’est l’effet recherché) et fait le vide dans l’esprit humain tout aussi sûrement que la méditation transcendantale. L’esprit humain devient alors le récipient de toutes sortes d’émotions primaires et de pulsions destructrices.

Dans les années 1950, lorsque Bill Haley, un des pionniers du rock ’n roll, donna son premier concert à Paris, ce fut un franc succès. Pourtant, au cours du concert, les musiciens durent supplier le public de ne pas jeter d’objets en verre sur eux ! C’était pourtant, chez ce public encore vierge, la réaction la plus naturelle, demandée par la musique elle-même ! On était encore très loin du hard-rock et de ses rituels sanguinaires venus du fond des âges, comme ceux pratiqués jusque sur scène par le transsexuel Marylin Manson, par exemple. Mais le hard-rock n’est qu’un lieu particulier parmi d’autres. En réalité, les principes musicaux et les usages instrumentaux que nous venons d’évoquer ont pénétré, à des degrés divers, tous les genres musicaux de la planète. Le mouvement rock a singulièrement uniformisé le paysage musical, pourtant si extraordinairement varié pendant toute la première moitié du XXe siècle. L’usage de la batterie et de la guitare électrique est devenu obligatoire. C’est un grave abus de pouvoir culturel qui préfigure le nouvel uniforme spirituel du monde et qui annonce sa destruction.

 

Aspects sociologiques

Les musiques actuelles amplifiées (M.M.A.) trouvent leur origine musicale dans le blues américain, sous sa forme urbaine, électrifiée et avec présence importante de la percussion dans l’orchestration (rythm’n blues ou RNB). Blues signifie « cafard » et reflète la mauvaise condition sociale de la population noire américaine, même après l’abolition de l’esclavage. En passant de la campagne à la ville, le blues s’est électrifié, la pulsation accentuée au dépend du rythme et le volume sonore n’a cessé de croître. Le blues est devenu boogie-woogie (en gros, musique de bordel).

Puis la vague rock ’n roll a rencontré chez les jeunes, déboussolés au lendemain de la Guerre, un écho puissant. L’Amérique est devenue notre modèle culturel après nous avoir sauvé du fascisme hitlérien. On était pressé en effet de se débarrasser du fascisme allemand, cet encombrant rejeton de la croisade vaticane contre les Juifs, et de préparer la croisade anti-palestinienne en Israël, toujours à l’aide des Juifs. Les Juifs, en effet, forts d’un sentiment de persécution sans précédent dans l’histoire, sont devenus les soldats du Vatican et des États-Unis pour reconquérir Jérusalem, là où justement, selon les prophéties bibliques, le dernier impérialisme politico-religieux doit planter son drapeau. Parallèlement, les jésuites travaillent de plus en plus activement à l’unité des chrétiens en vue d’établir la nouvelle religion mondiale, dont la musique doit pouvoir fédérer tous les êtres humains : seuls les principes musicaux du rock et des M.A.A. sont capables d’opérer cette hypnose collective.

Dans les années 1950, le rock a trouvé immédiatement un allié efficace dans le cinéma américain, nouvel outil de propagande de la « culture » mondiale. Rejet de l’autorité parentale, incitation à la violence, à la révolte, à la sexualité sans cadre, ont donné les premiers coups de butoir dans le fragile équilibre social. Puis, l’autorité renversée, l’anxiété n’a fait que croître, et il a fallu donner d’autres dieux à la population : la vague new age était prête pour cela. De révolutionnaire, le rock s’est fait bon apôtre de l’amour et de la liberté… et de la drogue. Les valeurs religieuses hippies ont fait croire à une nouvelle révolution et un affranchissement des bases du respect mutuel. Déifié, le corps est devenu le lieu de tous les excès. Puis le mouvement s’est divisé en de multiples branches, pour mieux atteindre toutes les couches du monde musical, tandis que la contre-culture un rien anarchiste des hippies s’intégrait petit à petit aux mentalités.

Aujourd’hui l’influence des M.A.A. sur le comportement des jeunes est toujours observable. Des études récentes sur des jeunes américains écoutant surtout du RNB (en franglais (sic) prononcez r-n-bii) ont montré que ces jeunes étaient sexuellement plus actif et plus tôt que ceux qui en écoutaient peu ou pas. Rock and roll (balancer et rouler) désigne d’ailleurs les mouvements d’un couple en train de faire l’amour, par exemple sur le siège d’un automobile, nouvelle distraction découverte par les jeunes fans d’Elvis Presley ou de Johnny Hallyday dans les années fastes de l’après-guerre (années fastes pour les Occidentaux uniquement). Comme disait le spirite John Lennon : faites l’amour pas la guerre. Bienheureuse époque où le sida n’existait pas encore… Aujourd’hui, on fait toujours l’amour, certes, mais toujours aussi la guerre !

Les M.A.A. sont enseignées dans un nombre croissant de conservatoires. Elles sont devenues la seule référence des jeunes. Toute personne ayant enseigné la musique s’en sera rendue compte, souvent à ses dépends. Le lieu même qui servait à conserver l’art musical (eh oui, c’est précieux !) est devenu un véhicule de plus pour ces « musiques », non artistiques, fonctionnelles mais qui déstructurent, la personnalité comme la société. Plus de 350 ans de musique, avec des styles extrêmement variés, sont considérés comme fort peu de choses, comparés à quelques décennies de bruit enivrant (à une époque critique, où il s’agit surtout de garder toute sa tête !). La musique n’est plus qu’un bruit, destinée à exciter nos corps et à engourdir nos esprits, tel cet ancêtre du disco que l’on jouait autrefois dans les boîtes de nuit, du temps où ces lieux était encore réservés aux homosexuels. Ce musique infecte dégouline de toutes les boutiques sur nos trottoirs. Elle est devenue obligatoire. Très rares sont ceux qui osent encore lui résister : « une poignée de fanatiques d’un autre âge », sans doute… Non contentes d’avoir capitalisé des milliards de dollars sur le dos et la vie de jeunes en mal de repères, les M.A.A. tentent d’établir actuellement des ponts avec la musique composée, dite savante ou « classique » (sic). Citons les rapprochements entre l’orchestre philharmonique de Vienne et des rockers ou, plus parlantes, les collaborations entre chanteurs de rock et certains chanteurs d’opéra à succès. L’argent attire l’argent et qui se ressemble s’assemble. Une musique qui devient un tel business, comme c’est le cas des musiques pop et rock, perd automatiquement sa valeur artistique (si toutefois elle en avait).

 

Aspects physiologiques et psychologiques

Les adolescents sont une proie trop facile pour les M.A.A. En prêchant la « libération » sexuelle, l’affranchissement de l’autorité, par le texte ou par les sons, les M.A.A. touchent les jeunes au cœur de leurs affects (émotions profondes). Envoûtante et facile d’accès, parce qu’elles s’imposent à notre esprit sans effort de notre part, les M.A.A. gagnent notre affection rapidement et s’incrustent solidement dans notre univers personnel. Elles tombent à pic au moment ou nous essayons, et c’est normal, de nous affranchir un peu de la tutelle de nos parents. Parce qu’elles nous séduisent et nous donnent l’impression de nous faire du bien, elle remplacent nos parents, devenus encombrants, dans notre cœur. Mais, ainsi, elles nous empêchent d’évoluer sainement vers l’indépendance de l’adulte et nous maintiennent dans une perpétuelle adolescence, dans un rêve éveillé, dans un brouillard émotionnel, qui peut conduire chez certaines personnes à la dépression et au suicide (d’ailleurs certaines chansons sont des invitations plus ou moins claires au suicide). On se souvient à ce sujet du film pathétique The Rose et de sa musique puissante. Cette fiction renvoie clairement à une réalité.

Même le sympathique, au premier abord, groupe de variétés suédois Abba (avec un b renversé) n’échappe pas à la règle : Abba, signifie en hébreu « papa » et, dans la Bible, désigne le Dieu Créateur et unique, notre véritable père et notre véritable mère. Abba avec un b inversé ne peut donc désigner que Satan lui même, l’ange rebelle, qui cherche à détourner nos affections de notre Père céleste. D’ailleurs les paroles de leurs chansons, déprimantes au possible et valorisant l’acte sexuel en dehors de tout repère, auront tôt fait de nous refroidir… ou de nous rendre dépendants. Aujourd’hui les petits suédois ont le droit d’écouter leur MP3 en classe mais ne sont pas plus heureux que leur parents pour autant. Quoi qu’il en soit les M.A.A. avouent ici leur but véritable : rendre l’être humain esclave de ses passions, de ses émotions et finalement de Satan lui-même. Seule une musique saine, faisant appel à la réflexion, présentant un sain équilibre entre pulsation, rythme, mélodie et harmonie, consonance et dissonance, peut nous aider éventuellement à canaliser et à gérer nos émotions.

Au contraire, les musiques dérivées du rock, en déstructurant les fondements du langage musical, ont dissocié le rapport naturel existant entre la mélodie et l’harmonie, entre la dissonance et la consonance : tout est dissonant et tout est consonant à la fois dans le rock, il n’y a plus de repères. L’esprit est invité à lâcher prise et à s’abandonner entre les bras de ces musiques sataniques, à renoncer à ce qu’il a de plus précieux : sa volonté qui lui permettrait pourtant de résister victorieusement à ces attaques diaboliques.

Les sons amplifiés sont malsains et leurs effets sur l’ouie et le corps n’ont pas fini d’être observés. Les professeurs de formation musicale qui ont un peu de « bouteille » en savent quelque chose : perte de l’acuité auditive (qui permet de distinguer les sons simultanés), perception affaiblie des basses (toujours suramplifiées dans les M.A.A). La contrebasse de Bill Haley a été reléguée au musée depuis longtemps, au profit d’instruments autrement plus puissants et dangereux pour la santé ! Le baladeur MP3 permet désormais de « prendre sa dose » à tous moments et dans tous les environnements, y compris et surtout, paradoxalement, dans les environnements les plus bruyants.

 

Aspects culturels et cultuels

Curieusement, avec les musiques actuelles amplifiées (M.A.A.), réputées plus « modernes », on effectue une singulière rétrogradation culturelle. On renonce à l’effort intellectuel pour retrouver des sensations primitives. On veut une musique qui touche le corps et les émotions directement : on veut entrer en contact avec l’au-delà, avec les esprits des ancêtres, aux sons obsédants des tambours. On cherche, comme les Beatles, son inspiration dans les musiques hindoues, dans la désintégration du rythme et la recherche de la transe (un peu comme Olivier Messiaen, mais motivé par l’exercice d’un pouvoir sur les masses). Cette recherche mystique, qui peut passer ou non par la sorcellerie, préoccupe la plupart des artistes. Même certains textes d’un chanteur comme Jean-Jacques Goldman, par ailleurs reconnu pour la qualité de ses « poèmes », laissent transparaître à l’occasion cette préoccupation religieuse fondamentale.

La ressemblance frappante entre les cellules mélodiques du rock (et de ses dérivés) et les mélodies du chant grégorien a de quoi faire réfléchir le musicien attentif, surtout s’il est croyant. Il importe de comprendre que les M.A.A. ne sont pas des musiques artistiques, mais des musiques fonctionnelles, comme la plupart des musiques religieuses des autres traditions (africaines, hindoues). D’où le culte que ces musiques suscitent, culte dont l’impact spirituel surpasse largement celui des grandes messes sportives. Par ailleurs le lien entre les M.A.A. et les religions païennes antiques est évident : culte de la sexualité, musique assourdissante pour entrer en contact avec la divinité (comme dans certains cultes « exotiques » de l’époque romaine), mysticisme, messages cryptés dans les paroles : les expéri­mentations des « dieux » sur les humains sont décidément nombreuses.

Les messages subliminaux nécessitent d’écouter la musique à l’envers pour être repérés : c’est les Beatles, encore eux, qui furent les pionniers dans ce domaine (on trouve sur certains disques des messages du genre I love Satan et d’autres). Ces messages, indétectables à l’audition, sont destinés à entrer directement dans l’inconscient de l’auditeur à son insu. Heureusement, le Créateur a érigé de sérieuses barrières autour de l’inconscient humain, et l’on n’a jamais pu prouver que ces messages exerçaient une influence réelle sur les auditeurs : les démons en furent pour leur frais, enfin, nous l’espérons. Cela n’empêcha pas les références au culte satanique d’être plus explicites par la suite : ACDC (Anti-Christ, Dead to Christ), KISS (Kings In Satan Service), sans parler des délires psychédéliques (évoquant les drogues hallucinogènes) des Pink Floyd, entre autres, ou encore des halètements des Bee Gees évoquant l’orgasme (et peut-être des rapports sexuel pas forcément entre être humains uniquement).

Beatles signifie scarabée en anglais : c’est une claire référence au monde spirituel égyptien. Dans ce groupe, musique et paroles expriment, subtilement et sans heurts, le rejet du Créateur et l’adoration de la créature, d’où leur succès inégalé. Les Beatles représentent à eux seuls un immense mouvement religieux mondial, qui n’a pu surgir sans un appui surnaturel. C’est peut-être, sous ses airs angéliques, le groupe le plus satanique de la deuxième moitié du XXe siècle. Les Beatles ont réussi une synthèse sans précédent entre différents genres musicaux populaires et les principes sataniques du rock, et ce n’était qu’un essai ! L’avenir sera plus surprenant encore. Heureusement les prophéties que les Hébreux de l’Antiquité nous ont laissées nous permettent de prévoir l’avenir et donc de nous y préparer. Dans un futur proche on tentera d’établir une religion universelle, une société universelle, un mode de pensée et une culture universelle, donc une musique universelle. C’est bien parti. Comme dans l’antique Babylone, et à grands renfort de « musique », on tentera d’unir tous les êtres humains autour d’un même culte (voir l’expérience des trois hébreux refusant d’adorer la statue de Nabucho­donosor, dans le livre de Daniel). Comme au temps de la tour de Babel, on voudra parler tous le même langage et avoir la même spiritualité, les mêmes règles de vie, les mêmes lois… On verra tous les mêmes films et on écoutera tous le même genre de musique, ou à peu près… Dites vous êtes sûrs que ce n’est pas déjà un peu le cas ?? Au secours !!

 

Conclusion

Les musiques rock et dérivés ne peuvent être d’origine simplement humaine. Le haut niveau de synthèse culturelle et de concentration musicale auquel elles atteignent montre clairement qu’elles sont le produit d’une intelligence supérieure, l’œuvre d’une personne qui bénéficie d’une large vision sur l’histoire des civilisations et d’une expérience séculaire sur l’être humain. Cet être maîtrise parfaitement les fondements de toute musique et est capable de les déplacer pour changer la musique en un outil de manipulation redoutable (en mettant la pulsation à la place du rythme par exemple). Le rock et ses descendants musicaux ont su s’adapter à tous les publics tout en conservant les mêmes principes psycho-acoustiques, principes, nous l’avons vu, anti-musicaux et anti-artistiques. La vague déferlante du rock, qui a pris tant de formes différentes, est le résultat d’une expérimentation faite sur les êtres humains par des créatures d’origine angélique. Les buts recherchés sont multiples et plus ou moins évidents : tests avant l’établissement d’une religion universelle, expérimentations sur l’être humain pour connaître ses points de résistances à l’hypnose et aux suggestions angéliques, dégradation de l’esprit et du corps humain par tous les moyens afin de déshonorer le Créateur et d’éliminer toute adoration légitime sur la planète. Satan espère ainsi garder le contrôle de la Terre et prolonger l’existence de sa révolte.

Côté humain, les USA et le Vatican, après avoir mis le monde à feu et à sang pendant plus d’un siècle, unissent leurs efforts pour établir le nouveau fascisme mondial, le nouvel Empire romain, entièrement sécurisé au prix de la liberté individuelle et de la diversité spirituelle. Cependant, l’ignorance générale règne à ce sujet et peu de gens s’en soucient. On n’a pas tiré toutes les leçons de Nagasaki et d’Hiroshima. On ignore ou l’on néglige les plans divins pour la restauration de la planète. On préfère se boucher les yeux et s’engourdir les oreilles à l’aide d’une musique en partie inhumaine pour tenter de goûter au maximum les plaisirs de la vie, au mépris, affiché ou inconscient, de l’autre moitié de la planète qui n’a guère l’occasion d’en jouir.

Comme vous, chaque être humain doit maintenant prendre parti, soit pour le Créateur et ses anges soit pour Satan et ses anges, soit pour le culte du Créateur soit pour le culte de la créature, soit pour les intérêts du gouvernement céleste soit pour ses intérêts personnels apparents et immédiats. Sur un plan musical, il n’y a pas de bonne et de mauvaise musique pop ou rock : vous n’avez le choix qu’entre les musiques actuelles amplifiées et les musiques artistiques, plus difficiles d’accès, certes, mais qui restent, elles, authentiquement humaines, et vous procureront des émotions d’une profondeur incomparable. En attendant la vraie musique angélique. Au Ciel. Bientôt.

Paris, le 21 août 2007

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