Daniel : une lumière à Babylone

Violences : surenchères dangereuses

11 Août 2010 , Rédigé par daniel-lumiere-a-babylone.over-blog.com Publié dans #Actualité

 

 

La violence ne cesse de gagner du terrain dans nos sociétés dites civilisées. Pour un sac à main lâché trop tard vous pouvez perdre la vie. Pour une simple politesse ratée dans les transports en commun, vous pouvez être abreuvé d’injures, voire frappé. Homme, femme, enfant, qu’importe, tous sont traités avec la même barbarie et tous peuvent vous traiter avec la même barbarie. Le spectre de la peine de mort se profile à l'horizon.


L'embellie de la violence engendre des conséquences fâcheuses sur l’esprit humain : elle abolit progressivement dans notre conscience le respect de l’autre, ce fameux respect auquel chaque être humain a droit, même le détraqué, même le pédophile. Ce changement dans nos mentalités est partout visible sur le Web. Il suffit de lire les sinistres commentaires qui fleurissent sur les forums autour de chaque fait divers. De sombres crétins ne manquent pas d’appeler toutes les foudres de la justice, ou pire, sur les coupables. Une façon d’éviter de se rendre compte qu’ils auraient probablement fait pareil, voire pire, s’il avaient été à leur place. Des hommes qui n’ont plus la moindre pitié pour leurs semblables ne sont plus des hommes, mais de futurs zombies du nouvel ordre mondial, des soldats dépersonnalisés, modelés chaque jour un peu plus par des médias de bas étage, jeux vidéos compris.

 

Le nouvel ordre mondial a bien compris le parti qu’il pouvait tirer de ce triste état des choses. Le retour de la peine de mort n’est pas loin. Les tortionnaires de Guantanamo l’annoncent. L’abolition de la peine de mort, l’abolition de la violence institutionnalisée, progrès si chèrement acquis dans le domaine des droits de l’homme, va disparaître plus vite qu’il n’est apparu. La vieille croyance selon laquelle la mort, l’emprisonnement ou les sévices peuvent expier le crime resurgit, plus forte que jamais. D’ailleurs elle n’a jamais totalement disparu, au pays de la Déclaration des droits de l’homme (cette parodie des dix commandements placée sous les auspices inquiétants de l’œil mystique des francs-maçons et des illuminati : saupoudrage satanique !) Il suffit de jeter un oeil dans nos prisons pour contempler le lamentable tableau : là on ne redresse pas, mais on avilit, on ne secours pas, on enfonce, on ne remet pas en relation, on isole pour mieux aliéner. Priver l’autre de sa liberté est sans doute un recours inévitable dans plusieurs cas. C’est néanmoins une violence notoire et l’aveu de notre impuissance face au mal. Alors pourquoi ne pas faire appel à Celui qui a les moyens d’anéantir le mal ?

 

Certains trouvent que les conditions de détention sont encore trop douce pour les grands criminels. Sont-ils trompés par des médias vénaux ou manipulés par des gouvernements pervertis ? Pourtant priver l’être humain de liberté est en soi une peine d’une portée incalculable. Même quand elle est nécessaire pour protéger la vie sociale, la détention n’expie en rien le crime. La punition en soi ne fait aucun bien, ni aux victimes ni aux agresseurs. Elle n’apprend rien à personne. Seule l’éducation peut encore parfois changer les choses chez les individus coopératifs. Mais cet effort semble souvent bien trop important aux autorités. Une population abêties par soixante ans de mass médias croit que plus la peine sera sévère, plus les criminels potentiels seront dissuadés. « Soyons plus sévères et l’on va tous les mettre au pas. » Quelle idiotie ! Autant croire que la violence peut calmer la violence. C’est pourtant exactement ce que les gouvernants veulent que nous croyons. Mais c’est oublier que tous, chacun, nous sommes des criminels potentiels et qu’aucune sanction ne peut dissuader quelqu’un en proie à la violence de passer à l’acte. En revanche, une simple parole suffit parfois.

 

Y a-t-il une solution, humainement parlant, pour sortir de la violence, sur le plan collectif ? Clairement non. Les politiques sont impuissants, comme les ecclésiastiques. Le messie Jésus l’avait annoncé : « Il y aura de l’angoisse chez les nations qui ne sauront que faire, au bruit de la mer et des flots. » (Évangile selon Luc 21.25) La mer, les flots : autant de symboles qui, dans les prophéties bibliques, désignent la population. La population va mal, de plus en plus mal, et personne ne sait que faire pour y remédier. Il n’y a d’ailleurs pas de remède au niveau collectif. Ce monde doit être détruit. Mais de nombreux individus pourront être sauvés de ce désastre. De nombreuses personnes, de toutes origines et de tous profils, poussées par l’Esprit de Dieu, feront les choix qui s’imposent pour échapper à cette hystérie collective programmée. Elles resteront hermétiques à la violence.

 

D’où vient cette recrudescence de la violence qui frappe depuis un siècle, au moins ? La violence est toujours plus gratuite, disproportionnée, et elle touche de plus en plus les masses. On dirait qu’une barrière invisible, qui contenait les forces de l’ombre, se lève peu à peu. La plupart des êtres humains ont eu trop peu conscience de l’étendue de la protection dont ils jouissaient. Dieu, par son Esprit, et les deux tiers des anges, qui lui sont restés fidèles, n’ont cessé, au fils des siècles, de poser des limites au mal. En quelques occasions, il est vrai, cette protection s’est retirée, temporairement, et l’on a vu, localement, l’humanité envoûtée par des êtres surnaturels malveillants et submergée par les forces irrépressibles de l’inconscient. Aujourd’hui l’Esprit de Dieu se retire peu à peu de ce monde, depuis plus d’un siècle déjà. Son absence commence à se faire douloureusement sentir sur le plan collectif. D’où l’impérieuse nécessité, sur le plan individuel, de retenir cet Esprit en soi pour échapper au marasme.

 

Il y a quelques milliers d’années, à l’origine des civilisations, juste avant la disparition brutale des dinosaures, Dieu faisait déjà ce constat :

YAHVEH vit que la méchanceté de l’homme se multipliait sur la terre  : à longueur de journée, son cœur n’était porté qu’à concevoir le mal, et YAHVEH se repentit d’avoir fait l’homme sur la terre. Il s’en affligea et dit : « J’effacerai de la surface du sol l’homme que j’ai créé, homme, bestiaux, petites bêtes et même les oiseaux du ciel, car je me repens de les avoir faits. » Mais Noé trouva grâce aux yeux de YAHVEH.

Voici la famille de Noé : Noé, homme juste, fut intègre au milieu des générations de son temps. Il suivit les voies de Dieu, il engendra trois fils : Sem, Cham et Japhet. La terre s’était corrompue devant Dieu et s’était remplie de violence. Dieu regarda la terre et la vit corrompue, car toute chair avait perverti sa conduite sur la terre. Dieu dit à Noé :

« Pour moi la fin de toute chair est arrivée !

Car à cause des hommes la terre est remplie de violence,

et je vais les détruire avec la terre. »

(Genèse 6.5-12)

Notre monde est exactement dans la même situation aujourd’hui. Mais, aujourd’hui, ce n’est pas une catastrophe « naturelle » qui va mettre fin à cette humanité comme au temps de Noé. C’est le retour glorieux du messie Jésus, avec tous ses anges, qui va mettre fin à ce monde d’injustices. Alors les hommes rendront l’âme de terreur, ils voudront rentrer sous terre pour ne pas voir celui qu’ils ont repoussé — et qui les aime pourtant — et ils finiront par s’entretuer de rage et de désespoir (Ésaïe 34.2-3). « Ce sera un temps d'angoisse tel qu'il n'en est pas advenu depuis qu'il existe une nation jusqu'à ce temps-là. » Ce jour-là, ceux qui seront inscrits dans le Livre seront sauvés (Daniel 12.1). Ils seront transformés, emmenés au Ciel avec ceux qui ressusciteront pour la Vie éternelle, et il participeront à la deuxième phase du jugement céleste, évoquée dans Apocalypse 20. Pendant ce temps, la terre sera dans l’état de désolation décrit par le prophète Jérémie (4.23-25). Plus un être humain en vie. Elle sera peuplée seulement de Satan et de ses anges, qui auront tout le loisir de contempler le résultat de leurs œuvres (Nahum 3.19).

 

Nous méritons tous la peine de mort. Mais seul le Créateur a le droit, juridique et moral, de l’appliquer. Nous n’avons pas le droit d’appliquer la peine de mort. Pour ôter la vie à autrui, en toute légitimité, il faut être capable de la restituer. Pour avoir le droit de supprimer la vie, il faut être capable de la créer ou de la recréer et c’est exactement ce que le Créateur propose à chaque être humain aujourd’hui : reconstruire sa Vie, grâce à l’Esprit du messie Jésus et, à la fin du monde, lui offrir un nouveau corps, incorruptible, un corps qui résiste à l’épreuve du temps.

 

Tout être humain, si odieux soit-il, a droit à un traitement respectueux, à un jugement équitable et à des conditions de détention décentes. Personne n’a demandé à venir au monde : la vie de chacun doit être respectée et protégée. Même la vie des psychopathes. Même la vie des jeunes filles enceintes de force — n’en déplaise à certains ecclésiastiques, plus soucieux de remplir les bancs de leurs chapelles de jeunes recrues que du respect et du bien-être des femmes. Parfois on supprime la vie embryonnaire, c’est vrai, c’est même légal : mais c’est toujours une tragédie, particulière, jamais un droit (au sens moral du terme). Quand les gouvernants s’entendront au niveau mondial pour appliquer la peine de mort aux opposants qui les dérangent trop, Dieu interviendra, soudain, pour mettre fin à cet usurpation de pouvoir, à ce blasphème politico-religieux. Ce sera la fin de ce monde. Pour ceux qui seront restés fidèles au messie Jésus, à la non violence, pour ceux qui auront gardé précieusement en eux l’Esprit divin, ce sera la délivrance. Cette délivrance est accessible à chacun.

 

 

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