Daniel : une lumière à Babylone

Un mouvement de l’avent aujourd’hui

28 Janvier 2011 , Rédigé par daniel-lumiere-a-babylone.over-blog.com Publié dans #Prophéties

Réponse aux commentaires de JANIC (http://bibleetsante.over-blog.com/) au bas de l’article Dieu n’est pas sioniste, publié dans la catégorie Prophéties. Sujet : Le mouvement adventiste des années 1840 est-il authentique ? Cette interprétation prophétique des prophéties de Daniel tient-elle encore la route ? Quelle est la pertinence d'un mouvement adventiste aujourd'hui ? 

 

Cher JANIC,

Vous semblez craindre que «les adventistes se réfèrent à ce chiffre 31 [vu comme la date de la crucifixion] comme aboutissement de l'exactitude des prophéties. Si cet aboutissement est inexact, ça fiche le reste par terre (genre TJ)». Et bien pas du tout, figurez-vous ! La réalité de l’action de Dieu dans l’histoire ne dépend en aucun cas d’une question de date précise. Vous faites-là justement le même type d’erreur qu’ont fait en leur temps les soit-disant «témoins de Jéhovah» auxquels vous faites allusion, qui constituent je me permets de le préciser un simple terreau d’expérimentation jésuite sur les sectes apocalyptiques, véritable caricature new age naïve d’un mouvement de l’avent.

La véracité des prophéties ne dépend nullement de l’exactitude d’un chiffre, mais de l’action de Dieu et de son Esprit, que l’on peut constater, et qui prouve que la prophétie est vraie, indépendamment des aléas et des incertitudes historiques. En l’occurrence, par rapport aux événements de l’an 27 (ou 26 selon les modes de calculs historiques), soit la date supposée de l’onction de l’oint de la prophétie des 70 semaines (et non la date de l’an 31, qui serait éventuellement l’année de sa Passion), c'est la personnalité et l’œuvre extraordinaire du messie Jésus qui confirment l'exactitude de la prophétie des 70 semaines de Daniel, prophétie qui aboutit effectivement dans les années 25-30. Peu importe l'année exacte, cela dépend de données historiques très complexes et notamment des indications historiques données par Luc, bref du point de vue scientifique, historique, la question reste ouverte, évidemment. C'est le propre de la science de toujours être prêt à douter de ses acquis, c'est comme cela qu'elle progresse, mais il n'en est pas de même de la foi. C’est bien l’œuvre de Dieu, telle que les Palestiniens des années 25-30 l’ont observée de leurs yeux, ébahis ou haineux, suivant le cas, qui prouve «l’exactitude» de la prophétie, et non un simple chiffre 31 ou autre. Je mets le mot exactitude entre guillemets parce que, dans la pensée hébraïque biblique, la notion d’exactitude n’est pas du tout la même que dans notre pensée occidentale héritée de la pensée gréco-latine. Ce n’est pas une démonstration scientifique exacte. Les prophéties chronologiques veulent plutôt souligner la véracité des promesses divines et la certitude de leur réalisation. Je vous signale que les évangiles contiennent plusieurs allusions très claires aux prophéties de Daniel, montrant bien par là la confiance des croyants de l’époque en leur réalisation présente, sous leurs yeux. C’est le Saint-Esprit qui leur donnait cette conviction d’ailleurs. Ils voyaient l’œuvre de Dieu et ils reconnaissaient son origine, grâce au Saint-Esprit (ou à l’amour de Dieu dont Jésus rayonnait, ce qui revient au même). Peu leur importait les calculs de date. Il savaient, d’après la prophétie que les temps approchaient. C’est tout ce qu’ils avaient besoin de savoir.

C’est la même chose pour le mouvement adventiste des années 1840 : la portée spirituelle de ce mouvement ne dépend en aucun cas de l’exactitude d’une date ou d’un chiffre, quoi que les jésuites et leurs agents voudraient essayer de nous faire croire. D’abord précisons que l’attente du retour de Jésus dans les années 1840 ne dépendait nullement de la date de la crucifixion de Jésus, ni même de celle de son baptême, mais de la période des 70 semaines dans son ensemble, considérée comme point de départ de la prophétie des 2 300 soirs et matins (ce qui est une interprétation très plausible, comme l’étude du texte hébreu et araméen des chapitres 7 à 9 de Daniel le confirme ; par contre défiez-vous de toute traduction chrétienne de ces chapitres). Je vous signale que ces soixante-dix semaines d’années ou 490 années historiques, «coupées», comme le dit Daniel, des 2 300 jours-années représentent globalement, toutes incertitudes historiques mises à part, un accomplissement frappant, et remarquablement précis vus les périodes et époques concernées, de la période qui part du rétablissement politique et juridique de Jérusalem et qui couvre toute la période dite inter-testamentaire jusqu’à l’époque de Jésus. Ces prophéties messianiques ne peuvent désigner Mahomet, venu 600 ans plus tard, cela au moins c’est sûr ! Et il est incontestable que la période des 2300 soirs et matins, pris comme 2300 ans (ce qui est une interprétation plausible et cohérente avec l’ensemble des prophéties de Daniel), démarrant du rétablissement de Jérusalem, soit dans les années 450-460 av. J.-C., aboutit dans les années 1840.

Maintenant, nous l’avons dit, aucune prophétie ne devrait s’apprécier sur la base de simples calculs. Il nous faut donc vérifier, si dans les années 1840, le Saint-Esprit a rendu témoignage de l’importance d’un événement par rapport au messie et au sanctuaire céleste où celui-ci officie comme grand-prêtre selon l’ordre de Melchisédek. S’est-il passé quelque chose d’important dans les années 1840, par rapport au Messie et à son peuple, comme il s’est passé quelque chose dans les années 25-30 ? Et là, la réponse des croyants, la réponse de la foi, est indiscutablement OUI, quelles que puissent être par ailleurs les problèmes de calculs de date précises. Les personnes qui ont participé au mouvement interconfessionnel adventiste ont senti et reconnu la présence extraordinaire de l’Esprit de Dieu dans ce mouvement. Elles en ont témoigné. Des centaines de milliers de personnes ont pu l’apprécier. Voici d’ailleurs le compte rendu d’un témoin oculaire :

[En 1840-1844] des personnes de toutes les classes de la société désiraient entendre le message du retour de Jésus. Aucun de ceux qui assistèrent à ces réunions ne pourra jamais les oublier : la présence des saints anges se faisait sentir, la puissance de Dieu reposait sur tous. […] Le mouvement de l’automne de 1844 était exempt des excentricités engendrées par l’agitation humaine non contrôlée par l’Esprit et la Parole de Dieu. L’attente du Christ produisait partout un sérieux retour sur soi-même et une profonde humiliation devant le Dieu des cieux. Ellen White, L’histoire de la rédemption, p. 370 ; La tragédie des siècles p. 434.

Personne n’aurait pu écrire cela, plusieurs dizaines d’années après et cependant avec une telle conviction et une telle fraîcheur, si le mouvement adventiste avait été vraiment un échec, comme on pourrait le croire d’un simple point de vue historique. L’existence même du mouvement interconfessionnel dit adventiste, au cœur du XIXe siècle, avant la tombée de la chape darwinienne sur nos mentalités occidentales, avant la formation de la secte des Témoins de Jéhovah (et d’autres), avant les débuts des esprits frappeurs dans l’état de New York, avant même le pentecôtisme et le mouvement charismatique catholique — avant surtout la Première Guerre mondiale — est une manifestation saisissante de l’Esprit de Dieu dans ces temps de la fin, ces temps qui ont commencé à la fin du XVIIIe siècle, comme l’ont annoncé les prophéties hébraïques apocalyptiques et comme l’indique la double révolution américaine et française, premiers barreaux de la prison que construisent lentement les Illuminati et leurs confrères jésuites du Vatican, maçons du Nouvel ordre mondial.

Vous semblez donc mal connaître l'histoire du mouvement interconfessionnel adventiste qui a rassemblé des centaines de milliers de personnes aux États-Unis et ailleurs dans les années 1840. Ce n’est pas une question de date, mais d’Esprit. Vous semblez également mal comprendre la vraie nature de l’œuvre que Jésus accomplit pour les humains au siège du gouvernement céleste. Cette œuvre a pris une tournure particulière depuis les années 1840, comme l’annonçait le yom kippour hébreu, sorte de «jugement» ou «justification» (dans un sens biblique) collectif-ve, et comme en a témoigné, sur la terre, l’existence du mouvement adventiste. Ce mouvement a rassemblé les croyants autour d’une annonce commune, annonce nécessaire bien qu’inexacte, celle de la proximité du retour de Jésus, proximité prophétiquement indiscutable, établie dès la fin du XVIIIe siècle. C’est cela que le monde avait besoin de voir à cette époque.

Il serait donc dommage que la pensée occidentale, dichotomique, qui vous obsède visiblement, vous serve de prétexte inconscient pour vous empêcher de voir la beauté de l’action de Dieu dans l’histoire, et particulièrement dans les temps de la fin, pire, vous serve de prétexte pour vous permettre de continuer à «régler vos comptes personnels» avec ce que vous connaissez du mouvement adventiste (du moins j’imagine). Il faut voir plus large. Je crains que vous ayez trop longtemps discuté avec les Témoins de Jéhovah et que, par conséquent, vous ayez été contaminé involontairement par leur mode de raisonnement fallacieux, qui se nourrit des contradictions, apparentes ou réelles, des autres. Non, notre esprit doit se nourrir des promesses et de la bonté de YAHVEH, comme le fit Abraham. Alors même si tout paraît «être fichu en l’air», pour reprendre votre expression, l’espoir demeure. La certitude de la victoire finale est là, en dépit des contradictions apparentes et des aléas historiques. Même l’impossible d’un point de vue humain, d’un point de vue historique, scientifique, théologique ou même ecclésial, devient alors possible. Amen.

Le mouvement adventiste des années 1840, donc, n’est pas une chimère mais une manifestation de l’Esprit de Dieu, indépendamment de la déception de l’automne 1844. Pour une étude biblique (donc analogique, désolé) de cette question voyez l’article intitulé Les pierres ont crié deux fois dans la rubrique Prophéties).

 

Maintenant il nous reste à aborder une question capitale, question lourdement sous-entendue dans vos propos : quelle est l’utilité ou la pertinence d’un mouvement adventiste aujourd’hui, 170 ans après les faits ??

Devons-nous nous attendre, alors que Jésus va vraiment apparaître cette fois, à voir de vastes rassemblements attendant avec joie et ferveur, voire excitation, l’apparition du gentil Dieu qui va venir solutionner tous nos problèmes, à conditions que nous nous soumettions sans discussion à ses normes économiques et sociales ? Faut-il voir dans les mouvements évangéliques pro-sioniste qui multiplient les célébrations autour de Jérusalem, pour y préparer, sur le mont des Oliviers, l’apparition de celui que l’on pense être le messie, un nouveau mouvement adventiste ? Ou n’est-ce qu’une mise en scène destinée à préparer la venue de l’Antichrist, couronnement satanique et religieux du nouvel ordre mondial économique ? Vous voyez que je pratique aussi bien que vous l’art du sous-entendu.

Mais l’important n’est pas là. L’important est de savoir si Dieu, c’est-à-dire Jésus de notre point de vue humain, a «besoin», ou désire obtenir notre collaboration dans son travail final de prêtre dans le sanctuaire céleste. Et, si oui, comment.

La simple lecture des évangiles, du Nouveau testament, des Psaumes et de la Bible tout entière, répond de façon limpide à ces deux questions. Dieu a un plan, long mais mûrement réfléchi, pour mettre fin au problème du mal, problème épineux parce devant prendre en compte la perversité de l’autre, celle de Lucifer au départ. La seule façon de réussir à éteindre durablement l’incendie de la perversion de la Parole est de convaincre TOUT LE MONDE, sans exception, adversaires et fidèles, de la bonté et de la justice de Dieu et de ses lois. Il s’agit de glorifier Dieu, c’est-à-dire, dans la langue hébraïque, de lui donner du poids (kavod).

Comment donner du poids à Dieu ? Difficile à concevoir pour nous. Donc Dieu est venu, en personne, nous montrer comment faire, en revêtant la nature humaine déchue, tout en restant fidèle à ses propres principes d’amour et de justice (qui sont différentes de nos notions «naturelles», égocentrées, d’amour et de justice). Il a réussi cette performance parfaitement et dans les conditions les plus dures, physiquement (la tentation au désert) et psychologiquement (tout le reste de ses trois ans et demi de ministère public). Jésus nous a montré comment donner du poids à Dieu. Ses disciples lui ont emboîté le pas et ils ont «bouleversé» les mentalités de l’époque (Actes 17.6), lançant un mouvement qui ne s’est jamais éteint tout à fait, en dépit des aléas historique et politiques subséquents, aléas que vous semblez assez bien connaître, et je vous en félicite.

Aujourd’hui, Dieu s’apprête à arrêter le mal sur la terre, d’une façon et dans des conditions qui sont assez bien tracées dans les discours eschatologiques de Jésus, mais qu’un faux christianisme, contaminé par l’abomination qui désole, ne voit plus. Il préfère croire à des fables, comme les Témoins de Jéhovah. Le christianisme des années 1840 s’est montré d’ailleurs dans l’ensemble plutôt très hostile à l’annonce du retour de Jésus, ce qui peut paraître surprenant. Mais il fallait que l’attention du monde soit attirée sur cette issue, probablement tragique pour beaucoup de gens, mais salvatrice pour l’humanité et pour l’univers.

Le caractère tragique de cette issue ne doit en aucun cas entacher le caractère d’amour et de justice de Dieu. Il doit être prouvé, de façon indubitable et définitive, qu’il est possible pour des êtres humains comme nous de parvenir à glorifier Dieu constamment, dans tous les aspects de notre vie, en manifestant la bonté (hesed) et la droiture (tsedakah) de YAHVEH, comme Jésus l’a fait, en dépit de nos errances passées. Un bel exploit pour le Saint-Esprit, à réaliser en nous qui sommes de la nature humaine déchue, celle que Jésus a aussi portée, et qui portons en sus le poids psychologique de nos propres peurs et manquements, ceux-là mêmes que Jésus a portés également, pour tous les hommes, à Gethsémani, une angoisse d’une intensité qu’aucun être humain n’a encore connue et qui normalement entraîne plus ou moins rapidement la mort, une mort sans espoir de retour. Jésus serait mort, là, à Gethsémani, de notre angoisse, si un ange n’était venu le soutenir. Mais il fallait qu’il boive la coupe de notre mort jusqu’à la lie. La croix en serait la conséquence physique, le témoignage public, devant les hommes et les anges (bons et mauvais). Sur la croix, le souvenir de cette angoisse, bien présente dans son esprit, lui arrachera encore ces mots : «Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?» Cette angoisse est actuellement contenue dans notre inconscient en attendant une éventuelle seconde mort (nombre de textes bibliques indiquent que les Hébreux connaissaient l’existence de l’inconscient, c’est pourquoi, entre autre, l’auteur de l’épître aux Hébreux peut se permettre d’affirmer que Jésus «a goûté la mort pour tous»).

Personne n’est obligé d’affronter cette seconde mort puisque Jésus l’a déjà portée pour nous. Seul Satan et ses anges sont vraiment destinés à cette mort horrible, c’est pourquoi Jésus, dans les évangiles, rapporte que ce «feu éternel» comme il l’appelle dans le langage hébraïque imagé (c’est à dire un «feu» aux conséquences éternelles) «a été préparé pour le diable et pour ses anges», pas pour nous (Matthieu 25.41).

Il s’agit donc de faire preuve aujourd’hui, comme Jésus, d’Esprit et de puissance, pour que le plus grand nombre possible d’êtres humains, gagnés par notre exemple irréprochable, puissent échapper à ce feu-là, contenu en nous. Voilà la motivation et le sens d’un mouvement de l’avent aujourd’hui. Il ne s’agit pas d’une vaine agitation autour de l’étude des prophéties apocalyptiques, ni d’un mouvement sectaire asocial, ni d’une Église au sens institutionnel du terme, aussi méritante soit-elle. Et il faut quand même tirer de nombreux coups de chapeau à l’Église adventiste du septième jour actuelle, en dépit de ses évidentes insuffisances et dérives ! Sans l’existence persistante de cette organisation, le message diffusé sur ce blog serait resté inconnu, oublié, négligé. Sans l’existence de cette organisation, je n’aurais jamais eu les outils ni les informations nécessaires pour l’assimiler. Ce message vital persiste donc, avec et grâce à l’Église adventiste, malgré elle parfois ! Les esprits chagrins diront peut-être «souvent» au lieu de «parfois». Qu’importe, c’est à Dieu de juger cela, pas à nous, individus, même s’il est vrai que les responsables d’une organisation ont toujours plus de compte à rendre que leurs subordonnés… Il y a donc pour eux (et pour tous dans un sens) une réflexion à mener autant collective qu’individuelle, d’où la nécessité de reconsidérer l’histoire et surtout l’histoire du mouvement adventiste.

Une adventiste inspirée écrivait en 1896 à des pasteurs adventistes :

 «Ceux qui s’arrogent l’autorité de contrôler leurs semblables occupent une place réservée au Saint-Esprit. Tout le Ciel en est indigné.» « Le Saint-Esprit a été insulté, la lumière a été rejetée. » Ellen White, Testimonies to Ministers, p. 76, 393. Voilà de quoi réfléchir et méditer pour les responsables de communauté ecclésiale et voilà de quoi expliquer partiellement pourquoi un mouvement adventiste interconfessionnel, puissamment inspiré par Dieu, est devenu une simple confession, extérieurement à peine autant, sinon moins revêtue de la puissance de l’Esprit de Dieu qu’une Assemblée de Dieu. Paradoxal.

Bref, quoi qu’il en soit, le mouvement de l’avent qui doit se former aujourd’hui est une sorte de congruence, entre des croyants de toutes origines et de toutes confessions. Cette congruence est entièrement l’œuvre du Saint-Esprit mais c’est aussi le fruit d’une collaboration totale de notre part avec lui. Ces croyants de l’avent auront tous en commun d’agir et de penser en tous points comme Jésus. Autant vous dire qu’ils font faire parler d’eux, sur Terre et dans les Cieux ! Voilà qui peut glorifier Dieu et permettre le retour du Messie et la fin subséquente et brutale des civilisations humaines. Un carnage sans précédent, certes, mais qui laissera aussi nombre de «survivants», dont beaucoup de ressuscités, tous enlevés au ciel, libérés pour toujours de la mort. Sur terre, silence et repos pendant mille ans : plus d’êtres humains en vie, comme l’avait déjà bien vu le prophète Jérémie (chapitre 4). Cette fin tragique, mais nécessaire, des civilisations humaines est une excellente nouvelle, tout compte fait, au vu de ce qui va être mis en place après, à la fin des mille ans…

 

Voilà, je crois que l’essentiel est dit, maintenant vous n’avez plus qu’à choisir votre camp !

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janic 17/03/2011 09:49


la question n'est pas de savoir si la date du 31 est juste, mais de savoir si affirmer que c'est la date du 31 est juste ainsi que l'affirme EG White. Maintenant qu'elle se soit trompée, cela ne
concerne que ceux qui l'ont crue et la croient encore. Il va de soi que toutes les autres religions ne sont pas concernées par SON interprétation.
Par contre c'est bizarre cette façon de faire le tri dans ce qu'elle a dit: ça c'est bon, ça c'est caduque, ça c'était approximatif,etc...j'espère pour vous que vous vous y retrouvez tout de même.


Daniel de Bayblone 11/02/2011 17:02


Vous dites : «ou ce calcul est juste ou il est bidon, comme les calculs des TJ (ce qui n’a rien à voir avec la foi de chacun)». Double erreur.

Première erreur : «ou ce calcul est juste ou bien il est bidon». Et bien non, c’est faux, la réalité est plus nuancée, même dans le cadre d’une pensée scientifique. Vous appliquez ici, rigidement,
un mode de pensée analytique.
La réalité d'une prophétie, écrite elle en langage analogique, est plus nuancée. Ce calcul peut être imprécis, du point de vue des connaissances historiques disponibles, et néanmoins n'être pas
«bidon» et concerner quand même une réalité prophétique et historique déterminée. Or c’est justement le cas. En tant que période prophétique, ce «calcul» est précis, comme les millérites l'ont
trouvé (et peut-être d’autres personnes avant eux) sur la base de l’étude de la Bible. Quand elle parle de précision, à propos de la prophétie des 70 semaines, Ellen White ne fait ici que reprendre
leurs conclusions, conclusions bien connues de ses lecteurs de l'époque. Elle ne prophétise rien en cela. Vous n’avez donc pas le droit, je le répète, de l’appeler «la prophétesse adventiste»,
c’est non seulement irrespectueux mais c’est une erreur sur le plan historique.
Ces soixante-neuf premières «semaines» de la prophétie se déroulent bien entre 456-457 av. J.-C. et 26-27 apr. J.-C., soit sur une période de 483 ans (69 x 7), chiffre à ne pas interpréter de façon
strictement mathématique, comme 483 fois 365 jours de 24 heures, d’autant que la période totale concernée (70 semaines) est désignée par un nombre porteur de signification symbolique, dans la
Bible, le chiffre 70. Le milieu de la soixante-dixième semaine tombe donc bien vers 30-31. Ce calcul est bel et bien juste, au moins au vu des connaissances disponibles à l’époque et même
aujourd’hui, que je sache. Le RP Didon qui pourtant écrit après 1844 n’aurait peut-être jamais découvert cela, mais les millérites l’on fait : c’est un indice de la présence de l’Esprit de Dieu au
sein de ce mouvement.
Ces soixante-dix semaines représentent bien 490 années, il n’y a guère de doute possible là-dessus, mais ce n’est pas à six mois près, d’autant que les années de l’époque ne commencent pas toujours
au 1er janvier, ni même ne possèdent 365 jours, pour faire simple… Le chiffrage des dates avancés par les millérites (457, 27, 31) peut être en discordance avec les hypothèses historiques
actuelles, cela ne remet pas en cause «l’exactitude» (non strictement mathématique) de la période prophétique. C’est la meilleure interprétation dont on dispose de cette prophétie messianique. Si
elle ne vous plaît pas, cherchez-en une autre, mais n’appliquez pas un mode de pensée «binaire» sur une prophétie. Cela ne marche pas.
La précision de la prophétie est relative aussi parce que nous sommes, non dans une démonstration mathématique, mais dans une recherche analogique d’indices montrant l’action de Dieu dans
l’histoire. Nous parlons de choses qui nous dépassent, que nous ne pouvons concevoir, comme la prescience de Dieu. Voilà qui dérange, certes, ou bien qui suscite la foi : c’est à votre choix. Quand
on parle par exemple, en hébreu ou en araméen, de «trois jours et trois nuits», cela peut désigner une période pouvant varier de 36 à 72 heures, les jours entamés étant comptés comme des jours
entiers, suivant le principe, présent dans toute la Bible, ancien ET nouveau testament, selon lequel la partie représente le tout. Ce principe est d’ailleurs essentiel pour comprendre la FONCTION —
et non l’essence, forcément inaccessible — du messie. De même les événements de 1843-1844 se sont déroulés sur un an et demi, environ, et non le 22 octobre 1844 seulement. Quand on parle
d’exactitude à propos de prophéties hébraïques, il s’agit d’une exactitude de l’accomplissement, d’une exactitude du sens de l’événement et non d’une précision mathématique.

Deuxième erreur, plus grave me semble-t-il, c’est pourquoi je prends la peine de vous répondre, pour la deuxième fois. Vous dites que ce calcul «n’a rien à voir avec la foi de chacun». Je ne sais
pas de quelle foi vous parlez, mais ce n’est pas là la foi biblique, celle qui sauve. La foi biblique ne se fonde jamais sur des croyances imaginaires qui ne correspondraient pas à une réalité.
Certaines réalités toutefois échappent au raisonnement mathématique, forcément réducteur : elles ne peuvent s’approcher que par analogies, par symboles ou par expérimentation. C’est le cas de la
personne humaine, par exemple, ou du psychisme humain. C’est aussi le cas de l’action de Dieu dans l’histoire et de sa maîtrise du temps et des événements, toutes choses proprement inconcevables
pour nous. Si ce «calcul» des 70 semaines était bidon et comparable aux «calculs» qu’ont fait les témoins de Jéhovah en leur temps, comme vous semblez le sous-entendre, cela aurait des conséquences
délétères sur la foi. Foi et croyances sont liées et influent l’une sur l’autre, selon des lois qu’il n’est pas facile de réduire à un raisonnement binaire de type vrai-faux, heureusement. Or ce
calcul est juste et vous n’avez toujours pas pu prouver le contraire. L’Esprit de Dieu en a rendu témoignage dans le mouvement millérite adventiste, et vous ne pouvez pas prouver le contraire. Vous
pouvez seulement le nier, ce qui est différent. De plus, comme je le souligne ailleurs sur ce blog, les sources que vous utilisez pour montrer que Jésus n’est pas mort un vendredi (si j’ai bien
compris), tableaux soi-disant «astronomiques», ne sont pas 100 % fiables d’un point de vue scientifique, et viennent d’auteurs qui sont politiquement ou religieusement juges et parties par rapport
aux prophéties messianiques et apocalyptiques. Ou alors argumentez un peu mieux que l’on vous comprenne. Il semble que vous vouliez à tout prix mettre les autres au pied du mur, tout en résistant
au Saint-Esprit. Cela non plus ne marche pas, au final.


Daniel de Babylone 31/01/2011 12:16


Je comprends bien vos objections et les contradictions apparentes que vous relevez fort bien. Pourtant, sincèrement, je ne vois pas où est le problème pour le message adventiste. Ellen White, que
vous citez abondamment, écrit au XIXe siècle, avec les connaissances scientifiques et historiques disponibles à l’époque. Ses visions sur le monde surnaturel et le plan divin de la rédemption
témoignent d’une réelle présence de l’Esprit de Dieu mais ne la rendent pas omnisciente. Si aujourd’hui les chercheurs remettent en question cette date de l’an 31, que ce soit juste ou non, je ne
vois pas en quoi cela remet en question toute l’interprétation prophétique de Daniel 7 à 9.
Personnellement je n’ai aucun problème avec la date de l’an 31, mais vous oui apparemment. Donc j’essayais de vous montrer que cette question reste relativement secondaire par rapport à l’œuvre
messianique et salvatrice qui s’accomplit pendant les périodes concernée. C’est pourquoi j’utilisais des approximations : cela ne change rien à la réalité de cette période de 2300 ans. Cela n’est
pas contradictoire sur le fond avec l’exactitude de la prophétie dont parle Ellen White dans la Tragédie des siècles et que vous citez fort à propos, sans le savoir. Cette exactitude est celle de
l’accomplissement de la prophétie et non du chiffrage d’une date. C’est une déclaration de foi et non un constat scientifique. Moi je l’accepte sans problème jusqu’à preuve du contraire.
Savons-nous, d’un point de vue historique, quand, réellement, tombe ce que nous avons baptisé a posteriori «l’an 31» (ou 30 ou 29) ? Je ne suis même pas sûr que nous maîtrisons totalement cette
donnée. Une date, surtout à cette époque reculée, n’est qu’un repère artificiel, fixé après coup en fonction des connaissance disponibles, destiné à nous aider à nous situer dans le temps.
En disant «ou ce calcul est juste ou bien il est bidon», vous faites preuve d’une rigidité d’esprit assez incroyable, voire de mauvaise foi. Vous aurez pu au moins dire : «ou bien ce calcul
correspond exactement avec la réalité historique ou bien il est inexact historiquement», c’était déjà plus entendable. En affirmant «Jésus ne peut être mort un vendredi», contre l’avis de tous les
spécialistes (et contre les évangiles quoique vous en disiez), sans apporter d’arguments scientifiques POSITIFS crédibles, vous faites preuve d’une prétention et d’un orgueil insupportables. Un
minimum d’esprit scientifique voudrait que vous disiez plutôt : «je ne suis pas absolument sûr que Jésus soit mort un vendredi parce que, en l’an 31 (ou 30 ou ce que vous voulez), il se pourrait
que, en fonction de ce qu’on suppose par rapport à la date de la pâque juive de cette époque et de sa concordance possible avec le calendrier machin, établi après le concile de bidule, qui lui-même
se fondait sur une approximation… Bref, on ne peut être catégorique dans ce domaine, et c’est pourquoi, faisant preuve, moi, d’esprit scientifique, je faisais l’effort d’utiliser des
approximations, cela ne m’empêche pas du tout de reconnaître, par le Saint Esprit que, globalement, les «calculs» des millérites sont justes.
Vous vous réfugiez dans votre propre univers et vous vous fixez sur des théories de votre cru et vous en profitez pour régler vos comptes avec l’Église adventiste actuelle. Ce n’est pas très sain
sur le plan psychique. En prétendant ne pas choisir votre camp, sous prétexte que vous n’êtes pas le porte-parole d’une religion, vous avez déjà inconsciemment choisi votre camp. Moi aussi j’ai
choisi mon camp, volontairement, pourtant je ne suis le porte-parole d’aucune religion, je ne me dis même pas chrétien, pas au sens en tous cas où on l’entend aujourd’hui sur le marché des
religions. Les deux choses n’ont rien à voir. Ce n’est pas là une question de religion, au sens où on l’entend couramment, mais d’humanité tout court et donc de foi.
En réalité je pense que vous exprimez ici, et ailleurs, une grande anxiété intérieure par rapport à la vie sociale et de grandes frustrations également. Vous situer en dehors de tous et de tout,
athées, croyants, etc. vous donne un sentiment de toute-puissance qui vous aide à gérer un complexe d’infériorité bien caché et qui doit remonter à loin… Mais bon, là je spécule totalement bien
sûr. C’est à vous de faire votre analyse personnelle. Décidément vous êtes bouché «grave » comme on dit chez nous en région parisienne ! Les prostituées qui arpentent nos trottoirs parisiens sont
dans une position moins défavorable que la vôtre ! En effet, elles n’ont pas eu accès, elles, à un cent millième des informations auxquelles vous avez eu accès. Jugez alors de la responsabilité qui
est la vôtre devant Dieu et devant les anges (et devant vos semblables !). Je me fais du souci pour vous.


janic 29/01/2011 14:10


Joli discours, mais qu’en ressort-il ?
« La véracité des prophéties ne dépend nullement de l’exactitude d’un chiffre, mais de l’action de Dieu et de son Esprit, que l’on peut constater, et qui prouve que la prophétie est vraie,
indépendamment des aléas et des incertitudes historiques. En l’occurrence, par rapport aux événements de l’an 27 (ou 26 selon les modes de calculs historiques), soit la date supposée de l’onction
de l’oint de la prophétie des 70 semaines (et non la date de l’an 31, qui serait éventuellement l’année de sa Passion), c'est la personnalité et l’œuvre extraordinaire du messie Jésus qui
confirment l'exactitude de la prophétie des 70 semaines de Daniel, prophétie qui aboutit effectivement dans les années 25-30. Peu importe l'année exacte, »
Discours contradictoire car : pourquoi vouloir voir une exactitude (dans l’Histoire) dans les chiffres de Daniel et une approximation dans sa réalisation. Les 70 semaines pourraient n’être que des
symboles non historiques ce qui, à l’évidence, s’opposerait aux rêves visionnaires de Daniel.
« démarrant du rétablissement de Jérusalem, soit dans les années 450-460 av. J.-C., aboutit dans les années 1840. «
Approximation à comparer avec le passage suivant :
Tragédie des siècles p.444 dans « qu’est-ce que le sanctuaire ? »
« Accepter cette conclusion, c’était renoncer au calcul adopté pour les périodes prophétiques. On avait constaté que les 2.300 jours partaient de l’automne de l’année 457 avant notre ère…en prenant
cette date, comme point de départ, on se rendit compte que tous les événements jalonnant cette période d’après le texte de Daniel s’étaient PARFAITEMENT accomplis. 69 semaines soit les 483
premières années de cette période devait aboutir à l’oint, au christ. Or le baptême et l’onction de Jésus qui eurent lieu en l’an 27 se produisirent EXACTEMENT à la date fixée. Au milieu de la 70°
semaine un messie devait être retranché. Or Jésus avait été crucifié 3 ans1/2 après son baptême, au printemps de l’an 31 de notre ère…..tous les détails de la prophétie s’étaient donc accomplis à
point nommé …Nier que cette période aboutit à cette date, c’était tout remettre en question et renoncer à des positions établies par d’indéniables accomplissements de la prophétie… ne trouvant
AUCUNE ERREUR dans le calcul des périodes prophétiques…. »
Dixit, la prophétesse adventiste. Donc : ou ce calcul est juste ou il est bidon, comme les calculs des TJ (ce qui n’a rien à voir avec la foi de chacun). Après chacun en fait ce qu’il veut !
Mais si 31 est juste, la question reste entière car historiquement Jésus ne peut être mort un Vendredi de l’an 30 comme le soutiennent certains catholiques et protestants (ou un vendredi de 33
comme les TJ et d’autres) et rend donc impossible qu’il en soi de même en 31. Elémentaire, mon cher Watson !
Ceci dit, cette date de l’an 31, ne fait qu’AJOUTER un élément de plus montrer que le catholicisme et ses sous produits ont marqué de leur empreinte toute lecture des textes bibliques.
« Voilà, je crois que l’essentiel est dit, maintenant vous n’avez plus qu’à choisir votre camp ! «
N’étant ni le représentant, ni le porte parole d’une quelconque religion, je ne vois pas quel camp j’aurais à choisir !