« Nous savons que nous sommes de Dieu, et que le monde entier est plongé dans le mal. » Cette déclaration, trouvée dans la première lettre de l’apôtre Jean, pose un simple et dramatique constat.

Simple : nous, les êtres humains, venons de Dieu, qui nous a créés. Nous, les croyants qui reconnaissons son autorité, reconnaissons ce lien qui nous unit à lui. Nous SAVONS que nous sommes de Dieu. Tant de gens ne le savent pas et restent sous l’emprise du mal. Tant de gens s’imaginent qu’ils le savent et s’égarent sur une fausse piste : ils s’imaginent être leur propre origine, il cherchent le divin en eux-mêmes. Luciférien enchantement !

Dramatique : le monde est globalement sous l’emprise ou sous la pression du mal. Comme l’écrivait une femme visionnaire, vers la fin du XIXe siècle, déjà : « Satan prend le contrôle de tout esprit qui ne se place pas résolument sous le contrôle de l’Esprit de Dieu. » Notez le « résolument » : il s’agit d’un choix conscient, éclairé. Nous venons de Dieu mais nous restons libres de reconnaître ou non notre affiliation, de nous soumettre ou non à l’autorité du Père (et non à celle de ses prétendus représentants !!!).

Cette emprise du mal trouve un répondant en nous, jusque dans les tréfonds de notre psychisme. D’où la nécessité d’engager une réflexion profonde et soutenue sur les mécanismes secrets qui nous poussent à penser et à agir dans telle ou telle direction. D’où la portée cruciale de chacun de nos choix de vie, sachant que nos choix, répétés, donnent une orientation à notre vie et finalement à notre destinée. Comme le dit si bien le messie Jésus : « Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libre », tout en précisant « Je suis le chemin, la vérité et la vie ». Un lutte invisible se déroule : d’un côté pour obtenir le contrôle de notre esprit et notre asservissement, de l’autre côté pour obtenir notre adhésion éclairée et notre libération du mal.