Daniel : une lumière à Babylone

Pour une musique humaine

6 Août 2010 , Rédigé par daniel-lumiere-a-babylone.over-blog.com Publié dans #Musique et spiritualité

Aujourd’hui ce n’est plus l’homme qui prend la musique, c’est la musique qui prend l’homme ! Avant la révolution rock, l’homme contrôlait librement tous les paramètres musicaux. Pas de pulsation surdimensionnée, pas de percussions étouffantes et obligatoires, mais toute une variété d’atmosphères musicales authentiques, acoustiques, que l’on pouvait combiner librement, au gré de ses émotions. Un simple enregistrement de musique folklorique sur vinyle, datant d’une cinquantaine d’années et copié sur cassette audio, me l’a montré encore hier soir de façon frappante. Modulations imprévues, changements de tempo, nuances, usage structurel de l’harmonie, rythmes variés, pulsation discrète et pourtant très dansante, dialogues entre les chœurs et entre les chœurs et les instruments… Quel magnifique foisonnement de vie ! Dans cette musique, et dans d’autres, l’homme jouait à son gré avec les paramètres musicaux, montrant par là que cette musique-là venait bien de lui et qu’il en était le maître. L’auditeur restait libre ensuite de s’approprier ou non ces émotions musicales, libre de les réinterpréter en fonction de ses propres émotions. La musique n’imposait pas son ambiance prédéfinie : la musique se proposait, elle ne s’imposait pas.

C’est l’inverse aujourd’hui. C’est la musique qui maîtrise l’homme. Les paramètres musicaux sont prédéfinis, obligatoires. Les instruments eux-mêmes, électrifiés, amplifiés, sont incontournables. Cette monotonie est devenue tellement insupportable que les artisans musicaux actuels se mettent massivement à la musique électronique pour tenter de se débarrasser du problème. Mais on ne met pas fin à la famine artistique et émotionnelle pour autant. Il faut dire que la musique a été bien malmenée depuis soixante ans, au moins. Déplacés, faussés, pervertis, les piliers de la musique ne sont plus là où ils devraient être. Devenue hypnotique, cette nouvelle «musique» prend possession de l’humain et c’est même pour cela, pour cet aspect extra-humain, que l’homme la recherche désormais. Ceux qui ont conçu cette révolution «musicale» — plutôt dans la forge de Vulcain que dans les temples d’Apollon — semblent avoir trouvé les clés qui permettent d’anesthésier le cerveau, juste assez pour franchir ses portes et prendre possession du corps humain. Ils ont trouvé comment ouvrir les ports qui permettent de traverser nos pare-feu ! Se déconnecter, entrer en transe, est d’ailleurs de plus en plus considéré comme branché, cool, à la mode, comme les soit-disant expériences de méditations transcendantales, ou plus platement les prises de drogue.

Le corps, objet de culte par ailleurs, est devenu un obstacle dont il faut se débarrasser, comme dans les antiques «philosophies» dualistes. Il faut soit le soumettre à l’extrême soit laisser d’autres entités en prendre possession. Paradoxalement, ce que l’homme a de plus humain, son cerveau, son esprit, sa raison, sa volonté, sont dévalués, considérés comme encombrants ou obsolètes. Ce que l’homme a de plus humain est progressivement délaissé, robotisé, sans que l’humain en prenne vraiment conscience. L’insecte qui le pique l’anesthésie progressivement pour qu’il sente le moins possible la douleur. Quelques acouphènes ou tympans perforés le ramènent parfois à la réalité, mais le plus grand danger est ailleurs, au niveau du contrôle de l’esprit, du contrôle des esprits et donc la population. Car l’esprit est indissociable du corps, définitivement. Les vrais maîtres de la musique le savent, eux.

La musique que j’avais le privilège d’entendre hier soir, qui n’était pourtant pas de la musique classique, était une musique vivante, pleines d’émotions variées, une musique jouée, dansée et chantée par de vrais hommes et de vraies femmes, et non par des clones bisexualisés. C’était palpable. C’était comme l’écho lointain d’un monde disparu depuis longtemps, le souvenir d’une humanité bel et bien révolue. Une rare trace de ce qui fut et ne sera plus jamais, car ce monde vit en sursis. La musique d’aujourd’hui est de plus en plus morte, vide d’émotions. Il n’en restera bientôt plus qu’une sensation physique, toujours plus agressive et envahissante, comme celle de la «musique» techno. Résistez à la «musique» omniprésente et obligatoire !

La musique est devenue partout la même en dépit d’une pseudo-diversité de styles, qui n’est que nominative. La musique, la vraie, a été remplacé par un outil sonore unique, néfaste, qui participe à la préparation d’un nouveau type d’humanité. Une humanité qui n’a plus de volonté propre en dehors de celle du nouvel ordre mondial, un type d’homme soumis par avance, parce que pré-conditionné, formaté depuis six décennies par la contre-culture rock. Formaté par la contre-culture rock et tout ce qui s’y rattache, ouvertement ou secrètement, politiquement ou religieusement. Une nouvelle «société» apparaît, à la fois schizophrène et paranoïaque, en état d’auto-délation perpétuelle, où l’individu idéal se soumet aveuglément aux autorités parce que sa sécurité et sa vie en dépendent : un «islam» absolu en quelque sorte.

Heureusement, un «reste», au sens biblique du terme, résiste et résistera à ce rouleau compresseur mondial uniformisant. L’esprit humain, grâce à l’Esprit de Dieu, peut résister à cette emprise partout visible. Quelle est la source principale de l’Esprit de Dieu aujourd’hui ? Où Le trouver ? DANS LA BIBLE. Ouvrez-là (avec le désir de réfléchir et d’y rencontrer Dieu bien sûr) et vous allez sentir le résultat. Très rapidement, une influence bienfaisante — étrangère, certes, mais respectueuse, elle — se présentera à vous et vous aidera à mettre de l’ordre dans vos idées. Cette présence changera votre vision du monde et transformera votre vie pour le mieux. Et, luxe devenu rare dans notre monde, une fois que vous l’aurez accueillie, vous resterez néanmoins toujours libre de la repousser, de vous en défaire. La liberté quoi ! Allez trouver la même chose dans la méditation transcendantale. Le grand luxe, je vous dis, et accessible.

J’aimerais pour conclure vous donner quelques conseils. Méfiez-vous comme de la peste de l’utilisation de la musique pour entrer en contact avec «l’au-delà», avec le «spirituel» : c’est là une démarche spirite, qui peut se dissimuler jusque dans vos moments de «louange» à Dieu. Si l’Esprit de Dieu est vraiment avec vous, il vous conduira vers un usage sain de la musique et vers des musiques qui ne soient pas altérées par des manipulations extra-humaines. Si l’Esprit de Dieu n’est pas avec vous, et bien, vous savez où le trouver (voir plus haut). Sachez que l’Esprit de Dieu se retire peu à peu du monde, sur le plan collectif, et que s’il habite en vous, en tant qu’individu, il ne contrôle plus forcément les communautés, religieuses ou autres. N’essayez pas de spiritualiser la musique, elle l’est déjà bien assez par nature. N’oubliez pas qu’elle a des origines célestes. Employez-là en tant qu’être humain et non en tant que «dieu», même potentiel. Ne vous prenez par pour des anges car vous risqueriez alors fort d’être manipulé par des puissances occultes malveillantes. Vous ouvririez ainsi des canaux non sécurisés dans votre système spirituel. Non. Employez-la musique comme un moyen d’expression simplement humain et non un moyen de contact avec les esprits.

Bref, que la musique reste ce qu’elle est pour nous les humains, c’est-à-dire un moyen d’exprimer des émotions proprement humaines et non un moyen de nous mettre dans un état second. Que votre musique soit donc humaine ! Elle sera belle, malgré tout.

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