Daniel : une lumière à Babylone

Mivilitudes : la nouvelle secte gouvernementale ?

17 Août 2011 , Rédigé par daniel-lumiere-a-babylone.over-blog.com Publié dans #Actualité

Sous prétexte (légitime) de vouloir protéger nos concitoyens des sectes, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Mivilitudes) ouvre la voie à la surveillance généralisée des esprits. Elle prépare ainsi (consciemment ou non ?) le chemin de l'intolérance et des persécutions contre tout ceux qui ne se soumettront pas entièrement au Nouvel ordre mondial, ordre voulu par certains dirigeants occultes des États-Unis et par le Vatican. 

 

Le dénomination même de la mission interministérielle nous indique que les temps ont changé : il s'agit maintenant de VIGILANCE et non plus de simple lutte contre les dérives. Or il est clair que cette obsession de vigilance, qu'il ne faut pas confondre avec de la prévention et qui envahit tout les niveaux de gouvernance, risque de tourner rapidement au cauchemar paranoïaque, comme ce fut le cas dans les «républiques» soviétiques et comme annoncé dans l'Apocalypse de Jean. Vigilance, dans le nouvel ordre des choses, doit se décrypter comme auto-surveillance, le système pratiqué avec succès dans les camps de concentration nazi. Mivilitudes, ô servitudes !

Le site officiel de la mission interministérielle justifie ainsi sa démarche inquisitrice : «Face au risque d’instrumentalisation, à des fins d’emprise sur les personnes les plus vulnérables, la Miviludes a choisi de consacrer cette année son dossier central à la résurgence des discours apocalyptiques, afin de favoriser une prise de conscience collective et de prémunir nos concitoyens contre les conséquences toujours probables de tels discours anxiogènes.» http://www.miviludes.gouv.fr/Le-rapport-2010 

Il est touchant de voir l'État s'inquiéter de l'emprise que l'on pourrait exercer «sur les personnes les plus vulnérables», quand l'emprise ou du moins le contrôle de toute la population est le but inavoué de presque tous les acteurs du pouvoir, et surtout religieux, mine de rien. D'autre part, comme nous essayons de le montrer sur ce blog, le discours apocalyptique biblique n'est pas anxiogène, bien au contraire il est porteur d'espoir pour l'individu, même s'il annonce la fin inévitable des civilisations humaines. En nous avertissant des dangers qui guettent l'esprit humain en ces temps délétères, il est même salvateur. En valorisant les efforts titanesques entrepris par le gouvernement céleste pour mettre fin au mal et à la mort sur cette planète, il valorise du même coup l'espèce humaine, la jugeant digne, sous conditions, d'avoir part aux plus hautes sphères des univers. Le respect de la personne, en tant que telle en découle, quelles que soient ses tendances et même quelles que soient ses monstruosités, par ailleurs condamnables.

Ce n'est donc pas le discours apocalyptique biblique qui est en cause, ce sont les manipulateurs et les récupérateurs de ce discours, inspirés et dirigés par Satan, qui créent des problèmes, délibérément et dans un but précis. Il est navrant d'ailleurs que les gouvernants manifestent le souci de nous protéger quand, par ailleurs, ils agissent souvent de façon à nous mettre en danger ou au mieux en difficulté sérieuse. Qu'il s'occupent davantage et surtout mieux des chômeurs, des jeunes sans éducation et sans avenir, des sans domiciles, des femmes soumises à la violence masculine et qu'il nous laissent apocalyptiser en paix ! Qu'ils règlent leur problèmes de détournement de fonds public, de lobbying pharmaceutique avant de nous chercher des poux dans la tête ! Qu'il s'occupent de leur ministres amateurs de petits garçons et protégés par une justice corrompue ainsi que des indemnités insolentes et à vie de leurs députés pour quelques années seulement de service (intenses, c'est vrai…). C'est cela les beaux idéaux «humanistes» de la république franc-maçonne ? Bravo. Il eut mieux valu s'en tenir aux dix commandements (les vrais, ceux de la Bible hébraïque, pas ceux, blasphématoires, du catéchisme catholique romain) que de formuler des droits de l'homme et ne les respecter qu'en facade, quand cela nous arrange financièrement.

 

Effet pervers : ce sont parfois ceux qui combattent les sectes qui les soutiennent secrètement. On se souvient du cas de la secte de Jim Jones, un des premiers cas saillants médiatiquement du XXe siècle. Des bruits troublants ont circulé sur l'origine de cette secte, dont les fomentateurs pourraient bien appartenir à des responsables religieux de haute volée. Et ce n'est qu'un exemple.

Le but de Satan et de ses agents terrestres en effet ne peut qu'être de stigmatiser le discours apocalyptique qui annonce la fin de leurs pouvoirs illégitimes. Et comment mieux atteindre ce but qu'en suscitant des caricatures malfaisantes de ce discours ? Rien de mieux pour décrédibiliser le message divin de l'Apocalypse de Jean et du livre de Daniel. L'amalgame sera ensuite facile à réaliser dans l'esprit d'une population de plus en plus débilitée par des médias abrutissants. La suite attendue est la stigmatisation d'une minorité de la population qui servira de bouc émissaire, accusée a priori d'être responsable de tous les maux qui accablent et accableront la planète. La fin de ce monde en résultera, programmée par ceux qui l'auront le plus combattue.

 

Car c'est bien vers l'amalgame que nous conduit le rapport Mivilitudes, écartant a priori, sans examen objectif, tout discours apocalyptique comme potentiellement dangereux. Pourtant ce sont les humains, tordus, obsessionnels ou manipulés par Satan, qui sont dangereux, pas le discours divin en lui-même.

Fabrice Desplan, sociologue et anthropologue, spécialiste de la mouvance adventiste — un mouvement apocalyptique dont nous défendons la teneur scripturaire sur ce blog — commente ainsi : «Un reproche central peut être opposé à la Miviludes, c'est celui du catastrophisme. L'adventisme est présenté uniquement comme un potentiel risque alors que l'observation sociologique laisse apparaître une réalité plus complexe.» http://www.dixmai.com/

Il est tout de même frappant que ce genre de rapport officiel, dans une république prétendument laïque, oublie de mentionner la secte la plus puissante, politiquement, la plus riche, la plus influente, la plus perverse, la plus criminelle et la plus meurtrière que l'humanité n'ait jamais connu : l'Église catholique et romaine représentée par l'État (!!!) du Vatican. Cet exemple d'amnésie (et d'inconscience !) collective est atterrant. Cela nous donne une idée du pouvoir exercé par la secte sur les gouvernements et les sociétés et de l'habileté avec laquelle cette sujétion des humains est (aujourd'hui) dissimulée. L'Apocalypse de Jean et le livre de Daniel dénoncent clairement cette évolution inouïe et imprévisible des suites de l'Empire romain en Europe (et dans le monde). Si donc l'on met l'Apocalypse hors la loi, cherchez à qui le crime va profiter !

 

 Entendons-nous, nombre de catholiques sincères ont un réel intérêt pour la Bible ou pour les pauvres. C'est un système que nous dénoncons ici, nous n'attaquons pas des individus, sincères dans leurs croyances et qui doivent être éclairés (pas trop tard, nous l'espérons pour eux). Aujourd'hui, cependant, certains catholiques, en général proches du pouvoir, osent de plus en plus exprimer leur mépris pour l'éducation au profit de la répression, voire leur regret du bon vieux temps où l'on appliquait encore la peine de mort. Ils sentent eux aussi le vent revenir souffler dans ce sens, dans leur sens. 

 

D'ailleurs QUI sont au juste ceux qui rédigent le rapport Mivilitudes ? Un internaute, sous le pseudonyme de Mora, apparemment très précisément informé, commente ainsi l'article de Fabrice Desplan référencé ci-dessus :

«Les MIVILUDES sont dirigés par un personnage [Georges Fenech] qui est loin d’être au-dessus de tout soupçon. En 1992, il a rendu une ordonnance de non lieu dans l’assassinat du juge François Renaud, abattu par trois tueurs en voiture le 3 juillet 1975 devant son immeuble. Ce crime qui a scandalisé la France entière est resté impuni alors que les protagonistes ont été très rapidement identifiés.
Georges Fenech, ancien partisan de la peine de mort (de nos jours personne n’ose plus l’avouer), mais toujours partisan de la tolérance zéro, a été refusé en 1998 au poste de premier juge d'instruction pour avoir publié des propos à connotation antisémite dans la revue qu'il dirigeait, puis renvoyé en correctionnelle en 2007 par le juge Philippe Courroye dans une affaire de vente d'armes en Angola. En 2008, le Conseil Constitutionnel a annulé son mandat de député et l'a déclaré inéligible pendant un an, tandis qu'il était de plus mis en examen pour diffamation envers un parti politique et son président.
En 2005, il a fondé avec entre autres Pierre Fabre, président-directeur général des Laboratoires Pierre Fabre, le Momagri, un « think tank » aujourd’hui présidé par Pierre Pagesse, le président de Limagrain, chargé de promouvoir l’agriculture OGM par un lobbying intensif auprès des institutions françaises, européennes et internationales.
Il serait intéressant de vérifier les relations qui existent entre Pierre Fabre et Fenech, pourfendeur des médecines complémentaires, ce qui pourrait expliquer bien des choses. D’autant que le 10 janvier 2007, Georges Fenech a défendu à l’Assemblée Nationale l’amendement 139 relatif aux obligations vaccinales devant la commission des lois, contre l’avis du président de cette dernière et l’avis du gouvernement. L’ex-député avait alors déclaré : « Les vaccinations sont obligatoires, mais, suivant la vaccination, les pénalités ne sont pas les mêmes. Nous proposons de frapper des mêmes pénalités tous les refus de vaccination, c’est-à-dire six mois d’emprisonnement et 3 750 euros d’amende. »

Et pour en finir avec ce personnage peu recommandable qui se targue de vérifier comment les tribunaux s'occupent des « dérives sectaires », nous devons connaître la position de personnes plus qualifiées que lui pour parler de ces « dérives ».
En décembre 2006, Mme Sancy, du Bureau des affaires judiciaires de la législation, directeur de la protection judiciaire de la jeunesse a déclaré que « la problématique "sectaire" dans le travail des magistrats et des éducateurs était très marginale par rapport à l'ensemble des autres problèmes. » M. Etienne Madranges, magistrat à la cour d’appel de Paris, n’a trouvé « aucun cas », 
M. Didier Leschi, Chef du bureau central des cultes, ministère de l'Intérieur s'est opposé à la Commission d'enquête parlementaire sur les sectes et les mineurs à propos du statut juridique des Témoins de Jéhovah et a assuré : « Jamais d'incident qui mette en cause des enfants. »

M. Jean-Yves Dupuis, Inspecteur général du ministère de l'Education nationale a signalé que sur 19 000 signalements aux procureurs de la République, concernant des enfants qu'on estimait être en danger, lorsqu’ils ont demandé aux inspecteurs d'académie quels étaient, parmi ces enfants en danger, ceux qui l'étaient à cause de mouvements "sectaire", « ils nous ont répondu qu'il y en avait huit. »
Françoise Le Bihan, directrice adjointe du service des Français à l'étranger et des Etrangers en France (DFAE) au ministère des Affaires étrangères n'a trouvé trace que de deux cas présentant un lien avec le comportement « sectaire » dans ce vaste ensemble. Et Thierry-Xavier Girardot, directeur des affaires juridiques au ministère de l'Education nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche a signalé que sur vingt-trois enfants déclarés être concernés par le phénomène "sectaire" il n’était « pas sûr qu'il y en ait un seul. » Confirmation de Carola Arrighi de Casanova, sous-directrice de la Direction des affaires civiles et du Sceau au ministère de la justice : « Je dois d'emblée indiquer que nous ne sommes quasiment jamais confrontés à des situations liées aux sectes » et de Michel Rispe, Chef de bureau de l'entraide civile et commerciale internationale au ministère de la justice : « Il n'y a à ce jour aucun dossier ouvert, parmi les quelque cinq cents dossiers en stock, dans lequel il y ait des allégations d'appartenance "sectaire". »
Alors que la secte antisecte avait déclaré que 60 000 enfants étaient en danger sur tout le territoire national, Joël Bouchité, directeur central des renseignements généraux du ministère de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire avait répondu dans le procès-verbal de la séance du 4 octobre 2006, « lors de nos relations sur le terrain, dans les préfectures, avec l'éducation nationale, les DDASS, les centres aérés et tous les organismes qui traitent de la jeunesse, nous n'avons jamais affaire à 60 000 signalements, ni même à 30 000, mais tout au plus à quelques dizaines…»
On peut vérifier ces témoignages dans le Rapport n° 3507 enregistré à la Présidence de l'Assemblée nationale le 12 décembre 2006. Sommaire des auditions - page 288.
En outre, il suffit d’aller sur le site du CICNS ou de consulter Internet pour voir le nombre de pédiatres, sociologues et philosophes qui s’insurgent contre ces délations liberticides.
Et pour terminer avec l’opposition de la Miviludes aux enfants instruits à la maison qui seraient endoctrinés par un discours stéréotypé, Thierry-Xavier Girardot, directeur des affaires juridiques au ministère de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a répondu à la même époque, que sur les 1 119 contrôles opérés, 23 seulement se sont soldés par une mise en demeure de scolariser l'enfant dans un établissement d'enseignement, généralement pas pour des motifs liés à des dérives sectaires, mais tout simplement parce que l'éducation dispensée par la famille ne répondait pas aux exigences du décret de 1999, désormais codifié dans la partie réglementaire du code de l'éducation. (cf. procès-verbal de la séance du 10 octobre 2006).»

Écrit par : mora | 22.06.2011

 

Nous pensons que ce commentaire est éloquent et se passe de tout commentaire. Nous remercions Fabrice Desplan pour son aimable autorisation de reproduction du commentaire ci-dessus. Précisons que cette autorisation ne signifie pas qu'il cautionne tout ce qui s'écrit sur notre blog. Là aussi ne faisons pas d'amalgames. Fabrice Desplan est un sociologue, un scientifique. Ce blog ne peut prétendre à la même objectivité : il a un objectif de témoignage et d'annonce apocalyptique. Peut-être apparaîtra-t-il dans le prochain rapport Mivilitudes ? Qui sait ??? 



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Jean Charles 09/12/2011 14:18

Mr, je suis resté adventiste de mon enfance à l'age adulte durant 32ans. De parents adventistes j'ai fait le choix de quitter cette églises pour de multiples raisons. J'y ai grandi, j'y suis né, je
"parle l'adventiste" comme je dis. J'ai assisté à une conférence de Fabrice Desplan avec qui j'ai rapidement échangé. J'ai eu l'impression de n'avoir jamais connu l'adventiste, car j'ai appris
énormément de choses. J'ai vu les liens entre l'église et les exigences de la vie en société. Depuis, je retourne à l'Eglise mais je suis blessé de voir que c'est un sociologue qui parle le mieux
de l'Eglise adventiste. A tout mon entourage que j'ai montré son blog, son libre et ses articles ont une vision positive de l'Eglise adventiste. Vous semblez être en contact avec ce dernier,
pourriez vous m'indiquer comme le joindre ?

Daniel à Babylone 15/12/2011 13:39



Oui, vous pouvez le contacter directement sur son blog. Moi c'est comme cela que j'ai fait. contact.sociologiser@gmail.com. Vous pouvez aussi lui parler sur Twitter : lien en haut à droite de la
page d'accueil de http://www.dixmai.com/.  Bon courage et bravo pour votre parcours courageux. Il vient toujours un moment dans la vie, où il faut «quitter son père et sa mère», y compris
dans le domaine de la religion, afin de reconstruire sa propre foi, sans forcément renier (tous) ses acquis. Bravo pour cette démarche mature. Effectivement, le mouvement adventiste, c'est
d'abord une page d'HISTOIRE, de l'histoire du grand conflit entre le bien et le mal, ou une page de l'histoire du salut. Quand on ne le connaît que comme groupe de rencontres sociales, on n'en
connaît qu'une partie (non négligeable certes, mais c'est insuffisant !).