Daniel : une lumière à Babylone

Merah ? Merah pas !

23 Mars 2012 , Rédigé par Daniel à Babylone Publié dans #Actualité

La mort, jeudi, de Mohamed Merah, le suspect des tueries de Toulouse et de Montauban, met un terme à une «insupportable angoisse», a déclaré François Hollande, candidat «socialiste» à la présidentielle. (Yahoo actualités). Et hop ! voilà ! Il y a eu un problème, il y avait un coupable ; on a éliminé le coupable, on a éliminé le problème ! Les croyants attentifs aux signes des temps et connaisseurs des prophéties hébraïques bibliques pressentent où vont mener ces raccourcis de la pensée : à la persécution et à l'intolérance dont rêvent depuis longtemps les papistes et leurs sinistres agents qui oeuvrent dans l'ombre au côté des politiques, modelant leurs esprits dès l'université.

La mort d'un coupable est-elle la solution aux problèmes de l'humanité ? La mort d'un de nos frères humains peut-elle vraiment nous libérer de l'angoisse ? Le tuer est-ce tuer en même temps TOUTE l'angoisse de TOUTE l'humanité ? Il faudrait pour cela que ce bouc émissaire porte en lui toute l'angoisse de l'humanité. Pour cela il faudrait qu'il soit vraiment plus qu'humain… et qu'il ne soit pas un bouc.

 

J'ai un problème : je tue, et voilà ! comme dans un jeu vidéo. On ne juge plus, on assassine, c'est bien plus commode et cela a un certain succcès auprès des foules obsédées par le plaisir et gavées de spectacles hyper-violents ! Ainsi a-t-on assassiné lâchement Ben Laden, ainsi a-t-on assassiné avec barbarie Kadhafi, comme on tuera encore tous ceux que l'on peut ranger dans cette nouvelle catégorie, les «monstres», tous ceux que l'on exclut a priori de la famille des êtres humains.

Il n'y a qu'à les tuer puisqu'ils sont dangereux et qu'ils n'ont, pense-t-on, plus rien d'humain. On les exclut du droit, du respect, du judiciaire, comme la loi le permet désormais aux Etats-Unis, légalisant la détention illimitée, non judiciaire, la détention sans justification et la torture qui l'accompagne. Merci monsieur Obama, apôtre de la justice (et merci aussi à ceux qui vous pressurent et vous manipulent dans les coulisses). Parce que la torture n'est pas le «privilège» des «potentats» «africains» ou des policiers russes, figurez-vous.

Voilà à quoi se livrent les dirigeants actuels du monde occidental et américain, sous l'influence pernicieuse de Satan et de ses agents humains qui ont programmé la destruction d'une partie des juifs d'Europe dans les années 1930 afin de créer un État d'Israël sous contrôle mondial. Hitler, le monstre, l'assassin, n'était en fait qu'un vil pion. En serait-il de même pour ceux qui terrorisent les populations aujourd'hui, criminels sexuels comme criminels religieux ?

 

En contraste avec cette logique perverse et satanique de mort et de destruction, de déshumanisation, de tétanisation de la pitié, d'oubli de la compassion, logique implacable qui envahit l'humanité au fur et à mesure que l'Esprit protecteur de Dieu se retire de notre planète, le Dieu des Hébreux de l'Antiquité affirme : «Je ne veux pas la mort de celui qui meurt, dit le Seigneur YAHVEH ; convertissez-vous et vivez.» A l'inverse, les dirigeants du monde actuel disent en substance à la population : «Faisons disparaître sans ménagement ceux qui troublent l'ordre public ou qui représentent [réellement ou non] un danger pour la société.»

De fait, parmi la population civile, les personnes les plus promptes à condamner les crimes d'aujourd'hui pourraient bien dans un avenir plus ou moins proche se transformer en assassins à leur tour, comme autrefois les De Guise animés par le fanatisme catholique romain. Bientôt il suffira de donner le signal à la meute déchaînée, et, comme dans un film, tout bon citoyen pourra se transformer en exécuteur à la botte du Nouvel Ordre mondial, prêt à traquer et à occire tout être humain qui lui sera désigné comme étant responsable des maux qui accablent et accableront la société. Au fond, la Saint Barthélémy n'était qu'une petite émeute locale. Ainsi devrait agir aussi, théoriquement, tout musulman intègre par rapport au Coran (voir ci-dessous).

 

Les crimes qui émaillent l'actualité sont certes odieux, mais il serait plus odieux encore de les instrumentaliser (voire de les programmer !) aux fins de justifier la destruction programmée des libertés et du respect de l'humanité. Certes Mohamed Merah était dangereux pour la société. Mais il est à peine éliminé que déjà des soupçons de laxisme vis-à-vis des autorités viennent ternir la «glorieuse» victoire des forces viriles et sanguinaires. De là à penser qu'on l'a laissé agir dans cette direction meurtrière pour faire un exemple poliltique et justifier l'instauration progressive de l'assassinat d'État, la distance n'est pas si grande. Mais nous voulons, bien évidemment, éviter de tomber dans la paranoïa et la soi-disante théorie du soi-disant complot, vous vous en doutez bien…

 

Cependant dans quelles circonstances Mohamed Merah est-il mort ? Lui a -t-on laissé toutes ses chances ? Il nous paraît utile de reproduire ici le compte-rendu journalistique suivant :

 

Mercredi soir, à 23 H 30, le Raid jette des grenades pour faire sauter les volets des trois fenêtres de l'appartement donnant sur la rue. Deux tirs sont entendus en réponse. Puis, plus de signe de vie jusqu'à l'assaut final le lendemain.

Jeudi en fin de matinée, le Raid parvient à ouvrir la porte de l'appartement. Merah arrose d'une «trentaine de coups de feu» les policiers en progression, selon le procureur Molins. La riposte du Raid est longue et massive : quelque 300 cartouches sont tirées au total pendant la fusillade, qui a duré cinq minutes.

Merah, équipé d'un gilet pare-balles, est finalement atteint d'une balle dans la tête. La marque d'un tir «pour tuer», à la différence des tirs visant à «neutraliser», dans le genou par exemple.

 

«Comment se fait-il que la meilleure unité de la police ne réussisse pas à arrêter un homme tout seul ?», s'interroge Christian Prouteau, fondateur du Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), unité concurrente du Raid, dans une interview publiée vendredi dans Ouest France. «Il fallait le bourrer de gaz lacrymogène», assure-t-il. «Il n'aurait pas tenu cinq minutes. Au lieu de ça, ils ont balancé des grenades à tour de bras. Résultat : ça a mis le forcené dans un état psychologique qui l'a incité à continuer sa "guerre".»

Selon lui, «cette opération a été menée sans schéma tactique précis. C'est bien là le problème», assène Christian Prouteau, soulignant que le Raid «aurait pu lui tendre une souricière» et «attendre qu'il sorte et le coincer». «En soixante-quatre opérations menées par le GIGN sous mon commandement, il n'y a pas eu un mort», rappelle-t-il.

 

Pour l'avocat de Mohamed Merah, la mort du tueur est «le résultat logique de la stratégie adoptée» par la police. «On l'a enfermé de plus en plus radicalement dans son autisme...rien n'a été fait pour l'aider à rétablir (...) un dialogue», déplore Me Christian Etelin. — MSN actualités

 

En contraste avec cette logique impitoyable, perverse, le Dieu de la Bible est présenté par les prophètes comme extrêmement patient et prêt à faire l'impossible pour que l'être humain en rébellion change de voie et revienne à lui. Quand il recourt au châtiment, c'est vraiment que l'on ne lui laisse plus d'autre choix. Et le châtiment de Dieu est toujours précédé d'un jugement, qui donne l'occasion au coupable de prendre conscience de son tort. Le châtiment de Dieu, s'il tarde, c'est par miséricorde. C'est pour être sûr que le mal ne paraîtra pas deux fois, comme le dit un prophète hébreu. Ce n'est pas pas pour enclencher une folie populaire meurtrière ou une opération de nettoyage ! Avec le jugement de Dieu, le mal ne paraîtra pas deux fois, parce que tous, grâciés et condamnés, auront reconnu la justice divine.

 

Selon le procureur de Paris, François Molins, Mohamed Merah a indiqué aux négociateurs du Raid qu'il voulait mourir en moujahidine, les armes à la main, qu'il refusait d'être jugé et il aurait dit : «Si c'est moi, [qui suis tué] tant pis, j'irai au paradis, si c'est vous, tant pis pour vous». Notons que, contrairement à ce que l'on pourrait croire, les déclarations de M. Merah sont tout à fait conformes aux affirmations les plus claires du Coran (9,111 par exemple). Car si on se fonde seulement sur les déclarations de la plupart des musulmans français — choqués à juste titre —, on a l'impression que l'islam est uniquement une religion bienveillante et tolérante, ce qui de toute façon n'est pas conforme à la réalité historique.

Mais il y a plusieurs façons de pratiquer l'islam, comme plusieurs façons de croire en Jésus et de s'approprier ses enseignements. Donc je voudrais dire humblement et courtoisement à la majorité des musulmans français : renseignez-vous un peu mieux sur les fondements scripturaires de ce que vous pensez être votre religion d'origine. Quand vous dites, avec beaucoup de sincérité je le crois, que dans l'islam on ne peut pas ôter la vie d'un être humain, que ce n'est pas bien, etc., admettez que vous croyez et pratiquez un islam bien différent de celui du Coran, qui, lui, vous ordonne expréssement de tuer les infidèles «partout où vous les rencontrerez» (2,191 ; 9,5).

Ce parti pris meurtrier, vous aurez bien du mal à le trouver dans la Torah, les prophètes et les autres saints écrits. Ce n'était pas le parti pris d'Abraham, qui priait Dieu pour que l'infecte agglomération de Sodome et Gomorrhe soit épargnée par le feu du ciel, si possible, alors qu'elle semblait bien le mériter.

Chers frères et soeurs musulmans, si vous n'êtes pas disposés à tuer, comme on vous l'ordonne, vous êtes déjà infidèles ! Infidèles au Coran, j'entends, et non à Dieu ou à l'esprit du véritable islam. Car le véritable islam est animé d'humilité et de soumission envers les jugements du Créateur, à la fois très juste et très miséricordieux et qui tiendra finalement toutes ses promesses, y compris et surtout la promesse de nous délivrer du mal qui est en chacun de nous (pour en savoir plus sur le véritable islam voir notre article Où sont les vrais musulmans ?). Or c'est cette soumission-là qui va compter au final pour être admis dans le paradis du Très-Haut : la soumission à son autorité et à ses commandements, pas la soumission aux imams. Si vous tuez, vous vous mettez à la place de Dieu, qui seul à le droit de condamner à mort. Si vous vous appropriez l'autorité de Dieu, vous vous mettez en position de blasphémateurs, comme les papes ! Vous projetez sur Dieu votre propre violence ou vos propres ressentiments contre la société. Dieu n'est pas d'accord !

Malheur à vous conducteurs religieux pervertis et hypocrites ! Changez de voie ! Car si, dans le repentir, vous abandonnez vos prétentions politiques, militaires et assassines, si vous vous en remettez à Dieu et à Dieu seul, qui juge toujours avec justice, alors le Très Haut sera disposé à planter sa tente près de la vôtre. C'est vrai.

 

Malheureusement, M. Merah a commis une erreur d'appréciation tragique : il n'ira certes pas au paradis comme il le croyait, induit en erreur par le Coran lui-même ! Il pourrira dans sa tombe, comme presque tous les défunts, en attendant le jour de la résurrection où il devra rendre compte à Dieu de tous ses actes criminels. C'est doublement criminel de l'avoir laissé mourir dans cet état d'esprit satanique. Au contraire, une nation animée d'un authentique esprit chrétien aurait fait l'impossible pour tenter de le capturer vivant, afin qu'il ait une chance de découvrir son erreur. Or cela n'a pas été fait, comme on l'a vu plus haut. Dieu demandera aux puissants de ce monde des comptes pour toutes les responsabilités qu'il n'ont pas assumées, pour tous ceux qu'il n'ont pas su ou pas voulu protéger, pour toux ceux qu'ils ont manipulés pour verser le sang sans se salir les mains et surtout pour manipuler l'opinion des masses.

 

Paul-Henri du Limbert affirme dans Le Figaro que «les sept morts de Toulouse et de Montauban viennent rappeler à ceux qui pouvaient encore en douter que le mal qui ronge la République n'est pas un fantasme» et que «si l'on veut éviter la répétition de l'immense drame de Toulouse, il faut être intransigeant» avec le communautarisme. (Yahoo actualités) Intransigeance rime avec intolérance : seul sera toléré le discours officiel, comme dans l'allemagne nazie. Et, à propos de république, Jean-Emmanuel Ducoin de L'Humanité n'est pas si loin de la vérité quand il écrit : «Deuil et unité nationale deviennent vite hypocrisie et piège» en rappelant que ces «meurtres inqualifiables» sont «aussi les stigmates des folies d'une époque qui provoquent la République elle-même». A moins que cette folie proviennent aussi de la «république» elle-même, dévoyée, pervertie, récupérée, partagée, déchirée entre l'emprise franc-maçonne originelle et le papisme rampant.

La «république», dernier masque trompeur derrière lequel Satan lui-même se tient ? On voit bien en tous cas déjà, dans l'appel à l'intransigeance lancé par M. du Limbert dans le Figaro, se dresser l'abominable bête apocalyptique d'essence romaine, universelle, qui remettra au goût du jour les chasses aux sorcières d'autrefois et surtout mènera une guerre sans merci contre ceux qui, fidèles à l'autorité du Créateur, suivront ses commandements et manifesteront la même qualité de foi que celle de Jésus.

Jésus, LE prêtre de toute l'humanité.

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