Daniel : une lumière à Babylone

Mariage pour tous et liberté de conscience

22 Novembre 2012 , Rédigé par Daniel à Babylone Publié dans #Actualité

Revenant sur ses propos, pourtant sages, de mardi (20/11/2012), où il évoquait le concept fondamental de liberté de conscience pour justifier la décision possible de certains maires de refuser de célébrer des «mariages» homo«sexuel», le chef de l'Etat aurait reconnu aujourd'hui que le terme de «liberté de conscience» était «inapproprié» et pouvait créer des discriminations.

 

Ainsi la liberté de conscience ne pourra pas être invoquée pour justifier la désobéissance civique. Autant dire que la liberté de conscience n'existe pas. Benoît XVI et ses confrères diraient Amen. On voit bien vers quelle dérives totalitaires et religieuses ce déni de liberté fondamentale va mener une société, qui glisse sans cesse davantage sur la pente du suicide collectif.

Dérives religieuses, oui, et contre toute apparence, puisque l'aile conservatrice du catholicisme s'oppose justement à cette assimilation confusionnelle entre un mariage, qui engage toute la sexualité humaine, et un style de vie homophile, qui n'est qu'un choix amoureux personnel (que nous ne devons respecter, rappelons-le). Confusionnelle parce que si mariage ne veut plus dire mariage, si l'on peut ainsi jouer avec des mots si porteurs de sens, c'est la crédibilité de la parole même qui est attaquée.

Dérive religieuse, oui, parce que c'est dans la religion humaine, dans ses formes les plus répandues et les plus influentes — à savoir le christianisme sous emprise romaine et l'islam politisé — que se trouve la source de ce déni du droit le plus fondamental de l'homme, celui que même Dieu ne conteste pas et n'entrave pas, celui du libre arbitre. Et c'est par des dérives sur la parole, par l'usage d'une parole perverse, comme l'a fait Lucifer dans le ciel, que les grandes religions du monde sapent les fondements même de la liberté.

 

En évincant virtuellement la liberté de conscience, le chef de l'Etat commet l'irréparable erreur de mettre les lois humaines au dessus de toute contestation possible, au dessus de la valeur même de la parole, ce qui est l'essence même du totalitarisme. Ainsi la parole est niée, avant même d'avoir été prononcée : il faudra obéir à la loi, un point c'est tout, «au nom de l'égalité des droits et l'Etat en sera le garant scrupuleux» selon M. Hollande.

L'égalité des droits impose donc le nivellement des expériences humaines, la destruction de la différence et du droit à la différence. Désormais le mariage n'aura plus le droit d'exister en tant que tel, il n'aura plus accès à sa spécificitén, à savoir être un lieu symbolique (au sens psychanalytique du terme) de la transmission de la vie. il devra se contenter de n'être qu'une déclinaison d'un «droit» universel. De phénomène spécifiquement humain et lié indissolublement à la parole, le mariage régresse au niveau d'un simple phénomène naturel dans la prétendue évolution des espèces par la voie de la sélection naturelle… Logique en même temps dans une société qui renie son Père, son Créateur. Mais quelle tragique méprise ! Le droit est devenu un prétexte pour faire valoir la loi du plus fort, de celui qui crie le plus fort. L'égalité franc-maçonne, chère à François Miterrand, montre son vrai visage, sa vraie finalité satanique : fournir une entrée opportune au totalitarisme, au pouvoir absolu sur le monde entier.

 

Les racines du totalitarisme sont profondément enfoncées dans l'esprit même du gouvernement papal, d'essence satanique, fait de négation de la dignité humaine et d'obéissance aveugle, comme l'histoire de l'Europe le démontre. C'est le même esprit satanique, celui qui animait l'hypocrite Pie XII et ses sinistres confrères, qui a inspiré les Joseph Goebels comme les Joseph Staline, les Heinrich Himmler comme les dictateurs sud-américains.

 

Ainsi, en croyant, sans doute de bonne foi, lutter contre les discriminations, M. François Hollande, pour lequel nous avons par ailleurs le plus grand respect, ouvre la porte à la discrimination fondamentale : celle de l'humain lui-même. Rejeté dans un simple catégorie juridique, sans âme, réduit à un simple instrument de procréation, assistée et contrôlée, l'humain perd peu à peu sa ressemblance à l'image divine des origines. Il perd ce qui fait sa vraie noblesse et sa vraie liberté, comme la prophétesse Ellen White le rappelle dans quasiment tous ses écrits.

 

Alors pendant ce temps, que font les croyants, les «vrais», ceux qui espèrent (?) la fin de ce monde sous le pouvoir cruel de Satan, la fin du péché et du mal dans nos vies, l'achèvement du yom kippour universel, la restauration dans nos esprits de l'empreinte divine originelle, et de la beauté originelle, la justification de Dieu et de son plan pour sauver ce qui peut encore être sauvé de l'humanité ?

Dieu leur a envoyé un prophète, pour les temps de la fin : Ellen White. Ils s'en sont servis pour asseoir leur pouvoir religieux et produire tout un discours régressif et surtout vide d'Esprit divin. Ils ont kidnappés les écrits inspirés et les retiennent en otage, bien cachés et bien gardés, déformés, altérés, enfouis sous des monceaux de publications destinées à des paroissiens à la dérive, dont il s'agit de conserver à tout prix les faveurs (et les dîmes et les offrandes). Oui voilà ce qu'est devenu le peuple «adventiste» : une succursale un peu exotique du Vatican.

Croyants, de tout bord, New Age et autres, révoltez-vous contre les pharisiens et les Sadducéens d'aujourd'hui ! Ensemble unissons-nous contre le totalitarisme religieux qui nous prive des bienfaits céleste et nous maintient tous dans l'ignorance sur ce que le gouvernement céleste essaye de faire depuis plus de 100 ans déjà ! Demandons tous leur démission !

Qu'un nouveau mouvement adventiste, vraiment interconfessionnel celui-là et libéré de l'autorité écclesiastique stérile car devenue une fin en soi, se lève pour collaborer enfin avec Jésus, le Grand-Prêtre, le Messie, le Fils.

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