Daniel : une lumière à Babylone

Les valeurs de Jean Jaurès et le christianisme

22 Août 2013 , Rédigé par Daniel à Babylone Publié dans #Actualité

« Le courage, c’est de dominer ses propres fautes, d’en souffrir, mais de n’en pas être accablé et de continuer son chemin (…) Le courage, c’est de rechercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas souffrir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques. » Jean Jaurès cité par Solidarité et Progrès dans Jaurès, notre souffle aujourd’hui.

 

Que l'histoire de l'Europe eût été différente si les chrétiens avaient davantage appliqué ces principes, qu'on croirait presque de la plume de saint Paul ! S'ils ne s'étaient pas courbés de façon imbécile devant le pouvoir politique et financier, s'ils n'avaient pas, eux aussi, cédé aux huées fanatiques… Appliquer ces principes non pas dans une logique panthéiste de salut de l'homme par l'homme, selon l'ignoble formule jésuite : “Prier comme si tout dépendait de Dieu, mais agir comme si tout dépendait de moi” (Ignace de Loyola), formule qui permet adroitement de justifier le crime aussi bien que le meurtre et qui permet à un certain clergé "catholique" d'avoir dépassé l'islam dans le domaine de l'horreur (il faut le faire pourtant).

Bien des personnes en quête de spiritualité ont pourtant adopté ce modèle de pensée panthéiste aujourd'hui, y compris les plus pacifistes (Etienne Godinot…). L'exemple de Mère Thérésa a pourtant montré, une fois de plus, que rechercher l'étincelle "christique" au fond de la nature humaine était une quête d'avance vouée à l'échec et n'avait rien à voir avec la foi authentique, celle qui prend Dieu au mot (intelligemment…), une confiance presque enfantine dans les promesses de Dieu.

Très simplement, l'étincelle christique dont nous semblons assoiffés ne se trouve pas en nous, puisqu'elle ne se trouve que dans le DIVIN Fils de Dieu. Seul lui peut réunir, rassembler et contenir le divin et l'humain. La réconciliation qu'il se propose d'opérer en nous, avec Dieu, ne place pas la nature de Dieu en nous, mais son Esprit. C'est une rencontre, un collaboration, et non une synthèse, encore moins une essence comme semble le suggérer, par exemple, le réseau Jésus Simplement.

 

Mais revenons à Jaurès, qui mérite d'être écouté, même s'il fait par ailleurs l'objet d'une récupération côté catholique, bien entendu, ce n'est pas nouveau… Comme l'écrit Solidarité et Progrès dans son manifeste destiné à l'université d'été du Parti "Socialiste", pour Jaurès, «la République n’est pas la recherche de synthèses, de compromis ou de consensus, elle ne consiste pas à obtenir de bonnes couvertures de presse», mais elle est « un grand acte de confiance et un grand acte d’audace (…) elle a vaincu parce qu’elle est dans la direction des hauteurs ».

 

Que les croyants fidèles à YAHVEH fassent eux aussi un grand acte de confiance, face au fascisme financier puis religieux qui monte, qu'ils soient audacieux pour croire en la bonté et en la justice de Dieu et qu'ils le montrent dans leurs relations avec l'humanité, sans arrière pensée politique ou liée au pouvoir. Et qu'ils puissent vaincre comme Jésus a vaincu, parce qu'ils regardent en haut, dans la direction des hauteurs, là ou leur VRAI prêtre et avocat, Jésus, LE Fils de l'homme défend la cause de l'humanité. A l'instar du Messie Jésus, qu'ils magnifient les principes divins sur lesquels tous les univers reposent, principes que Satan a bafoué, et qui sont contenus par exemple dans les dix commandements, shabbat compris (pas dans la version altérée du catéchisme catholique).


Quand aux puissances aux services de Satan, qu'elles soient de nature politique, occulte ou religieuses, l'Apocalypse de Jean déclare : «Ils combattront l'agneau et l'agneau les vaincra, car il est Seigneur des seigneurs et Roi des rois, et avec lui les appelés, les élus et les fidèles vaincront aussi.» (Apocalypse 17.14 TOB)

La résistance spirituelle et la fidélité aux lois de YAHVEH est donc possible, car Jésus nous soutient par son Esprit. C'est là qu'est notre victoire. Mais notre foi est constamment sollicitée, c'est un partenariat entre nous et Dieu. Curieux, au fond, que ce doit être Jaurès qui nous le rappelle ! Mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé.

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