Daniel : une lumière à Babylone

Les dérives du culte « scientifique »

3 Décembre 2010 , Rédigé par daniel-lumiere-a-babylone.over-blog.com Publié dans #Actualité

Juste un petit exemple qui montre comment derrière notre admiration pour la science se cache une attitude de « croyants », voire de crédules, donc une attitude fondamentalement non-scientifique. Ou comment les nécessités de la communication journalistique laissent à l’occasion transparaître nos désirs les plus irrationnels, sous couvert de vraies découvertes scientifiques. (source http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/une-nouvelle-forme-de-vie-dans-un-lac-californien_941998.html)

 

Le 2 décembre 2010, L’Express a annoncé une découverte scientifique importante sous ce titre : « Une nouvelle forme de vie dans un lac californien ». Bien entendu, la suite de la lecture de l’article le confirme, il ne s’agit pas en réalité d’une nouvelle forme de vie, puisque la bactérie en question (souche GFAJ-1) était déjà connue. C’est seulement un comportement inconnu jusqu’alors de cette bactérie qui a été découvert.

Cette façon de titrer, pour accrocher le lecteur, trahit notre désir plus ou moins conscient de ne pas être seuls dans l’univers. A première vue sain et légitime, car nous sommes des êtres de parole donc plus que tout autre de communication. Mais, à y regarder de plus près, ce désir cache une autre réalité psychique moins saine : le déni de l’évidence de notre isolement au sein des univers. Car s’il est probable que nous ne sommes pas seuls et que la vie vient d’ailleurs, notre isolement géographique extrême s’impose à la vue de notre vaste univers. Notre univers ne serait lui-même, peut-on supposer, que la partie visible, observable, d’une réalité encore beaucoup plus vaste.

Le constat s’impose donc : la planète terre, micro-poussière perdue dans un océan constitué majoritairement de « vide » et de gaz, est une exception, un miracle d’équilibre et de dosages physico-chimiques de haute précision, miracle qui seul permet la vie. Si nous ne sommes pas seuls dans les univers, nous sommes en tous cas très isolés. Cet isolement est une invitation à nous interroger sur les raisons qui justifient cet isolement, à savoir notre violence d’origine inconsciente et liée au déni du Père (ce n’est pas là une donnée entièrement d’origine scientifique). La recherche puérile d’une vie extraterrestre dans notre galaxie, et même au-delà, perpétue donc le déni de cette réalité : nous sommes isolés, mis à l’écart par rapport aux autres formes de vie intelligentes, et cela parce que nous sommes devenus violents, négateurs et meurtriers du Père.

 

L’accroche (la première phrase) de l’article de l’Express renchérit en parlant d’une « découverte qui pourrait donner du crédit au développement d'une vie extra-terrestre », alors que les scientifiques, auxquels on permet de s’exprimer plus loin dans l’article, tempèrent en reconnaissant que « la découverte d'une vie extra-terrestre est encore loin d'être à l'ordre du jour » (propos attribués au Professeur Anbar par l’Express).

Le chapeau de l’article, pourtant plus précis, s’entête dans la même projection de nos désirs inconscients et dans l’erreur panthéiste quand il déclare : « La découverte d'une bactérie capable de se développer à partir de l'arsenic bouleverse un des éléments fondamentaux de la science. » Dire que cette bactérie se développe à partir de l’arsenic, est pour le moins réducteur. La suite de l’article explique d’ailleurs que cette bactérie parvient seulement à utiliser l’arsenic, jusque dans son ADN il est vrai, mais en plus des autres éléments indispensables à la vie que sont le carbone, l’hydrogène l’azote… Cela, la science ne l’avait pas imaginé. Cela montre bien la nécessité pour le scientifique de rester ouvert au changement et d’être prêt à remettre en questions ses théories et ses modèles. Le raccourci pris par le journaliste pour écrire son chapeau montre néanmoins quel pouvoir, quasiment surnaturel, nous attribuons inconsciemment aux éléments naturels « capables » de « se développer », capables de se faire tout seul, indépendamment d’une intelligence directrice. Nous ne faisons en cela que projeter sur la nature nos propres désirs phalliques de toute-puissance, donc de rejet du Père.

 

Le manque d’objectivité scientifique est hélas une constante depuis la mise à l’écart, justifiée, de l’Église dans la recherche d’une interprétation de l’observation du monde, soit en gros depuis l’époque des Lumières. Du coup, la science est devenue une nouvelle source de normes et de dogmes tout aussi rigides que l’Église (c’est dire), comme la théorie de l’évolution des espèces, pourtant rigoureusement impuissante à rendre compte ni des origines de la vie ni de la complexité inouïe trouvée dans la biologie. Pour exemple, l’ADN est actuellement considéré comme la structure la plus complexe de l’univers connu (trois milliards d’informations différentes dans un simple brin d’ADN). Cette complexité inimaginable témoigne avec force de la présence d’un dessein intelligent. (Voir le magnifique et intelligent DVD intitulé Déchiffrer les mystères de la Vie, disponible aux éditions Excelsis.) Il est donc puéril de chercher des traces de vie (donc de complexité, donc d’intelligence) extraterrestre dans notre univers, alors que le plus complexe est là, à côté de nous et en nous, sur la terre, témoignant avec puissance de l’existence d’une intelligence extérieure à nous et extérieure à la terre.

 

Le choix de l’intertitre « une redéfinition des fondamentaux de la science » dans l’article de l’Express mérite réflexion. Quel scoop : les fondamentaux de la science seraient bousculés ! Les pauvres… Mais ce devrait justement être le quotidien de la science que de se redéfinir ! Il ne devrait donc normalement rien y avoir là de quoi retenir l’attention du lecteur de l’article. Pas de quoi faire un intertitre en théorie ! Le choix de cet intertitre révèle donc qu’il n’en est rien, au moins pour la majorité de la population, qui voit inconsciemment dans la science une nouvelle source de croyances, erronées mais désirables car destinées à entretenir le refoulement de l’évidence. Notre psyché va parfois en sens inverse du bon sens !

 

Et ce n’est pas là un cas isolé dans l’histoire de la presse et des découvertes scientifiques. Tout cela pour nous enfermer dans le refus du Créateur, dans le déni du Père… Nous préférons régresser, nous accrocher à une relation fusionnelle avec l’image de la mère (le culte panthéiste des forces de la nature revêtu de langage scientifique), plutôt que d’admettre l’évidente nécessité d’un Père. Ne trouvez-vous pas que nous sommes un peu pitoyables sur le plan psy ??

 

Pour conclure, il serait juste de rendre la parole aux scientifiques et de les écouter quand ils parlent de façon scientifiques (et non quand ils se font les avocats de leur propres convictions ou philosophies personnelles). Alors écoutons la parole du Pr Anbar, cité par l’Express : « Nous avions cette idée que la vie requiert six éléments sans exception (carbone, hydrogène, azote, oxygène, phosphore et soufre). Maintenant il s'avère qu'il pourrait bien y avoir une exception. » Bravo, voilà une attitude scientifique : « nous avons pensé que, mais nous constatons que nous nous sommes trompés ». Dans ces conditions, la science peut progresser, car elle reconnaît ses limites. « Peut-être qu'il y a d'autres exceptions auxquelles nous devrions penser », ajoute le Pr Anbar ouvrant ainsi la voie à de nouvelles recherches : encore bravo ! Peut-être que Dieu est lui aussi une exception dans l’univers, seul Créateur parmi les créatures ??? Source de la vie et de la matière et pourtant autre lui-même… Dieu ne se maîtrise pas. Il n’est pas en nous par essence.

Enfin le Pr Anbar conclut : « Nous sommes très influencés par la vie telle que nous la connaissons et il devient par conséquent difficile d'envisager autre chose. Mais jusqu'où peut-on aller? A quel point la vie peut-elle être différente et malgré tout exister? » La question des limites et de la subjectivité est clairement posée ici. BRAVO. En effet, la science ne peut détenir toutes les réponses. Ce n’est pas une religion. C’est pourquoi il demeure indispensable de se tourner vers une révélation, une source d’informations métaphysiques fiable et crédible pour avoir, non toutes les réponses bien sûr, mais d’autres réponses. Et d’autres questions. La Torah fait partie des meilleures sources de ce type.

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