Daniel : une lumière à Babylone

Le Serviteur de YAHVEH (5) : Une connexion fiable entre la Terre et le Ciel

25 Mai 2011 , Rédigé par daniel-lumiere-a-babylone.over-blog.com Publié dans #Le Messie

En fuite pour échapper à la colère de son frère Ésaü, Jacob voyage entre Béer-Shéva et Harrân (Genèse 28.10). Un jour, surpris pas la nuit, il dort à la belle étoile en rase campagne, une pierre pour oreiller. Un songe peu ordinaire se présente à son esprit…

« Voici qu’était dressée sur terre une échelle dont le sommet touchait le ciel ; des anges de Dieu y montaient et y descendaient. » Genèse 28.12, TOB. « Puis, l’Éternel [YAHVEH] apparaissait au sommet et disait : Je suis l’Éternel, le Dieu d’Abraham ton père et d’Isaac ; cette terre sur laquelle tu reposes, je te la donne à toi et à ta postérité. Elle sera, ta postérité, comme la poussière de la terre; et tu déborderas au couchant et au levant, au nord et au midi; et toutes les familles de la terre seront heureuses [bénies] par toi et par ta postérité. Oui, je suis avec toi ; je veillerai sur chacun de tes pas et je te ramènerai dans cette contrée, car je ne veux point t’abandonner avant d’avoir accompli ce que je t’ai promis. » Genèse 28.13-15, rabbinat français.

La promesse faite à Abraham (voir Le Serviteur de YAHVEH (3)) puis confirmée en Isaac (voir Le Serviteur de YAHVEH (4)) est répétée à Jacob dans ce songe. Le Dieu unique, YAHVEH, confirme ici la venue d’un descendant unique par lequel tous les êtres humains, collectivement, recevront une bénédiction. Mais pourquoi ce descendant, porteur de la bénédiction divine, est-il représenté ici sous la forme d’une échelle ?

On emploie une échelle pour atteindre un endroit inaccessible autrement. Cette échelle représente une fonction importante du Messie : il doit relier la terre au Ciel. Le texte hébreu, en décrivant la position de cette échelle, suggère qu’elle s’appuie bien à la fois et de la même façon sur la terre et sur le Ciel. Le Messie, par lequel la bénédiction viendra, est l’intermédiaire entre Dieu et les hommes : il est le médiateur.

Les anges eux-mêmes ont besoin de cette échelle pour s’approcher de nous. Ils ont besoin de passer par cet intermédiaire pour apporter des bénédictions divines ou du secours aux êtres humains.

Prenant appui tout autant sur la terre que sur le Ciel, cet intermédiaire entre Dieu et les hommes devra être autant en contact avec le monde des hommes qu’avec celui d’Elohim. Il devra partager les deux natures : la nature terrestre, charnelle, et la nature céleste, divine. Pleinement fils d’homme (Voir Daniel 7), il devra aussi sortir du sein même du Créateur et donc être pleinement d’origine divine. Voilà, en résumé, les enseignements capitaux de cette vision de Jacob.

Voyons maintenant comment cette prophétie décrit à l’avance le rôle fantastique tenu par le Messie Jésus. Car Jésus est plus qu’un prophète. Dans l’évangile selon Jean, quand Philippe vient trouver Nathanaël pour lui parler de Jésus, il rapporte enthousiaste : « Celui de qui il est écrit dans la Loi de Moïse et dans les prophètes, nous l’avons trouvé : c’est Jésus, le fils de Joseph, de Nazareth. » Incrédule, Nathanaël se déplace néanmoins et quand il découvre, stupéfait, que Jésus a pu le « voir » à distance, alors qu’il méditait sous son figuier, avant même que Philippe vienne le trouver, il s’exclame : « Rabbi, c’est toi qui es le Fils de Dieu, c’est toi qui es le roi d’Israël ! » Alors Jésus profite de cette ouverture dans l’esprit des disciples pour leur faire une révélation : « Amen, amen, je vous le dis, vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l’homme. » Jean 1.45-51. Voilà quelle était l’échelle que Jacob avait vue autrefois : le Fils de l’homme !

En s’attribuant ce symbole de l’échelle de Jacob, Jésus révèle en même temps que, si le ciel est ouvert, c’est grâce à lui. C’est lui, le Fils de l’homme et le Fils de Dieu, le roi d’Israël, qui nous ouvre la porte des cieux. Seul lui en effet touche à la fois la terre et le Ciel, l’humain et le divin. Seul lui autorise vraiment un contact salutaire entre les deux. Même les anges doivent en tenir compte, passer par lui pour nous atteindre. Jésus est vraiment unique, comme Dieu. C’est pourquoi Paul écrira plus tard à Timothée : « Dieu, notre Sauveur, veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité. Car il n’y a qu’un seul Dieu, un seul médiateur aussi entre Dieu et les hommes, un homme : Christ [Messie] Jésus. » 1 Timothée 2.4-5

Depuis la chute du premier couple humain, rapportée en Genèse 3 (voir Le mal extraterrestre), les rapports entre Dieu et les humains ont été interrompus. Le péché, la défiance envers Dieu ont creusé un abîme infranchissable entre Dieu et nous. Mais en représentant le Messie, l’Oint de Dieu, par une échelle, ce récit de la Torah nous annonce que cette relation vitale est rétablie. Nous pouvons donc présenter nos besoins à Dieu, au nom du Messie, comme le faisaient les patriarches, avec la même foi qu’Isaac quand il implorait Dieu pour que Rébecca cesse d’être stérile par exemple (Genèse 25.19-21). C’est grâce à l’existence de cette échelle que Jésus a pu dire, même quand il était sur terre et qu’il portait encore notre chair déchue : « Jusqu’ici vous n’avez rien demandé en mon nom : demandez et vous recevrez, pour que votre joie soit parfaite. » Grâce à l’échelle messianique, non seulement les anges peuvent nous atteindre mais nos prières sont écoutées avec attention, devant le trône de Dieu.

En faisant remarquer que les anges de Dieu montent et descendent par lui, comme sur l’échelle de Jacob, Jésus souligne l’importance de l’action des anges fidèles à Dieu en notre faveur. « Ne sont–ils pas tous des esprits remplissant des fonctions et envoyés en service pour le bien de ceux qui doivent recevoir en héritage le salut ? » demande l’auteur de l’épître aux Hébreux (1.14) Ainsi se vérifie, dans la vie des croyants et dans l’univers cette affirmation incroyable de Jésus : « Je suis le chemin et la vérité et la vie. Personne ne va au Père si ce n’est par moi. » (Jean 14.6)

Le Messie Jésus est le moyen qui met en communication les humains avec Dieu et Dieu avec les humains. L’échelle dont le sommet s’appuie sur le ciel et dont la base s’appuie sur la terre nous révèle la double nature du Messie. Par sa nature humaine, il entre en contact avec l’humanité et par sa nature divine il est en contact avec Dieu. Une mystérieuse union entre l’humain et le divin s’opère en lui. A partir de là, notre faiblesse entre en contact avec la puissance infinie.

En s’humiliant, le Messie est descendu avec compassion jusqu’au plus profond de la misère humaine : l’échelle est posée sur la terre. Mais, s’appuyant sur la droiture et la miséricorde divine, il possède une puissance divine. Ainsi il a relié l’homme fini au Dieu infini. L’homme n’a pas besoin de se construire de nouvelles tours de Babel pour tenter d’atteindre le ciel par ses propres moyens. Rien ne peut justifier cela, puisque Dieu lui-même, dans le Messie est descendu à sa rencontre. Maintenant cette échelle, dressée par Dieu et solidement appuyée sur le temple céleste, nous invite à monter vers Dieu, comme Moïse est monté sur le mont Sinaï. Nous sommes invités à gravir cette échelle. Comment ? En faisant chaque jour davantage connaissance avec le Messie Jésus, dans toute ses dimensions. Chaque barreau de l’échelle pourrait représenter une de ses merveilleuses qualités : sa sagesse, sa justice ou droiture, sa sainteté, son pouvoir de nous détourner du mal (rédemption) (Lire 1 Corinthiens 1.30).

La richesse inépuisable du Messie doit être annoncée comme une bonne nouvelle (Éphésiens 3.8), afin que tous les humains de bonne volonté deviennent capables de comprendre, avec tous les saints et les prophètes, quelle est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur de l’amour de Dieu, tel que révélé dans le Messie Jésus (Éphésiens 3.18-19). Connaître cet amour surpasse toute connaissance car cela transforme réellement l’être humain : c’est en tous cas le défi que Dieu invite tout croyant à relever, le défi de la foi, le même qu’ont dû relever Abraham, Isaac et Jacob.

Grimpons donc sans hésiter chaque barreau de l’échelle divine et comprenons avec l’apôtre Paul qu’« il s’agit maintenant de le connaître, lui, ainsi que la puissance de sa résurrection et la communion de ses souffrances, en étant configurés à lui dans la mort, afin de parvenir, s’il est possible, à la résurrection d’entre les morts. » Philippiens 3.10.

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