Daniel : une lumière à Babylone

Le Serviteur de YAHVEH (2) : La première prophétie de l'histoire de l'humanité

3 Avril 2011 , Rédigé par daniel-lumiere-a-babylone.over-blog.com Publié dans #Le Messie

YAHVEH DIEU dit au serpent : «Je mettrai l’hostilité entre toi et la femme, entre ta descendance et sa descendance. Celle-ci te meurtrira à la tête et, toi, tu la meurtriras au talon.» Genèse 3.14, 15.

Voici donc la toute première prophétie messianique. Elle est prononcée par Dieu lui-même, dans le jardin d’Eden. Ses auditeurs sont le tentateur, représenté par le serpent, et le premier couple humain. Le tentateur se cache derrière le serpent ailé et multicolore qui vivait dans l’arbre au fruit défendu. Le premier couple humain lui ne se cache plus, il a été découvert, dans tous les sens du terme : d’abord mis à nu par la perversité du mal, dominé par la peur et abaissé au rang des animaux fugitifs, il a été ensuite cherché et ramené dans le monde de la Parole par YAHVEH lui-même (voir versets 7-9).

 

Trois thèmes apparaissent dans cette première prophétie messianique :

Le premier thème est l’hostilité (ou inimitié, ou haine). Dieu annonce qu’il va établir entre le serpent et la femme une hostilité, une animosité qui va empêcher qu’ils s’accordent, qu’ils s’entendent. Dieu va intervenir pour mettre le désaccord entre l’humanité et le tentateur. L’emprise perverse du tentateur sur les humains sera donc limitée. C’est la première bonne nouvelle.

Je mettrai l’hostilité entre toi et la femme : le temps de la grâce a commencé pour les hommes dès l’instant où cette Parole divine a été prononcée. Cette grâce nous avait d’ailleurs déjà été attribuée avant les temps éternels dans le Messie Jésus (2 Timothée 1.9). Cette grâce contenue dans le Messie est sa bonté divine et sa beauté morale. Cette grâce du Messie, agissant dans le cœur humain, donne naissance à l’hostilité contre le tentateur. Sans l’existence de cette puissance, l’homme ne serait qu’un jouet entre les mains des anges pervers. Au contraire, cette grâce du Messie donne à l’homme la force de résister au tyran angélique. Quand l’être humain manifeste cette bonté et cette beauté morale du Messie, il révèle l’action surnaturelle dans son âme d’un principe divin, hostile au tentateur. Il prouve du même coup l’existence de ce principe divin.

Le deuxième thème est l’existence de deux descendances : celle de la femme et celle du serpent. La descendance de la femme symbolise l’humanité ramenée à Dieu par la Parole et par la bonté messianique. La descendance du serpent représente l’humanité qui reste sous l’emprise perverse du tentateur. Ainsi cette première prophétie messianique annonce qu’il existera, tout au long de l’histoire des civilisations, des êtres humains qui ressembleront plutôt à Satan, moralement et spirituellement, et des êtres humains qui ressembleront à Dieu. Ces deux humanités entreront en conflit et l’une persécutera l’autre. Cette prophétie commence à se réaliser très tôt, dès l’existence des deux premiers enfants d’Adam et Ève : Caïn et Abel. La «descendance du serpent» essaie de détruire la «descendance de la femme» qui lui résiste.

Le troisième thème est la victoire de la descendance de la femme sur le serpent. La descendance de la femme meurtrira la tête du serpent, c’est-à-dire celle du tentateur. Un descendant de la femme vaincra la tentation et le tentateur. Mais cette victoire aura un prix : le tentateur meurtrira également ce descendant au talon.

 

Maintenant qui est le héros de cette victoire sur le tentateur ?

Commençons par identifier la descendance de la femme. Qui est-il selon les Écritures ? Les premiers juifs messianiques ont reconnu et accepté en Jésus de Nazareth le Mashiah annoncé par la Torah et les prophètes. L’un d’eux, Saul de Tarse, écrivait : Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme (Galates 4.4). L’Envoyé de YAHVEH est né d’une femme, dit-il, c’est-à-dire d’une femme anonyme comme dans Genèse 3.15. Adam nomme en effet la première femme Havah (Ève) seulement après la faute et la prophétie messianique apportée par Dieu pour les réconforter (Genèse 3.20). L’auteur de l’épître aux Galates dit que le Fils de Dieu est né d’une femme, anonyme, pour indiquer que le descendant de la femme, tout en étant d’origine divine, sera un homme qui appartiendra tout entier à l’humanité.

Sans prétendre l’expliquer totalement, les évangiles l’indiquent fidèlement en présentant deux généalogies de Jésus. L’une, celle de Matthieu, présente Jésus comme le descendant de David (Matthieu 1.1). A ce sujet, l’épître de Paul aux Romains (1.2-3) précise : Cette bonne nouvelle (évangile), Dieu l’avait promise d’avance par ses prophètes dans les Saints Écrits : elle concerne son Fils, né de la descendance de David selon la chair. Selon la chair, Jésus était bien un homme, en tous points. Cependant, dans l’autre généalogie, celle de Luc 3, Jésus est non seulement fils de David mais au-delà fils de Jacob, fils d’Abraham… fils de Noé… fils de Seth, fils d’Adam, fils de Dieu. Ici on indique son origine divine (sans spéculer ni préjuger de sa nature cependant).

Ainsi la prophétie messianique, donnée en Eden, annonce qu’un jour, non révélé, viendra un homme qui vaincra Satan. En conséquence les hommes seront délivrés de sa domination. Cet homme est bien le Messie Jésus, ou Christ. Il remplit tous les critères des prophéties, comme nous le verrons au fur et à mesure de nos études.

 

En attendant, le premier homme et la première femme, qui viennent d’entendre cette annonce divine la reçoivent certainement comme une promesse précieuse, qui les apaise et les soulage de leur angoisse. Cette prophétie va devenir l’objet de tous leurs espoirs. Leur foi et leur attente vont se concentrer sur cet enfant à venir, qui sortira de leurs entrailles. Ils comprennent que le tentateur qui les trompés sera vaincu et qu’il pourront réintégrer le paradis et vivre en harmonie avec leur Créateur. Adam a vécu 930 ans, selon la Torah. Il a eu donc le temps de réfléchir à cette espérance et aussi de voir les conséquences tragiques de sa faute sur ses descendants. Cette prophétie a dû le soutenir psychologiquement durant sa vie et lui éviter de sombrer dans la dépression, voire le suicide.

Tout est important dans cette première prophétie : l’hostilité entre l’humanité et Satan, les deux descendances ou types spirituels d’êtres humains, la tête du serpent écrasée… Mais ce qui est très important c’est qu’elle annonce comment la victoire sur l’ange pervers va être remportée. C’est ce qui va retenir notre attention maintenant.

La prophétie précise que la descendance de la femme s’attaquera* à la tête du serpent. Or le venin du serpent est justement dans sa tête. Le danger est là : lui écraser la tête, c’est supprimer le danger. La tête représente aussi l’intelligence, l’esprit. En mordant, un serpent venimeux injecte un venin mortel, image du mensonge, de la parole empoisonnée, de la parole perverse, poison de l’âme et du cœur. Donc écraser ou meurtrir la tête du serpent signifie anéantir les mensonges de Satan.

C’est parce qu’Ève a cru au mensonge du serpent : « vous ne mourrez pas du tout » (Genèse 3.4) que la mort est venue (3.19). L’ange pervers disait : Vous ne mourrez pas si vous vous émancipez de l’autorité de Dieu, au contraire vous manifesterez votre propre divinité naturelle. Mais, sans l’aura de l’Esprit du Créateur, la mort est venue, très vite. Le meurtre a même frappé avant le vieillissement, avec Caïn et Abel.

Le Messie Jésus déclare que le diabolos, l’ange pervers qui faisait parler le serpent, est menteur et père du mensonge (Jean 8.44). Par contraste, Jésus se déclare le chemin, la VÉRITÉ et la vie (Jean 14.6). C’est en effet par la Vérité que le Messie a vaincu Satan et ses mensonges. Comment a-t-il fait ? L’auteur de l’épître aux Hébreux explique :

Ainsi donc, puisque les enfants ont en commun le sang et la chair, lui aussi, pareillement, partagea la même condition, afin de réduire à l’impuissance, par sa mort, celui qui détenait le pouvoir de la mort, c’est–à–dire le diable. Hébreux 2.14. Ce texte éclaire la prophétie de Genèse 3.15 sur ce que fera le descendant de la femme. Dans un corps humain, le sang et la chair, le Messie écrasera la tête du serpent, mais par sa mort. Là se trouve le secret de la victoire annoncée du descendant de la femme sur le satan.

Comment, en mourant sur une croix, le Messie Jésus a-t-il pu vaincre l’ennemi de Dieu et de l’humanité ? Nous avons dit que c’est par la vérité que le Christ vaincrait. Alors que s’est-il passé à la croix ? Comment le sacrifice du Fils de Dieu a-t-il mis en pleine lumière la Vérité qui lui a donné la victoire ?

A la croix, la meurtrissure que l’Oint de Dieu subit dans son corps humain (le talon) dévoile le caractère respectif des deux antagonistes. La condamnation et la mise à mort de Jésus révèlent le caractère respectif des forces en présence. Quelles sont ces vérités mises en évidence dans la passion du Christ ?

 

Satan a poussé des hommes à arrêter Jésus pour l’éliminer et il leur a inspiré de le faire avec violence, brutalité, barbarie. Il est clair, d’après les récits inspirés des évangiles, que Jésus a été l’objet d’une haine farouche, tenace, dépourvue de pitié. Il a été victime d’une mort cruelle. Ainsi l’ange déchu, le satan, a révélé son caractère sans amour, dur insensible, sadique même, composé essentiellement de haine et de violence. Voyez, dans les évangiles, comment il a traité Jésus, une fois qu’il était en son pouvoir.

Jésus, lui, a manifesté un caractère tout différent. Il est arrêté, mais ne proteste pas. Il est injurié, mais ne répond pas. Il est accusé, mais ne se défend pas. Il est maltraité mais ne dit pas un mot contre ses ennemis. Aucune grossièreté, aucune insulte ne sort de sa bouche. Aucune geste de menace de sa part. Au contraire, il prie son Père de pardonner à ses bourreaux qui lui percent les membres pour le fixer sur la croix, car il a compassion de leur ignorance. Il offre une place dans son royaume à venir à son compagnon de supplice, un malfaiteur crucifié comme lui. Le caractère de Jésus est fait de bonté, d’amour, de douceur, de patience, de compassion, de respect, de pardon. Son comportement pendant la passion et notamment pendant la crucifixion en témoigne avec éloquence.

Ainsi l’attitude de Jésus contraste fortement avec celle de Satan. Leurs natures morales respectives sont totalement différentes. Il suffit de les comparer pour constater que leurs caractères sont radicalement opposés. Jésus manifeste la bonté, l’amour, alors que Satan révèle la cruauté, la méchanceté. La croix a dévoilé la vérité sur leurs véritables caractères.

En acceptant de vivre ce grand sacrifice, au prix de l’angoisse extrême ressentie dans le jardin de Gethsémani, le Messie Jésus a révélé sa nature spirituelle faite d’une immense bonté que rien, pas même les plus grandes souffrances, ne peut altérer. Ce que Satan cache soigneusement, sa méchanceté et sa haine de Dieu, la mort de Jésus l’a obligé à montrer au grand jour. Il a dû se montrer tel qu’il est vraiment, derrière son habit de lumière, c’est-à-dire mauvais. Le Messie Jésus était l’être humain le meilleur que le monde n’avait jamais connu. La croix que Satan a utilisée pour le supprimer a mis à nu son caractère criminel, ses tendances effrayantes, ses intentions sordides et les désirs horribles qu’il dissimulait. L’effrayante vérité est apparue et le mensonge a été dissipé. En conséquence, quiconque regarde à la croix verra son intelligence et son cœur éclairés.

Le caractère du Fils de Dieu se compose d’un amour entièrement altruiste, l’agapê qui anime les écrits des apôtres. Il n’y a pas en Jésus de mélange de bien et de mal. Jésus est pur et juste. Son précieux caractère a été magistralement manifesté à la croix. Ainsi la tête du serpent a été écrasée, la source même des enseignements pervertis de Satan a été dévoilée. C’est ainsi que le tentateur a été vaincu.

 

Maintenant que nous voyons clair, laquelle de ces deux personnalités nous attire le plus ? La séduisante perversité de Lucifer ou la pureté et la bonté du Fils de Dieu ? La tentation de la toute-puissance et du pouvoir, ou le don de soi et l’obéissance à Dieu et à ses commandements ?

 

Nous retiendrons de cette première prophétie messianique :

— que Dieu intervient dans l’âme humaine afin qu’il n’y ait pas entente entre l’homme et Satan, c’est l’hostilité ;

— que le Messie doit venir dans la nature humaine, c’est la descendance de la femme ;

— que le Messie vaincra Satan en dévoilant par sa mort la nature absolument mauvaise du séducteur. Jésus a reçu une véritable blessure au « talon ». Mais, par cet acte même, la tête du serpent a été écrasée. Si nous faisons confiance au Messie, Satan est réduit à l’impuissance même dans notre vie !

 

* Sur les sens du verbe employé en hébreu dans le texte original voir : Genèse 3.15 : La tête et le talon.

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