Daniel : une lumière à Babylone

Le Serviteur de YAHVEH (10) : Le mystère du sacrifice expiatoire

5 Août 2012 , Rédigé par Daniel à Babylone Publié dans #Le Messie

Dans le culte hébraïque ancien, les sacrifices d’animaux constituaient un rite impressionnant. Ces sacrifices, quotidiens, représentaient les souffrances du Messie pour le péché de la façon la plus réaliste. Ils tentaient d’enseigner à l’humanité une facette inouïe du caractère de son Créateur et la délivrance finale de l’humanité.

 

C’est une journée banale au temple hébreu de Jérusalem. Un coupable amène un animal afin de le sacrifier pour son péché. Le rite est solennel. Le fidèle repenti pose sa main sur la tête de l’animal afin de transférer symboliquement sur lui sa culpabilité. Puis il l’égorge de ses propres mains. Des prêtres, qui l’assistent dans cette lourde tâche, recueillent le sang de l’innocente victime afin d’en asperger l’autel sur lequel le corps va être brûlé. Ainsi, le fidèle adorateur de Yahveh, reconnaît que sa survie dépend de la mort d’un innocent à sa place, mort découlant naturellement de la rencontre entre un Dieu pur et saint et la vie d’un être porteur du mal, là, sur l’autel des sacrifices, où cette vie est symbolisée par le sang.

 

Tous les sacrifices prescrits dans la Torah reposent sur un principe de substitution. L’être humain a été dévoyé, son être profond a constamment tendance à se rebeller contre les principes d’amour et de justice sur lesquels tous les autres univers reposent. Le rejet de ces principes divins entraîne normalement la mort immédiate et définitive. C’est le sort qui attendait Adam et Eve dans le jardin d’Eden après avoir cru aux mensonges du serpent et donc après avoir douté de la bonté et de la justice divines. Heureusement YAHVEH est intervenu : il s’est engagé dès les origines à porter lui-même les conséquences de la faute du coupable, avec le coupable, afin de l’arracher à ce sort fatal. Pour marquer cet engagement vital du Créateur envers ses créatures indépendantistes, un animal est sacrifié : YAHVEH fabrique des tuniques de peau pour cacher la nudité d’Adam et Eve, nudité devenue subitement honteuse…

 

Les ancêtres des hébreux et de l’humanité actuelle ont pieusement conservé le souvenir de ce rituel de substitution et s’y sont conformés très tôt, comme en témoigne l’altercation entre Caïn et Abel rapportée au début de la Torah. Plus tard, Abraham, par des sacrifices ponctuels, rappelle à ses contemporains, l’engagement que le Créateur a pris de porter la faute et la mort de ses créatures. Dans la fameuse histoire du sacrifice d’Isaac, altérée par un islam mensonger et hargneux, inutilement jaloux, YAHVEH rappelle aux humains que c’est bien Lui qui fournit le vrai sacrifice. YAHVEH montre à Abraham un bélier égaré dans les buissons et lui demande de le sacrifier à la place d’Isaac (ou d’Ismaël si vous y tenez ou de n’importe quel être humain, peu importe). Les sacrifices ne sont nullement destinés à apaiser les dieux, comme dans les autres religions dévoyées par des anges rebelles. Non, le sacrifice vient de Dieu : c’est Dieu qui en a l’idée et c’est à Lui qu’il coûte quelque chose. C’est YAHVEH, le Dieu créateur, unique et personnel, qui cherche à effacer les fautes des humains pour leur rendre leur héritage perdu : la Vie.

 

Ainsi la mort éternelle mérité par tout descendant d’Adam est reportée, par le Créateur, sur une innocente victime, afin que tout coupable puisse être libéré de la condamnation à mort qui pèse sur lui. Ce seul engagement de YAHVEH à porter la faute de tous les hommes permet déjà la survie de l’humanité, depuis l’aube des civilisations. Tout être humain de cette planète lui doit sa vie et peut lui en être reconnaissant (même si elle n’est pas toujours rose…).

 

Il s’agit là d’une démarche typiquement divine, parce qu’elle vient en excès du compréhensible et du logique, parce qu’elle relève de l’extraordinaire et de l’altruisme pur. Elle dépasse largement toute morale et toute religiosité. Elle peut même sembler injuste, à nos esprits égoïstes et bornés. Pourquoi un innocent devrait-il mourir pour des coupables ? Seul le Créateur peut se permettre un acte aussi démesuré : c’est là sa marque qui ne rentre dans aucun schéma culturel connu. C’est là «l’amour» que le Messie a manifesté tout le long de sa courte vie sur Terre. Vivre pour le bien de l’autre jusqu’à porter l’anéantissement de l’autre, jusqu’à renoncer soi-même à l’existence, voilà qui restera pour toujours un mystère en cours de dévoilement, toujours source d’études et d’enseignements. C’est une dynamique et non un dogme figé comme dans les religions humaines, mêmes prétendument monothéistes — la richesse de la réflexion judaïque faisant un peu exception à la règle.

 

Porter la mort de l’humanité, au risque de perdre définitivement l’existence, voilà bien une des essences du caractère divin, manifesté dans la vie et l’œuvre salutaire du Messie. Or aucun messie, venant de Dieu ou non, n’a aussi parfaitement réalisé cette œuvre grande et magnifique (Esaïe 42.21) que le Messie Jésus. Autant les cieux cont élevés au dessus de la terre, autant ses méthodes différaient de celles de ses contemporains. Il voulait rendre la loi magnifique, car telle est la justice divine : magnifique et pas rigoureuse seulement, comme il l'a montré notamment dans son approche avec les femmes. Son approche du problème du mal allait tellement au-delà de notre pensée humaine que ses apôtres ont dû inventer un nouveau concept pour pouvoir en parler. Ils ont utilisé pour cela un mot qui existait déjà, mais dont l’usage et le champ sémantique paraissait sans intérêt : le terme grec agapè. A l’usage qu’en font les apôtres du Messie Jésus, ce terme va englober plus ou moins la hesed et la tsedaka hébraïques ainsi que d’autres signifiants prophétiques hébraïques.

 

Au départ, dans le grec classique, agapè signifiait se contenter de, avec une notion d’attachement, notion peu estimée dans la culture gréco-latine, car synonyme de faiblesse. Cette notion était pourtant très d’avant-garde quelque part. De cette faiblesse, YAHVEH va faire une force inouïe, qui va bouleverser les mentalités du début de l’ère chrétienne : l’amour agapé.

 

« Je donne ma vie pour mes brebis » déclare Jésus (Jean 10.15). Mesurons-nous aujourd’hui le caractère inouï, voire insensé, de cette affirmation ? Car qu’est-ce qui a le plus de valeur, le berger ou ses brebis ?? Bien évidemment c’est le berger, car les brebis peuvent être remplacées, tandis que le berger est unique, il n’a pas de prix. Alors imaginez un berger qui donne sa vie pour ses brebis, surtout quand ce sont des moutons noirs !!

 

Maintenant qu’en est-il des prétentions de Jésus à être LE Berger, soit à ne faire qu’un avec le Créateur ? Blasphème méritant la mort ou merveilleuse remise en relation entre l’humain et le divin, entre les créatures déchues et leur Créateur ? Voyons alors comment le sacrifice du Messie Jésus, tel qu’il est rapporté par les évangiles canoniques et les écrits reconnus comme authentiques des apôtres, correspond aux sacrifices rituels prescrits dans la Torah.

 

Dans le sanctuaire hébreu, pour des sacrifices conformes, on utilisait principalement des veaux, des chevreaux et des agneaux. L’agneau du rituel ordinaire était sacrifié deux fois par jour, matin et soir. Il symbolisait l’intervention continuelle (hébreu tamid) de YAHVEH pour parer aux conséquences désastreuses du mal, pour s’interposer entre nous et notre mort. Mais, puisque c’était sur cet agneau que l’on transférait symboliquement la faute de l’humanité, ce sacrifice quotidien portait aussi le flux continuel du mal, qui jaillit des profondeurs du cœur humain, irrémédiablement altéré par le poison de la révolte contre le Créateur, poison instillé dans l’âme humaine par l’ange pervers qui se cachait derrière le serpent de l’Eden (voir notre commentaire ici).

 

Le Messie, le vrai berger de l’humanité, celui qui allait s’offrir en sacrifice à la place de toutes ses brebis, devait donc à la fois :

— participer à l’innocence de la brebis modèle, fidèlement attachée à son troupeau. Il devait donc être sans défaut, sans tâche, irrépréhensible, pur, parfait.

— porter le poids de la faute qui vient continuellement brouiller les relations entre le Créateur et ses créatures afin que tout fautif puisse avancer sa main impure, la poser sur la tête du messie sacrifié, et transférer sur lui sa culpabilité, ce qui serait impossible si le Messie ne portait pas la même nature que la nôtre. Il devait donc porter la nature des brebis égarées, rebelles*.

— porter également, par nature, l’autorité du Créateur, c’est-à-dire du Berger, qui seul à le pouvoir de s’interposer continuellement, durablement et efficacement entre notre mal et nous.

* C’est ici que pèche l’hérésie abominable de l’immaculée conception : refoulant d’avance toute volonté de communication avec le Créateur et donc paralysant virtuellement le salut. Attention aux usurpateurs abominables et désolateurs inspirés par Babylone la grande !

 

Or il semble bien que ces trois caractéristiques, la pureté, l’humanité et la divinité se soient également manifestées dans la personne unique et mystérieuse de Jésus de Nazareth, comme l’ont attesté nombre de ses contemporains.

 

Jean-Baptiste, un prophète « éveillé » de l’époque, ouvre la voie à cette reconnaissance quand il voit venir Jésus à lui pour être baptisé. Jésus n’a pas encore commencé son ministère public, il n’a fait encore aucun miracle. Mais Jean-Baptiste, instruit pas sa mère sur les origines divines de son cousin et poussé par l’Esprit Saint qui fait de lui LE prophète de la Teshouva (du repentir), s’exclame en le voyant s’approcher du Jourdain :

« Voici l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde ! » (Jean 1.29)

 

Mesurons-nous bien, nous croyants au Messie Jésus, la portée incroyable de cette simple phrase, toute pétrie d’images et de références à la Torah ? Jésus, le bon berger qui donne sa vie pour ses brebis, est bien l’Agneau de Dieu, le sacrifice que Dieu lui-même fournit, comme il l’a fait autrefois pour Abraham. La vraie religion d’Abraham, celle du Dieu unique, est là, de retour, sous les yeux des juifs ébahis, six siècles avant le « prophète » Muhammad ! Faites attention ! usurpateurs de l’autorité divine, faites attention à la colère de l’Agneau annoncée dans l’Apocalypse de Jean ! L’Agneau n’aime pas que l’on prenne sa place dans le cœur des humains pour lesquels il s’est sacrifié !

 

Voilà l’Agneau d’Elohim, celui sur lequel, toute l’humanité peut poser ses mains : voilà un homme de la même nature que nous ET qui peut porter notre culpabilité dans tout son poids, parce qu’il est sorti de Dieu et qu’il possède toute l’autorité, la puissance et l’amour du Créateur ! C’est cela, sa gloire que Moïse a vu passer autrefois devant lui sur le Sinaï ! Le voilà le Dieu unique et véritable, c’est lui le bon sacrifice pour les péchés.

 

Et cet Agneau n’est pas là pour les péchés des croyants seulement : mais pour les péchés du monde ! Immense espoir, incroyable rapprochement entre nous et le Créateur, après des millénaires de révolte ! Et, non content de pouvoir porter les péchés, il est là pour les ÔTER, les ôter de notre cœur, de notre esprit, de notre vie ! Etape préalable indispensable à l’effacement des péchés, c’est-à-dire au YOM KIPPOUR universel ! Car les fautes de l’humanité ont souillé le lieu saint (qadosh), le temple céleste chanté dans les Psaumes d’où le Créateur cherche à communiquer avec ses créatures égarées

 

Ainsi, Jésus est désigné, par un prophète de Dieu, comme l’Agneau de Dieu. Cet agneau ne peut être qu’un don, une oblation librement consentie, comme il convient au cœur bienveillant du Créateur. C’est pourquoi tout sacrifice, apporté par un fidèle au sanctuaire hébreu, pouvait s’appeler une offrande (minhah qorban, Lévitique 1.2) : un don, mais aussi un tribut. Les officiants reconnaissaient ainsi que toute offrande pouvant pardonner le péché, pouvant faire éviter la mort définitive, ne pouvait être qu’un don de Dieu. Car tout vient de Dieu et nous recevons ce que nous lui offrons, comme le priait Salomon, le plus riche et le plus puissant roi d’Israël à la dédicace du temple (1 Chroniques 29.14). Ainsi le Messie nous a aimés au point de s’offrir lui-même à Dieu, comme une offrande et un sacrifice de bonne odeur, comme l’écrivait Saul de Tarse, un des rabbi les plus érudits de l’époque de Jésus (Lettre aux Éphésiens 5.2).

 

Les animaux offerts en sacrifice comme prescrits par la Torah devaient être sans défaut corporel (Lévitique 1.3 ; 4.3 ; 5.15). Parce que, selon une loi mystérieuse qui touche au cœur même de la bonté et de la justice divines, un fautif ne peut pas porter la culpabilité des autres fautifs. Nous-mêmes, quand nous tentons parfois de porter la culpabilité des autres, nous nous faisons du mal et nous régressons. Seule une victime volontaire ET parfaitement pure, sans défaut psychique ni moral, peut, en toute justice divine, être apte à porter le poids de la faute d’autrui. Une personne ayant failli est trop fragile pour le faire : elle s’effondrerait elle-même sous le poids de la faute des autres et faillirait à son tour. Mais Jésus n’a jamais fauté.

On ne connaît même pas à Jésus de défaut physique. Dans les circonstances les plus hostiles, malgré sa fatigue et sa faiblesse humaine, il semble avoir résisté à toutes les maladies, tant la bonté de Dieu irradiait de son esprit et de ses mains. Une source d’inspiration pour nous ? En tous cas, Jésus fut réellement comme un agneau sans défaut et sans tâche, comme l’écrivait « saint » Pierre son disciple le plus ardent (1 Pierre 1.19). Et Jean de renchérir : Le Seigneur* [Jésus !] est apparu pour ôter les péchés et il n’y a pas de péché en lui (1 Jean 3.5). Seul celui qui ne connaît pas de péché personnel peut éventuellement ôter ceux des autres.

* Dans la Bible, Seigneur employé ainsi est l’équivalent d’Elohim ou de YAHVEH : il y a de quoi être stupéfait !

 

L’animal offert au sanctuaire hébreu était sacrifié à cause du péché, fruit de la révolte contre Dieu, comme on le constate tout le long du Lévitique (chapitre 4 en particulier). De même Saul de Tarse, Paul de son nom romain, explique dans son épître aux Romains, véritable somme théologique du christianisme primitif*, que Jésus est mort à cause du péché, une fois pour toutes (Romains 6.10)

* qui n’a guère de rapport avec le christianisme sous l’emprise de la papauté, tel qu’il s’est établi autour du 5e siècle et tel qu’il est plus ou moins resté jusqu’à notre époque malgré des tentatives, parfois formidables, de réforme et de contre-réforme…

 

La notion « d’expiation », présente tout le long du chapitre 4 du Lévitique (4.20, 26, 31, 35…), est reprise par l’apôtre Jean, le disciple préféré de Jésus dans sa première épître : Jésus est lui-même victime expiatoire (ou de propitiation) pour nos péchés (5.2). Dieu a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés (4.10). En hébreu, l’expiation correspond à la racine kaphar, utilisée au mode intensif (piel) dont le sens de base est recouvrir, enduire de poix, telle l’arche de Noé pour la rendre étanche aux eaux du déluge universel. La victime expiatoire pour le péché protège donc le pécheur de la destruction. Or qui est le Protecteur dans la Bible sinon YAHVEH lui-même ? La victime ne peut qu’être d’origine divine, elle ne peut relever de la simple créature, même si elle doit nécessairement porter la nature de la créature déchue, car la nature divine proprement dite ne peut entrer en contact avec le mal, qui lui est antithétique, sans le détruire.

 

Le sacrifice est donc le lieu, fourni par Dieu, où le Créateur et la créature déchue vont pouvoir se rencontrer, se toucher, échanger, pour le plus grand bénéfice du pécheur. YAHVEH devient alors, dans le Messie, à la fois celui qui détruit le péché et celui qui protège le pécheur de la destruction.

 

Ajoutons au passage que le Créateur, grâce à son sacrifice, est aussi celui qui protège des effets destructeurs du péché lui-même : chaque jour de notre vie, il en limite les effets afin que tout notre être, l’esprit l’âme et le corps soient rendus irréprochables pour le jour de la délivrance finale (1 Thessaloniciens 5.23, voir aussi développement dans Ephésiens 3 et 4). « A chaque instant de notre vie nous avons bénéficié de Sa grâce : nous ne pouvons donc pas nous rendre compte de la profondeur de l’ignorance et de la misère d’où nous avons été tirés. » (Ellen WHITE, Puissance de la Grâce, p. 186 ; Vers Jésus, p. 69). Oui, même notre corps est protégé, partiellement, des effets les plus cruels du mal, afin que nous puissions, le plus possible, garde un esprit sain dans un corps sain ! Car nous devons même la vie terrestre au sacrifice du Messie. Chaque morceau de pain porte l’empreinte de la croix du Calvaire, sa croix se reflète dans chaque source d’eau (Ellen WHITE, Jésus-Christ, p. 664).

 

Ainsi l’intervention sacrificielle de Dieu rend propice notre délivrance du mal, comme il l’avait indirectement promis dans le jardin d’Eden quand il annonçait la mise en place d’une inimitié, d’une barrière entre le mal et nous. Sans rentrer trop en détail dans la notion d’expiation ou de propitiation, notons encore que cette couverture qui nous protège de la mort définitive n’est pas qu’un cache-misère. La sanctuaire hébreu l’annonçait : après la propitiation quotidienne effectuée par les prêtres tout le long de l’année, le jour de Kippour, le jour du grand Pardon arrivait où les péchés, couverts par le sanctuaire et ses sacrifices tout le reste de l’année, étaient ressortis au grand jour et placés, par le prêtre, sur la tête du bouc émissaire. Cela n’était possible que pour les fidèles, qui par un examen rigoureux de conscience, accompagné d’un jeûne, d’une attitude humble (on ôtait ses bijoux) et d’une abstinence de boissons alcoolisées, prenaient soin de vérifier qu’ils avaient bien RENONCÉS, autant qu’il leur avait été possible cette année-là, aux péchés pour lesquels des animaux innocents avaient été sacrifiés de leurs mains. Aujourd’hui, depuis un siècle et demi déjà, le Messie mène le YOM KIPPOUR universel, dans le temple céleste ! Il veut que là où il est, nous soyons aussi avec lui, comme il le priait déjà quand il était sur terre. Collaborons-nous avec lui ?

 

Par l’acte d’expiation, préparé et accompli par Dieu, dans le Messie, le péché est destiné à être aboli. Nous ne sommes actuellement protégés des plus terribles effets du péché, que pour avoir la possibilité de divorcer définitivement d’avec lui. Le Messie est paru une seule fois pour abolir le péché par son sacrifice (Hébreux 9.26), pour nous remettre en accord avec les lois divines, principes de respect, d’altruisme, de justice et de bienveillance sur lesquels tous les univers reposent.

 

Protégés par le sacrifice du Messie, qui prend sur lui à la fois notre nature déchue et les plus mortels effets du péché, nous bénéficions d’un large sursis et la juste sanction ne nous atteint pas : Il n’y a donc, maintenant, plus aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus Christ (Romains 8.1), ceux qui mettent en lui leur confiance, comme autrefois les Hébreux plaçaient leur espoir en YAHVEH. Cette libération de la condamnation n’est pas nouvelle en effet, comme le pensent à tort nombre de croyants, mésinterprétant et minimisant la portée de cet affranchissement du mal. Quatre fois, le quatrième chapitre de Lévitique le répète : une fois l’expiation pour le pécheur repentant effectuée, il lui est pardonné (4.20, 26, 31, 35), c'est-à-dire qu’on lui DONNE quelque chose en échange de son mal. Et qu’est-ce que Dieu nous donne, à la place de notre mal ? Il nous apporte la guérison du mal, à terme jusque dans notre inconscient. Il nous donne sa pureté et sa sainteté parfaites pour que nous les pratiquions, comme les hébreux d’autrefois étaient invités à pratiquer la Torah, rien n’a changé ! Il nous donne son Esprit qui nous rend victorieux face aux suggestions perverses venant des anges maléfiques, comme Job autrefois. Ainsi le mal perd progressivement prise sur nous ! C’est vraiment une bonne nouvelle, et une bonne nouvelle de toujours : car aujourd’hui, comme au temps du sanctuaire hébreu, « sans effusion de sang il n’y a pas de pardon » (Hébreux 9.22).

 

Le pardon c’est le don de la vie et l’abandon de la mort. A cause du péché, la vie de Dieu doit nous parvenir par un sacrifice. Avant l’apparition du mal, aucun ange n’aurait pu imaginer que le rejet des lois divines pouvait avoir des conséquences aussi tragiques. A présent l’univers sait jusqu’où le Créateur est prêt à descendre pour secourir ses créatures et il l’admire d’autant plus pour cet héroïsme : El Gibbor, Emmanuel, autant de titres qui s’appliquent mieux qu’à tout autre, ange ou homme, au Messie Jésus.

 

Le Messie Jésus est venu pour devenir le sacrifice de Dieu en faveur des hommes, de tous les hommes. Ce sacrifice, par son ampleur, redonne tout leur poids aux lois de Dieu qui ont été remises en cause par le Satan. Cette offrande est destinée à la fois à nous protéger des terribles effets de la révolte contre le Créateur, à nous éviter la mort définitive et à nous rendre la vraie vie, en harmonie avec la vie de Dieu. Si nous apprécions cette offrande, nous serons heureux de cette réhabilitation des lois divines et nous serons désireux de les voir se rétablir dans nos cœurs et dans nos vies. Voilà la vraie justice que l’on obtient par la foi, comme Abraham l’a obtenue autrefois !

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