Daniel : une lumière à Babylone

Le Serviteur de YAHVEH (1) : Un voyage au coeur des prophéties hébraïques

28 Mars 2011 , Rédigé par daniel-lumiere-a-babylone.over-blog.com Publié dans #Le Messie

Cette première étude consacrée aux prophéties messianiques se concentre sur le but spirituel de ces prophéties et sur les bienfaits que nous pouvons en tirer.

Voici donc la première de nos études prophétiques sur ce personnage mystérieux, appelé le Serviteur de YAHVEH dans les prophéties d’Ésaïe. Une prophétie, au sens restreint où nous allons l’employer ici, est l’annonce d’un événement qui doit s’accomplir dans le futur. La Bible hébraïque est riche en prophéties variées. Or une partie importante de ces prophéties concerne l’Oint (Mashiah en hébreu, Christos  en grec) de YAHVEH. Ces prophéties annoncent la venue de l’Oint ou Messie et l’œuvre qu’il réalisera. On les appelle des prophéties messianiques.

Les prophéties messianiques ont pour but de faire connaître à l’avance le Messie et le travail qu’il doit accomplir, afin que le croyant soit apte à le reconnaître quand il viendra. D’où l’importance de croire en ces prophéties et d’attendre leur réalisation. Certes, beaucoup de ces prophéties se sont déjà réalisées dans l’œuvre et la personne de Jésus de Nazareth. Cependant, aujourd’hui, le fait de nous pencher à nouveau sur ces prophéties, nous rapprochera du Messie en nous le faisant mieux connaître. Bien plus, l’étude prophétique nous apportera quelque chose de vital, sur le plan spirituel : elle introduira l’esprit de la prophétie dans notre esprit ! L’Esprit qui a inspiré ces prophéties peut par ce biais modeler nos âmes pour que nous possédions le même état d’esprit que celui des prophètes. Comment ?

L’étude des prophéties messianiques nous fait prendre conscience que l’action de Dieu se développe dans le temps avec un but à venir. Nous verrons par exemple que les plus anciennes prophéties messianiques ont été formulées quelques millénaires avant leur accomplissement, tandis que les plus récentes ont commencé de s’accomplir au bout de quatre siècles seulement. Cependant les croyants qui ont écouté ces prophéties ont dans tous les cas tourné leur pensée vers le futur que Dieu leur avait annoncé. Grâce aux prophéties, les croyants ont vécu dans l’espérance de leur réalisation. Leur spiritualité était orientée vers ce que Dieu allait faire. L’apôtre Pierre décrit ainsi cette quête spirituelle :

Ce salut a fait l’objet des recherches et des investigations des prophètes qui ont annoncé d’avance la grâce qui vous était destinée. Ils cherchaient à découvrir à quelle époque et à quels événements se rapportaient les indications données par l’Esprit du Christ. Cet Esprit était en eux et annonçait à l’avance les souffrances du Messie et la gloire dont elles seraient suivies. Il leur fut révélé que le message dont ils étaient chargés n’était pas pour eux, mais pour vous. Et ce message vous a été communiqué maintenant par ceux qui vous ont annoncé la Bonne Nouvelle sous l’action de l’Esprit Saint envoyé du ciel ; les anges eux–mêmes ne se lassent pas de le découvrir. 1 Pierre 1.10-12, Semeur.

En quoi les prophéties qui annonçaient la première venue du Messie sont-elles toujours utiles pour nous qui vivons à la fin des temps ? Le but de Dieu est que, par elles, nous soyons animés du même esprit que celui qui animait les prophètes du passé, comme l’apôtre Jean par exemple :

L’ange me dit alors : «Ecris : Heureux les invités au festin des noces de l’Agneau.» Et il ajouta : «Ce sont là les paroles authentiques de Dieu.» Alors je me prosternai à ses pieds pour l’adorer, mais il me dit : «Ne fais pas cela ! Je suis ton compagnon de service et celui de tes frères qui sont attachés à la vérité dont Jésus est le témoin. Adore Dieu ! Car le témoignage rendu par Jésus est ce qui inspire la prophétie de ce livre [l’esprit de la prophétie]. Apocalypse 19.9-10, Semeur.

Nous devenons «frères» des apôtres et des prophètes lorsque nous avons l’esprit de la prophétie. Et nous avons l’esprit de la prophétie lorsque nous portons le plus grand intérêt à ce que va faire le Messie dans le futur, par rapport à son retour, à sa seconde venue. Si cet intérêt supérieur nous anime, nous nous appliquerons nous aussi, comme les prophètes d’autrefois, à découvrir à quelle époque et à quels événements se rapportent les indications que Jésus nous a laissées concernant son retour. Au delà des quatre évangiles, le témoignage de Jésus concernant son retour se concentre dans l’Apocalypse de Jean qui découle directement du livre hébraïque de Daniel.

L’étude des prophéties messianiques, telle que nous allons l’aborder, va développer en nous le plus grand intérêt pour le Messie. Cela fera grandir et murir notre foi. D’ailleurs Jésus lui-même nous encourage vivement à faire cette étude, suivant les indications des plus éminents prophètes qui nous ont précédés :

Abraham votre père a exulté de joie, rien qu’à la pensée de voir mon jour. Il l’a vu et en a été transporté de joie. Jean 8.56, Semeur.

Si vous croyiez en Moïse, vous croiriez en moi, car c’est à mon sujet qu’il a écrit. Jean 5.46, TOB.

Que pensez-vous du Christ [Messie] ? De qui est-il le fils ? Ils lui répondirent : De David. Il reprit : Comment donc David, par l’Esprit, peut-il l’appeler Seigneur, lorsqu’il dit : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, jusqu’à ce que je mette tes ennemis sous tes pieds. [Psaume 110] Si donc David l’appelle Seigneur, comment peut-il être son fils ? Matthieu 22.43, NBS.

Nous disposons grâce aux déclarations de Jésus d’une autorité plus que suffisante pour chercher à connaître le Messie dans les Écritures ou Bible hébraïque. D’ailleurs des expressions comme n’avez-vous pas lu ou il est écrit sont constamment à la base de l’argumentation de Jésus. Il ne cesse de répéter que l’Écriture ne peut être annulée, que les Écritures rendent témoignage de lui et qu’il faut que l’Écriture soit accomplie. On constate, à la lecture des évangiles, que les textes de la Bible hébraïque étaient sans cesse sur ses lèvres. Elles étaient donc toujours dans son cœur.

Lors de la tentation au désert, Jésus a vaincu Satan non par une intervention divine, non par une puissance qui nous serait inaccessible, pas même par la force de ses propres paroles, mais par des paroles provenant des Écritures. De plus, dans ses trois réponses au diable, Jésus choisit trois textes extraits de la même partie de la loi de Moïse ou Torah (Devarim), trois textes proches l’un de l’autre : Deutéronome 8.3, 6.13-14 et 6.16, respectivement. Cela montre l’habitude qu’il avait de lire les Écritures et la connaissance qu’il avait de leur agencement.

Lorsque Jésus commence son ministère public, dans la synagogue de Nazareth, il choisit de lire cette prophétie messianique d’Ésaïe :

L’Esprit du Seigneur repose sur moi parce qu’il m’a désigné par l’onction pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres. Il m’a envoyé pour proclamer aux captifs la libération, aux aveugles le recouvrement de la vue, pour apporter la délivrance aux opprimés et proclamer l’année de grâce accordée par le Seigneur. Luc 4.17-18, Semeur.

Puis, alors que tous les yeux sont rivés sur lui, il débute son commentaire ainsi :

Aujourd’hui même, pour vous qui l’entendez, cette prophétie de l’Ecriture est devenue réalité. Luc 4.21, Semeur.

Mais le témoignage le plus probant à la fiabilité des Écritures est celui que Jésus leur rend après sa résurrection. Le jour même de sa résurrection, en route vers Emmaüs, quand Jésus rencontre deux disciples, abattus par le drame qui vient de se jouer à Jérusalem, il s’exclame :

Ah ! hommes sans intelligence ! Vous êtes bien lents à croire tout ce que les prophètes ont annoncé. Le Christ ne devait-il pas souffrir toutes ces choses avant d’entrer dans sa gloire ? Alors, commençant par les livres de Moïse et parcourant tous ceux des prophètes, Jésus leur expliqua ce qui se rapportait à lui dans toutes les Écritures. Luc 24-25-27, Semeur.

C’est alors que ces deux disciples anonymes vont faire l’expérience de la puissance de la Parole de Dieu qui a inspiré les Écritures. Un peu plus tard, lorsque Jésus les aura quittés, ils se diront l’un à l’autre : N’avons-nous pas senti comme un feu dans notre cœur pendant qu’il nous parlait en chemin et qu’il nous expliquait les Écritures ? Luc 24.32.

Oui, les Écritures témoignent vraiment de Jésus le Messie, comme il l’a affirmé (Jean 5.39) et surtout démontré par sa vie. Que le Seigneur YAHVEH fasse pour vous ce qu’il a fait pour ses disciples le jour même de sa résurrection :

Il leur dit : «C’est là ce que je vous disais lorsque j’étais encore avec vous ; il fallait que s’accomplisse tout ce qui est écrit à mon sujet dans la loi de Moïse, dans les Prophètes et dans les Psaumes.» Alors il leur ouvrit l’intelligence pour comprendre les Ecritures. Luc 24.44-45.

Commenter cet article