Daniel : une lumière à Babylone

Le réseau «Jésus simplement» et l'illusion du meurtre du père

23 Août 2013 , Rédigé par Daniel à Babylone Publié dans #Sexualité

Sur le site du « réseau Jésus simplement », on trouve cette déclaration attribuée à l'un de ses membres :

l’homme seul, nu, face à lui-même, ne s’abrite plus derrière un Père Tout-Puissant, un Christ salvateur : il est en charge de son destin, responsable de son devenir ”. (Cité par Etienne Godinot sur la page Des membres du réseau "Jésus simplement" ont écrit…)

Ce site promeut un Jésus non 100 % divin (si nous avons bien compris). Les Jésus dédivinisés à la sauce new age sont légions sur le web. Celui-ci nous a interpellés, non seulement par ses relents jésuites explicites (voir plus bas) mais aussi par son déni de la sexualité. Car qui ignore sa dépendance envers ses origines, ignore aussi la réalité de ce que mêmes les grecs anciens, ces « païens », avaient formulé sous la forme du mythe d’Œdipe. Et, le complexe d’Œdipe, ce n’est pas qu’un mythe… On a toujours un père à tuer. Mais gardons-nous de projeter son image fantasmatique sur Dieu ou sur Jésus !

Heureusement que les apôtres Pierre, Jean, Paul et les autres pionniers du judéo-christianisme s'abritaient derrière un Père, eux, suivant en cela la tradition hébraïque, celle des Psaumes, par exemple, où YAHVEH est constamment présenté comme l’abri infaillible et le tendre protecteur. Si les apôtres ne s’étaient appuyés de toutes leurs forces sur ce Père, lent à la colère et miséricordieux, quoique infailliblement juste au final, ce Père tel qu’il s’est présenté à Moïse, le christianisme n’aurait pas survécu à l’épreuve du temps. Mais le christianisme a survécu, malgré l’agression totalitaire papale. C’est bien la preuve qu’il contient un élément surnaturel, que même l’ange déchu ne peut maîtriser totalement. Bien fait.

D'un simple point de vue «psy», ce déni du père, fait doucement rigoler car l'on sait bien que plus le père est renié, repoussé, accusé de toute-puissance, plus il est présent en réalité, par la toute-puissance même qu’on lui attribue, à tort. Plus on prétend s’en être débarrassé, plus il semble nous entourer, nous cerner. L’œil dans la tombe qui regardait Caïn ?

Ce Père est bien vite étiqueté « tout-puissant », alors que toute la Bible montre au contraire qu’il ne cesse de renoncer à la toute-puissance, seule possibilité pour pouvoir aimer ses créatures. C’est justement pour cela qu’il est digne de recevoir notre confiance et notre soumission. C’est justement cela qui démontre sa présence éternelle et son action en son Fils, devenu aussi Fils de l’homme. Mais nul doute que toute autorité concurrente, et celle de Satan en tout premier lieu, ne peut qu’être désireuse d’altérer la crédibilité de cette autorité. D’où l’étiquette menaçante de toute-puissance. Car cette autorité, divine, majestueuse, authentiquement paternelle (et maternelle aussi d’ailleurs), qui s’impose d’elle-même, sans bruit ni heurts, fait de l’ombrage aux religieux. Et plus ces religieux sont puissants, plus ils en prennent ombrage. Logique. Donc les religieux se sont empressés de caricaturer à l’extrême la puissance de Dieu, de façon à en détruire la vraie force bienfaisante sur le cœur des gens, et de préserver leur emprise perverse et totalitaire sur la population. Logique également. En caricaturant le père, par la religion, Satan conduit, logiquement, rationnellement, nombre de personnes à rejeter l’idée même de Père, pourtant à l’origine de tout ce qui peut exister. Les religieux ont forgé l’athéisme.

Pas de père, pas de fils, donc pas d'humanité non plus. Seulement des anges, égocentriques et tyranniques. Contrairement à ce que chantait France Gall, nous ne sommes pas toujours tout seul au monde ! Le Père est là, pas en nous, puisque c’est nous, au contraire qui sommes en lui : c’est beaucoup plus rassurant, et sain. Résistons donc aux courants musicaux populaires déprimants ! Et acceptons d'avoir un ascendant (et des descendants) : il n'y a pas d'autre voie pour l'humanité. C'est un grand privilège que les anges eux-mêmes ne possèdent pas.

France Gall avait bien raison par ailleurs d'affirmer : donner pour donner, c'est la seule façon de vivre, c’est la seule façon d’aimer ! C’est une loi d’origine céleste : c’est la loi du Père et la loi des fils. Les deux n’ont pas à être opposés mais réconciliés. En aucun cas FUSIONNÉS, comme dans le panthéisme déguisé en pseudo-christianisme qui nous occupe ici.

Le problème n’est pas tant d’ailleurs dans la toute-puissance supposée de ce père, mais dans le constat de notre « toute-impuissance » qui fait naître insidieusement cette accusation de toute-puissance. que Nous n’arrivons pas à accepter notre impuissance, nous haïssons les limites. D’où la projection de nos propres désirs d’auto-élévation lucifériens sur Dieu et, ici, sur Jésus lui-même, pourtant le plus humble des plus humbles. Même lui, la majesté du Ciel, la part visible de l’Invisible, s’est soumis à la loi de la dépendance envers le « Père tout-puissant », jusqu’à suer des grumeaux de sang à Gethsémané. Qui sommes-nous pour nous élever au dessus de lui, sinon des esclaves de Lucifer ? Mais non, révoltons-nous contre lui, ne l’écoutons pas ! C’est lui l’enfant tout-puissant tyrannique ! Ce n’est pas le Dieu de la Bible que les Hébreux nous ont révélé.

Refuser de s'abriter derrière (hébraïquement dans) un Christ salvateur, c'est se condamner à rester nu, effectivement, et donc démuni face au surnaturel, tel Adam et Ève après la chute, voué à tenter en vain de jouer aux Mac Gyver spirituels (les ceintures de feuilles de figuier) et à devenir la proie des anges pervers et de leurs complices religieux. Babylone.

Par contraste, le vrai Jésus, lui, nous appelle : Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés et je vous donnerai du repos. Inutile de dire : « je me suis fait tout seul, je forge seul mon propre destin », tel un Christ fantasmatique (qui n’existe pas, pas même chez Dieu). Inutile de se débattre comme un petit enfant en révolte contre l’autorité paternelle et qui essaye de se persuader qu’il peut s’en affranchir aisément. Non : DU REPOS ! (shabbat en hébreu, ce qui a fait dire, à juste titre, au pasteur Jack Sequeira que le sabbat est le signe et le sceau de la justification par la foi).

Refuser de dépendre d’un Père, c’est là qu’est la vraie régression : c’est un déni de réalité qui ne peut que nous infantiliser… et nous faire tomber sous le joug d’une autre servitude, bien réelle celle-là. Vous ne pouvez servir deux maîtres, enseignait Jésus. Il savait de quoi il parlait.

Deux spiritualités antagonistes s'opposent ici. Il est significatif qu’Etienne Godinot commente aussitôt la déclaration citée en tête de cet article en se référant à Ignace de Loyola, sinistre personnage dont on peut connaître, par les Exercices Spirituels, toute la perversité : «Il rejoint en cela la recommandation faite naguère par un jésuite “ Prier comme si tout dépendait de Dieu, mais agir comme si tout dépendait de moi ”.»

Remarquons pour la (très) petite histoire que le sigle des jésuites (SJ) (Société de Jésus) est le miroir de l'abréviation du réseau Jésus simplement (JS). Tentative de prosélytisme déguisé en milieu new age ? Qui sait… Mais laissons aux jésuites le soin de forger des théories du complot, ils sont plus forts que nous pour cela apparemment (voir notre article sur le sujet ici). Ne soyons pas jaloux…

Nous ne voulons ici diaboliser aucun être humain particulier, mais nous constatons des faits, des caractères. Nous sommes tous des êtres humains faillibles et fondamentalement retors. Mais nous vous exhortons, membres du «réseau Jésus simplement », à être attentifs à la qualité de la parole que vous suivez.

Sachez que si, quelque part, nous sommes responsables de notre destinée, destinée forgée par nos choix et non par un destin aveugle et prédéterminé, notre destin lui est heureusement porté par des épaules plus larges. Le déroulement quotidien nous échappe en grande partie. La maîtrise totale sur notre vie est un fantasme de toute-puissance, morbide et régressif. Il n'est donc pas nécessaire d'accuser, même indirectement, le Père d’être « Tout-Puissant », quand, au fond, nous souhaitons tous faire «comme lui», en obtenant la maîtrise totale sur nous-mêmes et par nous-mêmes, et, partant, la maîtrise sur les autres, tel de petits Hitlers ou tels des disciples du Vatican…

Quand on projette sur le Père nos propres fantasmes de toute-puissance, l’issue freudienne est inévitable : il faut éliminer ce père de notre système de pensée. Il faut nous en débarrasser, par tous les moyens. Faisons même appel pour cela aux fantaisies romantiques et aux généralisations abusives de Darwin (pourtant un grand savant par ailleurs) pour cela ! La fin justifie les moyens.

Mais c’est précisément là où Lucifer nous piège, en nous faisant jeter le vrai Père avec l’enfant tyrannique que nous avons projeté sur lui. C'est çà au fond, qui mérite le nom de péché, c'est là au fond ou l'esprit d’auto-exaltation de Lucifer nous conduit insidieusement. Non, laissons la maîtrise du destin, de la politique, des populations, et tout contrôle des esprits aux jésuites impénitents et aux autres. Restons en dehors de tout cela, cela vaut mieux pour nous au final !

Oui, comme nous y invite Etienne Godinot lui-même, prenons en main notre vie, mais pour choisir de faire confiance à Jésus, le Dieu Créateur, et d'obéir à ses commandements ! Certes «tout dépend de nous» mais pour le choix que nous ferons en la matière. Sans un Sauveur, c'est la mort qui nous attend, quelle que soit notre volonté de nous en sortir. Car tout seuls, nous sommes voués à la mort définitive, c'est la conséquence inévitable de la perversité instillée par Lucifer dans l'humanité.

Ainsi, «prendre sa vie en main» peut être sage ou très prétentieux, tout dépend de ce que l'on met derrière ces mots. Il est plus sain, et plus réaliste, d'accepter qu'une grande partie de notre vie nous échappe et nous échappera toujours… Mêmes les «psy», pourtant pas réputés très croyants, nous l'enseignent, et cela en accord malgré eux avec les écrits hébraïques.

Ce caractère partiellement insaisissable de l’être humain est une part constitutive de sa sexualité et de sa relation avec les places de père et de mère. Mais le mystère de l’esprit humain, qui continue de résister aux investigations scientifiques les plus poussées, est aussi une partie de la protection que YAHVEH a placée autour de nous, pour nous protéger des attaques angéliques perverses. Même Satan, avec toute son expérience et toute sa phénoménale intelligence, libre des limites posées par l’affectivité (au sens psy, humain, du terme), contrairement à la nôtre, ne peut nous contraindre à faire le mal sans notre consentement. C’est bien ce qui le fait enrager, mais c’est pourtant de bonne guerre. Car qui sommes-nous pour, seuls, pour résister à des anges ? Nous ne serions que des marionnettes entre leurs mains ! Merci à YAHVEH-Jésus !

Alors, chers amis, chers détracteurs, admettons que nous sommes des êtres sexués, qui dépendons d’un père. Admettons donc notre faiblesse et appuyons-nous sans crainte sur le Rocher des siècles. Lui il tiendra bon pour nous, jusqu'au bout ! AMEN.

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