Daniel : une lumière à Babylone

Le gay Marais, le triste monde

1 Février 2011 , Rédigé par daniel-lumiere-a-babylone.over-blog.com Publié dans #Actualité

«Le Marais tente de rester Gay — Plusieurs bars symboliques du secteur homo ont fermé sans pouvoir être remplacés», titre le quotidien 20 Minutes aujourd’hui, lundi 31 janvier 2011, dans la rubrique Grand Paris.

 

La crise économique, Internet, ces facteurs et d’autres sont invoqués pour expliquer la fermeture de nombreux établissements gays, remplacés par des magasins de vêtements, des opticiens, des bijouteries… Une librairie, ouverte depuis 1983, attire même les familles le week-end. La vie reprend ses droits, évitant le risque de ghettoïsation. La sexualité aura toujours plus d’attrait que l’homophilie.

Au-delà des facteurs socio-économiques, quelques réflexions plus profondes apparaissent entre les lignes. Par exemple quand le journaliste note que 70 bars gays restent encore implantés dans le Marais, il commente ainsi : «C’est essentiel, car la clientèle gaie [orthographe !!] aime le Marais, mais se lasse vite.» Ou, ailleurs, en parlant de la coûteuse mais apparemment efficace insonorisation de ces établissements de nuits d’un goût discutable : «à l’intérieur pourtant les décibels sont à fond». Sensations fortes, «plaisirs» toujours à renouveler, le triste tableau de cet univers fermé à l’altérité sexuelle se dessine en filigrane. Plaisirs qu’il faut aller chercher très loin, qui n’étanchent jamais la soif de l’âme, mais qui la laissent plus desséchée et plus désespérée encore. Mais l’âme se l’avouera-t-elle ?

Plus triste encore de constater que toute la société a pris modèle sur les loisirs de cette caste amoureuse : les boîtes de nuits ne sont plus le «privilège» du monde homophile depuis longtemps. Partout, jeunes et vieux, peuvent profiter eux aussi des sensations fortes des décibels à fond. Ainsi la population tout entière voit ses facultés auditives, et donc psychiques, s’affaiblir d’année en année. Sans parler de ses facultés morales. Car l’oreille et la vie sont intimement liées, comme l’a montré le Dr Alfred Tomatis, précurseur génial dans ce domaine.

L’ange déchu et pervers sait comment avilir les enfants du bon Dieu, il sait, ce pervers, à quel point cela fait mal au cœur du Créateur et il en jouit. Recherche homophile, incestueuse d’esprit : affligeante instrumentalisation de l’autre qui est réduit à un autre soi-même.

Mais le journaliste a recueilli une raison encore plus révélatrice du caractère forcément marginal de l’homophilie : «Les jeunes ne fréquentent pas ces lieux parce qu’ils ne veulent pas être réduits à leur sexualité.» Il faut comprendre par là qu’il ne veulent pas être réduits à leurs pratiques sexuelles et/ou sentimentales, plutôt qu’à leur sexualité proprement dite. Comment en effet, pourrait-on être réduit à sa sexualité ? Nous en sommes entièrement faits. Nous sommes tous des fils et des filles. La sexualité anime chacun de nos faits et gestes. La «sexualité» dont on n’est pas «fier», celle dont on craint les effets réducteur n’est pas LA sexualité. Elle ne peut transmettre la vie, elle n’a aucun droit sur la famille ni sur l’enfance. Moins obstinés que leur aînés, les jeunes le sentent intuitivement.

La différence des homophiles n’est pas qu’un rejet de la norme sociale. L’homophilie peut encore moins devenir elle-même une nouvelle norme. Car c’est un refus de ce qui nous fonde, et on doit le respecter, au niveau individuel. Chacun à ses difficultés. C’est un vécu existentiel qui porte avec lui tout le poids conscient et inconscient de notre histoire personnelle, avec ses manques et ses aléas. Les appréhensions de cette population ne résultent pas que de l’intolérance et de la violence d’autrui. La crainte de la stigmatisation sera toujours là, malgré nos efforts.

L’homophilie n’est en aucun cas un droit, cela ne relève pas du droit, mais de la vie amoureuse. Le seul droit que nous ayons, c’est celui au respect de notre personne. Ce droit-là il faut se battre pour le faire appliquer, en toutes circonstances, et sanctionner, avec équité, les délits et crimes correspondants. Mais, en retour, toute personne se doit de respecter la sexualité, la vraie, celle qui a été créée par Dieu, celle qui transmet la vie, symboliquement ou réellement. Cela exclut toute légitimité aux revendications homophiles au mariage, à l’adoption et d’autres invraisemblances du même registre incestueux.

Les jeunes ont raison : il ne faut se laisser réduire à ses pratiques amoureuses. On N’EST pas homophile, mais on pratique l’homophilie. On EST un homme ou une femme, c’est à dire un être de Parole SEXUÉ, apte, potentiellement, symboliquement, à transmettre la vie, ce don de Dieu. L’homophilie n’a rien à voir là-dedans. Il faut respecter les homophiles en tant que personnes, mais il faut aussi que les homophiles respectent la vie.

On ne joue pas avec la vie. Ce n’est pas un droit d’avoir un enfant, c’est un cadeau (enfin, dans certains cas, cela peut être aussi une drame…), mais ce n’est jamais un objet de consommation, jamais quelque chose de banalisable. Les gouvernants ont le devoir de protéger la liberté amoureuse des individus, si elle est menacée, mais ils ont aussi le devoir de protéger la sexualité de toute emprise malsaine ou malveillante, ce qu’ils font de moins en moins.

Le quartier gay du Marais survivra-t-il ? Pour un couple gay interrogé dans la rue, «il y aura toujours besoin d’un territoire, même symbolique». Bravo, c’est magistral ! Je n’aurais pas mieux dit !! Là apparaît de façon claire la différence entre la sexualité et l’homophilie. La sexualité n’a pas besoin d’un territoire. Elle est partout, partout là où il y a des hommes et des femmes, qu’on le veuille ou non. L’homophilie ne pourra donc jamais accéder à un rang d’égalité absolue avec elle. L’homophilie est une anomalie, toujours marginale. Il faut l’assumer : c’est cela aussi la fierté d’être homo. On ne pourra jamais être homo comme on est hétéro. C’est tout simplement impossible. Fragile, parce que contre nature, l’homophilie aura toujours besoin d’être particulièrement protégée de la violence d’autrui, elle ne s’imposera jamais comme normale. La sexualité, la vraie, celle de papa et maman, est une donnée essentielle de l’être humain : ce n’est pas une norme. L’homophilie n’a pas le droit de s’imposer non plus comme une nouvelle norme.

Comme l’écrivait Saint Paul à l’un de ses collaborateurs : «Et qu'on sache que la loi n'a pas été instituée(*) pour le juste, mais pour les méchants et les indisciplinés, les impies et les pécheurs, les sacrilèges et les profanes, les parricides et les matricides, les meurtriers, les débauchés, les homosexuels, les trafiquants d'esclaves, les menteurs, les parjures, et tout ce qui en outre est à l'opposé de la saine doctrine, d'après la glorieuse bonne nouvelle du Dieu bienheureux.» (1re lettre de Paul à Timothée 1.9-11)

Voici en outre ce que nous révèlent les écrits inspirés sur la population du nouveau monde que Dieu recréera, après la destruction du monde actuel : «Ne savez-vous donc pas que les injustes n'hériteront pas du Royaume de Dieu ? Ne vous y trompez pas ! Ni les débauchés, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les efféminés, ni les pédérastes, ni les voleurs, ni les accapareurs, ni les ivrognes, ni les calomniateurs, ni les filous n'hériteront du Royaume de Dieu.» (1re lettre de Paul aux Corinthiens 6.9-10) «Dehors les chiens, les sorciers, les prostitués [mesdames, vous apprécierez le masculin], les meurtriers, les idolâtres et quiconque aime et fait le mensonge !» (Apocalypse de Jean 22.15) Entendons-nous bien : il s’agit ici du nouveau monde que Dieu recréera, sans l’aide d’aucune main, selon le langage hébraïque imagé, c’est-à-dire sans appuis politiques humains. C’est ce qu’à vu le roi de Babylone Nabuchodonosor dans le fameux songe de la statue (Daniel 2). Ce nouveau monde dont parlent les prophéties hébraïques n’a rien à voir avec le Nouvel ordre mondial maçonnique et jésuite, ni avec le règne tyrannique et cruel de l’islam intègre et de la chariah. RIEN A VOIR. Ces prétendus sauveurs de Dieu sont ses pires ennemis, bien entendu.

Au niveau individuel, à chacun maintenant de réformer sa vie en fonction des listes ci-dessus, dans le domaine qui est le sien. Comme vous le constatez, il y a du boulot pour tout le monde, homo ou hétéro. Sur ce point là, au moins, nous sommes parfaitement égaux.

Mais nous avons tous, pour Dieu, une valeur infinie : celle de son messie, Jésus, Dieu manifesté dans la chair. «Car Dieu était en Christ, réconciliant LE MONDE avec lui-même.» (2e lettre de Paul aux Corinthiens 5.19) «Et vous qui autrefois étiez étrangers, vous dont les œuvres mauvaises manifestaient l'hostilité profonde [inconsciente], voilà que maintenant Dieu vous a réconciliés grâce au corps périssable de son Fils, par sa mort, pour vous faire paraître devant lui saints, irréprochables, inattaquables.» (Lettre de Paul aux Colossiens 1.21-22) D’autres traductions parlent de «corps humain», plutôt que de «corps périssable». Le texte original parle du «corps de sa chair». Car c’est bien par le corps que l’on accède à la chair, comme le dit si bien le psychanalyse Jean-Michel Hirt. C’est le chemin que Dieu a pris aussi pour nous faire du bien dans notre chair, c’est-à-dire dans nos affects, jusque dans notre inconscient. Rien de moins n’était nécessaire pour obtenir le droit et la capacité de nous rendre «irréprochables», nous des ennemis du Père par nature ! Au vu de cette merveilleuse réalité, toutes les discussions sur la soi-disant «nature» du Christ ou sur la soi-disant «trinité» sont vaines, sans goût et sans teneur spirituelle réelle. Fuyez !!!

 

 

(*) Verbe keimai : poser (un fondement : 1 Corinthiens 3.11), placer, mais aussi dresser, dans le sens de mettre en évidence : voir le trône dressé dans le ciel au début du jugement céleste d’Apocalypse 4.2, allusion aux trônes dressés dans le ciel de Daniel 7.9, keimai étant un équivalent de l’araméen ramah. La loi, les principes éternels de justice, de droiture et de respect, ont seulement été soulignés dans la Torah des Hébreux. Il préexistent depuis toujours. Tout l’univers repose sur ces principes. Voir aussi Galates 3.19 ou un verbe de sens voisin est employé, prostithēmi (placer contre, appliquer, attribuer, voire imposer, placer en outre, ajouter).

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