Daniel : une lumière à Babylone

Jésus sait parler aux femmes

7 Mars 2011 , Rédigé par daniel-lumiere-a-babylone.over-blog.com Publié dans #Réflexions

Ce n’est pas notre propos, sur ce blog, de soutenir exagérément le féminisme. Pourtant, il nous paraît difficile de passer sous silence la célèbre rencontre entre le Messie Jésus et une femme palestinienne, de la région de Samarie, relatée dans le quatrième chapitre de l’évangile selon Jean. Dans ce récit, celui qui est à la fois le Fils du Père et le Père des fils, outrepasse les codes sociaux, notamment interethniques, de l’époque. Mais il le fait avec un tel tact et une telle délicatesse («féminine» ?) que jamais il ne manque le moins du monde de respect à son interlocutrice, malgré des propos parfois osés. En se laissant aborder par cet homme pas tout à fait comme les autres, cette simple femme dépasse les stériles discussions doctrinales sur la nature de Dieu pour accéder, sans autre intermédiaire humain, au Sauveur du monde. Sa vie commence aussitôt à se transformer. Bien des siècles plus tard, comme un écho lointain, une autre femme, Ellen Harmon, va rencontrer elle aussi le Sauveur et devenir sa «servante»…

Ce n’est pas notre priorité dans cet article, mais il serait très intéressant d’analyser en détail comment Jésus conduit l’entretien avec cette femme, près du puits de Jacob, comment il ôte une à une les barrières culturelles, religieuses, qui enferment cette peu prude descendante d’Ève dans un système fermé, clos sur lui-même. Et il ôte ces barrières non seulement avec beaucoup de précaution mais aussi avec une vraie assurance, comme il convient d’aborder une femme, les hommes qui réussissent auprès des femmes le savent bien, instinctivement ou consciemment.

Cependant le but de Jésus n’est pas de séduire, ni légitimement ni dans un esprit manipulateur. Jésus ouvre petit à petit son esprit à la douce influence de l’Esprit de Dieu, cet Esprit qui l’habite lui-même depuis toujours, avant que le monde fut. Le but de Jésus est de permettre à l’Esprit divin de faire naître la conviction qu’il est bien le «sauveur du monde» (Jean 4.42).

Les barrières personnelles ou religieuses qui empêchent cette femme d’accéder à cette conviction du Dieu sauveur, mentionné trois dans la première lettre de Paul à Timothée, ne sont pas exactement les mêmes que celles qui entravaient une partie des juifs de l’époque ou que les barrières théologiques qui peuvent nous entraver aujourd’hui. Mais, contrairement à plusieurs de ses contemporains, cette femme, une fois la conviction née dans son esprit, ne va pas résister à cette conviction. Elle va y céder joyeusement et spontanément. Supériorité féminine ? Pas forcément si l’on considère le cas de Paul, pourtant célibataire endurci.

Comme il en témoignera devant le roi Agrippa et Bérénice, Paul n’a pas « résisté à la vision céleste », lorsqu’il a rencontré Jésus lui-même sur le chemin de Damas (Actes 26.19). Cette rencontre était pourtant des plus improbables. Jésus n’était-il pas le fils de Marie et de Joseph ? Et son décès n’avait-il pas été dûment constaté ? Il était donc impossible qu’il apparaisse maintenant comme un ange de YAHVEH, comme un envoyé de Dieu lui-même, sauf s’il était cet Envoyé. Et, justement, contrairement à ce que les juifs avaient entendu dire des Babyloniens (Daniel 2.11), Dieu peut habiter avec les êtres de chair. Dieu ne pouvait le prouver autrement qu’en devenant lui-même un être de chair.

Mais tout cela était et reste incompréhensible pour les êtres de chair que nous sommes. Paul aurait pu et même dû normalement résister à la vision céleste. Mais non. Pour une fois dans sa vie, il a fait un choix intelligent, quoique irrationnel : il a obéi à la vision céleste. Il a reconnu ses limites et cédé au Saint Esprit, ce que ses doctes collègues de Jérusalem ne feront pas tous, en dépit de témoignages impressionnants. Il ne leur restera plus que le meurtre pour tenter, de se sortir de cette impasse. Sans succès. On ne peut pas lutter contre Dieu, mais seulement avec Dieu, comme Jacob l’avait déjà compris près de deux mille ans avant eux.

Les responsables religieux juifs qui vont résister à la conviction que Dieu peut et veut habiter avec la chair vont faire preuve eux d’un entêtement redoutable. Ils disposent pourtant de maintes preuves que Jésus est non seulement un oint, au moins comparable à Élie et Élisée, puisqu’il ressuscite les morts, mais qu’il est aussi le Créateur lui-même puisqu’il commande à la fois à la nature et au monde surnaturel, avec une autorité que l’on n’a jamais connue jusqu’alors. Pour achever de les convaincre, Jésus montre en outre une pénétration dont seul Dieu peut faire preuve : il lit dans les cœurs et inonde ses auditeurs de la bonté de YAHVEH, une bonté qui les pousse au repentir.

C’est là, précisément, que Jésus révèle le plus la puissance divine, mais c’est là où justement il peut être le plus insupportable. Porteur naturel de l’Esprit de Dieu, par celui qu’il appelle son Père, il convainc ses auditeurs de péché, de justice et de jugement. Et il appelle Dieu non seulement le Père ou notre Père, comme le faisaient déjà les prophètes hébreux, mais il appelle Dieu SON Père ! Il le dit et il le prouve, par ses actes, son autorité et sa capacité surnaturelle à convaincre.

Notons bien qu’il le fait non pour accéder à un pouvoir ou pour avoir raison, pire pour régler ses comptes avec autrui ou pour manipuler autrui comme nous le ferions. Il le fait afin de nous conduire nous aussi vers notre Père, c’est-à-dire vers lui-même puisqu’il EST le seul chemin, afin que nous ayons la vie (Jean 5.40), car seul Dieu peut DONNER la Vie, ce qui est précisément pourquoi Jésus est descendu des Cieux. Une simple réappropriation des Écritures, quoique utile, ne suffit donc pas (Jean 5.39) pour être conduit par l’Esprit de Dieu et être donc fils de Dieu (Romains 8.14). Un contact réel avec le médiateur, le pont entre Dieu et les hommes, le seul pontife légitime, la seule autorité légitime, parce que divine, est indispensable.

Face à cette révélation de Dieu que Jésus constitue lui-même, cette révélation, au fait, que seul Dieu, le seul sauveur, pouvait faire briller, il n’y avait que deux réactions possibles : une haine féroce, reflet de l’esprit du satan, ou le repentir, l’admiration et la reconnaissance. Clairement, cette femme palestinienne de Samarie a choisi la deuxième voie. Rien n’empêche la gent masculine d’en faire autant et nombre d’hommes de l’époque auront d’ailleurs cette intelligence spirituelle.

Par la suite, hélas, Satan va suggérer aux hommes une troisième voie : la haine de Dieu, toujours, mais déguisée sous le manteau de la religiosité, le repentir feint ou aliéné. Il utilisera pour cela toutes sortes de concepts théologiques, très élaborés, à propos de Dieu, de son messie, du salut, afin de couper insensiblement le lien que Dieu voulait établir avec ses créatures. L’Église chrétienne finira par s’engouffrer dans cette voie et elle n’en est toujours pas sortie, malgré les réformes. Au contraire, par l’action indirecte de ses agents secrets, elle multiplie la confusion doctrinale au sein du protestantisme et, quand ce n’est pas suffisant, elle suscite elle-même, de façon occulte, ses propres sectes subtilement déviantes afin d’aggraver encore la confusion et de récupérer un jour espère-t-elle le pouvoir absolu. La Watch Tower Society et son pseudo néo arianisme est un assez bel exemple de ces sectes préfabriquées par les agents du Vatican.

Cependant Jésus, dans l’évangile de Jean et ailleurs, revendique la même unicité et la même unité que celle de Dieu. En cela il est d’accord avec la loi et les prophètes et d’abord avec la principale révélation de la Torah : «Écoute, Israël ! Le SEIGNEUR, notre Dieu, le SEIGNEUR est UN.» (Deutéronome 6.4) Les sens du mot hébreu ehad (UN) renvoient en effet à la fois à la notion d’unité et à celle d’unicité. Et ce n’est pas un hasard si cette révélation est aussitôt suivie (6.5) du commandement qui, selon Jésus, résume toute la loi et les prophètes : «Tu aimeras YAHVEH ton Dieu de tout ton cœur [esprit, volonté], de toute ton âme [affects] et de toute ta force [actions].» Or cette femme de Samarie, ayant à peine rencontré Jésus, met ce commandement en application : convaincue dans son esprit, ayant verbalisé le désir d’avoir de l’eau de la vie (acte de volonté), convaincue dans ses affects («je vois que tu es prophète»), elle court aussitôt partager la bonne nouvelle avec ses concitoyens (elle met sa force en action) !

Cette femme de Samarie, comme Marie-Madeleine, a reconnu avant les autres en Jésus «son Seigneur et son Dieu» pour reprendre les termes de Thomas (Jean 20.28). Comme quoi même ces messieurs ont des lueurs d’intelligence parfois ! Il est vrai que Thomas parle au Christ d’après la résurrection, c’est déjà plus facile de croire que Jésus est le représentant visible du Dieu invisible. Pourtant la résurrection n’a rien changé sur le fond : Jésus n’a pas changé d’identité. Dieu l’a donné pour toujours à l’humanité déchue et pas prêté seulement. Magnifique femme de Samarie : aussitôt mise en contact avec la bonté de Dieu qui conduit à la repentance, aussitôt fille du commandement.

Si ce commandement, «tu aimeras YAHVEH ton Dieu», est nécessaire, c’est que «naturellement» nous HAÏSSONS, plus ou moins consciemment, Yahveh notre Dieu : nous haïssons notre Père. Nous haïssons Celui par qui et pour qui tout a été créé (Apocalypse 4.11), c’est-à-dire Jésus lui-même (Colossiens 1.16). C’est cette haine qui nous rend si rebelles à reconnaître en Jésus notre Créateur et à nous soumettre à lui. Bien sûr cette haine nous vient du venin pseudo-philosophique injecté dans l’humanité par l’ange pervers qui se cachait derrière le serpent de l’Eden : «Dieu vous a menti, il n’est pas le seul éternel, vous êtes tous des dieux potentiels. Vous pouvez saisir les mystères divins par votre seule intelligence.» Notre seul espoir est de faire comme la femme samaritaine : ne pas attrister l’Esprit de Dieu, mais le laisser nous conduire AUX PIEDS de Jésus, aux pieds de notre Seigneur et notre Dieu.

Ainsi ce que la logique et les raisonnements des théologiens de l’époque avaient du mal à admettre, par orgueil surtout, l’intuition d’une femme l’a saisie, comme une révélation vitale, incompréhensible mais nécessaire. Bravo. Mais elle ne fut pas la seule comme le révèle la suite de l’aventure messianique. Car, pour être juste, il nous faut aussi un témoin masculin, en accord avec l’altérité sexuelle irréductible créé par YAHVEH-Michaël-Jésus au commencement. Voyez par exemple comment Paul interchange librement les qualificatifs traditionnellement attribués respectivement à Dieu et à Jésus au début de sa première lettre à Timothée (encore un homme, ouf…) :

«Paul, apôtre de Jésus–Christ par ordre de Dieu, notre Sauveur [hébreu yoshoua, Jésus], et de Jésus–Christ, notre espérance, à Timothée, mon enfant véritable dans la foi : Grâce, compassion et paix de la part de Dieu, le Père, et de Jésus–Christ, notre Seigneur [hébreu adonaï, terme utilisé pour s’adresser à YAHVEH].» Sauveur et Seigneur sont une seule et même fonction, donc un seul Dieu, pour ces juifs messianiques formés dans la foi hébraïque. Jamais en effet ils ne se posent la question de la «nature du Christ», ni de celle de Dieu. Cette question typiquement occidentale ne les intéresse pas et n’aurait pas de sens pour eux. Seul compte pour eux ce que FAIT ce Dieu-là, leur Dieu, pour les sauver de la mort éternelle, «la mort pour tous», selon l’auteur de l’épître aux Hébreux, qui consacre le premier chapitre de son livre à expliquer en quoi ce que fait le Messie, en tant que Dieu Créateur, est important, avant de consacrer le deuxième chapitre à expliquer en quoi il est important qu’il ait porté la chair humaine avec toutes ses faiblesses.

C’est un FAIT : les juifs messianiques ne cherchaient pas l’expliquer. Ils l’admettaient et cherchaient à en tirer toutes les conséquences pratiques. Voilà ce que nous, aujourd’hui, devrions être occupés à faire plutôt que d’entretenir de stériles débats qui ne profitent qu’aux plantes jésuites qui sèment la confusion dans les milieux non soumis au catholicisme. Si nous faisons leur jeu, ils nous projetteront d’un côté à l’autre du balancier occidental dissociatif dualiste, sans que nous parvenions à garder notre équilibre. Même notre attachement à la Bible se retourne contre nous et le fondamentaliste «ainsi parle l’Éternel» devient un masque derrière lequel s’abritent notre orgueil d’inspiration satanique et notre prétention inavouée à maîtriser mieux que Dieu lui-même le sens de Ses révélations (risque qui concerne particulièrement la gent masculine). A force de nous interroger sur Dieu, nous nous mettons à sa place, comme le pape, et donc nous perdons Dieu de vue. Dans tout ce jeu pervers qui engendre un océan de confusion, seul le dogme satanique de l’immaculée conception semble tenir la route. Le Vatican semble triompher et le protestantisme semble bel et bien mort.

En fait, le christianisme, le vrai, n’est pas une histoire de doctrine, mais une histoire de foi au sens biblique du terme. C’est une PRATIQUE qui découle directement de la Torah, comme on l’a entraperçu ci-dessus. Une femme, au moins, l’avait compris. Bravo. Mais bravo surtout à Jésus qui a su parler à la fois à son cœur et à son âme, à son esprit et à ses sentiments. Jésus aime parler aux femmes. Cela vous dérange messieurs ? Y verriez-vous inconsciemment un rival ? Peut-être que cela chatouille un peu trop votre conflit incestueux inconscient ??

Jésus aime aussi les femmes. Ellen White, née Harmon, fut une de ces femmes-là. Sa vie, ses enseignements, ses écrits pétris de la Bible, témoignent de son contact réel avec Dieu. Jusque ses tournures de phrases, dans le texte original anglais, rappellent parfois les tournures de phrases de l’hébreu, à côté du travail de qualité effectué par ses secrétaires. Voilà ce qui s’appelle être conduit par l’Esprit.

Les opposants au mouvement adventiste commettent souvent l’erreur historique de faire de cette femme la prophétesse du mouvement. Or tous les témoignages de l’époque concordent : Ellen White a commencé son ministère inspiré APRÈS la fin du mouvement interconfessionnel adventiste, qui s’est éteint à l’automne de 1844, mais pas totalement. Ellen White n’est même pas la prophétesse de l’Église adventiste du septième jour, Église qui s’est construite dans les années 1860, œuvre essentiellement masculine comme il se devait à l’époque.

Alors qui était cette Ellen aux écrits tellement profonds et en avance parfois de plus d’un siècle sur son temps, notamment dans le domaine de la psychologie et de l’éducation ? Qui était cette femme qui a bénéficié d’un contact si visible avec Dieu et de révélations si variées et si vastes ? Avant tout, elle était une femme, avec toutes ses faiblesses. Une femme qui s’est mariée, qui a eu des enfants, dont pas tous sont arrivés à l’âge adulte. Une femme qui a dû soutenir un mari et se battre contre toutes sortes de contingences et de difficultés. Mais une femme qui, comme Marie, a dit à Dieu : « Je suis la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta parole ». Elle a dit cela après des luttes intérieures certes. En tous cas cette expérience-là, celle de dire oui à Dieu, au Père, et de le laisser faire en nous et dans notre vie ce qu’il souhaite y faire, cette expérience est proposée à toutes les femmes et à tous les hommes.

Et puis, messieurs, consolez-vous : Dieu, très compréhensif, avait quand même respecté les mentalités de l’époque. Avant de demander à la jeune Ellen Harmon de se mettre à son service, il s’était d’abord adressé à un homme, plus susceptible d’être entendu à l’époque. Cet homme a décliné l’offre divine. Alors Dieu a appelé Ellen. Dieu est toujours en avance sur son temps Jamais cependant Ellen n’exercera le moindre pouvoir au sein de l’Église adventiste. Ellen Harmon épousera un peu après son appel prophétique un certain James White, qui lui deviendra vraiment un des principaux fondateurs de l’Église adventiste du septième jour. Il fallait être un homme pour exercer une autorité ecclésiale. Ellen se soumettra même parfois aux décisions de l’administration de l’Église adventiste alors qu’elle savait que ces décisions étaient mauvaises, après la mort de son mari, c’est vrai.

Pourtant Ellen ne sera jamais inféodée au pouvoir ecclésiastique. Elle restera toujours fondamentalement libre et soumise à l’Esprit de Dieu — même quand ce dernier sera entravé par les hommes — preuve que ce n’était pas le pouvoir qui l’intéressait mais le bien d’autrui, comme Jésus.

Si Jésus-Michaël s’était arrêté sur la question de sa nature quand il revêtirait la chair déchue, il ne serait jamais descendu du ciel pour nous sauver, ne serait-ce que par peur de créer une incongruité théologique ou de sembler donner raison à la future Église catholique ! Heureusement que Dieu ne nous ressemble pas. Mais nous, nous pouvons ressembler à Dieu.

Toute sa vie publique, Ellen White a rencontré de l’opposition et pas seulement parce qu’elle était une femme. Elle rencontrera de l’opposition non seulement externe mais aussi interne. Un exemple fameux est celui de la conférence générale de l’Église adventiste tenue à Minneapolis en 1888. A cette occasion, Ellen, suivant son Sauveur pas à pas, avait reconnu l’œuvre de l’Esprit de Dieu dans la prédication des deux jeunes pasteurs invités à la Conférence, Alonzo Jones et Ellet Waggoner. En effet, ce n’est parce que l’on exerce un don prophétique reconnu et que l’on bénéficie de visions surnaturelles que l’on n’a rien a apprendre des autres, ni que l’on a la prétention d’améliorer les interprétations prophétiques des pionniers de l’adventisme, interprétations éprouvées par des heures et des heures d’études personnelles et collectives acharnées.

Pourtant les dirigeants adventistes de l’époque s’opposèrent furieusement à cette « nouvelle théologie » des pasteurs Waggoner et Jones, en dépit du soutien enthousiaste d’Ellen White. Le pouvoir ne la suivra guère dans son soutien à ces deux jeunes pasteurs. Car, à l’époque, non seulement il valait mieux être un homme pour être écouté, mais il valait aussi mieux être un homme mûr, d’expérience, à l’autorité administrative reconnue, plutôt qu’un jeune débutant, si l’on voulait avoir quelque crédibilité. Ellen White osera dire, quelques années plus tard, en écrivant à des pasteurs adventistes, que le Saint-Esprit avait été insulté, frustré dans l’autorité qu’il veut exercer sur l’être humain avec son accord. En exerçant abusivement une autorité spirituelle sur leurs semblables, en prenant la place du Saint-Esprit, des pasteurs adventistes prenaient insidieusement le même chemin que n’importe quels dirigeants de mouvement religieux, à commencer par la papauté. Difficile d’imaginer plus grave.

Heureusement, en dépit de toutes sortes d’oppositions, y compris après sa mort, les écrits d’Ellen ont été pieusement conservés et restent accessible, pour la plupart, à l’étude des théologiens et des historiens. Ainsi tout esprit honnête, humble, et ouvert peut découvrir, par lui-même, comment l’Esprit de Dieu peut agir en ceux qui le laissent agir et quels fruits le Messie ressuscité, grand-prêtre dans le temple céleste, peut produire dans sa vie, afin qu’il soit lui aussi appelé enfant de Dieu, élevé «à un statut à peine inférieur à celui des anges», pour reprendre les termes d’Ellen, à un statut proche de celui de Jésus lui-même. Seul Dieu peut faire cela et seul Jésus pouvait représenter parfaitement Dieu, puisqu’il est Dieu lui-même.

Mais, comme Jésus se plaisait à le souligner : «Si vous ne devenez comme des PETITS enfants (pas des adultes immatures, nuance), vous ne pourrez entrer dans le royaume de Dieu.» Devenir des enfants du Père ! Difficile d’imaginer une rédemption plus élevée. Inimaginable pour des êtres profondément déchus tels que nous. Un véritable conte de fées. Il faut garder sa part d’enfant pour le croire. Pour les femmes, devenir enfants de Dieu les renvoie à leur propre capacité à engendrer, avec tout le soin inconditionnel et la haute intelligence que cela demande. Pour les hommes, devenir enfants de Dieu les renvoie à leur capacité, pas toujours (bien) exploitée, à devenir des pères, et non des tyrans ou des égoïstes. Chacun son propre chemin, chacun son propre combat. Mais le point commun demeure : devenir comme des enfants. L’image est belle. Mais Jésus lui-même est une image plus belle encore. Il était la réplique exacte de Dieu. Cette femme de Samarie, dont l’histoire n’a même pas retenu le nom, l’avait compris, elle. Puissent de nombreux êtres humains le comprendre aussi et ainsi être arrachés aux griffes de Satan et de ses acolytes humains, être libérés enfin de leurs dogmes et de leurs propres raisonnements pervertis et prétentieux !!!

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fermaton.over-blog.com (Clovis Simard,phD) 20/08/2011 13:15


Bonjour,

Vous êtes cordialement invité à visiter mon blog.

Description : Mon Blog(fermaton.over-blog.com), présente le développement mathématique de la conscience humaine.

La Page No-4, THÉOREMES DE L'ESPRIT ET AMOUR DIVIN..

Cordialement

Clovis Simard


daniel-lumiere-a-babylone.over-blog.com 22/08/2011 12:44



Oui c'est pas mal, je ne savais pas que l'on pouvait utiliser les mathématiques pour ressusciter une enième fois le bon vieux panthéisme de l'Antiquité, celui que déroulait pour la première fois
l'ange de lumière qui jouait au ventriloque derrière le serpent de l'Eden. Comme quoi les mathématiques peuvent mener à tout ! Et la richesse de l'esprit humain n'est pas près d'être épuisée.
Pour ma part, je trouve que la conception hébraïque d'un Dieu unique et personnel engendre une vie spirituelle et psychique bien plus riche et clairvoyante (comme en témoignent les prophéties
hébraïques) que le panthéisme que vous semblez défendre (ou alors je n'ai rien compris ?). Par ailleurs je me permets de trouver votre présentation de vos idées beaucoup trop confuse et
hermétique (surtout quand on est pas mathématicien !). Mais peut-être pourrez-vous faire la même réflexion sur mes éléucubrations hébraïsantes ???



janic 17/03/2011 09:36


"Quand à l'argument, d'ailleurs fallacieux, des majuscules-minuscules, je ne perd pas mon temps à commenter de telles gamineries ! Moi, le messie Jésus, j'y crois, et je sais que je ne serai pas
déçu ! Pour le reste, je vous invite, si vous le supportez, à lire mon dernier article qui va paraître bientôt, si ce n'est déjà fait."
Encore et toujours dans le jugement de valeur. Les autres se livrent à des gamineries donc pas vous; les autres sont sous influence catho, pas vous; les autres sont jésuites, pas vous,etc...
Quant à ce que vous croyez (et heureusement) c'est votre droit, mais une croyance n'établit pas un fait.


Daniel de Babylone 10/03/2011 16:12


La marque de la bête, dans l'Apocalypse de Jean, c'est de vouloir prendre la place de Dieu, ou de soumettre à un tel système. C'est exactement ce que vous faites : en niant la divinité du messie,
vous approuvez, sur le fond, le principe même qui conduira l'Église jusqu'à l'immaculée conception. C'est vous qui obéissez, indirectement, au Concile de Trente et à ses sinistres mais intelligents
acteurs. Et surtout à Satan, qui plus que tout autre, a intérêt à nous empêcher de devenir enfants de Dieu et donc à minimiser l'œuvre du messie.
Quand à l'argument, d'ailleurs fallacieux, des majuscules-minuscules, je ne perd pas mon temps à commenter de telles gamineries ! Moi, le messie Jésus, j'y crois, et je sais que je ne serai pas
déçu ! Pour le reste, je vous invite, si vous le supportez, à lire mon dernier article qui va paraître bientôt, si ce n'est déjà fait.


janic 09/03/2011 20:21


Ne vais pas refaire de nouveau commentaire répétitif, seulement le point suivant :
«Paul, apôtre de Jésus–Christ par ordre de Dieu, notre Sauveur [hébreu yoshoua, Jésus], et de Jésus–Christ, notre espérance, à Timothée, mon enfant véritable dans la foi : Grâce, compassion et paix
de la part de Dieu, le Père, et de Jésus–Christ, notre Seigneur [hébreu adonaï, terme utilisé pour s’adresser à YAHVEH].» Sauveur et Seigneur sont une seule et même fonction, donc un seul Dieu,
pour ces juifs messianiques formés dans la foi hébraïque. Jamais en effet ils ne se posent la question de la «nature du Christ», ni de celle de Dieu. Cette question typiquement occidentale ne les
intéresse pas et n’aurait pas de sens pour eux. Seul compte pour eux ce que FAIT ce Dieu-là, leur Dieu, pour les sauver de la mort éternelle, «la mort pour tous», selon l’auteur de l’épître aux
Hébreux, qui consacre le premier chapitre de son livre à expliquer en quoi ce que fait le Messie, en tant que Dieu Créateur, est important, avant de consacrer le deuxième chapitre à expliquer en
quoi il est important qu’il ait porté la chair humaine avec toutes ses faiblesses.

Voici la traduction litterale du texte grec:

1 Timothée 1-1 « Paul, apôtre du Christ Jésus selon l’ordre de dieu notre sauveur et du Christ Jésus notre espérance à Timothée véritable enfant dans la foi, grâce miséricorde, paix de la part de
dieu père et de Christ Jésus notre seigneur. »

2Timothée 1-1 « Paul, apôtre du Christ Jésus par la volonté de dieu selon la promesse de vie en Christ Jésus, à Timothée enfant bien aimé, grâce, miséricorde, paix de la part de dieu le père et du
Christ Jésus notre seigneur. »

Ainsi que je le précisais ailleurs mettre des majuscules là où elles n’existent pas dans le texte grec, c’est influencer l’esprit du lecteur dans une direction déterminée. C’est supposer son
incapacité à le faire de lui-même.
a) Le texte ne dit pas Jésus Seigneur (sous entendant comme Dieu), mais Jésus notre seigneur (avec une minuscule) donnant au mot seigneur un sens général largement utilisé par ailleurs et non ayant
un sens de majesté.
b) Jésus était un nom communément utilisé en Israël, ce qui ne signifie nullement que tous les porteurs de ce nom fusent « Dieu Sauveur » pour autant.

Que de mélanges et de confusions. J’oserais pasticher qui vous savez en disant : « mais c’est du Jésuitisme, çà ! » Un texte dit : « Ils tordent les Ecritures pour leur propre ruine » car la
déification de Jésus est une œuvre magistrale du catholicisme au Concile de Trente. « La marque de la bête » en question car « d’une même source ne peut couler de l’eau douce et de l’eau amère
»
Reprenant votre conseil : faites votre choix aussi.