Daniel : une lumière à Babylone

Jésus n'est pas une idole

2 Août 2011 , Rédigé par daniel-lumiere-a-babylone.over-blog.com Publié dans #Réflexions

Ou comment les élucubrations pseudo-bibliques de la Watch Tower Society ne sont qu'une escroquerie intellectuelle et un avatar du catholicisme romain.

 

Regardons toujours Jésus. C’est lui qui fait naître la foi et qui la rend parfaite. Notre objectif n’est pas ce qui se voit, mais ce qui ne se voit pas ; ce qui se voit est provisoire, mais ce qui ne se voit pas est éternel. Hébreux 12.2, 2 Corinthiens 4.18 (traduction libre)

Garder les yeux fixés sur Jésus. Si Jésus était une créature, l'auteur de l'épitre aux Hébreux nous inviterait à l'idolâtrie, car seul YAHVEH mérite l'adoration. Tu adoreras le Seigneur [YAHVEH] ton Dieu et tu le serviras lui seul, rappelait Jésus à Lucifer dans le désert de la tentation. Lucifer fut un des anges les plus prestigieux des univers, mais il n'est qu'une créature. Mais Jésus est éternel, il est la manifestation visible du Dieu invisible. Il ne refuse jamais notre adoration. Nous pouvons regardez sans cesse vers lui, étant certains d'y voir Dieu lui-même, sans risque d'idolâtrie. Jésus n'est pas une idole. Jésus est pleinement DIEU.

 

Selon l'apôtre Paul, le but du plan du salut est qu'au nom de Jésus tout ce qui est dans les cieux, et sur la terre, et sous la terre, fléchisse le genou (Philippiens 2.10). Aucune créature si élevée soit-elle n'a droit à cet hommage, même si elle porte le nom de «dieu» (nom que nous sommes tous appelés à porter, étant ses enfants), même si elle est la première créature du ciel juste après Dieu (ce que Satan était).

Paul poursuit en disant : Et que toute langue confesse que Jésus-Christ est le Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. Rappelons que dans la pensée hébraïque le Seigneur fait clairement référence à YAHVEH lui-même. D'où le commandement de la Torah, rappelé par Jésus à Lucifer : «Tu adoreras le Seigneur ton Dieu et tu le serviras lui seul.» Jésus est le seul être visible qui mérite un tel hommage. D'ou la question de Lucifer : «Pourquoi lui ?» D'où son nom céleste Micaël, nom qui en hébreu signifie : «Qui est semblable à Dieu ?» La question est posée par son existence même. Dieu ne s'impose pas et ne ruse pas non plus, contrairement aux religieux. 

 

La foi, et la foi seule, peut donc discerner en Jésus le seul Créateur de l'univers. Le raisonnement humain seul, sans la foi, ne pourra jamais le saisir totalement. Heureusement… et dommage pour les Témoins de Jéhovah et les incrédules ! Encore et toujours, dans le NT, Jésus et le Père sont indissociables. Rien ne nous permet de spéculer sur la nature d'être créé ou engendré de Jésus puisqu'il est identifié au Créateur lui-même (YAHVEH), au Dieu unique révélé par les Hébreux. Ce n'est QUE par la foi qu'on l'admet. Mais cette foi-là engendre le salut. Elle vient de l'Esprit de Dieu.

 

L'enseignement des Témoins de Jéhovah est donc de l'idolâtrie, puisqu'il nous invite — Bible à la main mais pas Bible dans le coeur — à prendre pour modèle et espoir de salut un simple être créé (ou engendré si vous préférez, mais bon ne jouons pas sur les mots s'il vous plaît, la Torah ne le fait pas, elle).

Le catholicisme romain traditionnel aussi fait de Jésus une idole, «grâce» à sa «fabrique mariale» d'immaculée conception. Cependant notez que, durant le jugement céleste —qui se déroule depuis 150 ans déjà selon les prophéties de Daniel — les catholiques sincères bénéficieront de plus de clémence que les leaders des Témoins de Jéhovah. En effet, les catholiques sont sous l'emprise d'une tradition bien plus puissante et plus ancienne que celle des Témoins de Jéhovah. Ils ont donc des circonstances atténuantes. Les Témoins de Jéhovah, venant plus tard, bénéficient de plus de lumières et leur responsabilité, dans le rejet du Fils de Dieu, est d'autant plus lourde… du moins pour les plus perspicaces d'entre eux.

 

Jésus fait naître la foi, écrit l'auteur de l'épitre aux Hébreux. Or seul Dieu peut susciter la foi. Seul Dieu est digne de cette confiance là : de la foi qui sauve. Jésus est le seul sauveur, car Dieu est le seul Sauveur. Seule la divinité peut sauver l'humanité. Seul le Créateur peut sauver ses créatures. Tout a été créé par lui, Jésus, et POUR lui. Seul le Dieu UNIQUE peut revendiquer un tel niveau de maîtrise.

 

Dire que Jésus est une créature équivaut subtilement à dire que le salut des créatures réside en elles-mêmes. La théorie néo-aryenne des Témoins de Jéhovah équivaut donc aux croyances panthéistes du Nouvel-Age. Si nous adorons Jésus en tant qu'être créé (ou que Dieu avec un petit d), cela revient subtilement, du point de vue spirituel, à nous adorer nous-mêmes. Ce point de vue spirituel est celui des anges et des êtres célestes, y compris des anges déchus : d'où l'ingéniosité et la diversité avec laquelle Satan pousse les hommes dans cette voie, qu'ils soient chrétiens, aryens ou autres. Pour Satan, en effet, peu lui importe que nous croyions en l'immaculée conception ou que nous faisions de Jésus un être créé.  Dans le premier cas nous renions notre Sauveur, dans le deuxième cas nous renions notre Créateur. Pour Satan, cela revient strictement au même et le résultat sera le même : nous serons disposés à adorer une créature à la place de Dieu, Jésus réduit à une créature, dans un cas, Marie ou le pape ou le prêtre dans l'autre cas, donc Satan dans tous les cas. Seuls les juifs devraient, théoriquement, échapper à ce piège mortel.

 

Adorer Jésus en tant qu'être créé revient à admettre, inconsciemment, que la créature, au sens large, peut posséder en elle-même, globalement, les ressources pour s'en sortir, en l'occurence pour nous sortir de notre condition actuelle (déchue). Bref, pour le dire dans les termes de Lucifer : «Vous ne mourrez pas du tout (Genèse 3) car nous, les êtres engendrés par Dieu, nous avons les ressources suffisantes pour nous élever au dessus de l'assemblée (céleste) de Dieu, nous mettre au dessus des lois divines, devenir nous-mêmes notre propre loi.» Voir Ézéchiel 28 et Ésaïe 14 et nos articles relatifs. Adorer la créature au lieu du Créateur, voilà, au fond, l'enseignement des Témoins de Jéhovah et de beaucoup d'autres mouvement religieux. Rien d'étonnant alors que les Témoins de Jéhovah foulent au pied le repos du shabbat, pilier de la création du monde. Paul nous avertit : «Que personne ne vous séduise d'aucune manière. Il faut que vienne d'abord l'apostasie et que se révèle l'Homme de l'impiété, le Fils de la perdition, celui qui se dresse et s'élève contre tout ce qu'on appelle dieu ou qu'on adore, au point de s'asseoir en personne dans le temple de Dieu et de proclamer qu'il est Dieu.» (2 Thessaloniciens 2) Si la papauté se proclame de droit divin, la Watch Tower Society pourrait bien aussi s'élever contre ce qu'on adore, en l'occurence le Messie Jésus. Dieu mérite toute notre adoration, qu'il se présente sous la forme d'un ange (Micaël) ou d'un être humain (Jésus).

 

Ecoute, Israël, YAHVEH, YAHVEH notre Dieu est UN, rappelle la Torah. Notre Dieu est UN : pas Dieu et dieu. Seulement Dieu. Merci pour lui. La «théologie» de la société de la Tour de Garde est blasphématoire, tout autant que la papauté, puisqu'elle attribue à une «créature» (supposée) des facultés qui ne peuvent appartenir qu'à Dieu, comme générer la vie, former le salut, être la parole des origines, produire l'absolution. Or Jésus possède toutes ces facultés comme on le constate tout au long des évangiles. Il les possède d'autant plus maintenant qu'il est à la droite de Dieu et qu'il intercède pour nous. 

La droite de Dieu, dans la culture hébraïque (voir les textes des prophètes et des psaumes sur ce sujet) EST UN ATTRIBUT ESSENTIEL DE YAHVEH, pas une simple créature à son service. On ne peut être dans cette position unique d'intercesseur, à la droite de Dieu, sans être la droite de Dieu elle-même c'est-à-dire sans être Dieu soi-même, du moins dans la pensée hébraïque, analogique et synthétique pour laquelle la partie représente le tout. Dire le contraire revient à justifier la prêtrise catholique : belle réussite jésuite en milieu extra-catholique !

Dieu seul détient l'origine et l'autorité de ces facultés créatrices et rédemptrices. Jésus ne pourrait les détenir s'il avait dû être créé. Certes Dieu est ravi de les partager avec ses créatures, de leur en communiquer les effets bienfaisants, mais ce partage ne donne pas à ses créatures la même autorité que celle du Dieu Père et Fils. Sinon nous devons admettre que l'interprétation littérale abusive et perverse de l'Eglise catholique de cette parole de Jésus : tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel, etc. est véridique. Dans ce cas, il nous faut être papiste et non jéhoviste, pour être cohérent (un jésuite n'aurait pas dit mieux, je ne suis pas fier de moi là !!!).

Mais non ! Une autorité déléguée par Jésus, c'est-à-dire par Dieu, ne nous confère aucun pouvoir, seulement des responsabilités et le privilège d'être ouvriers avec Dieu. Si Jésus a TOUT pouvoir et toute autorité dans le ciel et sur la terre, c'est bien parce qu'il ne relève pas de la création précisément, sinon il serait comme nous et comme les anges, un simple ouvrier avec Dieu, juste capable (et c'est déjà beaucoup) de lier et de délier pour le SERVICE de son maître, comme un bon esclave soumis (c'est une image, j'utilise ici le langage moyen-oriental de l'époque de Jésus).

 

Ce n'est pas parce que Jésus a assumé une POSITION extrêmement basse (Philippiens 2), ce n'est pas parce qu'il nous a aimé (ACTION) que nous devons en déduire une définition de sa NATURE, ni que nous devons limiter la puissance de son être. Nous ne pouvons nous appuyer sur sa bonté, divine, pour réduire sa divinité. C'est un contresens total et une grave ignorance du véritable caractère de Dieu. C'est aussi une injure. C'est diabolique, tout simplement.

 

Au fond les Témoins de jéhovah ne font que du prosélitisme catholique élargi. La Watch Tower Society est le fruit d'expérimentations jésuites en milieu ouvert, périphérique au catholicisme, un milieu composé de gens en général simples, croyants, mais réfractaires ou étrangers à l'autorité de l'Eglise. Le but du Vatican (et de Satan) est d'expérimenter l'intensité d'emprise religieuse qu'il est possible d'exercer sur ce type de population, en attendant le grand rassemblement de tous les croyants et finalement de tous les hommes dans un même bercail animé par Lucifer, le faux-messie attendu par les «chrétiens» à Jérusalem.

 

L'immaculée conception catholique refuse Dieu venu dans la chair. Faire de Jésus un être créé, comme le font les Témoins de Jéhovah, c'est refuser également Dieu manifesté dans la chair. Même psychopathologie collective dans les deux cas, car même refus luciférien du Père. Et même désir inconscient de s'approprier le pouvoir phallique que l'on attribue, à tort, à ce père. Car personne ne peut être un père s'il n'a d'abord été un fils. Cela s'appelle la sexualité, ou la loi de la vie, loi que Dieu lui-même a établie. Dieu lui même s'est soumis à cette loi pour en démontrer la validité, malgré le péché, malgré la chair, malgré le mal. Il fallait prouver que Lucifer avait tort. Dieu n'a pas eu un fils, mais il est DEVENU un fils.

 

Remarquez la cohérence de l'enseignement de la Bible sur l'unité de Dieu :

Au commencement DIEU créa (Genèse 1.1)

 Au commencement était la parole*, tout a été fait par elle (Jean 1.1).

 Même révélation strictement monothéiste dans les deux cas : Dieu, YAHVEH, Jésus : autant d'images pour nous parler d'une SEULE ET MÊME réalité : LE créateur. Autant d'images  et surtout de rencontres, car Dieu n'est connaissable que par expérience et non par essence, encore moins par spéculation théologique. C'est un fait qui nous dépasse et que nous devons admettre par la foi : Dieu et la parole des origines sont strictement indissociables. Toute autre approche est de l'idolâtrie. Dieu et la faculté de créer «ex-nihilo» son indissociables. Au commencement Dieu. Aucune création possible sans Dieu. Aucune création possible sans la parole. Or la parole est devenue chair. Elle a enrichi ses fonctions, mais son essence ne peut changer. Du moins rien ne nous permet de l'affirmer. Dire que Jésus est une créature est donc une prétention inouïe qui pourrait bien s'avérer blasphématoire, tout autant que celle qui consiste à dire que Jésus n'est pas vraiment devenu chair (solution catholique). Jésus ne peut qu'être le Créateur lui-même, c'est-à-dire, selon l'expression imagée hébraïque, le premier-né de la Création, c'est-à-dire celui qui a l'autorité sur l'acte même de créer. Dieu, tout simplement.

 

Quand Dieu dit à son «Fils» : «je t'ai engendré aujourd'hui» (Psaume 2), il fait référence à sa nouvelle fonction, et non à son essence. Cette façon d'exprimer les choses est en tous cas celle de la pensée hébraïque, selon laquelle c'est la fonction et l'action qui révèlent voire définissent l'être. Ce n'est pas l'essence qui détermine l'action comme dans notre pensée occidentale.

L'apôtre Jean se situe dans la même ligne de pensée quand il déclare, dans sa première lettre : «Quiconque est engendré de Dieu ne pèche pas». Etre engendré de Dieu implique une rupture avec le péché, un changement de mentalité et de comportement (de fonction), une séparation totale d'avec le péché (sur le plan moral et spirituel, pas forcément sur le plan physique, du moins pas dans l'immédiat). Cela ne dit rien en tout cas sur l'essence de la personne concernée.

Or Jésus, pour sa part, ne s'est jamais soumis au mal, malgré les fortes pressions qu'il a endurées. Il n'a jamais cédé au mal, pas même en pensée. Seul Dieu pouvait réaliser ce miracle en habitant dans la chair humaine déchue. Lucifer lui-même, être de lumière et non de chair, a cédé au mal, il a développé petit à petit une forme de pensée perverse.

Si Jésus n'avait pas été Dieu, il n'aurait pu vivre une vie entière sans péché. En revanche tous les moyens dont il a disposés, grâce à son Père, tandis qu'il portait la nature humaine déchue, nous sont accessibles. Donc, si mener toute une vie entière sans péché, tout en portant la chair déchue, n'est pas accessible à un être créé, une rupture totale et définitive d'avec le péché est possible dans la chair déchue. Voilà un immense espoir pour Dieu-Jésus et un suspens indescriptible pour l'assemblée céleste qui attend encore, malheureusement, de voir cette réalisation en nous.

Dire que Jésus est engendré de Dieu, dans la pensée hébraïque biblique, veut donc dire que Jésus est en opposition morale totale avec le péché. Il n'y a pas de mal en lui. Cela ne nous dit rien sur l'essence de son être. On ne peut se servir de cette déclaration et d'autres pour affirmer que Jésus n'est qu'une créature, comme le font certains Témoins de Jéhovah. Donc, quand non seulement on n'est pas d'origine hébraïque mais que l'on ignore ou l'on méprise les fondements de la pensée hébraïque, on ne devrait pas s'autoriser à SPÉCULER sur le sens de ce type de révélation, sauf si l'on a secrètement des visées politiques, bien sûr…

 

Rappelons qu'aucune foi authentique ne peut naître de la spéculation intellectuelle, qu'elle soit manipulatrice au non. Or c'est par la foi au Dieu unique (Jésus) que nous sommes sauvés du péché et de la mort éternelle. Même les chrétiens les plus bornés semblent l'avoir compris, en théorie du moins. Pourquoi pas aussi les Témoins de Jéhovah et les catholiques ?? Pourquoi en revenir toujours à l'abomination qui désole dont a parlé le prophète Daniel ? L'apôtre Jean écrit à ce sujet :

«Dans le monde sont entrés plusieurs séducteurs qui ne confessent pas Jésus le Messie venu dans la chair. Voilà le séducteur et l'antichrist.» (2 Jean) Ce texte vise clairement la théologie catholique romaine et son avatar américain dont nous parlons.

Pourquoi serait-il tellement important que Jésus soit VENU dans la chair s'il n'était qu'une création de Dieu ? Lucifer ou un ange fidèle à Dieu eut alors pu en faire autant et remplir la même mission. Non, cet acte salvateur n'a de valeur que s'il est fait par le Créateur lui-même en personne. Jean précise dans sa première lettre : «Celui qui commet le péché est du diable : le diable pèche dès le commencement. Dieu nous a donné la vie éternelle et cette vie EST EN [beth en hébreu] son fils. Celui qui a le fils a la vie, celui qui n'a pas le fils n'a pas la vie.» Seul Dieu peut donner légitimement la vie puisqu'il est le seul à la posséder en propre, par «nature». Les créatures, si élevées soient-elle, peuvent éventuellement transmettre la vie, en aucun cas la DONNER. Sur ce plan d'ailleurs, les humains possèdent un avantage sur les anges puisqu'il transmettent la vie et la parole tandis que les anges ne font que les garder ou protéger, d'où entre autre la jalousie de Lucifer autour de la création. D'où aussi les tentatives des mauvais anges pour manipuler la génétique humaine, expériences auxquelles il est fait allusion dans Genèse 6 (encore un texte fétiche des Témoins de Jéhovah, comme par hasard). C'est probablement aussi suite à ces manipulations d'origine non naturelle que sont nés les dinosaures, qui n'ont pas trouvé place dans l'arche de Noé et auxquels la Bible ne fait que de timides et incertaines allusions (dans le livre de Job par exemple, peut-être).

 

 Mais la ressemblance entre les Témoins de Jéhovah et la dogmatique catholique ne s'arrête pas là. Quand le prêtre fait descendre le Christ dans l'hostie ou le vin de la messe (présence réelle, attention), le prêtre devient, nous dit-on, en quelque sorte le créateur de son Créateur. Il peut à sa guise transporter le Christ de l'autel à la bouche des fidèles ou ailleurs, où il lui plaît. Toute autorité lui a été donnée dans le ciel et sur la terre, n'est-ce pas. Au fond, le prêtre catholique s'arroge le pouvoir blasphémateur de manipuler la divinité à sa guise, ce qui est le phantasme et la tentative avortée de Lucifer. Comme YAHVEH le commandait à la mer primitive, le prêtre dit, en quelque sorte, à Jésus : «Tu iras ici et pas plus loin.» (Job 38.11) N'est-ce pas un peu, mais de façon nettement plus dérisoire, ce que font les Témoins de Jéhovah avec Jésus quand ils le cantonnent d'autorité au statut d'être engendré ou créé, le privant de sa pleine divinité ?

L'Eglise apostate s'arroge l'autorité de décider jusqu'où Dieu peut habiter avec nous. Emmanuel redimensionné, en quelque sorte. Pour les catholiques c'est clair, Emmanuel ne peut pas habiter avec la chair déchue, d'où l'immaculée conception. Pour les Témoins de Jéhovah, Jésus devra être fabriqué par le père, a postériori, pour tenter de rapprocher l'humain et le divin. Une façon en somme pour Dieu d'avouer son impuissance à venir habiter avec nous et donc à nous sauver vraiment. Une façon pour Dieu d'avouer l'échec de la création. Pensée plus diabolique, on ne peut pas concevoir.

 

Les prophètes de l'AT semblaient disposer de grands pouvoirs. Quand l'esprit de YAHVEH reposait sur eux, ils pouvaient même aller jusqu'à ressusciter des morts. Nous-mêmes sommes censés pouvoir faire de plus grandes choses que Jésus, quoique Dieu ne juge pas opportun aujourd'hui de satisfaire notre soif malsaine de sensationnel et de spectaculaire, le plus grand miracle est celui du changement de notre cœur, inconscient compris. Donc les voyants hébreux ont ressucités des morts, comme Jésus aussi l'a fait et cela lui a coûté une condamnation à mort. Mais Jésus, lui, affirme une chose que seul YAHVEH dit et a le droit de dire : JE SUIS la réssurection et la vie. Aucun être fabriqué par le Dieu unique ne peut ETRE la réssurection, il peut seulement, éventuellement, ressuciter, c'est-à-dire demander à Dieu la résurrection, ce que Jésus lui-même s'est abaissé à FAIRE quand il portait notre chair, mais cela ne dit rien sur son ETRE. Seul le Dieu unique EST la réssurection, la source de toute vie, de toute intelligence de toute existence. Si Jésus affirme qu'il EST la réssurection, il ne peut être une simple vie ou une simple intelligence, même sortie tout droit de Dieu. JÉSUS EST YAHVEH.

 

Refuser la pleine divinité du Fils unique de Dieu c'est au fond refuser la divinité de Dieu lui-même. En effet, c'était déjà l'argumentation de Lucifer, avant la chute de l'homme. Pourquoi cet «ange» différent des autres avait-il accès au conseil intime du Père et pas les autres anges ? Pourquoi, lui, Micaël (qui deviendra Jésus), lui qui est visible, le reflet du Créateur, avait-il pu créer «ex nihilo»** la terre et surtout l'homme, être de parole à l'image du Dieu invisible, quelle audace ! Pourquoi Micaël avait-il pu faire cela et pas Lucifer ? Pourquoi les autres anges n'avaient-ils pas été impliqués dans cette œuvre inouïe (et apparemment nouvelle) ? La seule réponse possible était que Micaël, bien que visible, était l'expression parfaite et à considérer comme totale de l'être de Dieu. Micaël/Jésus ÉTAIT tout ce que l'on pouvait connaître de YAHVEH, l'expression de son être, comme le dit si bien l'auteur de l'épître aux Hébreux. Lucifer a refusé cette réponse : il a soutenu que Micaël était un être créé et donc que lui, Lucifer, se devait de revendiquer les mêmes privilèges et pouvoirs que Micaël, au nom de la liberté et de la démocratie ! Grave erreur.

C'est exactement l'erreur que font les Témoins de Jéhovah : ils renient la divinité de Jésus comme Satan reniait celle de Micaël. Sauf que, paradoxalement, ils ne semblent pas pressés de revendiquer la sainteté parfaite et sans tâche que Jésus a manifesté dans la chair déchue — tandis que Lucifer, lui, aspire à la toute-puissance créatrice divine de Micaël. Cette sainteté, cette pureté de vie — factuelle et non essentielle, la pureté essentielle étant l'apanage de Dieu-Jésus — est pourtant très désirable  dans ces temps troublés… Cette contradiction n'empêche pas les Témoins de Jéhovah d'essayer de donner des leçons sur les 144 000 ! Un comble. Quel artifice jésuitique !

 

Alors, maintenant, avez-vous toujours envie de vous laissez embobiner dans les artifices creux et les arguties spécieuses des Témoins de Jéhovah, ou de tout autre religieux d'ailleurs ? Ne préférez-vous pas admettre votre Père et dire avec Lui (avec le Fils) : «Notre Père qui es aux cieux, que ton nom ait du poids, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite, sur la terre comme au ciel.» Oui, c'est VRAI (amen en hébreu).

 

 

* Mettre un grand p à parole ou un petit d à Dieu n'est qu'une affaire de typographie : la distinction majuscule minuscule n'existe pas dans les textes originaux grecs, entièrement écrits en majuscules. Les majuscules n'existent pas en hébreu. Par conséquent les arguments de ce type utilisés parfois par les Témoins de Jéhovah (et d'autres qui non seulement ignorent la pensée de Dieu parce qu'ils n'ont pas l'Esprit de Dieu mais aussi ignorent jusqu'au b-a-ba de la culture hébraïque) ne sont que des pirouettes intellectuelles. Prions pour eux.

 

** Rappelons à nos aimables lecteurs que nous ignorons en quoi au juste consiste la création ex-nihilo, puisque nous ne sommes pas Dieu. La seule chose dont nous sommes sûrs, par la Bible, c'est de la primauté et de l'antériorité absolue de la parole sur la matière et de l'indissociabilité de la parole primitive et de Dieu. Rien d'autre.

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