Daniel : une lumière à Babylone

Guerres et papes

31 Mars 2012 , Rédigé par Daniel à Babylone Publié dans #Réflexions

Peu avant son arrestation, Jésus a eu le temps de donner à ses disciples quelques repères prophétiques qui devaient servir à tous les croyants des époques ultérieures. Or les apôtres étaient de fidèles juifs, fiers de leur nation qui avait survécu même à la déportation à Babylone et à la destruction du temple de Salomon. Dans cet esprit, ils font remarquer à leur Maître la splendeur du nouveau temple de Jérusalem, siège de l’autorité et du nom de Dieu. Et, c'est vrai, ce temple est un véritable miracle après tant de négligences et de vicissitudes politiques, des Babyloniens aux Romains, en passant par les Grecs… Or la réponse de Jésus est pour le moins choquante : «Vous voyez tout cela ? Amen, je vous le dis, il ne restera pas ici pierre sur pierre qui ne soit renversée.» (Matthieu 24.2)

Les apôtres attendaient encore le règne de Dieu sous une forme politique et par des moyens politiques ou militaires, comme beaucoup de croyants d’aujourd’hui. Mais Jésus se hâte de les détromper : le temple même qui fait la fierté de leur nation et qui est censé honorer Dieu sur la Terre va être détruit. La guerre, déjà, gronde contre la Judée, ferment de rébellion contre l’autorité inflexible et totalitaire de Rome. Nous ne sommes qu’aux alentours de l’an 30, mais 40 ans plus tard, en l’an 70, la puissance militaire de Rome devait frapper la malheureuse ville de Jérusalem et la raser totalement. Pour les apôtres, un tel malheur ne pouvait que signifier la fin du monde. Plus de temple, plus de culte à YAHVEH, plus de shabbat : l’existence même de la création est en question ! Là encore Jésus les détrompe : il y aura des guerres, certes, mais ce ne sera pas encore la fin du monde (Matthieu 24.6).

Cependant, plein de miséricorde et de compassion envers son peuple, le divin messie leur annonce d’avance le malheur qui va frapper la Judée sous le joug de Rome et il leur donne des indications pour échapper au désastre. Car si la Jérusalem physique va être détruite, la Jérusalem spirituelle, elle, devait survivre, même dans la clandestinité du «désert» évoqué par les prophètes hébreux et par saint Jean dans son Apocalypse. Cette Jérusalem-là serait constituée des croyants fidèles au Créateur et à sa Torah, donc vraiment fidèles au Messie Jésus, lui-même fidèle à ses disciples.

Ces croyants fidèles sont assurés de la présence de Jésus à leur côté, par le souffle (esprit) d’Elohim, «jusqu’à la fin du monde» (Matthieu 28.20). Par leur existence même, ils témoigneront jusqu’à la fin de l’existence de la VRAIE Jérusalem, celle qui attend, au Ciel, de pouvoir descendre sur la Terre, à la fin des mille ans de désolation. C’est pourquoi Jésus poursuit son discours en annonçant d’avance les péripéties du christianisme :

Alors on vous livrera à la détresse et on vous tuera [guerre de Rome contre les chrétiens] ; vous serez détestés de toutes les nations à cause de mon nom [résultat de la guerre inconsciente de l’humanité contre Dieu]. Ce sera pour beaucoup une cause de chute ; ils se livreront, ils se détesteront les uns les autres [guerres entre croyants !]. Beaucoup de prophètes de mensonge se lèveront et égareront une multitude de gens [guerre spirituelle et spirite menée par Satan, à l'intérieur et à l'extérieur du christianisme]. Parce que le mal se répandra, l'amour de la multitude se refroidira [guerre psychique, intérieure, entre le bien et le mal]. Mais CELUI qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé [choix INDIVIDUEL !]. Cette bonne nouvelle du Règne sera proclamée par toute la terre habitée ; ce sera un témoignage pour toutes les nations. ALORS viendra la fin. Matthieu 24.9-14.

Beaucoup de guerres et de souffrances en perspectives, mais la victoire finale et surtout définitive de Dieu sur le mal est assurée. Notez que cette victoire sera remportée grâce au témoignage des fidèles, le témoignage d'une bonne nouvelle, d'une bonne nouvelle expérimentée, vécue personnellement, DONC INCONTESTABLE. Cependant, dans l’immédiat, comment les auditeurs de Jésus, et tous ceux qui croiront en leur témoignage, vont-ils pouvoir échapper au massacre, lors du siège contre Jérusalem mené par les armées romaines en l’an 70 ? C’est alors une question de survie !

 

L’ABOMINABLE ROME DES SIÈGES

«C'est pourquoi, lorsque vous verrez l'abomination dévastatrice, qui a été annoncée par l'entremise du prophète Daniel, installée dans un lieu sacré — que le lecteur comprenne — alors, que ceux qui seront en Judée fuient dans les montagnes ; que celui qui sera sur le toit en terrasse n'en descende pas pour prendre ce qui est chez lui, et que celui qui sera aux champs ne s'en retourne pas pour prendre son vêtement. Quel malheur pour les femmes enceintes et pour celles qui allaiteront en ces jours-là !» (Matthieu 24-15-19)

Face à l’abominable Rome, une seule solution : LA FUITE ! Remarquez l’attention particulière que le divin Messie porte à la gent féminine dans cette circonstance, prévoyant avec douleur tout le stress et l’angoisse que la fuite précipitée va causer à celles qui portent, très physiquement et très concrètement, la transmission de la vie, à celles qui, pour cela, demandent une attention et une protection particulières.

Cependant l’histoire du peuple juif de cette époque, relatée en détails par l’historien judéo-romain Flavius Josèphe (texte intégral ici), témoin oculaire des événements, confirme remarquablement la prophétie de Jésus. Après avoir encerclé quelque temps Jérusalem, les armées romaines se sont retirées partiellement pour une brève période. Les croyants qui avaient été attentifs à la prophétie de Jésus ont profité de ce desserrement de l’étau romain pour fuir la ville, sachant, par Jésus, que sa destruction était inévitable : pas un seul bâtiment du temple, notamment, ne devait rester debout, selon Jésus. Et c’est ce qui arriva car, après s’être retirées un peu, les forces de Rome reprirent l’assaut de plus belle jusqu’à l’anéantissement. Plus personne ne put prendre la fuite ensuite.

Ainsi l’abomination dévastatrice était le pouvoir romain et le lieu sacré investi était Jérusalem. Or, dans la suite immédiate de son discours prophétique, Jésus semble donner à ce siège de Jérusalem par l’abominable autorité romaine une dimension plus vaste que la simple histoire des Judéens du premier siècle de notre ère. D’ailleurs, au début (Matthieu 24.3), ses disciples lui ont demandé quel sera le signe de son avènement et de la fin du monde. Jésus souhaite à coup sûr répondre aussi, au moins partiellement, à cette question importante. De fait, tout le long du chapitre 24, Jésus, loin de se limiter à la destruction de Jérusalem par Rome, englobe l’histoire du christianisme, depuis ses débuts jusqu’à la fin du monde, jusqu’à son retour en gloire avec tous ses anges (voir Matthieu 24.27-31). C’est pourquoi il poursuit en disant :

Priez pour que votre fuite n'arrive pas en hiver, ni un jour de sabbat [or combien de chrétiens aujourd’hui se préoccupent vraiment du jour du sabbat ??]. CAR alors il y aura une grande détresse, telle qu'il n'y en a pas eu depuis le commencement du monde jusqu'à maintenant, et qu'il n'y en aura jamais plus [référence très claire à la fin du livre de Daniel]. Si ces jours-là n'étaient abrégés, personne ne serait sauvé, mais à cause de ceux qui ont été choisis ces jours-là seront abrégés. (Matthieu 24.20-22)

Jésus ne se contente pas d’avertir ses compatriotes de la détresse qui les attend 40 ans plus tard, sous le joug de l’abomination romaine, mais, tout le long du chapitre, il avertit ses fidèles de toutes les époques ultérieures des difficultés qui les attendent et il leur donne des informations prophétiques précieuses pour leur permettre de tenir bon «jusqu’à la fin». Quelle prévoyance !

 

Dès lors une question se pose, inévitablement. Si l’abomination dévastatrice qui s’attaque à la Jérusalem physique s’appuie sur Rome, l’abomination dévastatrice qui s’attaque à la Jérusalem symbolique ne s’appuierait-elle pas aussi sur Rome ? Car Jésus ne fait pas de distinction essentielle entre ces deux aspects de l’histoire. La grande détresse finale est liée, dans son esprit, à la grande détresse des juifs assiégés par Rome au premier siècle. L’abominable assiégeant de l’an 70 doit donc présenter des analogies frappantes avec l’abominable assiégeant des fidèles du Créateur à travers les siècles qui vont suivre. Si l’abomination qui assiège le peuple juif en l’an 70 siège sur le trône de Rome, l’abomination qui assiège le peuple de Dieu, tout au long des trois périodes et demi de temps annoncées par Daniel, et cela jusqu’à la grande détresse rappelée ici par Jésus, doit siéger lui aussi à Rome.

Cet abominable assiégeant doit rester d’essence romaine, avec le même type de pouvoir centralisé et autoritaire, avec les mêmes prétentions de pontife (de pont entre le divin et l’humain). Ces prétentions (mentionnées en Daniel 7) sont blasphématoires puisque le Messie est le seul vrai pontife entre Dieu et les hommes, comme l’annonçait déjà la Torah par l’échelle de Jacob. Tout au long de l’histoire humaine, Dieu s’est efforcé en effet de rendre sa Torah «grande et magnifique» (Ésaïe 42.21). C’est par le Messie qu’il pouvait accomplir ce prodige.

C'est la puissance militaire de Rome qui causa la ruine politique de Jérusalem, c'est l'autorité religieuse de Rome qui va causer sa ruine spirituelle. «Lorsque vous verrez l’abomination dévastatrice établie dans un lieu sacré — que le lecteur comprenne» précise Jésus de façon un peu énigmatique, alors prenez la fuite. L’abominable et blasphémateur pontife d’inspiration romaine, quelle que soit son identité postérieure, s’attaquera à tout lieu sacré, pas seulement à Jérusalem. Tout «lieu», tout peuple, tout groupement si infime soit-il, consacré à Dieu et pour sa gloire, sera assiégé par Satan et son abominable complice humain dévastateur d’inspiration romaine. La guerre sera sans relâche. Les fidèles passeront leur temps à fuir de lieu en lieu, toujours menacés de destruction par le pouvoir romain.

L’histoire de l’Occident «chrétien» accomplit de façon remarquable cette prophétie. Cet aspect de la guerre entre le Fils de Dieu et les anges déchus doit se poursuivre jusqu’à la fin du monde, selon Jésus. L’assaut de Jérusalem par les troupes romaines n’en était qu’un épisode, tragique et spectaculaire certes, mais beaucoup d’autres devaient suivre.

 

Cependant, dira-t-on, l’abominable dévastateur n’a-t-il pas cessé de siéger à Rome, depuis que les chrétiens semblent y avoir établi leur quartier général ?

 On a l’habitude de faire remonter les origines de l’Eglise chrétienne à saint Pierre, qui, en déclarant que Jésus était le Messie, le Fils du Dieu vivant (Matthieu 16.13), aurait ainsi posé les bases de l’Eglise chrétienne. Du coup on considère parfois l’apôtre Pierre comme le premier évêque ou pape de cette Eglise. Mais la réalité historique est un peu différente. D’abord, c’est Jésus qui fonde son Eglise, et non son apôtre qui devait le trahir quelques mois plus tard. Ensuite Jésus la fonde non sur Pierre, fragile et faillible comme nous tous (Marie mère de Jésus comprise), mais sur la DÉCLARATION de Pierre. Enfin cette déclaration n’est en rien un modèle sur le plan formel, mais sur le plan de la foi. Cette reconnaissance du Fils de Dieu dans l’humble personne de Jésus (bien éloigné du riche et puissant cardinal de Richelieu, par exemple) est rendue possible parce que Pierre, en cet instant, se soumet à l’Esprit de Dieu et se laisse convaincre par Lui que Jésus est bien LE Seigneur. C’est sur cette collaboration, libre et choisie, entre l’esprit de l’homme et l’Esprit de Dieu que l’Eglise pourra se construire. A l'inverse, dès lors que des êtres humains entendent dominer ou contrôler leurs semblables, empêchant toute collaboration libre et volontaire entre notre esprit et celui de Dieu, le Saint Esprit est insulté parce que des êtres humains occupent une place qui lui est réservée et «tout le Ciel en est indigné», écrivait une femme inspirée au début du vingtième siècle (Ellen White, Testimonies to Ministers p. 76).

Saint Pierre aurait-il été appelé par Jésus à être le premier d’une longue lignée de tyrans, d’oppresseurs des consciences, de souverains à la tête d’un «État» dans les Etats, de «rois» qui ont la royauté sur les rois de la terre, selon l’expression de saint Jean dans l’Apocalypse ? La réalité est différente. D’abord saint Pierre n’a JAMAIS régné à Rome et n’a jamais régné tout court sur l’Eglise, comme on peut le vérifier à la lecture des Actes des apôtres. Ensuite, l’évêque de Rome, au départ un évêque comme les autres, n’a gagné que très progressivement le contrôle absolu sur le christianisme, au cours d’un processus lent et complexe qui fait intervenir le pouvoir impérial et les différentes forces politiques en présence en Europe et autour de la Méditerranée. Ce processus s’est surtout développé aux Ve et VIe siècles, après l’accession de l’Eglise à la reconnaissance sociale et donc, malheureusement, au pouvoir politique, à partir du IVe siècle. La corruption des croyances et le syncrétisme avec le milieu romain polythéiste se sont accélérées à partir du IVe siècle, dès lors que l’empire romain s’est vu imposer la religion chrétienne comme religion d’Etat, alors qu’elle se réduisait avant, pour l’administré romain ordinaire, à une simple secte exotique ou à un spectacle sanguinaire digne des arènes du cirque (aujourd'hui nous dirions un jeu vidéo pour «adultes»).

Où voyons-nous dans les écrits des apôtres de Jésus que l’évêque de Rome devait imposer son autorité à tous les croyants ? Où voyons-nous qu’un pouvoir terrestre, qu’il soit temporel ou spirituel, peut légitimement s’attribuer une autorité supérieure à celle de Dieu lui-même, prétendant, de façon blasphématoire, pouvoir modifier les lois divines, ces lois sur les principes desquels tout l’univers repose ? Clairement, nulle part, sauf dans la révolte angélique menée autrefois par Lucifer. En revanche, dans les prophéties hébraïques comme dans l’Apocalypse de saint Jean, nous voyons bien s’élever, sur les ruines de l’empire romain, une telle puissance politico-religieuse, prétentieuse, arrogante, ivre de pouvoir et du sang des fidèles de Jésus. Lorsqu’il voit cette parodie dévoyée et sanguinaire de l’Eglise du Christ, saint Jean est «saisi d’un grand étonnement». Il y a de quoi !

 

PAPAUTÉ PARASITE !

Oui, parasite, qui parasite le judéo-christianisme depuis le sixième siècle au moins, suivi de près par sa réplique orientale mahométane, tout autant guerrière d’esprit et intolérante, quoique plus franche dans ses rapports avec les pouvoirs militaires et politiques… Car l’islam lui aussi a été corrompu, forcément puisque coupé de ses racines hébraïques (Voir notre article : Où sont les vrais musulmans).

Le papisme est un abus de pouvoir manifeste en milieu chrétien, un vrai parasite qui s’est enrichi considérablement aux dépends des populations. Ses titanesques édifices religieux témoignent de son pouvoir temporel. Ce pouvoir a été sérieusement ébranlé certes suite à la double révolution franc-maçonne franco-américaine du 18e siècle (comme annoncé dans l’Apocalypse de Jean) mais il n'a pas été totalement anéanti, loin de là !

En fait, dès ses prémices impériaux, le christianisme dévoyé par Satan — véritable réincarnation de l’antique Babylone et mutation religieuse de «l’ancien ordre mondial» centralisé à Rome — se place sous le signe de la violence politique et militaire. L’empereur Constantin, au début du IVe siècle, ouvre le bal infernal en légalisant la religion chrétienne. Puis son successeur, Théodose Ier en fait la religion officielle de l’Empire, entendez par là la religion OBLIGATOIRE. Ce seul mot déjà anéanti le principe vital du vrai christianisme, fondé sur la libre adhésion. Rien d’étonnant alors que Constantin venait aussi d'imposer le repos dominical obligatoire (321), obligation civile que l’évêque de Rome récupérera ensuite pour en faire une OBLIGATION religieuse, jetant du même coup pour longtemps le vrai jour de repos du Créateur, le shabbat, aux oubliettes de l’histoire (voir notre article Libérer le dimanche).

Mais ce qui est le plus frappant, dans ce début officiel et manifeste de l’emprise satanique sur le monde chrétien, c’est la prétention de Constantin d’être de droit et de mission divine. Il aurait prétendu en effet, s’être «converti» (sic) suite à une vision surnaturelle. Oui mais dans quelles circonstances ? Dans celles d’une bataille, d’une guerre, où il demande à Dieu de se mettre de son côté et de lui donner la victoire sur ses ennemis, ce que «Dieu» fit, selon la légende. Dès lors un précédent était créé : de fondamentalement pacifiste, le christianisme, sous l’emprise du pouvoir, allait devenir guerrier, agressif et persécuteur, comme le serait au VIIe siècle son cousin islamique.

 

PAPAUTÉ MEURTRIÈRE !

On pourrait croire que les évêques allaient s’opposer à l'Empereur et déclencher ainsi une nouvelle vague de persécution contre le christianisme, resté fidèle à ses principes. Il n’en fut rien, à part quelques résistances locales, marginales et vite marginalisées, condamnées à vivre hors de la société ou à périr. L’Église s'est dévoyée avec le pouvoir politique, comme l’annonçaient les prophéties. Satan a réussi à corrompre celle qu’il ne pouvait soumettre par la force.

Au début du sixième siècle, l’esprit guerrier avait totalement contaminé le christianisme, désormais officiellement centralisé à Rome (même si des contestations subsistent et subsisteront). Vers 534, le pape impose sa fausse religion à l’Afrique du Nord, armes à l’appui : l’Empereur d’Orient, Justinien, lui fournit gracieusement les moyens militaires nécessaires, qui serviront aussi à expulser les Ostrogoths d’Italie, également insoumis à «l’homme de péché». Voir plus de détails sur cette période dans notre commentaire sur Daniel 7. Déjà en 496, la «conversion» de Clovis, homme violent et sanguinaire, en Gaule, ouvre la voie à l’hégémonie religieuse romaine en Europe, car désormais, «grâce» à son appui armé, l’avancée des peuples hérétiques ariens va être stoppée. Ces derniers vont devoir progressivement adopter le catholicisme dévoyé, romain, de gré, de force, ou victimes de ruses et de manigances. Voir plus de détails sur cette période charnière dans notre commentaire sur Daniel 12. Par analogie, ces faits historiques ne sont pas, hélas, sans évoquer les manœuvres de l'oligarchie lobbyisée anglo-saxonne actuelle pour destabiliser les pays insoumis à ses lois iniques par de soi-disant révolutions et pour leur faire la guerre, économiquement ou militairement*.

* On peut trouver des ressources sur ce sujet par exemple sur le site de Lyndon Larouche (en anglais) ou sur celui de Jacques Cheminade Solidarité et progrès.

Pauvre chrétienté, victime de la cupidité et de la corruption politique de ses dirigeants, qui devait «choisir» entre l’hérésie arienne et la perversité romaine ! Mais l’histoire suit son cours et l’abomination qui désole, le christianisme romain dévoyé, étend irrésistiblement son influence. Les rares opposants sont enfermés dans la clandestinité ou simplement massacrés. Du reste, au début du Moyen-Age, on n’a guère le loisir de se lancer dans de vastes réflexions théologiques : comme aujourd’hui, on fait pression sur les populations au nom de l’urgence. Or, à l’époque, l’urgence c’est arrêter les Sarrazins et reconquérir Jérusalem, si possible. Fini les ronflants et prétentieux conciles sur la «nature» du Christ du IVe siècle. La guerre, toujours la guerre. Tout sauf l’esprit de Jésus.

Et cela ne faisait que commencer. L’ivresse du pouvoir conduira aux excès les plus rocambolesques : jusqu’à trois papes différents en même temps à l’époque de Jan Hus (XVe siècle), sans parler des célèbres orgies des Borgia. Mais elle conduira surtout à la guerre et encore à la guerre, sous Charles Quint comme sous Charlemagne, la guerre, déclenchée, encouragée, soutenue, fomentée secrètement par les papes pour tenter de conserver leur autorité absolue sur les différentes nations européennes. La guerre civile de l’Etat contre ses propres citoyens, les guerres contre la France républicaine, laïque, et les révolutions, les déstabilisations pour renverser les gouvernements jugés trop rebelles à Rome, les printemps arabes de l’époque, en somme ! Les deux guerres mondiales, pour parvenir à casser la montée en puissance du peuple juif au XIXe siècle et pour créer un Etat d’Israël docile et pouvant servir les desseins de guerre de l’oligarchie anglo-saxonne, contre la Chine et la Russie, jugée encore trop imperméables aux dogmes romains et surtout trop insoumises à leur autorité ! La guerre encore.

 

Catholiques sincères et souhaitant servir Dieu, et Dieu seul, dites non à la papauté !

Sortez de cette nouvelle Babylone, sortez de ce mystère de l’iniquité dont Saint Paul pressentait déjà la venue (2 Thessaloniciens 2.7), de cette abomination qui désole les cœurs et les corps des croyants depuis des siècles. La papauté vous asservit depuis trop longtemps : ne vous laissez plus faire. Suivez les dignes traces de vos ancêtres chrétiens, saint Pierre et saint Paul, qui se gardaient bien de l’idolâtrie du culte des ancêtres (culte des «saints») importé de Babylone. Vos ancêtres chrétiens des premiers siècles ignoraient aussi le culte de la déesse mère («Marie»), malsain et incestueux, également importé de Babylone et que les «bons» «missionnaires» jésuites ont eu la surprise de retrouver jusqu'en Chine, au XVIe siècle.

Catholiques sincères vous avez le devoir de protester, comme l'ont fait avec courage certains de vos ancêtres, John Wiclife, Martin Luther… Vous devez rester de fidèles disciples du Christ, des enfants du Père, duquel toute FAMILLE tire son nom sur la terre et dans le ciel. Considérez que le Christ s’est incarné, qu’il n’est pas le produit d’une immaculée conception, et qu'il s'est incarné afin de réunir les familles célestes et terrestres, afin de nous élever à la hauteur morale de Dieu, comme le croyaient les fondateurs du christianisme. Le Créateur du monde est aussi celui de la sexualité, pas du célibat forcé, ni de la pédophilie qui a corrompu toute votre hiérarchie avec l’homosexualité parfois imposée dès l’entrée au séminaire ! Non, la virginité n’a pas de valeur spirituelle supérieure à l’union hérétosexuelle prévue pour nous par le Créateur. Cette sexualité qui nous fonde fait de nous des êtres dignes et respectables, que nous la pratiquions ou non d’ailleurs, nous devons rester libres de nos choix de vie personnels ! (Voir plus de ressources sur ce sujet dans notre rubrique Sexualité).

Catholiques sincères, ne vous laissez plus parasiter par la hiérarchie papale : c’est votre mort qu’elle veut. «Je sais où tu demeures : c’est là qu’est le trône de Satan», écrit Jésus à son Eglise de l’époque post-romaine (Apocalypse 2.13). Mais, courage, Jésus n’a pas abandonné son Eglise pour autant et il ajoute immédiatement :  «Mais tu restes attaché à mon nom et tu n’as pas renié ma foi, même aux jours d’Antipas, mon témoin fidèle, qui fut mis à mort chez vous, là où Satan demeure.»

La papauté est responsable de beaucoup de meurtres de témoins fidèles de Jésus. De persécutée, l’Eglise, placée sous l’emprise malsaine de Rome, est devenue persécutrice. A force de vouloir prendre la place de Dieu, elle a trahi sa bonté et son amour désintéressé. Alors, chers frères et sœurs catholiques, allez vous vous rendre complices de ceux qui ont persécuté, persécutent quand ils le peuvent et persécuteront encore ? Allez vous approuver, comme le fait la hiérarchie romaine, le mensonge, la trahison, la torture et le meurtre des «hérétiques» ?

Voudriez-vous que Dieu vous compte un jour avec les responsables de l'Inquisition dominicaine, de la Saint Barthélémy De Guisienne, de la révocation jésuitique de l'Édit de Nantes, qui a failli ruiner totalement la France en la vidant de ses meilleurs sujets ? Approuveriez-vous les dragonnades, véritable terrorisme barbare étatique au domicile des protestants, soumis au pires tortures psychologiques dans le but de les «convertir» ? Pouvez-vous regarder froidement en face le visage de ces mères, séparées de leurs enfants et de leurs maris, enfermées dans d'humides cachots sans aucune lumière et peuplés de toutes sortes de bestioles désagréables ? Savez-vous combien de temps un être humain peut tenir dans ces conditions sans sombrer dans la folie ? Avez-vous entendu les gémissements semi-déments des femmes enfermées dans la tour de Constance, certaines pendant plusieurs dizaines d'années, oui, à Aigues-Mortes, là-même où vous êtes peut-être allés parfois déjeuner au restaurant pendant vos pieuses et françaises vacances, fiers de votre tradition et de votre belle culture «chrétienne» ? Pouvez penser sans honte à ces familles entières que l'on a traînées dans la rue, de nuit, en hiver, à demi-nues pour les déporter ou les emmener aux galères ? 

TOUT CELA AU NOM DE LA PAPAUTÉ. Croyez-vous vraiment que la papauté ne commettrait pas les mêmes crimes aujourd'hui, si le pouvoir lui en était donné et si l'opinion publique le permettait ? ELLE LE FERAIT.

Aujourd'hui, choisissez de dire NON à la papauté : Dieu sera vraiment fiers de vous. Il n'attend que cela pour vous serrer dans ses bras et libérer votre esprit à la fois de l'emprise psychique malsaine et superstitieuse des dogmes romains et de la séduction redoutable du pouvoir et, donc, DE LA GUERRE.

 

Pour conclure, et dans le prolongement de notre article du 22 février 2012 : Il y aura des guerres, voici une magnifique et surtout très juste citation de l’humaniste Helga Zepp Larouche :

«Je pense qu’à partir du moment où l’on se dit que la guerre est inévitable, on finit par l’avoir. Si, au contraire, on se dit qu’une autre politique est possible afin d’éviter la guerre, alors on l’évitera. Il n’existe aucune force naturelle, aucun automatisme en matière de guerre ou de paix.» Helga Zepp Larouche, Comment l’Empire britannique orchestra la Première Guerre mondiale, 20 novembre 2011.

 

En effet, les guerres humaines sont aussi le reflet de conflits surnaturels : donc rien de naturel, rien d’automatique là-dedans ! Alors prenons position dans ce conflit entre les anges de Satan et les anges restés fidèles à YAHVEH ! Alors, en tant que croyants au Dieu unique, créateur et personnel, soyons de vrais artisans de paix. Pas des propagateurs de bondieuseries hypocrites, prétendant annoncer la paix, comme le fait avec fourberie sa majesté papale, tout en visant la toute puissance impériale de l’Antique Rome. Pas de mielleuses «spiritualités ignaciennes», séduisantes et pleines de «saintes» intentions, comme on en fabrique de plus en plus sur internet ces temps-ci et qui cachent en réalité un autoritarisme de fer, qui n’aura aucune pitié pour les rares opposants au mystère de l’iniquité, fondé sur le culte idolâtre et blasphématoire de Marie et sur le mensonge non moins satanique de l’immortalité de l’âme.

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mehdi mountather 25/11/2014 11:19

En islam la fin du monde après les multiplies séismes et éruption des volcans après ces séismes et éruption des volcans dans le monde normal la fin du monde .Aux êtres humains de convertir a
l'islam pour éviter la peur et l'enfer et pour éviter la panique les 3 jours sans soleil de décembre ALLAH dit ( Ô hommes ! Craignez votre Seigneur, car le tremblement de l'Heure dernière sera
quelque chose de terrifiant ! . Le jour où il se produira, toute nourrice oubliera son nourrisson, toute femelle enceinte enfantera avant terme et les hommes donneront l'impression d'être ivres,
bien qu'ils ne le soient pas, car le châtiment de Dieu sera terrible.) 1 et 2 sourate Al-Hajj merci

Daniel à Babylone 04/01/2015 10:36



Donc il faut avoir peur pour éviter d'avoir peur, si j'ai bien compris… Il n'y a aucune raison d'avoir peur, ni maintenant, ni à la fin du monde ! La fin de ce monde est une bonne nouvelle.
Cachées en Jésus-Christ, nos vies sont en sécurité, pour toujours. La fin de ce monde est la fin du mal : c'est à dire la volonté de se mettre à la place de Dieu, de prétendre être son
représentant quand on ne l'est pas et de vouloir dominer le monde, ce que même Jésus n'a pas fait. Bien la preuve qu'il venait de Dieu, lui.


Voici l'expérience du prophète Elie, un vrai prophète, lui. «L'Eternel dit: Sors, et tiens-toi dans la montagne devant l'Eternel! Et voici, l'Eternel passa. Et devant l'Eternel, il y eut un vent
fort et violent qui déchirait les montagnes et brisait les rochers: l'Eternel n'était pas dans le vent. Et après le vent, ce fut un tremblement de terre: l'Eternel n'était pas dans le tremblement
de terre. Et après le tremblement de terre, un feu: l'Eternel n'était pas dans le feu. Et après le feu, un murmure doux et léger. Quand Elie l'entendit, il s'enveloppa
le visage de son manteau, il sortit et se tint à l'entrée de la caverne. Et voici, une voix lui fit entendre ces paroles: Que fais-tu ici, Elie?


Que fais-tu ici Mehdi, dans cette fausse religion de peur et de haine ?