Nous ne sommes pas des animaux évolués. Ne répétons pas l'erreur de Darwin qui, heureux d'avoir découvert le transformisme, c'est-à-dire la non-fixité des espèces (découverte ô combien importante pour la science), est tombé dans le piège de la généralisation abusive. Certes une espèce peut se changer en une autre, mais une famille ou un genre peut déjà beaucoup plus difficilement se transformer en une autre famille ou un autre genre. Quand à devenir un autre embranchement, cette hypothèse appartient aux fantasmagories romantiques du XIXe siècle qu'il serait grand temps de reléguer au musée ! Surtout quand maintes découvertes ont démenti cette possibilité, notamment dans la génétique, qui est la plus avancée des sciences de la biologie. Rappelons seulement ici que toute mutation génétique, observée actuellement, se fait toujours au prix d'une perte d'informations génétiques. Impossible de créer de nouveaux organes de cette façon.

La nature n'est pas Dieu. Darwin lui-même a reconnu en son temps les faiblesses de sa théorie. Soyons honnêtes, comme lui, et arrêtons de faire de cette simple hypothèse de travail scientifique un dogme, enseigné comme tel dans les universités et les écoles. Rappelons que le propre de la science est de toujours se remettre en question ! Cela n'a pas été le cas avec la théorie de l'évolution. C'est moi, un croyant au Dieu créateur qui doit le rappeler !! 

La question des origines ne peut être réduite à de simples hypothèses dixneuvièmistes. L'enjeu psychique et spirituel est trop important. En tant qu'être humain, je ne peux me contenter de dériver d'une vie primitive, vague et indéfinie. J'ai besoin d'un authentique filiation, de venir d'une personne. Je ne peux même pas me considérer comme un animal évolué. Il n'est pas sain, psychologiquement parlant, de se voir soi-même comme fusionné, au départ, avec d'autres formes de vie. En tant qu'être humain, j'ai besoin de venir d'un autre être humain. Trop poussé, le transformisme de la théorie de l'évolution est donc malsain d'un point de vue psychique. Je me demande même si les théories aryennes des années 1930 ne seraient pas une conséquence naturelle et logique de cet évolutionnisme et non une dérive, comme on l'a prétendu !

Finalement, l'hypothèse de travail de l'existence d'un Créateur, source de toute vie, serait non seulement plus plausible mais plus saine, d'un point de vue philosophique. Plus plausible parce que la probabilité est de une chance sur deux. Soit un tel Etre existe en effet, soit il n'existe pas. En revanche la probabilité pour que la vie soit apparue seule, par hasard, peut s'évaluer, très grossièrement, à une chance sur des milliards de milliards (de l'ordre de 10-17 pour un simple microbe unicellulaire). Et l'on ne parle pas de la probabilité pour que cette vie primitive survive plus de quelques secondes, puisse se reproduire, s'associer à d'autres formes de vie, pour former des cellules, des organes, qui de toute façon ne peuvent survivre seuls… Soyons clair, c'est tout bonnement impossible. Nous ne nous sommes pas faits tout seul. Nous avons absolument besoin d'un Autre. C'est beaucoup plus sain sur le plan psychique. Ce besoin d'un Autre, les animaux ne l'éprouvent pas et ne l'éprouveront jamais, même après des milliards d'années d'évolution. Décidément nous ne sommes pas des animaux évolués.