15 Elle est digne de confiance, cette parole, et mérite d'être pleinement accueillie par tous : Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs dont je suis, moi, le premier. 16 Mais, s'il m'a été fait miséricorde, c'est afin qu'en moi, le premier, Christ Jésus démontrât toute sa générosité, comme exemple pour ceux qui allaient croire en lui, en vue d'une vie éternelle.

Riche d'une expérience apostolique et missionnaire enviable (mais où le pouvoir ecclésiastique tel que nous le connaissons ne montre jamais son hideuse face), Paul n'oublie pas qu'il fut un féroce persécuteur de ses frères, les juifs messianiques. Il reste infiniment reconnaissant à Dieu de l'avoir sorti de cette impasse religieuse et personnelle. Il apprécie la générosité dont Dieu fait preuve à l'égard des obstinés… et la persévérance de ceux qui ont prié pour sa conversion ! (voir plus bas)

17 Au roi des siècles, au Dieu immortel, invisible et unique, honneur et gloire pour les siècles des siècles. Amen.

Paul reste fidèle aux révélations confiées à ses ancêtres hébreux. Un Dieu unique, personnel et distinct des Créatures, à l'origine de tout. LE Père. Peut-être que les croyants d'aujourd'hui feraient bien de s'en inspirer ! Car le Dieu invisible, qui s'est rendu visible une première fois, en Jésus, va réitérer l'expérience, mais beaucoup moins discrètement cette fois !! Attention toutefois aux contrefaçons sataniques attendues au préalables : elles seront de bien moins grande envergure. Satan n'est qu'un ange, une créature, tandis que Jésus est «le Dieu unique qui est dans le sein du Père» et «qui l'a fait connaître» comme le dit si bien l'apôtre Jean dans le prologue de son évangile (1.18). «Tout œil le verra», précise Saint Jean dans son Apocalypse (1.7).

18 Voilà l'instruction que je te confie, Timothée, mon enfant, conformément aux prophéties prononcées jadis sur toi, afin que, fortifié par elles, tu combattes le beau combat, 19 avec foi et bonne conscience. Quelques-uns l'ont rejetée, et leur foi a fait naufrage. 20 Parmi eux se trouvent Hyménée et Alexandre ; je les ai livrés à Satan, afin qu'ils apprennent à ne plus blasphémer.

Les prophéties prononcées sur Timothée l'ont été aussi sur tout croyant. Timothée n'est pas un mystique ni un surhomme. Tout le monde peut s'approprier les prophéties de la Bible hébraïque : Dieu, qui tenait en réserve des bénédictions illimitées pour les fils et les filles d'Adam et Ève, déverse à présent, depuis près de deux mille ans, ces bénédictions sur tout croyant bien disposé. Ce flux bienfaisant (attention ! méfiez-vous des nombreuses contrefaçons, chrétiennes et non chrétiennes) nous vient grâce au Fils de l'homme, cet «humain» particulier qui répond en tout point au cœur de Dieu. Cette vie céleste retrouvée nous vient donc de l’extérieur de nous, grâce à cette Parole originelle qui a porté notre chair humaine. Pas de vie possible sans une parole extérieure à nous, sans une altérité. Cette Parole peut à présent exercer un contrôle et une action éducative bienfaisantes sur notre esprit et sur notre chair, avec notre plein accord bien sûr. Pas de manipulation perverse, ici, pas de séduction non plus, contrairement à ce que font certains ecclésiastiques.

Livrer à Satan, ici, signifie cesser de se battre par la prière d'intercession. «Dès que l'Esprit de Dieu se retire, l'œuvre cruelle de Satan s'accomplit, sur terre et sur mer», écrivait une croyante visionnaire en 1898, peut avant le début de la Première Guerre mondiale (Ellen WHITE, Événements des derniers jours, p. 185, consultable sur http://egwwritings.eu/). De même au niveau individuel, nous bénéficions, sans nous en rendre compte, d’une protection qui limite le mal que Satan et ses anges pourraient nous faire. Et, si un croyant prie pour nous, pour un sujet particulier, cela peut (en fonction de différents facteurs que seul Dieu maîtrise entièrement) engendrer des effets bénéfiques dans notre vie ou notre cheminement personnel. A l’inverse, s’il cesse d’intercéder pour nous, Satan peut davantage avoir le champ libre. L’intercession du Christ demeure néanmoins, heureusement, cependant elle non plus n’agira jamais contre la volonté du sujet. Comme le souligne Roger Morneau dans son remarquable témoignage «Réponses extraordinaires à la prière» (disponible aux Éditions Vie et Santé), la rencontre de Paul avec Jésus sur le chemin de Damas résulte en partie de l’intercession d’un ou plusieurs chrétiens en sa faveur.

Blasphémer signifie parler et agir comme si l’on possédait l’autorité de Dieu. C’est vouloir tenir sur cette Terre le même rôle que celui de Dieu, c’est vouloir prendre sa place. Bien que cela soit choquant pour nombre de chrétiens, il faut noter ici, que c’est exactement la prétention du pouvoir ecclésiastique romain, siégeant au Vatican. Les ecclésiastiques romains ont assumé cette position tout au long de l’histoire de l’Occident chrétien et ont agi en conséquence :
—mise en place de «sacrements» (actes ayant une valeur surnaturelle et obligeant en quelque sorte Dieu à agir dans telle ou telle direction ; les deux exemples les plus répandus sont la messe et le mariage dit «catholique»),
— modifications majeures dans les lois divines (entre autre changement du Shabbat au dimanche sans autorisation divine ni même messianique),
— persécution des «hérétiques», condamnations à mort,
— intrusion dans la vie privée des familles, «collectes» de fonds et de biens abusives, pressions psychologiques diverses et variées, etc.
On peut donc affirmer, sans diffamation aucune puisqu’il s’agit de leur propres revendications quant à l’autorité, que les ecclésiastiques relevant du pouvoir romain sont les exemples emblématiques parfaits des blasphémateurs, au sens le plus général du terme, puisqu’ils prétendent exercer sur les personnes, à divers titres et en fonction des opportunités offertes par l’Histoire, une autorité qui n’appartient qu’au Créateur. A chacun d’en tirer les conséquences, sans lâcheté, en toute bonne conscience : sinon notre foi fera elle aussi naufrage, à l’instar d’Hyménée et d’Alexandre (1.20).

1 Je recommande donc, avant tout, que l'on fasse des demandes, des prières, des supplications, des actions de grâce, pour tous les hommes, 2 pour les rois et tous ceux qui détiennent l'autorité, afin que nous menions une vie calme et paisible en toute piété et dignité. 3 Voilà ce qui est beau et agréable aux yeux de Dieu notre Sauveur, 4 qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité.

Magnifique, un perle parmi les perles de la Bible. Il n’y a qu’à mettre en application. Ca marche. Prier pour les autorités ne signifie absolument pas se soumettre inconditionnellement à elles, aux mépris de notre dignité. Il n'était pas question de se soumettre à l'autorité d'Hitler, par exemple (exemple pris au hasard bien sûr), ni même de garder le silence. Mais il s'agit de prier pour que les autorité restent cantonnées à leur rôle protecteur civil, pour qu'elles n'empiètent pas sur la liberté de conscience et ne se soumettent d'aucune façon aux autorités ecclésiastiques, souvent intrusives par rapport au pouvoir.

5 Car il n'y a qu'un seul Dieu, un seul médiateur aussi entre Dieu et les hommes, un homme : Christ Jésus, 6 qui s'est donné en rançon pour tous.

Cette simple affirmation de l’unicité du médiateur anéantit toute la prêtrise catholique romaine. Rien que cela. Sans commentaire. L’insistance sur la nature humaine du Sauveur, indique ici avec force le caractère unique de ce Sauveur. Cela invalide du même coup l’autorité de tout autre être humain sur ce plan salvateur et concernant ce niveau d’intercession. «Pour tous» nous indique que, pour les juifs messianiques de l’époque, déjà appelés chrétiens, l’intercession du Christ touche réellement tous les être humains, baptisés ou non, croyants ou non, «catholiques» ou «hérétiques». A chacun de s’examiner pour savoir ce qu’il fait de cette intercession, individuellement et collectivement.

Tel est le témoignage qui fut rendu aux temps fixés, 7 et pour lequel j'ai été, moi, établi héraut et apôtre — je dis vrai, je ne mens pas —, docteur des nations dans la foi et la vérité.

«Aux temps fixés», ou «aux temps accomplis» dans les évangiles, autant d’expressions qui se réfèrent clairement aux prophéties de Daniel. Si vous êtes croyant, les avez-vous étudiées sérieusement et avec toute l’attention qu’elles méritent ? J’espère que vous trouverez de l’aide pour cela sur ce site !