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Daniel : une lumière à Babylone

Jésus-Christ, notre substitut, notre porteur et notre accompagnant dans la malédiction et la mort éternelle

16 Août 2020 , Rédigé par Daniel Publié dans #Le Messie

Quand je marche dans la vallée de l'ombre de la mort, chantait David, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi. Psaume 23.4. Quoi ! L'Éternel, Père, Fils et Esprit, a traversé la mort avec nous ?? Ce Psaume s'appliquerait-il aussi à l'expérience de la croix, là ou l'humanité et la divinité sont réunies dans le Messie pour l'épreuve ultime ? Au sujet du fardeau écrasant des péchés du monde, Ellen White écrivait :

« Avec bonté Jésus disait à ceux qui peinaient : “Prenez mon joug sur vous et soyez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur; et vous trouverez du repos pour vos âmes.” Ces paroles s’adressent à tout être humain. Qu’ils en aient conscience ou non, tous les hommes sont fatigués et chargés, accablés par des fardeaux que le Christ SEUL peut enlever. Notre fardeau le plus lourd, c’est le péché. Si aucun secours n’arrive, nous en serons écrasés*. Mais celui qui n’a pas connu le péché A PRIS NOTRE PLACE. “L’Éternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous.” Ésaïe 53.6. Il a porté le fardeau de notre culpabilité. Il enlèvera ce poids de dessus nos épaules fatiguées. Il nous donnera du repos. Il se chargera également du fardeau de nos soucis et de nos douleurs. Il nous porte sur son cœur et nous invite à nous décharger sur lui de tous nos soucis. » Ellen WHITE, Jésus-Christ, chapitre 34, L'invitation (soulignements en majuscules ajoutés).

Merci Ellen de le rappeler : si aucun secours n'était arrivé, nous aurions été écrasés par le péché. Or être écrasé par le péché, c'est exactement ce qui est arrivé au Christ sur la croix ! Lire Ésaïe 53 ; Psaume 22.

Jésus n'est pas mort à notre place simplement : ce n'est pas un simple échange de prisonniers. Ce sont bien les coupables qui devaient mourir en lui : ce n'est pas un innocent qui pouvait mourir à la place des coupables. Ce serait contraire à toute justice et à la loi de Dieu.

Mais, pour nous emmener avec lui et en lui dans la mort et la malédiction éternelle qui résulte du péché, il fallait bien que le Fils Éternel devienne le péché (2 Corinthiens 5.21) et goûte lui-même à la malédiction (Galates 3.13), en tant qu'homme et en tant que Dieu (car il EST les deux !). Il fallait bien qu'il prenne notre place, comme le dit justement Ellen White ci-dessus. Il fallait bien qu'il occupe notre place, qu'il soit DANS la place.

« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? » Ce cri résonnera à travers les âges éternels, suscitant toujours plus d'admiration pour l'héroïsme incroyable… de Dieu ! Le Fils éternel est le «Dieu héroïque» d'Ésaïe 9.5 (texte hébreu*), le guerrier blessé de Genèse 3.15, comme le dit Julius Brown.

* Dieu héroïque ou Dieu héros correspond à l'hébreu el gibbor, souvent traduit à tort par « Dieu puissant » : cela convient mieux à notre égo, sans doute… Mais Dieu n'est pas comme çà !

Quand Dieu abandonne Dieu… ce n'est pas de la comédie ou du théâtre, comme le voudrait la théologie de l'influence morale. D'où il ressort que les théologiens bien pensants qui poussent des cris chaque fois que l'on prononce (à tort ou à raison, mais là n'est pas la question) l'expression « seconde mort » en relation avec la croix n'ont tout simplement pas compris l'évangile. Leurs prédécesseurs ont crié au scandale quand on a rappelé que la nature humaine de Jésus-Christ était parfaitement déchue, tout comme la nôtre. Voilà maintenant qu'ils ont peur d'emmener Dieu à la mort. Mais Dieu n'a pas peur de la mort, même de la mort éternelle, car l'amour parfait, qui renonce à soi, bannit toute crainte pour soi. 1 Jean 4.18. L'amour ne périt jamais. 1 Corinthiens 13.8. Il a la capacité de revenir de la seconde mort !

Tout aussi gênant, cette réaction courroucée de certains théologiens adventistes, en face de quelqu'un qui se hasarde à mettre en relation la mort éternelle et la croix, suggère qu'ils considèrent, inconsciemment, «le feu éternel» sous un angle purement littéral, comme un châtiment lancé par un Dieu courroucé sur les réprouvés. Alors que c'est l'angoisse qui précède la mort définitive qui est le vrai salaire du péché : c'est cela le feu éternel qui jaillira de Lucifer pour qu'il s'auto-désintègre* (Ézéchiel 28.18). Le venin diabolique de l'immortalité de l'âme (voir Genèse 3) et de l'enfer éternel est donc encore inoculé par Rome dans nos esprits. On touche là au au sens étymologique du mot grec diabolos, qui divise, qui dissocie le corps de l'âme ou de l'esprit, ou qui dissocie la nature humaine de la nature divine de Jésus-Christ…

* Voir sur ce sujet un très beau diaporama musical ici.

La grande détresse des réprouvés à la fin des mille ans de l'Apocalypse n'est que la simple conséquence du péché, la suite logique de la révolte contre l'amour de Dieu. Cette détresse est la nôtre, dès aujourd'hui, mais elle a été retenue anormalement pendant 4000 ans, jusqu'en l'an 31 de notre ère, par pure bonté, grâce au Dieu-agneau, immolé depuis la fondation du monde !

Ainsi, sur la croix, le Christ a goûté à cette angoisse de tous les hommes pécheurs et pour tous les hommes pécheurs : ce fut pour lui comme une méga « seconde mort », si vous me permettez l'expression, et histoire de fâcher encore un peu plus les défenseurs bien pensants de la pureté divine. Mais la pureté divine, c'est justement d'aimer jusqu'au bout, jusqu'à embrasser l'impureté de ceux qu'on aime, non pour être contaminé personnellement par le poison de l’égoïsme, mais pour mieux les en purifier ! Comme le faisait symboliquement le sacrifice de l'Agneau offert dans le sanctuaire hébreu, à la fois pur, sans défaut, et impur, car porteur symbolique du péché. Le Dieu des Hébreux prenait donc en charge la souillure du péché dans son propre sanctuaire ! Il doit en être de même aujourd'hui dans le temple céleste.

Il résulte de ces observations que la théologie en vogue qui veut que Jésus ne soit pas mort pour expier nos péchés (carrément !) mais SEULEMENT pour nous apitoyer et nous prouver qu'il nous aime (ce qui est vrai aussi par ailleurs, mais…) n'est pas soutenable bibliquement. Cette nouvelle théologie de la croix provient des universités et des auteurs catholiques libéraux (jésuites). Elle n'est pas défendable d'un point de vue adventiste. En tous cas Ellen White, une des rares figures adventistes proéminentes à être remplie du Saint-Esprit (!), voyait, avec l'apôtre Paul, les choses un peu différemment, comme le montre la citation ci-dessus. Cette citation tirée du best-seller Jésus-Christ n'est pas un cas isolé, mais un exemple parmi des centaines d'autres affirmations dans sa volumineuse production de livres, d'articles, de périodiques et de manuscrits. Search more on https://egwwritings.org/ (en français, en anglais, en espagnol, en portugais…)

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