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Daniel : une lumière à Babylone

çà, moi et surmoi : les symboles déformés d'une réalité supra-naturelle

7 Juillet 2020 , Rédigé par Misha Publié dans #Réflexions

En psychanalyse freudienne, le « ça » désigne les pulsions, le monde erratique et violent formé de notre héritage inconscient, collectif et individuel, et de nos refoulements. C'est la cave. Le « moi » quant à lui désigne les images, les pensées présentes à notre conscience. C'est l'habitation principale. Enfin, au grenier, on trouve le « surmoi », constitué des normes sociales, conscientes et inconscientes. Ce sont les garde-fous.

Voilà comment la psychanalyse voit les choses. Et maintenant voici comment Dieu, le Dieu de la Bible, unique et en trois personnes, voit les choses. Car la Bible nous donne suffisamment d'informations pour que nous puissions nous faire une idée de la pensée de Dieu. De sa mentalité, de ses goûts et de ses émotions. Sans pour autant que notre esprit fini puisse parvenir à saisir pleinement toute sa personnalité, bien sûr. Sur ce sujet, on (re)lira avec profit le chapitre intitulé « Que faire avec les doutes », dans le petit livre Vers Jésus, ou Le meilleur chemin ou Le chemin vers Dieu, selon les éditeurs, écrit en 1892 par une certaine Ellen White, un auteur inspiré, assurément. Voir notre rubrique dédiée à Ellen White.

Mais voici, comme annoncé, le point de vue d'Elohim, « l'Éternel » comme le désignent nos versions protestantes de la Bible, sur le moi, le surmoi... et le reste ! C'est fort simple... à condition d'adopter la pensée hébraïque au travers de laquelle la pensée divine s'exprime dans la Bible.

Le moi, c'est la pensée qui est et qui était en Jésus-Christ, décrite dans Philippiens 2 notamment. C'est notre moi collectif ou « corporatif » si vous aimez les anglicismes. Car Christ étant le second homme, le second Adam, selon Paul, il EST désormais l'humanité. Nous sommes en lui, avec lui, nous sommes lui, comme dirait le philosophe Julius Brown. Donc ayons en nous la pensée qui était en Jésus-Christ, la pensée du don de soi, du renoncement à soi. Car c'est ainsi que Dieu pense et c'est notre nouvelle identité, celle que le Créateur nous a donnée en Lui-même ! C'est là l'enseignement de toute la Bible, formulée de façon plus explicite dans le Nouveau Testament.

Le surmoi, ce sont les valeurs divines, les normes du Christ, le modèle d'où nous tirons nos repères, à l'aide des évangiles notamment. Puisque désormais, et depuis 2000 ans déjà, la famille divine et la famille humaine ont été associées pour l'éternité en Christ, ces valeurs sont nos valeurs. Nous avons un patrimoine commun avec Dieu ! Servons-nous en et tirons la langue aux démons qui tentent de nous faire peur pour nous en faire douter et nous faire agir à l'envers de ce que nous sommes déjà en Christ.

Et le « çà » me direz-vous ??? Le çà, les pulsions incontrôlées et incontrôlables, c'est la nature du premier Adam dont nous héritons tous malgré nous dès la naissance. C'est la nature pécheresse égocentrée, toute puissante, qui nous poussera sans cesse au mal, jusqu'au retour de Jésus-Christ, quand ce corps mortel revêtira l'immortalité. Voir l'enseignement de Paul à ce sujet dans Romains et Corinthiens.

Mais attention ! N'oublions pas que cette nature pécheresse, tordue et dévoyée par l'égocentrisme luciférien, qui pollue toutes nos tentatives de bonnes œuvres, a été CRUCIFIÉE, il y a 2000 ans, et enterrée en Christ pour l'éternité. Car c'est bien cette nature que le Christ a portée pendant 33 ans en lui et dont il a assumé tout le poids maudit, de Gethsémané à la croix, trois jours et trois nuits dans l'abîme, dans les ténèbres, dans le sein de la terre et de la mer, conformément au signe de Jonas. Voir notre article sur le signe de Jonas. Cette nature pécheresse que nous portons individuellement a donc été châtiée et anéantie en Christ il y a 2000 ans, pour toute l'humanité ! Pour Dieu, elle n'existe plus : ne tentons donc pas de la ressusciter quand le Satan nous tente de le faire.

Un nouvel « inconscient », purifié de toute impulsion négative nous attend, pour le jour de la résurrection, dans la nouvelle race, dans le nouvel Adam, le nouvel homme qui nous représente au Ciel et qui n'est autre que notre Dieu, notre Créateur ! Voilà ce que Lucifer ne veut surtout pas que vous sachiez, car alors le péché, bien que toujours présent dans votre nature, n'aura plus de pouvoir sur vous ! Donc joie et victoire continuelles au menu ! Croyons Dieu quand il nous le dit : quiconque est né de Dieu ne pèche pas. Et si nous croyons, nous verrons la gloire de Dieu, comme disait Jésus à Marthe : nous cesserons de pécher, tout en gardant une nature de péché.

Et merci à Julius Brown qui a fourni sans le savoir la matière de cet article, dans son séminaire sur les deux Adams ! Prochain séminaire : « l'expérience de la justification par la foi » Nous allons passer à la pratique ! Venez nombreux !

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Shana 10/07/2020 14:11

J’aime beaucoup votre blog. Un plaisir de venir flâner sur vos pages. Une belle découverte et un blog très intéressant. Je reviendrai m’y poser. N’hésitez pas à visiter mon univers (lien sur pseudo) A bientôt.