Daniel : une lumière à Babylone

Comment voter dimanche 7 mai 2017 ?

27 Avril 2017 , Rédigé par Daniel Publié dans #Actualité

1) Si nous votons pour Marine Le Pen

Pour quelle « identité française » voterons-nous si nous votons pour le Front National dimanche 7 mai ? Ces 1500 ans qui font notre histoire et dont Marine le Pen se gargarisait dans son discours, au soir du premier tour dimanche 23 avril, que sont-ils réellement par rapport à notre identité française, objectivement, historiquement ?

Considérons d’abord le point de départ de la période de référence prise par Marine le Pen pour définir notre identité française. Il y a 1500 ans, nous sommes au début du VIe siècle. La confirmation du pouvoir temporel de l’évêque de Rome par l’Empereur romain d’Orient Justinien et la « conversion » de Clovis au « christianisme » marque l’entrée dans le Moyen-Age : une formidable régression économique et sociale semblable à celle qui nous attend si nous sortons précipitamment de l’Europe. C’est aussi, à l’époque, une régression artistique et culturelle ainsi que scientifique. L’équilibre relatif apporté par l’administration romaine et la culture gréco-romaine chancelle et nous, en Gaule et dans le reste de l’Europe, basculons dans les ténèbres des Dark Ages. Sans surprise, d’un point de vue prophétique hébraïque, le VIe siècle et la conversion de Clovis sont un point de départ pour la période des 1260 années d'oppression religieuse et politique mentionnées dans Daniel et dans l’Apocalypse.

L’époque de Clovis, homme particulièrement frustre et violent, inaugure un ère de crimes fratricides, de trahisons, de meurtres de masse, de croisades, de coups d’États perfides, de guerres civiles dévastatrices pour l’économie, de régression des arts, des lettres et de la médecine, de guerres de religion, d’intolérance, d’inquisition, de spoliations, de pogroms et de viols, de discriminations en tout genre, de tragédies familiales, d’enfants déshérités arbitrairement, de persécutions économiques, physiques et psychiques, de tortures légales, de familles disloquées au nom de Dieu, d’enfants enlevés à leurs parents et élevés dans des couvents, d’interdiction de la Bible (la Révolution française le fera aussi pendant trois ans et demi !), de bûchers, de psychismes ruinés par des interdits contre nature, de masochismes sublimés dévastateurs, etc. etc. Voilà ce que sont, en partie, ces 1500 ans qui font notre histoire et notre identité française (et européenne, soit dit au passage…). Y a-t-il lieu de les défendre à ce point ? Y a-t-il lieu de s’en réclamer aujourd'hui pour définir notre identité de Français ? Jusqu’à quel point voulons-nous nous identifier avec cette histoire-là ?

Malgré ses excès et ses erreurs, la République stable que nous connaissons aujourd’hui, même sous les dictats de la finance, même rongée par la corruption, semble bien un progrès politique par rapport aux monarchies d’autrefois. Certes, considérée d’un point de vue prophétique, la République est aussi un instrument de pouvoir entre les mains de Satan. Mais voilà, le pouvoir des nations reste sous le contrôle ultime du Créateur, qui met des limites au mal, comme Daniel l’expliquait déjà au roi Nabuchodonosor. Alors, pour les élus de Dieu, les temps d’obscurantisme, d’intolérance et de persécution, dont le FN semble se faire une gloire, ont bel et bien été abrégés grâce à la fin de l’Ancien Régime et la venue d’une démocratie fondée sur les droits de l’homme avec le concours intellectuel du fils d’un fameux pasteur protestant «du désert» !

Comment le Front National peut-il en même temps défendre et idéaliser l’histoire des quinze derniers siècles de notre nation et se réclamer de la République ? C’est impossible : il y a là un mensonge d’une impudence inouïe, mais que « le peuple », dans son ignorance, ne peut facilement discerner maintenant. Voilà pourquoi Marine le Pen aime tant le « peuple » : parce qu’il croit à ses mensonges et se laisse séduire par son discours hystérique maîtrisé.

Le Front National n’adopte d’ailleurs que les pires aspects de la République française, ceux qui flattent l’égocentrisme naturel humain et qui mettent la violence politique sur un piédestal. « Moi, tout seul. Moi seul ai la vérité. Moi seul ai le pouvoir. Je n’ai pas besoin des autres (surtout s’ils ne sont pas français). J’ai le droit d’éliminer ceux qui me dérangent. » Remarquons que le parti Républicain ou celui de Jean-Luc Mélanchon eux aussi voudraient garder le pouvoir pour eux tout seuls, gouverner seuls, sans le regard critique et le pouvoir modérateur nécessaire des autres sensibilités politiques. Grâce au mouvement créé par Emmanuel Macron et ses partisans, les partis de gauche et de droite sont mis aujourd’hui au défi de partager le pouvoir et c’est une très bonne chose en soi, même si cela va dans le sens de la mondialisation, évidemment.

Voter pour le Front National, c’est voter pour la pensée unique, pour la conduite unique et donc fatalement pour l’intolérance et la violence. Déjà les milices potentielles de ce parti extrémiste sont prêtes à se dresser en phalanges pour exécuter les plus violents et radicaux desseins du parti. Voter pour le Front National, c’est voter pour le règne de la Terreur et de la guillotine, pour la légitimité de la peine de mort. C’est voter contre l’humanité même.

Voter pour Marine le Pen, c’est voter pour un parti qui manifeste le même esprit hégémonique et dictatorial que celui de l’impérialisme romain. Pour « l’État » (sic) du Vatican, qui aime bien mettre son nez dans les affaires des États, il est possible que le Front National soit un moyen d’essayer de se venger du camouflet que nous, les Français, avons infligé à la papauté il y a 200 ans. À défaut de pouvoir reconquérir la France, par la droite catholique, Rome peut tenter de détruire la France, par le Front National. Rome a souvent détruit ou tenté de détruire les nations rebelles à son autorité dans l'histoire de l'Europe. Cependant, pour Rome, Marine le Pen est certainement un deuxième choix. Fillon aurait été bien préférable car bien plus présentable (au départ…) et bien mieux intégrable dans la mondialisation.

 

Si nous sortons de l’Europe, justement…

Avec le Front National à la tête du pays, nous sortirions de l’espace économique européen et de la monnaie unique. Une régression économique résulterait certainement d'une sortie non préparée de l'Europe. Cela n'aiderait que partiellement à faire prospérer la cause de Rome en France. Fillon l'a bien compris qui a appelé à voter Macron au second tour. « Touche pas à mes capitaux ! » Car sortir de l'Europe, pourquoi pas, mais cela ne peut se faire qu'en douceur, sinon gare à l’effondrement économique et à l’anarchie sociale qui en résulteraient !

Des années de préparations, de calculs, de constructions économiques et sociales seraient nécessaires avant de pouvoir prendre sans risque notre totale indépendance vis-à-vis de l’Europe. Si nous votons pour Marine le Pen dimanche, alors disons adieu tout de suite à 30 % de nos économies et acceptons la disparition programmée des services qui rendent notre vie plus supportable, comme la présence de médecins sur tout le territoire, la sécurité sociale, toutes branches confondues, ou les aides au retour à l’emploi. Comme le disait avec perspicacité François Bayrou à un représentant du Front National, lors de la soirée électorale du dimanche 23 avril, faire croire au peuple français que la sortie de l’Europe va résoudre ses problèmes est « un poison » que le Front National distille sans scrupules à qui veut l’entendre.

Il est clair que l’option Le Pen est beaucoup plus dangereuse qu’aucune autre pour la Liberté, l’Égalité et la Fraternité. Ces valeurs de la France tant haies secrètement par Rome mériteraient presque d’être qualifiées d’évangéliques si elles n’étaient mues et limitées par l’égocentrisme humain naturel. Cependant la Liberté, l’Égalité et la Fraternité conditionnent l’existence du protestantisme et la diffusion sans entrave de la Bonne Nouvelle.

Le but réel du Front National est de détruire notre unité nationale et d’anéantir notre paix et notre prospérité et non de défendre notre identité nationale. Certains murmurent : « pour le compte de la Russie ». Je ne le crois pas. La Russie n’en retirerait aucun avantage. Mais Rome, elle, en tirerait au moins la satisfaction de la vengeance. Elle se vengerait ainsi du coup quasi-mortel que nous lui avons porté à la fin du XVIIIe siècle. On peut regretter aujourd’hui que ce coup n’ait été que quasi-mortel… Mais il faut admettre que l’anéantissement de Rome est une tâche qui ne nous appartient pas : cette sentence relève de l’autorité divine et des puissances célestes uniquement.

 

2) Si nous votons blanc ou nul

On peut être en désaccord avec le programme politique de Macron que l’on peut qualifier, hâtivement et inexactement, de « libéral ». Néanmoins il faut se rendre compte que chaque voix perdue par un vote blanc ou nul (ou par une abstention) augmente les risques de voir la France basculer dans le chaos que nous avons évoqué ci-dessus. Dans ces conditions, est-ce éthique de ne pas voter ? Le chaos prévisible qui suivrait l'accession du Front National au pouvoir est-il souhaitable pour des chrétiens qui attendent la fin du monde et le retour de Jésus ? Il serait bien prétentieux et peut-être même blasphémateur de répondre par l’affirmative à cette dernière question.

En effet, dire que le chaos économique et social, voire la guerre civile, peut faire partie des plans de Dieu, serait vraiment méconnaître le Dieu de la Bible et son caractère parfaitement juste et miséricordieux. Ce serait faire une grossière erreur et le jeu de Satan. Les forces de la destruction et de la violence qui pourraient se déchaîner n’entraîneraient aucun bien pour la population française ni pour la cause du Ciel. Ces forces du mal appartiennent bien à Lucifer et non à Dieu. Quand Dieu détruit, c’est rare et c’est pour anéantir le mal et mettre fin efficacement à la violence, et non pour la multiplier.

 

3) Voterons-nous pour Macron dimanche 7 mai ?

Alors devons-nous voter pour Macron ? Oui, nous le devons, pour le maintien de la paix et de la concorde sociale et pour le maintien d’une « autorité » au sens où saint Paul et saint Pierre l’entendaient. Pour le maintien d’une autorité qui garantisse autant que possible à la fois la sécurité et la liberté des citoyens. Pour un gouvernement pluraliste, ouvert, qui fait appel à toutes les bonnes volontés, qui renonce enfin à monopoliser le pouvoir et l’argent public, qui renonce à cliver la France dans une rivalité stérile et surtout vide de sens réel entre « la gauche » et « la droite ». Un gouvernement où le Saint Esprit pourrait, pendant quelque temps encore, exercer une certaine influence miséricordieuse et bénéfique, afin de mettre des limites au mal.

La coupe de l’iniquité n’est pas encore tout à fait pleine. Dieu nous accorde encore un peu de temps favorable pour nous préparer au conflit final et pour annoncer le message du salut en Christ. Nous devons saisir cette opportunité, car ce sera probablement la dernière. Alors votons pour cinq ans de paix supplémentaires en France, même si les difficultés économiques continueront de croître et la liberté de se restreindre peu à peu, notamment la liberté de travailler le dimanche. La liberté de ne pas faire systématiquement du dimanche un jour de repos est très importante d’un point de vue symbolique et pour la laïcité parce qu’elle manifeste notre indépendance par rapport à l’autorité religieuse impérialiste de Rome.

Comme prévu par les sondages, le premier tour du scrutin a privé Rome de candidat «pro-catholique» aux élections présidentielles française. Mais Rome pourrait aussi essayer de reprendre la main sur la France, et sur l'Europe, en misant sur la candidate du Front national et les mouvements nationalistes en Europe. À défaut de pouvoir imposer sa loi par la voie pacifique de l'exécutif et du Parlement, Rome pourrait plonger notre nation dans le chaos, faire couler le sang, anéantir la paix civile et ruiner, une énième fois, une des nations les plus prospères de l'histoire de l'Europe. Pour reproduire ce scénario horrible, il suffirait, quasiment, que Marine le Pen soit élue au second tour. Donc, votons Macron, avec ou sans conviction. Au moins, nous pourrons continuer à faire entendre notre voix.

Ne soyons pas naïfs cependant, Rome parviendra aussi et même mieux à ses fins politiques au travers du libéralisme économique et de la mondialisation. Marine le Pen n’est là que comme un épouvantail ou un plan B. La mondialisation de l’économie, puis de la politique, puis de la religion est un travail long et patient, mais Rome et ses jésuites sont patients et travailleurs. Cela fait au moins un siècle et demi qu’ils y travaillent. Ils y arriveront, même sans troisième guerre mondiale : un simple crash économique bien orchestré peut suffire à enclencher un processus semblable. Alors soyons sages et raisonnables, ne précipitons pas les choses.

 

Rome, ennemie séculaire de la démocratie et de la Liberté

Depuis le XIXe siècle, Rome fait des efforts redoublés pour anéantir la liberté religieuse et imposer sa dictature. On peut en avoir un bon aperçu dans les propos extrêmement liberticides et violents du pape Pie IX. Dans son encyclique du 15 août 1854, il déclare : «Les doctrines absurdes, erronées ou extravagantes favorables à la liberté de conscience sont une erreur pestilentielle, une peste des plus redoutables pour un État.» Comprenez pour un État qui a abdiqué sa souveraineté devant les exigences liberticides de la hiérarchie ecclésiale romaine. Le même pape, dans son encyclique du 8 décembre 1864, «anathématise ceux qui réclament la liberté de conscience et de culte», ainsi que «ceux qui dénient à l’Église le droit de se servir de la force». (Encycliques du pape Pie IX citées par Ellen White, dans La Tragédie des siècles, chapitre 35).

C'est clair, si l'Église romaine n'use pas de la force aujourd'hui en France, du moins pas visiblement, c'est seulement parce que POUR L'INSTANT elle ne pourrait le faire sans perdre sa crédibilité et sa légitimité prétendue. Mais cela ne va pas durer. Alors sauve qui peut ! Et pour ceux qui restent, il ne restera que le message de 1888, seul apport spirituel qui pourra soutenir durablement nos forces dans ces temps prochains de violence politique et d'intolérance religieuse. Mais n'anticipons pas, nous n'y sommes pas tout à fait encore… Justement, prenons des forces avant !

Rappelons que le catholicisme sous sa forme romaine, politisée, est fondamentalement incompatible avec la démocratie. Il ne fait que tolérer la démocratie parce qu'il n'a pas le choix, mais il n'attend que l'effondrement des démocraties pour tenter, à nouveau, d'imposer sa dictature impitoyable au monde entier.

À la fin du XVIIIe siècle, la double révolution franco-américaine a ouvert l'ère contemporaine, appelée dans les prophéties hébraïques «les temps de la fin». Ainsi a pris fin en effet le totalitarisme absolu que Rome a exercé précédemment sur les nations européennes par l’instrumentalisation de la monarchie. Pour la petite histoire, l'abbé Barruel, un jésuite vivant à la charnière des XVIIIe et XIXe siècles, appelait la venue de la démocratie en France «le complot judéo-maçonnique» (sic)…

Aujourd’hui en France, après 200 ans d'exil politique imposés par la Révolution française, le remplacement de l'Ancien Régime par une démocratie parlementaire, un certain catholicisme, minoritaire mais puissant, tente d’utiliser le pouvoir républicain pour faire valoir son point de vue, en réaction à certains excès de ce dernier, il est vrai. Ce catholicisme radical, dominateur et intolérant, juge secrètement la République comme illégitime en France et juge légitime d'imposer sa loi à la société civile, y compris par la force s’il le jugeait nécessaire ou possible. Au fond ce catholicisme radical est-il soutenu par l'État du Vatican actuel ? La question n'est pas si claire, car il est possible que Rome soit prête à jouer sur plusieurs tableaux.

 

Le retour de la droite catholique en France

La tentative avortée de François Fillon d'utiliser l’électorat conservateur catholique pour accéder au pouvoir a échoué pour les raisons que l'on sait. Il est certain que renier ses convictions chrétiennes et même sa propre parole est une attitude honteuse, propre à jeter encore davantage le discrédit sur le christianisme en France. Rome et ses dirigeants actuels ne peuvent que désapprouver cette façon de faire peu scrupuleuse. Il est probable qu'en haut lieu, à Rome, on ait été très mécontent du candidat Fillon.

Aujourd'hui, en France, certains partisans de la Manif pour Tous semblent prêts à faire tuer père et mère pour sauver un embryon de 2 mm. Enfin, tuer père et mère, pas forcément, mais faire tuer ou castrer chimiquement DSK, cela oui, certainement ! C'est une question de respect de la vie humaine, vous comprenez…

Certes l'embryon humain a une valeur irremplaçable, ce n'est pas nous qui dirions le contraire, mais elle ne peut être supérieure à la valeur de la femme qui le porte. Et surtout on n'a pas le droit moral de légiférer le ventre, de légiférer l'intime, comme le gouvernement socialiste sortant a tenté de le faire mais dans une direction opposée en légiférant les relations homosexuelles.

Rome, elle, a toujours voulu légiférer l'intime : elle veut TOUT légiférer, tout contrôler. Ses dogmes incestueux sont le fondement de sa politique dictatoriale et antihumaniste. Citons le dogme de l'immaculée conception, encore une invention de Pie IX (voir ci-dessus), et le dogme de la supériorité de la virginité imposée sur l'union hétérosexuelle choisie. Sur ces points et sur d'autres, Rome est en opposition directe avec le Créateur : elle n'a pu que produire la haine, le meurtre, le malsain, les ossuaires de nouveau-nés dissimulés sous les couvents ! Du reste elle a toujours revendiqué la légitimité du recours à la force, et donc au meurtre, vis-à-vis de ceux qu'elle juge hérétiques.

Ah oui, faire tuer tous les malades, castrer tous les «pervers sexuels», quel plaisir, quelle jouissance malsaine pour certaines grenouilles de bénitiers hyper frustrées ! Cela vaut bien le voyeurisme américain qui est allé jusqu'à faire un procès à ces parents dont le fils de 5 ans a fait le baisemain à une camarade de classe de maternelle (avec son consentement), un «événement» qualifié de «harcèlement sexuel». Une population qui se repaît des égarements et des turpitudes de la vie des autres, intoxiquée psychiquement par des feuilletons ineptes et malsains, ne peut avoir un jugement sain, ni sur elle-même ni sur les autres sociétés et encore moins sur l'enfance. Rome profite de cette situation délétère, fruit d'un protestantisme décadent et apostat, pour prôner l'abstinence et l'hyper moralité hypocrites, à l'ombre de laquelle la pédophilie et la pédérastie ont prospéré.

Pour le catholique conservateur radical, si le père ou la mère, ou le frère ou la sœur, ont la fantaisie de se faire protestants, on les assassinera économiquement sans le moindre remords, avec l’appui du droit canon romain. Cette frange de la population française a plus d'un tour dans son sac pour capter ou détourner un héritage familial. C'est toujours une question de respect de la vie humaine, vous comprenez… Rien d'étonnant à ce que cette population, parfois manipulée par des ecclésiastiques sans scrupules, occupe souvent le haut du panier et donc, logiquement, qu'elle détient le record du taux d'imposition moyen.

Si Marine le Pen n’avait pas la fantaisie de vouloir sortir de l’Europe, il est clair que nombre de catholiques conservateurs voteraient pour elle sans hésiter. Pour l’heure, ils devront se contenter de voter pour l'ex banquier Macron, beaucoup plus sûr du point de vue financier !

Donc vive la politique libérale : moins d'impôts, plus de deniers pour l'Église ! C'est une façon d'interpréter la liberté chrétienne au mépris du bien d'autrui, malgré une «charité» chrétienne affichée, mais limitée. Un peu comme ces chrétiens évangéliques qui prennent la liberté en Christ comme prétexte pour mettre la loi de Dieu au placard d'un «judaïsme» (sic) «dépassé» (sic).

La frange dure et conservatrice du catholicisme français cherchera toujours à être mieux reconnue et écoutée par le pouvoir politique. Certes elle déteste le libéralisme religieux prôné par les jésuites, actuellement au pouvoir au Vatican, mais elle ne dédaigne pas forcément le libéralisme économique. En tous cas, le catholicisme radical a failli avoir, avec Fillon, une belle opportunité politique de peser de tout son poids sur le futur gouvernement français, notamment pour tenter de faire régresser la législation relative à l'avortement et la liberté de l'union amoureuse. Et, probablement, de faire avancer à grands pas la cause de l'interdiction d'activité le dimanche.

 

4) Rome ou la République, il va falloir choisir, dimanche 7 mai.

Heureusement qu'il existe aussi en France un catholicisme différent, au service de la population, beaucoup plus discret, loin de la revendication partisane. Ce catholicisme comprend toutes sortes de bénévoles qui œuvrent au bien d'autrui, souvent dans des tâches peu gratifiantes, par charité. Qu'ils en soient remerciés !

Même si Rome est tenue actuellement par des « progressistes », la radicalisation catholique conservatrice de la France, avec Le Pen comme avec Fillon, pourrait arranger l'Église-État (sic) qui siège à Rome. Cet État dans les États, cette monstruosité géopolitique entrave la liberté, la démocratie et le progrès social depuis quinze siècles. La rivalité entre libéraux et conservateurs au sein du catholicisme romain pourrait bien être une simple comédie de façade orchestrée par Satan.

Dans ce vivier d’esprits brillants mais manipulables que constitue la frange conservatrice, et pas toujours radicale pour autant, de la population catholique romaine française, beaucoup essaient de régler par la religion leurs conflits inconscients avec l'enfance et la parentalité. Un passage à l'acte collectif violent, du type Saint Barthélémy, peut donc surgir à tout moment, reproduisant sous une forme sociale et politique, paramilitaire, la violence psychique subie en famille (parfois aussi au séminaire). Donc, pour les plus radicaux d'entre eux, pas de quartier : zéro tolérance, zéro pitié, travail, famille, patrie, prisons, peine de mort ! Avec la droite catholique, travail et école le samedi, fermetures et restrictions dominicales rigoureuses imposées pourraient arriver rapidement au programme, sous prétexte de «sauver» la nation voire la planète…

Ainsi, en voulant défendre excessivement la famille (Fillon) ou la patrie (Le Pen), nous risquons d’entrer petit à petit dans un processus de retour à une dictature évoquant celle de l'Ancien régime, quand Rome régnait en maître sur l'Europe. L'objectif réel est bien le POUVOIR sur le peuple et non l'éducation du peuple. Par contraste il est significatif que le programme rassembleur de Macron, soutenu par le catholique modéré Bayrou, met fortement l’accent sur l’éducation et la formation. Bravo, quelle lucidité !

Dimanche 7 mai, il s’agira, notamment pour les électeurs dits « de droite », de choisir entre LE POUVOIR et l’AUTORITARISME d’une part, représentés brillamment par Mme Le Pen, et l’EDUCATION et la CONCERTATION d’autre part, représentés par le mouvement En Marche d’Emmanuel Macron et François Bayrou. Ce choix entre un régime autoritaire ou une autorité démocratique sera aussi et surtout l’enjeu majeur des élections législatives en juin. En attendant, dimanche 7 mai, le chrétien, quelle que soit sa chapelle religieuse, s’il a un peu lu les évangiles, devrait sans hésitation aller voter, s’abstenir de voter blanc et choisir de voter pour le mouvement d’Emmanuel Macron !

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