Daniel : une lumière à Babylone

« Le chrétien doit-il observer le sabbat ? » ou les dix commandements sont-ils pérennes ? (6)

9 Décembre 2016 , Rédigé par Misha Publié dans #Sabbat

Le paragraphe suivant de l’article « Le chrétien doit-il observer le sabbat ? », sur le site Bibliquest.com, s’intitule « 1.2. Quel est le rôle de la loi ? ». Hélas, dans ce paragraphe, l’auteur continue de donner foi, inconsciemment nous l’espérons, à la même supercherie diabolique que Lucifer a employée jadis avec succès auprès des anges : dire que la loi de Dieu n’est plus utile puisque tout le monde connaît ses principes et les a bien intégrés*. Ainsi, selon Lucifer, chacun pourrait être capable de se conduire au mieux, même sans être soumis à une loi, par exemple, pour le chrétien, en étant « sous la grâce ».
* Historiquement, ce postulat satanique de l’inutilité de la loi de Dieu nous rappelle la prétendue inutilité de l’Édit de Nantes, qui a conduit à sa révocation en 1685, ce qui a plongé des centaines de milliers de personnes dans une détresse sans nom, à la grande joie de la curie romaine.
Cet argument malicieux de Lucifer avait encore une apparence de plausibilité auprès des anges, êtres purs qui n’avaient encore aucune idée de la malignité du péché et des conséquences tragiques qui attendaient ceux qui prendraient ainsi leurs distances avec leur Créateur. Mais aujourd’hui, auprès d’êtres humains déchus, ayant tendance naturellement à l’égoïsme, à l’individualisme, à l’esprit de supériorité, à « l’instinct » ( ?) de survie, au meurtre, à la violence et à toutes les œuvres de la chair, dire que la loi est désormais inutile parce que Jésus l’a observée et que maintenant nous savons ce que nous avons à faire, uniquement dirigés « par l’Esprit » (mais quel esprit ?), sans avoir à nous soucier du contenu réel des commandements en général et du sabbat en particulier, c’est un peu difficile à entendre.
Si les œuvres de l’Esprit sont en opposition avec les œuvres de la chair, c’est bien parce que les œuvres de l’Esprit sont en parfait accord avec les lois de Dieu, sabbat compris :
« Le fruit de l'Esprit c'est l'amour, la joie, la paix, la patience, l'amabilité, la bonté, la fidélité [qui s’exprime notamment par la soumission aux dix paroles], la douceur, la maîtrise de soi. La Loi ne condamne certes pas de telles choses. » (Galates 5.23, Semeur)
En effet, toutes les demandes de la loi des dix commandements s’appuient sur les principes universels d’amour et de justice listés ici ; le rendez-vous hebdomadaire du sabbat ne devrait pas faire exception à la règle. La loi des dix commandements reste le critère objectif infaillible pour juger si les œuvres que nous accomplissons viennent bien de l’Esprit et non de la chair.
Prétendre avec Lucifer que la loi ne serait plus utile parce que nous serions rendus « naturellement » capables de l’observer est non seulement un dangereux vice de raisonnement mais aussi un déni de l’autorité divine. Dévier, nier ou modifier les lois divines, c’est ce que fait aussi malheureusement la suite de l’article.
 
L’observation du sabbat est compatible avec l’obtention de la vie éternelle
Maintenant penchons-nous de plus près sur le premier paragraphe de « 1.2. Quel est le rôle de la loi ? » :
« La loi a été donnée à Israël et la vie était promise à celui qui l’accomplirait. Seulement aucun homme n’a pu l’observer parfaitement, si ce n’est le Seigneur Jésus. Dieu a pourtant permis cette expérience pour nous prouver que l’homme ne peut obtenir la vie par lui-même en réalisant la loi. Il voulait ainsi nous amener au seul moyen de salut : Jésus Christ. La loi est donc notre conducteur jusqu’à Christ ; c’est elle qui nous fait connaître le péché (Galates 3.24 ; Romains 3. 20 ; 7. 7 et Galates 3. 19). »
« L’homme ne peut obtenir la vie par lui-même en réalisant la loi », nous dit-on. Il est évident que l’homme ne peut obtenir la vie par lui-même. Il ne possède pas cette vie immortelle que Dieu souhaite partager avec lui pour l’éternité. C’est bien la preuve que l’âme n’est pas immortelle. Cependant, s’il est clair que l’homme ne peut obtenir la vie par lui-même, il est tout aussi clair que l’obtention de la vie est étroitement en relation avec la réalisation de la loi, en Jésus-Christ d’abord, dans le croyant ensuite :
Car chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché, et cela afin que la justice de la loi soit accomplie en nous qui marchons, non selon la chair, mais selon l'esprit. (Romains 8.3-4)
Or quelle est la justice que la loi demande et qui doit s’accomplir non seulement en Jésus-Christ mais aussi et surtout en nous ? C’est l’amour pour Dieu (quatre premiers commandements, dont le sabbat) et l’amour pour le prochain (quatre derniers commandements). Pour rappel, ce n’est pas nous qui déterminons les critères de cette justice fondée sur l'amour, mais c’est le gouvernement céleste.
On pourrait avoir l’impression, en lisant cet article du site évangélique Bibliquest, que la concomitance des deux phénomènes, l’obtention de la Vie et l’obéissance à la loi, est impossible. Mais ce n’est pas ce que la Bible enseigne, ni le Nouveau Testament, ni l’épître de Jacques, ni l’épître aux Romains. Le cas de l’épître aux Galates mérite une étude plus attentive, qui tienne compte du contexte historique et du milieu dans lequel l’épître a été rédigée. Nous aurons l’occasion de nous pencher sur certains passages plus loin.
Paul, en tous cas, n’enseigne pas que l’obtention de la vie est dissociée de l’obéissance à la loi, ce serait contredire la Torah qui affirme que celui qui mettra la loi en pratique vivra par elle (voir Galates 3.12 et Romains 10.5). C’est un fait, si on observe la loi des dix commandements, on vit, puisque l’on est en parfaite harmonie avec les lois du Ciel. Encore faudrait-il en être capable ! Et d’abord désireux d’atteindre cet objectif. Comment observer la loi et comment accéder à la Vie sont deux facettes d’une seule et même question vitale, dont la réponse est en Jésus-Christ. Gloire à son Nom !
Certes, Paul serait d’accord avec le fait que « l’homme ne peut obtenir la vie par lui-même ». Mais Paul, comme Jésus, enseigne également que l’accès à la Vie s’accompagne de l’obéissance à la loi. Sinon Jésus n’aurait pas répondu au jeune homme riche :
« Pourquoi m'appelles-tu bon? Personne n'est bon, si ce n'est Dieu seul. Si tu veux entrer dans la vie, respecte les commandements. » (Matthieu 19.17)
En effet, Jésus n’est ni menteur, ni sadique. Si le Créateur a rappelé aux Hébreux les principes fondamentaux de ses lois, par la proclamation orale des dix commandements, ce n’est pas d’abord « pour nous prouver que l’homme ne peut obtenir la vie par lui-même », comme le disent les auteurs dans le paragraphe « 1.2. Quel est le rôle de la loi ? ». On a l’impression que, pour les auteurs de l’article « Le chrétien doit-il observer le sabbat ? » du site Bibliquest, Dieu est une sorte de parent sadique et pervers, qui prend plaisir à avoir mis les juifs en difficulté en leur imposant des contraintes impossibles à supporter, pour pouvoir leur dire ensuite : « Ah, tu vois, je te l’avais bien dit que tu n’étais qu’un incapable ! » Mais cette interprétation du Nouveau Testament est d’origine satanique.
Non, Dieu est un Père juste et bienveillant. Dieu a rappelé aux Hébreux les dix commandements, oralement, comme une introduction générale à toutes les lois particulières qu’il a ensuite communiquées à Moïse. Certes ces dernières ordonnances, « relatives aux sacrifices » (Hébreux 9.1), sont aujourd’hui périmées, puisque Dieu a offert finalement le bon sacrifice, son sacrifice. Mais quant au décalogue, Dieu l’a confié collectivement aux Hébreux, non pour les mettre devant leur incapacité à obtenir la vie par eux-mêmes, mais pour leur indiquer Sa capacité à les conduire sur le chemin de la sainteté et de la vie. Ce précieux bien commun de toute l’humanité reste en vigueur depuis la création du monde.
Pour tout ce que YOHVAH demande, il nous donne en même temps les moyens de le réaliser, comme le fait tout parent attentionné et responsable. Or Dieu a donné son Fils et son Esprit. Donc la concomitance entre l’obtention de la vie future et la réalisation de la loi dans la vie actuelle par le Saint Esprit est non seulement possible mais attendue et espérée par Dieu. C’est le sens de Romains 8. La question n’est donc pas de savoir s’il faut observer les commandements ou non, mais la question est de savoir comment, de quelle façon, par quels moyens l’homme peut réaliser vraiment la loi des dix commandements et donc honorer Dieu qui l’a prononcée.
Certes l’homme est « par lui-même » incapable de mettre les dix commandements en pratique de la façon parfaite que Dieu a prévu, dans sa bonté. Il ne peut donc obtenir la vie « par lui-même ». Mais l’homme peut accéder à la sainteté divine, et donc à la Vie, s’il est aidé par une puissance surnaturelle et qu’il collabore activement avec elle, grâce à l’incarnation et à la médiation de Jésus. Sinon le salut, la libération du péché et la mort, serait impossible !
 
Dieu est capable de soumettre la chair à ses lois
Si l’homme peut entrer dans la Vie, dès maintenant, par grâce surnaturelle, il peut aussi dès maintenant, remplir les conditions pour être heureux dans cette nouvelle vie, par grâce surnaturelle également. Dans son esprit, cette vie future commence dès aujourd’hui et elle doit donc se manifester par des actes en parfait accord avec les justes et bonnes exigences du céleste décalogue. Car, « en croyant du cœur », « on parvient à la justice » (Romains 10.10), donc on réalise la loi par la foi, la loi étant la norme de la justice divine.
C’est une promesse de la Nouvelle alliance : « Je mettrai mon Esprit en vous et je ferai en sorte que vous pratiquiez mes lois », s’engage Dieu (Ézéchiel 36.27). En se soumettant volontairement à cette dynamique, on confirme chaque jour sa candidature à la Vie éternelle, qui impliquera finalement « la rédemption de notre corps », comme l’écrit Paul (Romains 8.23).
Pour Paul, l’incapacité à atteindre l’idéal de justice divine décrit par la loi réside chez l’homme, dans sa « chair », où n’habite rien de bon (Romains 7.18). C’est la chair qui rend la loi « sans force » (Romains 8.3). Mais pour Dieu ce n’est pas un problème insoluble, car Lui à la capacité de nous transformer intérieurement pour nous rendre obéissants à ses lois, avec notre collaboration. L’homme croira-t-il de tout son cœur à la bonté et à la justice divine afin de parvenir au salut ? Sera-t-il soumis ou rebelle à la justice divine ? C’est là le choix vital à faire par l’homme. C’est là l’enjeu de la foi en Jésus-Christ.
En effet Dieu a démontré en Jésus-Christ qu’il avait le pouvoir et la volonté de soumettre le péché, la convoitise et toutes les œuvres du mal, DANS LA CHAIR elle-même. Cependant vous pensez peut-être que Le Fils n’a pas porté entièrement la chair de l’être humain. Ce n’est pas ce qu’enseigne le Nouveau Testament. Au contraire, il a été rendu semblable à nous en toutes choses (Hébreux 2.17), tout en restant pur de tout mal (Hébreux 4.15). C’est pourquoi Paul pouvait écrire en toute confiance :
« Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. » (2 Corinthiens 5.17)
Tout est neuf pour le croyant sous la grâce, il voit tout avec un nouveau regard. Les dix commandements ne sont plus un fardeau, mais des promesses ! Même l’observation du sabbat devient un plaisir, une nouveauté vivante et actuelle, et non des traditions judaïques écrites et vieillies. Gloire à Dieu ! Il y a donc de l’espoir pour nous : nous pouvons être rendus capables par le Saint Esprit d’observer la loi, dans l’esprit désintéressé que Dieu souhaite et qui est le sien. Autrement Christ serait mort en vain. Car si nous ne pouvons pas nous soumettre à la loi de Dieu dès à présent, nous ne le pourrons pas davantage dans la Vie future.
Certes la chair elle-même est incapable de se soumettre à la loi de Dieu (Romains 8.7). Mais nous avons aussi un esprit, nous ne sommes pas faits que de pulsions ! Nous avons la faculté de choisir de nous soumettre à la loi de Dieu. Nous restons responsables de nos choix. Dieu est pour sa part responsable de rendre notre choix réalisable et de nous guider vers son accomplissement plénier. C’est pourquoi Paul peut assurer aux chrétiens de Rome :
La nature humaine tend à la révolte contre Dieu, parce qu'elle ne se soumet pas à la loi de Dieu et qu'elle n'en est même pas capable. Or, ceux qui sont animés par leur nature propre ne peuvent pas plaire à Dieu. Quant à vous, vous n'êtes pas animés par votre nature propre mais par l'Esprit, si du moins l'Esprit de Dieu habite en vous. Romains 8.7-9, Segond 21
Vous n’êtes pas soumis aux désirs de votre nature parce que, d’une part, vous avez CHOISI de vous soumettre à Dieu et à ses justes lois et que, d’autre part, Dieu s’est ENGAGÉ à vous rendre capable, dans les faits, de vous soumettre à ses justes lois. Donc, conduits par l’Esprit, vous pouvez vraiment plaire à Dieu et le rencontrer avec plaisir chaque sabbat.
En dehors de Jésus-Christ, il ne peut y avoir que transgression de la loi des dix commandements ; en Jésus-Christ, il ne peut y avoir que réalisation des dix commandements. Voulez-vous être en Christ ou en dehors de lui ? Dans la Vie ou dans la mort ?
Ainsi, de nouveau, nous voyons que, pour Paul, c’est chez l’homme que se situe le problème, tandis que, pour les théologiens évangéliques, c’est la loi qui fait problème, car incapable en elle-même de communiquer la vie. Mais ce n’est pas à la loi de nous communiquer la vie, c’est à Dieu. La loi des dix commandements n’est que la règle, la norme de cette nouvelle Vie en Jésus-Christ.
 
La loi est au service de la justice et non du péché
Certes la loi n’est pas un moyen de salut. Satan l’a bien compris aussi. Alors pourquoi combat-il avec tant d’acharnement les lois divines, dans l’Église comme dans la société ? Parce que la loi ne se limite pas à nous faire prendre conscience du péché : elle nous apprend aussi dans quelles règles évolue la justice de Dieu, cette pureté, cette sainteté divine que Satan déteste parce qu’elle condamne l’égoïsme, par son existence même. Satan nous focalise sur le péché, c’est son jeu, afin que nous oubliions la justice, pure et libératrice, de YOHVAH manifestée dans son Fils.
« La loi elle-même est sainte et le commandement saint, juste et bon. » (Romains 7.12).
La loi est le critère de la justice de Dieu. Jésus en est le témoin vivant : sa vie sans péché témoigne que nous aussi nous pouvons manifester cette même justice dans notre vie par le Saint Esprit. Voilà ce que Satan redoute précisément parce que c’est la fin de son règne (et du règne de Rome) sur nos vies. C’est pourquoi Satan focalise les chrétiens sur la relation entre la loi et le péché. Ainsi Satan espère leur faire perdre de vue la justice divine, dont le cadre est défini par les dix commandements.
Associer la loi uniquement au péché, comme semblent essayer de le faire les auteurs de l’article « Le chrétien doit-il observer le sabbat ? » , est une pensée d'origine satanique. S’il est évident que l’homme ne peut obtenir la vie par SON observation de la loi, il est tout aussi évident, dans la Bible, que le but de la Rédemption, du retour à la Vie, est de nous ramener en accord avec la loi divine, exprimée dans les dix commandements. Il s’agit bien de réaliser l’observation de la loi divine en nous, par la puissance spirituelle de Jésus, de concrétiser ce salut si chèrement acquis. C’est dans ce sens que Paul invite les chrétiens Galates à vivre sous la grâce et non sous la loi. Mais beaucoup de chrétiens semblent ignorer ou mépriser la véritable puissance spirituelle que Jésus est pourtant tout prêt à leur communiquer, depuis le temple céleste où il officie.
Certes, la loi nous révèle notre péché dans le but de nous amener à Christ. Mais c’est parce que Christ est le libérateur du péché, le libérateur de la transgression de la loi. Sans le Christ, en effet, nous transgressons forcément au moins certaines parties de la loi des dix commandements, que nous soyons sous la loi de Moïse ou non ; mais, avec le Christ et par le Saint Esprit, nous observons la loi, par la foi, en esprit et en vérité, sans en exclure ni en modifier aucun commandement. Car ce sont de tels adorateurs que le Père recherche, pas des disciples « protestants » de Rome, le siège de la puissance satanique dans les prophéties.
 
Cependant les auteurs de l’article « Le chrétien doit-il observer le sabbat ? » se réfèrent dans le paragraphe « 1.2. Quel est le rôle de la loi ? » à Galates 3.24, Romains 3.20, Romains 7.7 et Galates 3.19 pour appuyer leurs dires. Voyons alors de plus près ce que ces textes enseignent.

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