Daniel : une lumière à Babylone

« Le chrétien doit-il observer le sabbat ? » ou les dix commandements sont-ils pérennes ? (5)

2 Décembre 2016 , Rédigé par Misha Publié dans #Sabbat

Les auteurs de l’article « Le chrétien doit-il observer le sabbat ? », sur le site Bibliquest.com, affirment ne négliger « aucune partie de la Parole de Dieu » (fin du paragraphe 1). Pourtant, dans tout le reste de l’article, ils rejettent l’observation du plus sacré et du plus ancien des commandements divins repris dans le décalogue. Or il ne suffit pas de consacrer d’abord un court paragraphe à l’autorité théorique de la loi de Dieu (« 1.1. L’autorité et l’importance de la loi et du sabbat ») pour faire croire qu’on ne la renie pas, comme le fait en réalité le reste de l’article. Le titre de ce paragraphe est trompeur : il peut rassurer le fidèle scrupuleux qui vient à l’Église tous les dimanches mais, en réalité, ce soutien affirmé à la loi de Dieu est purement formel, et non réel. « Ce peuple m’honore des lèvres, mais son CŒUR est très éloigné de moi » disait déjà Jésus aux religieux de son époque, citant Esaïe 29.13 (Matthieu 15.8). Or si le CŒUR n’est pas conquis par YOHVAH et par ses paroles, les actes ne seront pas vraiment conformes à sa volonté, ni pour le sabbat ni pour le reste. On restera dans l’esclavage de l’ancienne alliance, qui afflige encore et toujours les chrétiens, évangéliques et autres.
Si l’Ancien Testament est plus pour les juifs que pour les chrétiens, pourquoi une aussi grande partie du nouveau Testament est-elle constituée de citations et de paraphrases de l’Ancien Testament ? Les paroles de Jésus en particulier contiennent une proportion impressionnante de déclarations de l’Ancien Testament. Certes Jésus en donne souvent une interprétation nouvelle pour son époque, d’accord. Mais jamais il ne les abroge ! Jusqu’à 60 % de l’Apocalypse est composée d’extraits et d’allusions directes à l’Ancien Testament, au livre de Daniel particulièrement : rien d’étonnant donc à ce que ce livre crucial pour notre époque soit autant négligé par les chrétiens qui négligent l’Ancien Testament. Pourtant, sans l’aide précieuse de TOUTES les paroles de Dieu, nous sommes fragilisés face aux manœuvres du diable. Pourquoi Jésus, pour résister au Tentateur, cite-t-il EXCLUSIVEMENT la Loi, la Torah, si cette loi ne contient pas des principes éternellement valables et applicables ? (Matthieu 4.1-11)
 
L’horreur abominable du sabbat déplacé au dimanche
À propos de l’application du sabbat, Esaïe, pour sa part, précise (c’est YOHVAH qui parle) :
« Aux eunuques qui garderont mes sabbats, qui choisiront ce qui m’est agréable et qui persévéreront dans mon alliance [il ne peut s’agir ici de « l’ancienne alliance » vu la promesse qui suit !], je donnerai dans ma maison et dans mes murs une place et un nom préférables à des fils et à des filles. Je leur donnerai un nom éternel, qui ne périra pas. » (Esaïe 56.4-5)
Ce verset s’appliquerait-il uniquement aux eunuques juifs ? Y aura-t-il au Ciel ou sur la nouvelle Terre un lieu réservé aux Juifs ou aux eunuques ? Ce serait une lecture littéraliste impossible à défendre sérieusement. Clairement ce passage, comme beaucoup de prophéties, a plusieurs niveaux de lecture et d’application. Les chrétiens peuvent donc se l’approprier sans problème, au vu de tout ce que la Bible dit sur le sabbat !
Bien entendu, Esaïe n’aurait jamais pu imaginer, même dans ses cauchemars les plus terribles, que des croyants suivraient un jour « leurs propres voies » (Esaïe 58.13 ; Actes 14.16) au point de déplacer la sainteté du jour hebdomadaire de repos au premier jour de la semaine, un jour sans signification particulière et sans nom, en hébreu. Cette redoutable vision a été accordée seulement à Daniel : elle est rapportée au chapitre 7 de son livre. Là, il voit la future puissance romaine, décrite comme un monstre inimaginable, changer les jours fériés religieux et persécuter le peuple fidèle aux commandements de Dieu. Mais, notez bien, il en est malade :
« Moi, Daniel, je fus extrêmement troublé par mes pensées, je changeai de couleur, et je conservai ces paroles dans mon cœur. » Daniel 7.28. Voir aussi sa réaction à la vision du chapitre 8, qui est liée à celle du chapitre 7 (Daniel 8.27).
C’est dire avec quelle légèreté des chrétiens qui se disent protestants et biblistes traitent la question du jour du repos. Cela n’a pas l’air de les rendre malades comme Daniel : au contraire, ils s’en portent très bien de transgresser le sabbat et de sanctifier le dimanche. Certains développent même des relations cordiales avec les représentants officiels de Rome ! Il y a quelques années, un groupe évangélique charismatique a même prié en langues avec le pape (par vidéo). Comment Jésus va-t-il pouvoir accueillir favorablement ces Églises à son retour en gloire ? Il risque bien de dire à ces croyants-là, comme à d’autres croyants : « Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité [en grec : anomia, absence de loi !]. » (Matthieu 7.23) Cet avertissement de Jésus apparaît aussi dans le passage parallèle de Luc 13.27. Il est important que les croyants de tous bords y prennent garde ! Du reste cette parole redoutable de Jésus rapportée par Matthieu est immédiatement précédée d’un de ses avertissements les plus solennels :
« Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. » (Matthieu 7.23)
Jésus lui-même nous l’avons vu plus haut, s’est soumis à cette règle :
« Je veux faire ta volonté, mon Dieu ! Et ta loi est au fond de mon cœur. » Psaume 40.7-9, cité dans Hébreux 10.5-7 et appliqué à Jésus.
 
Mais reprenons la lecture de l'article « Le chrétien doit-il observer le sabbat » afin de discerner quelles manœuvres l’esprit humain abusé par Satan peut accomplir pour renier, avec le grand séducteur, l’utilité et la validité des lois formulées par le gouvernement divin.
Le premier sous paragraphe, « 1.1. L’autorité et l’importance de la loi et du sabbat », est remarquable d’habileté à ce sujet puisque, comme Lucifer l’a fait autrefois au siège du gouvernement divin, l’auteur prend ici le visage de celui qui veut soutenir la validité des lois divines, tout en reniant leur application et donc leur autorité et leur validité. Nous reproduisons ci-dessous ce paragraphe (les notes signalées par des astérisques * sont de nous) :
« 1.1. L’autorité et l’importance de la loi et du sabbat
« La loi a été donnée à Israël au Sinaï de la manière la plus solennelle : « … il y eut des tonnerres et des éclairs et une épaisse nuée sur la montagne et un son de trompette très fort ; et tout le peuple qui était dans le camp trembla… Et toute la montagne de Sinaï fumait, parce que l’Eternel descendit en feu sur elle » (Exode 19. 16,18). L’Ancien Testament tout entier atteste l’autorité de la loi, car il y va de la gloire de l’Eternel qui l’a donnée*. Les prophètes insistent autant sur le côté moral** de la loi, que sur le sabbat qui en est le quatrième commandement.
* Alors pourquoi traîner cette gloire dans la boue en sanctifiant le jour de Rome ?
** Sic ! « Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face », c’est de la morale ? « Tu ne tueras pas », c’est seulement une affaire de morale ? L’Inquisition répondrait « oui » sans hésiter.
« Le Nouveau Testament est également très net quant à l’autorité de la loi :
« Jusqu’à ce que le ciel et la terre passent, un seul iota ou un seul trait de lettre ne passera point de la loi, que tout ne soit accompli. » (Matthieu 5. 18 ; voir aussi tout le paragraphe.) Cette autorité sera enfin pleinement reconnue quand Dieu jugera les secrets des cœurs : « Tous ceux qui ont péché sous la loi, seront jugés par la loi*. » (Romains 2. 12; voir aussi Jean 5. 45)
* Pour être complet, il faudrait citer aussi la première partie de la phrase de Paul : « Tous ceux qui ont péché sans la loi périront aussi sans la loi » : avis aux non-juifs amateurs de transgression du sabbat !
« On comprend bien qu’un chrétien pieux s’interroge à propos de la loi et du sabbat*. Il ne s’agit pas de lui dire que la loi est vieillie ou annulée. Pour celui qui respecte la Parole, une telle explication est insuffisante** : n’est-ce pas Dieu qui a donné la loi ? Voyons plutôt dans quel but elle a été donnée et à qui elle s’applique, c’est-à-dire qui est tenu de la suivre. » [c’est nous qui soulignons]
* C’est admettre implicitement que les autres chrétiens, qui ne s’interrogent pas à ce sujet, ne sont pas entièrement pieux. Bravo ! Il fallait le dire.
** Alors qu’en est-il de ceux qui, nombreux, se contentent de cette explication : respectent-ils la Parole ou non ?? Sont-ils insuffisants intellectuellement ??
Il semblerait, d’après les auteurs de cet article, que nous ayons à faire ici à des chrétiens plus compliqués que les autres : des hyper-anxieux qui ont exagérément peur de déplaire à Dieu. C’est pour cela qu’ils se soucient autant de respecter ses lois, bien sûr. Mais pour le chrétien « normal », qui se contente de croire que Jésus a annulé l’obligation d’observer la loi, tout va bien ! La loi annulée, cela ne leur pose pas de problème donc laissons-les dormir en paix et occupons-nous de rassurer ceux qui ont la conscience troublée. Or Satan n’agirait pas autrement, en tant que grand ennemi des lois et du gouvernement divins.
 
Le sabbat, pivot du décalogue
Les auteurs ont ici pour seul mérite de reconnaître que le sabbat n’est pas de la morale : « Les prophètes insistent autant sur le côté moral [sic] de la loi, que sur le sabbat qui en est le quatrième commandement. » Ils font clairement une distinction entre le sabbat et les autres commandements. Soit. Mais en quoi le sabbat est-il distinct des autres commandements ? Parce qu’il est typiquement juif ou parce qu’il affirme l’autorité du Créateur ? Il suffit de lire le texte du commandement pour avoir la réponse à cette question.
Or le sabbat n’est pas seulement distinct des autres commandements : il est aussi le pivot du décalogue et le lien qui unit les autres commandements entre eux et avec le sabbat. En effet, il est le seul commandement qui permet de faire un lien logique et légitime entre « tu ne tueras pas » et « tu n’auras pas d’autre Dieu devant ma face », par exemple. « Tu ne tueras pas », pris séparément, pourrait être reconnu comme une loi juste et indispensable en dehors de toute adoration du Créateur. « Tu n’auras pas d’autre dieu » pourrait être compris comme une exigence propre à la religion aux Hébreux, une sorte d’exclusivisme requis pas YOHVAH, le Dieu des Hébreux. Mais le sabbat, lui, affirme à la fois l’origine et la raison des autres commandements, qu’ils concernent nos relations humaines (« tu ne tueras pas ») ou qu’ils concernent nos rapports avec Dieu et le monde surnaturel (interdiction des idoles par exemple). Il est bien le commandement des commandements : le seul qui nous met à l’abri (théoriquement bien sûr) de prendre le nom de Dieu en vain, donc d’être égaré par la religion de Babylone.
 
Sabbat et « justification par la foi »
Mais concentrons-nous sur le mensonge, typiquement luciférien, susurré dans la dernière phrase du premier sous paragraphe, « 1.1. L’autorité et l’importance de la loi et du sabbat », que nous avons soulignée ci-dessus en gras : « Voyons plutôt dans quel but elle [la loi] a été donnée et à qui elle s’applique, c’est-à-dire qui est tenu de la suivre. » Car malheureusement c’est exactement ce que disait Lucifer : « Je n’ai rien contre les lois de Dieu, au contraire. Mais les anges n’en ont pas besoin : étant purs et saints, ils sauront toujours comment se conduire, même sans loi. Aussi pourquoi se soumettre à une loi quand on est déjà saint ? » Autrement dit, les anges sont à l’égal de Dieu, en tous cas tel que Lucifer conçoit Dieu, c’est-à-dire comme un tyran qui veut imposer une loi inutile aux autres et garder le pouvoir pour lui tout seul. Un tel être ne peut pas être capable de nouer des relations fructueuses avec les autres. Un tel Dieu n’a pas la capacité de se faire reconnaître comme juste et bon, librement, par pure conviction et admiration. Donc il n’est pas légitime pour imposer une loi.
Les chrétiens d’aujourd’hui tiennent le même raisonnement que Lucifer : Si nous sommes justes, pensent-ils, nous ne sommes soumis à aucune loi ! Pourquoi se soumettre à une loi si nous croyons avoir été « justifiés par la foi » ? Poser cette question c’est déjà remettre en question la légitimité de Dieu en tant que législateur. Mais c’est aussi reconnaître implicitement que l’on ne parvient pas à considérer la loi autrement que comme un (mauvais) moyen de salut. C’est pourquoi il faut s’affranchir de la loi, puisque ce n’est pas de loi elle-même que vient le salut, mais d’un Sauveur. Cela paraît logique ! Pourtant ce n’est biblique qu’en apparence. Car considérer la loi uniquement comme un moyen de salut, même mauvais, c’est trahir une allégeance intime au principe même du salut par les œuvres, à l’esclavage de l’Ancienne alliance et donc à la révolte de Satan contre les justes lois divines. Les auteurs de l’article « Le chrétien doit-il observer le sabbat » trahissent ici une difficulté à considérer les principes divins autrement que comme des œuvres méritoires potentielles.
De plus, en rejetant la loi au nom de la foi, beaucoup de chrétiens évangéliques actuels trahissent une conception partielle et partiale de la justice reçue par la foi dont parle le Nouveau Testament. En effet, en limitant la « justification par la foi » (terme qui n’existe pas dans la Bible) à un simple changement de législation, de statut juridique, ils se figent dans une doctrine non biblique qui néglige les effets attendus de la foi et de la justice du Christ. Le but, l’aboutissement et le fruit de la justification, est bien, selon les auteurs du Nouveau Testament, Paul en tête, le renoncement complet à tout mal, à toute révolte contre Dieu, donc la soumission à ses justes lois.
Abraham a été justifié devant Dieu par la foi seule, cela ne l’a pas empêché de pratiquer la circoncision pour montrer sa soumission à Dieu. Certes les Gentils ne sont pas soumis à cette loi particulière (Actes 15). Bien plus, depuis le sacrifice volontaire du Christ, même les croyants juifs ne sont plus obligés de pratiquer cette ordonnance particulière, parfaitement accomplie en Jésus-Christ et qui n’a pas besoin de s’accomplir aussi en nous pour justifier Dieu dans sa démarche salvatrice. Cependant l’expérience d’Abraham, de ses ascendants et de ses descendants, montre que la Loi, dans son ensemble et avec ses dispositions particulières, n’est nullement un obstacle en soi à la justification par la foi. En revanche utiliser une loi comme moyen de justification est un obstacle à la justification. N’est-il pas possible de regarder la loi autrement que comme une source d’œuvres « méritoires » ? Les chrétiens évangéliques ne pourraient-ils pas apprendre à regarder la loi comme un moyen de glorifier Dieu et de le remercier pour son salut, déjà effectué et à venir ? Comme une confirmation du salut obtenu, plutôt que comme un moyen d’obtention du salut ?
Abraham donc, tout en pratiquant la circoncision et en offrant des sacrifices, a pu être justifié par la foi. La loi n’est donc pas contre la justification par la foi : elle n’en est pas le moteur, c’est tout. À propos de la circoncision, ce que Paul écrit aux Corinthiens est très révélateur du respect que les chrétiens de cette époque avaient pour l’observation des dix commandements, une partie bien spécifiques des lois divines :
« Quelqu’un a-t-il été appelé étant circoncis, qu’il demeure circoncis ; quelqu’un a-t-il été appelé étant incirconcis, qu’il ne se fasse pas circoncire. La circoncision n’est rien et l’incirconcision n’est rien, mais l’observation des commandements de Dieu est tout. Que chacun demeure dans l’état où il était lorsqu’il a été appelé. » 1 Corinthiens 7.18-20
Il est clair que pour Paul, on peut aujourd’hui rester incirconcis sans transgresser la loi divine. Mais Paul ne dirait certainement pas la même chose de l’un des dix commandements ! Significativement ce passage n’est jamais cité ni mentionné dans l’article « Le chrétien doit-il observer le sabbat ».
 
Le sabbat, signe de l’amour pour Dieu et pour le prochain
« La loi », dans le Nouveau Testament, désigne souvent l’ensemble de la loi donnée par Moïse, c’est-à-dire Genèse, Exode, Lévitique, Nombres et « Deutéronome » (quelle dénomination !). Cette expression « la loi » ne vise donc pas les dix commandements particulièrement, qui contiennent les principes vitaux à la base de toute autre loi d’origine divine. Ces dix principes, énoncés par le décalogue, Jésus les résume, par trois fois, sous une formulation plus concise, citant simplement pour ce faire Deutéronome 6.5 et Lévitique 19.18 :
« Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force, et de toute ta pensée ; et ton prochain comme toi-même. » Luc 10.27
Cela n’annule pas le sabbat ni le reste du décalogue, évidemment ; cela n’aurait d’ailleurs aucun sens dans le contexte historique de la foi chrétienne primitive. Non, mais cela indique que, pour Jésus, les quatre premiers commandements du décalogue restent une base indispensable à l’expression de notre amour pour Dieu, que ce soit le respect du sabbat hebdomadaire ou « Tu n’auras pas d’autre dieu devant ma face ». De même, pour Jésus, les six derniers commandements sont une base indispensable à l’expression de notre amour pour notre prochain. De plus, puisque le Sabbat est le pivot des commandements, le lien organique et structurel qui unit les commandements entre eux, comme le montre une simple analyse littéraire du décalogue, le sabbat, base indispensable à l’expression de notre amour pour Dieu est probablement en même temps une base indispensable à l’expression de notre amour pour le prochain, au même titre que « tu ne convoiteras pas ». C’est bien ce que l’on peut constater dans la pratique du sabbat : en nous rendant plus disponibles, en nous décentrant de nous-mêmes et de nos besoins fondamentaux, le sabbat nous rapproche de notre prochain. Nos besoins fondamentaux sont en effet assurés par notre travail accompli pendant le reste de la semaine. « Tu feras TOUT ton ouvrage », précise le commandement (Exode 20.9).
Alors comment pouvons-nous nous imaginer passer toute l’éternité auprès de ce Dieu-là, représenté par le Fils, tout en ayant repoussé les lois qui manifestent son autorité, sa personnalité et son caractère ? Jamais nous ne pourrions bien nous entendre avec lui, et le Ciel serait pour nous un enfer. Si nous n’aimons pas YOHVAH de tout notre cœur, de toute ton âme ET de toutes nos forces maintenant, sur la Terre, comme nous le demande Jésus, nous ne l’aimerons pas davantage au Ciel.
 
Le sabbat et la liberté individuelle
Lucifer, en s’affranchissant de toute loi extérieure, vise non seulement à se faire l’égal de Dieu mais à s’élever au-dessus de Dieu, ce que Jésus lui-même ne fait pas. Car, au fait, les principes mêmes à la base des lois divines font tellement partie du caractère et de la nature divine que Dieu lui-même agit en accord avec sa propre loi. C’est un minimum de cohérence que l’on peut attendre de lui. La différence est que, pour Lui, c’est un principe interne, puisque l’amour ET la justice font partie intégrante de son être, tandis que, pour nous, simples créatures, c’est une loi extérieure à nous, que nous choisissons d’intérioriser ou non, librement. C’est bien ce caractère extérieur qui nous dérange d’ailleurs, à cause de notre égocentrisme naturel hérité du mensonge de Satan : « Vous serez comme des dieux. » (Genèse 3.5)
Voilà donc pourquoi les lois divines ont tellement d’importance dans la Bible. Ce n’est pas parce qu’elles constituent un joug en soi : c’est le péché qui est le vrai joug. De ce joug-là, seul le Fils a le pouvoir de nous débarrasser, effectivement. Mais cela n’annule en rien la valeur et l’applicabilité des lois divines, en particulier quand il s’agit du décalogue. C’est notre volonté qui fait obstacle à la volonté divine et qui voudrait rectifier ce que Dieu a déjà établi, qui cherche à remplacer l’œuvre de la grâce par notre propre interprétation des lois divines, par nos propres œuvres, comme le fait Rome. C’est bien cela l’esclavage de l’ancienne alliance dont parle Paul dans les Galates : le salut par les « œuvres de la loi », c’est-à-dire NOTRE façon d’observer la loi, notre observation de la loi et pas celle du Christ, parfait observateur des lois divines, sabbat compris.
Nous ne sommes pas Dieu. Nous ne sommes pas, comme prétend l’être le prêtre romain au moment de l’hostie « le Créateur de notre Créateur ». Donc, tous, anges et humains, nous sommes tenus de suivre l’universelle loi divine, formulée pour la Terre par les dix commandements. Nous pouvons, à notre libre choix, ou bien reconnaître les dix paroles comme bonnes, et donc applicables en marchant selon l’Esprit (choix du croyant sous la nouvelle alliance), ou bien les rejeter et en faire un fardeau pesant parce qu’ils contrarient les désirs de la « chair » (choix du croyant sous l’ancienne alliance). Nous n’avons pas d’autres choix, sinon celui, plus pervers, de travestir, dévier et modifier les lois divines, comme le fait Rome, là où est le trône de Satan, selon Jésus (Apocalypse 2.13*).
* Rome n’est jamais nommée dans l’Apocalypse pour une raison évidente : l’apôtre Jean reçoit ces visions alors qu’il est emprisonné à Patmos par l’administration romaine. Cependant toutes les prophéties apocalyptiques, celles de Daniel comme celles de Jean, convergent vers Rome, en partant de Babylone. Rome est l’ennemi n° 1 du christianisme à l’époque où Jean écrit (vers l’an 90-100). L’Église de Pergame est un des visages spirituels que prend l’Église chrétienne au fil de son histoire, comme les meilleurs interprètes protestants l’ont montré depuis la Renaissance. D’ailleurs la description spirituelle de l’Église de Pergame correspond bien en particulier à l’Église à partir de l’entrée dans le Moyen-Âge.
Tous, juifs et grecs, esclaves et hommes libres, sommes tenus d’observer le sabbat comme le reste des dix commandements, puisque nous sommes tous un en Jésus-Christ. Jésus était juif et il observait le sabbat de son Père (pas selon les règles en vigueur à l’époque, c’est vrai). Qui avons-nous pour Père : YOHVAH le Créateur ou le diable, comme certains religieux de l’époque de Jésus ? C’est ce que nous devons choisir.
Ou alors disons que Jésus n’est pas le Messie universel annoncé par les prophètes hébreux. Alors là d’accord, il n’y a aucune raison de nous identifier avec lui et nous pouvons alors nous fier au « messie » actuel, apparemment plus puissant et autoritaire, c’est-à-dire au pape. Alors observons le sabbat du pape, le dimanche, si nous avons pour père le pape et non YOHVAH. Nous règlerons ce « petit différent » directement avec YOHVAH et avec son Fils quand ils viendront sur les nuées du Ciel avec tous leurs anges. Alors on verra bien quelle tête fera notre « père » actuel, le pape, qui prétend détenir l’autorité de modifier les lois divines. Jésus pour sa part recommandait : « N’appelez personne sur la terre votre père, car un seul est votre Père, c’est celui qui est au ciel. » Matthieu 23.9 Ainsi, si nous sanctifions le dimanche, nous prenons pour « père » le pape et non YOHVAH.

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