Daniel : une lumière à Babylone

Terra : le constat sans l'espoir

2 Décembre 2015 , Rédigé par Daniel à Babylone Publié dans #Réflexions

Hier soir, 1er décembre, sur France 2, le film Terra nous plongeait au cœur d’un voyage passionnant dans le monde du vivant. Des images magnifiques de Yann Arthus Bertrand assorties d’une réflexion soutenue sur le rapport entre l’homme et son environnement.

Ce film documentaire comportait de nombreuses informations, souvent alarmantes, sur l’état de notre Terre. Cette prise de conscience du rôle destructeur que joue l’être humain par rapport à son environnement naturel est utile. Au commencement, lorsque YAHVEH créa notre monde, il n’en était pas ainsi : l’être humain devait protéger, veiller sur son environnement. L’être humain avait été conçu pour aimer son environnement, pour aimer la vie et la respecter. Il y a bien eu une évolution, à cet égard, et pas que naturelle : une perturbation, d’origine surnaturelle a introduit la violence et la mort.

 

Le film constate qu’un rapport « harmonieux » entre l’homme et la nature n’existe presque plus aujourd’hui. Cependant, le film ne propose rien d’autre pour y remédier qu’une soumission de l’homme à la nature. La nature est vue comme la référence idéale, divine, dans la lignée panthéiste évolutionniste de la pensée romantique du XIXe siècle, celle dans laquelle baignait Charles Darwin. Ainsi le ton général du film reste très culpabilisateur, sans note d’espoir réelle. L’esprit humain et la parole apparaissent comme l’élément perturbateur, qui viendrait troubler une harmonie naturelle, fantasmée. Comme si la nature était capable de s’auto-gérer et de produire SEULE autre chose de que du chaos, sans l’apport d’informations et le contrôle d’une intelligence. Comme si la nature, ainsi divinisée, était capable de produire toute seule, sans instructions, sans informations préalables, de l’ADN, des bactéries, des lichens, des batraciens, etc.

Certaines affirmations prétendument scientifiques entendues dans ce film méritent d’ailleurs une critique : on y affirme notamment que les bactéries contiendraient le code génétique de tous les êtres vivants. N’importe quel généticien vous dira qu’il n’en est rien, que chaque être vivant possède ses propres informations génétiques et que les nôtres, en particulier, ne sont pas toutes présentes, loin de là, dans l’ADN des bactéries ! Du reste, les bactéries elles-mêmes évoluent constamment*, à l’intérieur du champ qui est le leur toutefois, conformément aux lois observées de la génétique et à ce qu’enseigne le récit de la création.

*Lire par exemple sur le site de la Faculté de médecine Pierre et Marie Curie : Les variations génétiques par transfert de matériel génétique.

Il est navrant également d’entendre pour la nième fois, parmi d’autres fantaisies romantiques semblables, la légende du cou des girafes qui se seraient allongés (très) progressivement pour atteindre les branches hautes des acacias… Pauvres girafes, si elles avaient dû vraiment s’adapter ainsi, elles auraient disparu depuis belle lurette. Mais, rien à faire, l’être humain a besoin de mythes.

 

Soulignons la contradiction qui consiste, d’une part, à défendre la vie sauvage comme une référence idéale, alors qu’elle est marquée elle aussi par la violence et la lutte pour la survie, et, d’autre part, à s’opposer à la destruction de la vie sauvage par l’homme. Pourtant cette destruction et cette exploitation outrancière ne seraient, dans la cadre de la théorie de l’évolution, que la suite normale et attendue de l’évolution : la sélection naturelle des plus aptes, donc des humains aux dépends des autres créatures (et, éventuellement, la sélection de certains humains aux dépends des autres êtres humains : ce à quoi nous assistons, souvent impuissants, depuis le début de l’histoire des civilisations, soit depuis le début de la mort et de la violence sur notre planète).

Alors sommes-nous évolutionnistes ou croyants ? Le monde hésite encore entre les deux. En même temps, ne nous en plaignons pas de trop, car, le jour où l’humanité basculera entièrement du côté « croyant », c’en sera fait de la liberté… Le problème du mal et de la violence nous dépasse : nous avons besoin d’une aide extérieure pour le résoudre, comme la nature a eu besoin de l’ADN pour se développer et pour faire évoluer les espèces.

 

Comme nous le susurrait la voix de Vanessa Paradis à la fin du film, notre planète est une «création» extraordinaire et magnifique. L’usage de ce terme « création » est surprenant à la fin d’un document entièrement inféodé aux croyances évolutionnistes de la mythologie moderne. Cette mythologie s’est forgée sur des théories et non sur la découverte de Darwin seulement. Ces théories remontent au XIXe siècle rappelons-le. Il est navrant de voir ces croyances, pourtant hautement improbables d’un simple point de vue mathématique, être répétées sans discernement, comme si c’était parole d’évangile. Il y a là un affaiblissement de la pensée et un engourdissement du sens critique, bien typique de notre civilisation en fin de vie.

De plus il y a là, d’un point vue psychologique, une grave régression, où nous nous plaisons à nous voir tous fusionnés à l’origine. Il n’y a plus de distinction, de hiérarchie, de fonction entre les êtres vivants, contrairement à ce que nous enseigne toujours le récit des origines de la Torah. Dans l’indistinct, nous perdons peu à peu ce qui fait notre humanité. Le pouvoir de la parole, si cher à la pensée hébraïque*, est dévalorisé, détourné, au profit de manipulateurs idéologiques, qu’ils viennent d’Orient ou de Rome.

* Lire par exemple, côté juif, Le pouvoir de la parole, du rabbin Haïm Torjman.

 

Pourtant, c’est vrai, notre terre est bien une création, donc le fruit d’une conception. Oui , il y a aussi de l’information dans notre univers et pas de la matière et du hasard seulement. La marque d’une intelligence supérieure est partout visible. Nous recommandons vivement à cet égard le document et les témoignages scientifiques rassemblés dans le film Déchiffrer les mystères de la vie, toujours disponible aux Editions Clé. Ne manquez pas de voir et de revoir ce document très riche et particulièrement équilibré et objectif. Précisons que ce n’est pas du tout un manifeste créationniste.

Oui notre planète fut une création magnifique, œuvre d’un grand Concepteur. Il y a donc de l’espoir, un espoir immense. Alors même que les consciences deviennent plus sensibles au caractère profondément anormal de la violence que l’humain exerce sur la nature, il est bon pour nous de dire que la solution à ce problème existe et qu’elle est en marche : seulement elle ne peut venir de l’humain. Elle vient d’ailleurs, du monde surnaturel, divin, de la source de toute parole et de toute intelligence créée. Car Il vient : il vient pour juger le monde, avec équité, car il est temps de détruire ceux qui détruisent la terre (Psaume 96.13 ; Apocalypse 11.18).

 

Quelle bonne nouvelle que la fin de l’histoire des civilisations, la fin de notre histoire, si violente et si douloureuse, pour la nature mais aussi pour nous !

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