Daniel : une lumière à Babylone

Le Jour où les tours tomberont (Ésaïe 30)

11 Décembre 2015 , Rédigé par Daniel à Babylone Publié dans #Prophéties

Dans le trentième chapitre de son livre, le prophète Ésaïe dresse un tableau saisissant de la situation des fidèles du Dieu créateur au temps de la fin. Le prophète Michée, un des ses contemporains, vient appuyer ses dires.

Qu’est-ce qui pourrait bien retarder la fin du monde et le retour de Jésus, annoncé par les prophètes hébreux d’autrefois, et par Jésus lui-même dans les Évangiles ? Un ange (un être céleste) se posait déjà la question, il y a bien longtemps, au VIe siècle avant J.-C. : « Jusqu’à quand durera la vision du continuel et du péché qui cause la désolation, qui livre le sanctuaire et l'armée pour être foulés aux pieds ? » (Daniel 8.13, d’après Ostervald, voir commentaire détaillé de Daniel 8 ici). Oui, jusqu’à quand le pouvoir abominable qui cause la désolation, dans les cœurs comme dans les corps, fera-t-il du tort à la réputation et à la crédibilité du gouvernement céleste ? Nous nous le demandons d’autant plus 25 siècles après.

Cependant le prophète Ésaïe, au VIIIe siècle avant J.-C., entrevoyait déjà une réponse à cette interrogation :

Le SEIGNEUR attend le moment de vous faire grâce, il va se lever pour vous manifester sa miséricorde, car le SEIGNEUR est un Dieu juste : heureux tous ceux qui espèrent en lui.

Oui, peuple de Sion, qui habites à Jérusalem, tu ne pleureras plus.

Quand tu crieras, il te fera grâce. A peine aura-t-il entendu qu’il aura répondu. (Ésaïe 30.18-19)

Le Créateur attend. Quelle humilité. Quelle souffrance aussi, puisqu’il aime ses créatures et qu’il déteste les voir dans l’état où elles sont actuellement. Il patiente mais il va finalement se lever, se mettre en action : heureux ceux qui comptent sur lui ! Le « peuple de Sion » criera, opprimé par le mal, ce mal qui est en chacun de nous. Le « peuple de Sion » criera, angoissé par les menaces de mort proférées par des autorités qui se seront dévoyées avec le pouvoir religieux. Le peuple criera, mais YAHVEH répondra. Car il est juste.

Sion, ici, dans ce contexte prophétique du livre d’Ésaïe, devient le symbole de tous les croyants au Dieu unique, créateur et personnel, pour toutes les époques. Ce sont ceux-là qui habitent vraiment à Jérusalem, « en esprit et en vérité », comme le disait le Messie Jésus à une femme de la Samarie (Jean 4). Cependant cette prophétie concerne particulièrement les croyants au Dieu créateur qui restent aux temps de la fin.

Le Seigneur attend pour « faire grâce » à ce « peuple de Sion ». Mais, même si cette grâce divine aura des retentissements physiques et matériels sur la Terre, il s’agit d’abord d’un don spirituel, d’un changement dans notre esprit. Cependant ce changement dans notre esprit aura aussi des conséquences juridiques : une décision va être prise nous concernant dans les cours célestes. Le prophète Michée, contemporain d’Ésaïe, le prévoyait déjà :

Je supporterai la colère de l’Éternel, puisque j'ai péché contre lui, jusqu'à ce qu'il défende ma cause et me fasse droit. Il me conduira à la lumière, et je contemplerai sa justice. (Michée 7.9)

En effet Dieu lui-même défend la cause de ses créatures devant le tribunal céleste, cette Cour que Daniel a vu en vision (chapitre 7 de son livre). Ainsi, pour le prophète Michée, voir combien Dieu est pur et juste, c’est accéder à la lumière, c’est permettre à sa lumière de nous purifier et de nous rendre juste à notre tour. Alors le tribunal céleste pourra « donner droit aux saints du très-haut » (Daniel 7.22).

Il ne faut donc surtout pas, aujourd’hui, isoler la prophétie d’Ésaïe de l’ensemble des prophéties bibliques, pour l’appliquer à tort et à travers à des événements purement politiques du XXe siècle.

Il ne faut pas attendre, aujourd’hui, un accomplissement littéral de cette prophétie, pour les habitants de la Jérusalem physique actuelle, sous peine d’être le jouet des manipulateurs politico-religieux actuels. Et ils sont dangereux, croyez-moi. Car, aujourd’hui, les prophéties de Daniel (Daniel 8 en particulier) nous indiquent que nous sommes entrés (depuis environ 200 ans déjà) dans les « temps de la fin », temps que Jésus a décrits avec une précision suffisante, en se référant à Daniel.

Or, selon Jésus, il n’est pas question de se rassembler littéralement et géographiquement à Jérusalem pour attendre la fin de ce monde ou sa venue. Il ne s’agit pas d’une célébration de la paix mondiale autour des autorités religieuses actuelles ou de l’Antéchrist. Au contraire, pour le Messie Jésus, il s’agit, au temps où l’abomination qui cause la désolation sévit et séduit le plus fort, de fuir Jérusalem, avant le « temps de détresse » (voir Daniel 12) et l’intervention du Créateur et de ses anges fidèles. Cette injonction à fuir les lieux saints apparaît en clair dans les trois évangiles synoptiques : Matthieu 24.16, Marc 13.14 et Luc 21.21. Aucun doute ne peut subsister donc, puisqu’il est clair, d’après le contexte, que le discours de Jésus est bien eschatologique.

Dans ces trois passages des évangiles, Jésus ne se réfère pas seulement à la destruction de Jérusalem en l’an 70. Le penser reviendrait à adopter une interprétation prétériste, qui, comme l’interprétation futuriste, sème une confusion d’origine jésuitique dans les rangs protestants, ou ce qu’il en reste. Une confusion satanique dans laquelle se complaît la prostituée de l’Apocalypse de Jean.

Cependant, il y a de l’espoir. Certes, l’abomination politico-religieuse prédite par Daniel, Jésus et Jean foule aux pieds spirituellement le sanctuaire céleste et son armée. Elle foule aux pieds et méprise l’assemblée générale de l’univers (voir Daniel 7.9-10), dont Jérusalem n’est qu’un symbole. Mais cette puissance politico-religieuse abominable, animée par Satan et ses anges, doit être piétinée à son tour. En effet, si nous reprenons le passage du prophète Michée que nous avons cité plus haut et lisons la suite, cela donne :

Je supporterai la colère de l’Éternel, puisque j'ai péché contre lui, jusqu'à ce qu'il défende ma cause et me fasse droit ; il me conduira à la lumière, et je contemplerai sa justice.

Mon ennemie le verra et sera couverte de honte, elle qui me disait : Où est YAHVEH, ton Dieu ? Mes yeux se réjouiront à sa vue; alors elle sera foulée aux pieds comme la boue des rues. (Michée 7.10)

Ce piétinement de la puissance apostate aura lieu peu avant le retour glorieux de Jésus, quand les religieux que beaucoup vénèrent aujourd’hui « rendront l’âme de terreur », selon les mots de Jésus (Luc 21.26). Alors la population, comprenant enfin qu’elle a été bernée se retournera contre eux. Trop tard. De même, selon l’apôtre Paul, un des plus valeureux disciples de Jésus, quand les hommes diront « paix et sûreté », alors une ruine soudaine les surprendra (1 Thessaloniciens 5.3). Esaïe aussi d’ailleurs parle d’une ruine, nous allons le voir ci-dessous.

 

Ce point difficile un peu éclairci, revenons à Ésaïe 30. Ainsi YAHVEH attend de pouvoir nous faire grâce. Il patiente. Il souffre en silence avec nous. Mais la délivrance qu’il nous accordera, la délivrance du péché et des pécheurs, n’en sera que plus éclatante :

Il vous donnera du pain dans la détresse, de l’eau dans l’oppression,

celui qui doit t’instruire ne se dérobera plus, et tes yeux le verront.

Tes oreilles entendront la voix qui dira derrière toi quand tu devras aller ou à droite ou à gauche : « Voici le chemin, prenez-le. » (Esaïe 30.20-21)

Plus les esprits sataniques, et les hommes placés sous leur influence, s’acharneront sur les fidèles, plus ils les harcèleront, plus YAHVEH leur donnera ce qu’il leur faut pour résister. Il leur donnera l’essentiel : du pain et de l’eau. Il ne s’agit de les gaver mais de leur fournir l’énergie spirituelle qui ne peut venir que du Messie : c’est « du sanctuaire » céleste, là où officie le Grand-Prêtre céleste, qu’il leur enverra « du secours », c’est de la véritable « Sion », celle qui ne peut pas être détruite, qu’il les soutiendra (lire Psaume 20.3).

Notez que c’est particulièrement au jour de la détresse, qu’il le fera (Psaume 20.2). En hébreu, pour « détresse », c’est le même mot qui est employé, Tsarah, comme dans Daniel 12.1. Ce mot vient d’une racine, Tsarar, qui signifie « être à l’étroit, être assiégé, lié ». C’est bien la condition dans laquelle se trouveront les fidèles du Créateur, pourchassés et menacés de mort, au niveau mondial. Le caractère prophétique de ce Psaume ne fait pas de doute.

Mais, dans cette angoisse où se trouveront les fidèles, désignés comme boucs émissaires, responsables des problèmes de ce monde, il tiendront bon. Comment ? Ils seront soutenus par la voix de Dieu lui-même, comme l’avait déjà été Moïse : Tes oreilles entendront la voix qui dira derrière toi : « Voici le chemin, prenez-le. » Il reconnaîtront la voix du vrai Berger, parce qu’ils auront pris l’habitude de se soumettre à ses commandements, explicitement révélés dans les Saints Ecrits. Tel était aussi l’enseignement de Jésus. La puissance de la Parole portera ses fruits ultimes.

Justement Ésaïe continue en soulignant le changement profond de mentalité qui se sera opéré parmi le peuple des fidèles du Créateur :

22 Tu tiendras pour profanes le placage d’argent de tes images taillées et le revêtement d’or de tes idoles fondues. Tu les jetteras comme une chose souillée et tu leur diras : Hors d’ici ! (Ésaïe 30.22)

Souvent les Hébreux de l’époque d’Ésaïe avaient été tentés par l’idolâtrie et y avaient succombé. L’idolâtrie correspond à un fonctionnement mental dévoyé, où nous accordons à des choses ou à des personnes une importance exagérée ou un pouvoir qu’ils n’ont pas. Par exemple, lorsque nous appelons un religieux « mon père », nous lui conférons une autorité qu’il n’a pas et qui, selon Jésus, appartient à notre Père céleste seul. C’est pourquoi Jésus nous a interdit cette pratique (Matthieu 23.9), afin de nous préserver de tomber dans l’idolâtrie. Mais, si nous sortons du domaine religieux, nous pouvons constater aussi que l’idolâtrie peut envahir facilement notre quotidien, tant nous sommes capables d’accorder aux choses ou aux circonstances une importance qu’elles n’ont pas.

L’espoir même que nous pouvons placer en nous-mêmes, sur nos seules forces et nos seules ressources pour nous sortir de telle ou telle situation difficile, peut être un début d’adoration de nous-mêmes. Or c’est une collaboration entre l’humain et le divin, en tant qu’entités bien distinctes et libres, qui peut amener la victoire sur le mal, en nous et éventuellement autour de nous.

 

Parfois nous croyons à tort que tout est écrit d’avance, et que nous ne pouvons pas échapper à notre destin. Heureusement, il n’en est rien, car Dieu n’est pas le tyran, le monstre tout-puissant que nous avons forgé à notre propre image (ce qui est l’essence même de l’idolâtrie).

Au contraire, la confiance totale dans la puissance divine pour faire ce que nous sommes incapables de faire seuls, produira en nous le vouloir et le faire. Nous pouvons dès à présent nous emparer de cette promesse et forger notre destinée en collaborant avec Dieu. Nous pouvons, tout de suite, chacun pour notre part, dire à toute « chose souillée » : « Hors d’ici ! ». Nous pouvons nous inspirer de l’exemple d’autres croyants qui le font ou qui l’ont fait, comme Ellen White qui, sur son lit de mort en 1915, répétait encore : « je hais le péché » (Manuscrit 1, 1915). Haïssons-nous vraiment toujours le mal qui est en nous ? Il y a là une analyse à mener et des choix à faire.

De plus, si nous prenons Dieu au mot, non seulement il nous rendra acteur de notre destinée mais encore il fera de nous une bénédiction pour les autres qui voudraient en profiter :

Il te donnera la pluie pour la semence que tu auras semée en terre,la nourriture que produira la terre sera abondante et succulente.

Ce jour-là, tes troupeaux pourront paître dans de vastes pâturages. Les bœufs et les ânes qui travaillent la terre mangeront du fourrage salé,  étalé avec la fourche et le croc. (Ésaïe 30.23-24).

Ces images agricoles ne doivent pas nous faire oublier le contexte prophétique dans lequel nous nous trouvons. Ces bénédictions, réelles ou symboliques, ont de toute façon une source spirituelle et divine. Elles auront néanmoins aussi des répercussions matérielles. Des bénédictions et un secours physiques seront réellement fournis aux fidèles pour les maintenir en vie et à l’abri de la fureur persécutrice de leurs ennemis. Car ils devront fuir aussi physiquement, obéissant au conseil de Jésus de fuir « Jérusalem ». Ils seront, comme l’apôtre Paul, dénué de tout et pourtant comme possédant tout (2 Corinthiens 6.10) :

25 Sur toute haute montagne, sur toute colline élevée, il y aura des cours d’eau abondants, au jour du grand massacre, quand s’écrouleront les tours. (Ésaïe 30.25)

Le jour où s’écrouleront les tours ! Un 11 septembre 2001 généralisé ? Plutôt un symbole pour annoncer la fin des civilisations humaines. Il n’est pas exclu que certaines tours s’écroulent littéralement, malheureusement pour les gens qui s’y trouveront. Cependant la tour est surtout, depuis Babel, le symbole de l’humanité en révolte contre Dieu. L’humanité veut ériger sa propre image de Dieu, sa propre idole, elle veut se pérenniser sans Dieu, sans Père, et donc pérenniser le mal, la violence et la souffrance.

La rencontre entre cette humanité obstinément rebelle et son Créateur sera un choc psychologique sans précédent : les politiques et les religieux s’entretueront de rage et de désespoir et la population sera dans une détresse terrible, « au jour du grand massacre ».

Nous croyons aspirer au bien, mais notre inconscient nous trompe. Le secours ne peut provenir que du Ciel et non de nos ressources humaines seules. C’est sur « toute haute montagne » et dans les lieux déserts que les fidèles se regrouperont, protégés par les anges de YAHVEH. Ils seront plus près de Dieu, plus près du Ciel, spirituellement comme physiquement

Le jour où s’écrouleront les tours… Heureuse fin de l’histoire des civilisations ! Car :

La lumière de la lune sera comme celle du soleil, et la lumière du soleil sera multipliée par sept – comme la lumière de sept jours – lorsque le SEIGNEUR bandera les plaies de son peuple et soignera les blessures qu’il a reçues. (Ésaïe 30.26)

IL ARRIVE ! Et il porte « la guérison sous ses ailes » (Malachie 3.20).

Hourra !!!

Texte biblique : Ésaïe 30.18-26 - TOB

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