Daniel : une lumière à Babylone

251e anniversaire de l'expulsion des jésuites de France

26 Novembre 2015 , Rédigé par Daniel à Babylone

Il y a 251 ans, exactement, le 26 novembre 1764, le roi de France, Louis XV, dans un éclair de clairvoyance, chassait les jésuites hors de notre bien-aimée patrie. C'est le journal gratuit Direct matin — qui ne cache pourtant pas ses sympathies religieuses — qui prend le risque de commémorer l'événement et le commente ainsi :

«Descente aux enfers de cette Compagnie qui avait déjà été chassée du Portugal en 1759, qui le sera d’Espagne en 1767 avant d’être dissoute par le pape Clément XIV en 1773. Fondés le 15 août 1534 à Montmartre par Ignace de Loyola et six autres étudiants de l’université de Paris, les jésuites ont connu un essor extraordinaire. Faisant vœu d’obéissance absolue au pape, ouvrant les plus grandes universités, devenant les confesseurs des rois et des puissants, ils éveillèrent une jalousie sans précédent. La Compagnie ne sera rétablie qu’en 1814 par Pie VII.» (c'est nous qui soulignons)

 

Rappelons que les deux confesseurs du lâche, criminel et irresponsable Roi Soleil furent des jésuites, dont François de La Chaise pendant 34 ans. Bien sûr, les historiens, jésuites notamment (Guitton par exemple) rejettent les soupçons qui pèsent sur le «père» La Chaise par rapport à l'influence qu'il aurait pu avoir sur la décision de la Révocation de l'Edit de Nantes. Certains vont même jusqu'à lui attribuer un rôle de modérateur sur la fureur persécutrice de Louis XIV. Et c’est probablement le visage que François de La Chaise aura montré, ou l'attitude qu'il devait adopter sur l'ordre de ses supérieurs. Un jour, trop tard, nous saurons toute la vérité sur cette affaire — et sur d'autres — et l'on saura si ceux qui font l'histoire l'écrivent ou la réécrivent ensuite.

Quand à l'adversaire officiel des huguenots, le marquis Le Tellier, aussi dénommé Louvois, dont le visa figure au bas de l'acte de révocation, il est mort quelques jours après avoir signé son forfait de persécuteur. Servir ainsi de bras armé au pouvoir ecclésiastique ne lui a pas réussi.

 

Rappelons que la Révocation de l'Edit de Nantes a provoqué la torture, la traque, la mort et surtout l'exil de centaines de milliers de protestants, parmi lesquels les meilleurs ouvriers et ingénieurs du royaume. Certains de ces exilés feront la fortune de pays voisins plus tolérants, comme Denis Papin, l'inventeur de la machine à vapeur, en Angleterre. Difficile de croire que les jésuites, les meilleurs érudits du royaume de l'époque et les plus redoutables opposants de l’époque à toute traduction indépendante des Ecritures ignoraient ce fait et ne l'avait pas prévu.

La France ne s'est jamais complètement remise, ni moralement ni économiquement de ces violences, véritable folie collective, véritable ancêtre spirituel du terrorisme actuel. Ces violences trouveront un écho et un exutoire populaire dans les excès de la Révolution française, notamment sous la Terreur, comme l'historienne visionnaire américaine Ellen White le souligne dans l'ouvrage La Tragédie des Siècles, mais elle n'est pas la seule.

Toutes ces violences faites au nom de la religion, au nom du catholicisme, et surtout pour plaire au papisme, ce système romain totalitaire dominateur et blasphémateur, qui exerce son emprise sur le christianisme depuis quinze siècles, environ, et qui s'effondrera peu avant l'apparition de Notre Seigneur Jésus-Christ.

 

Enfin remarquons que subséquemment au rétablissement de l'ordre des jésuites en 1814, le pouvoir papal va monter en puissance jusqu'à atteindre le sommet du blasphème : le dogme de l'infaillibilité pontificale, adopté en 1870 sous Pie IX au concile de Vatican I. Cette montée du papisme coïncide étrangement dans le temps avec la montée d'un autre mouvement, beaucoup plus humble, aux Etats-Unis, qui annonce depuis les années 1840 le retour imminent de Jésus : le mouvement interconfessionnel adventiste, l'antithèse et l'antidote à la papauté.

Mais aujourd'hui, après le concile de Vatican II, autre materpiece jésuite, où en est le mouvement adventiste ? Les efforts de réforme entrepris par le valeureux président actuel de l'Eglise adventiste du septième jour, Ted N C Wilson, suffiront-il à rassembler un peuple qui échappe aux sirènes liturgiques jésuitiques de Vatican II ? Et aux sirènes de l'exégèse critique moderne, autre fruit véreux, universitaire cette fois, de Rome ?

 

A nous d'en décider !

Commenter cet article